Guenviller

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Guenviller
L'église de Guenviller.
L'église de Guenviller.
Blason de Guenviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Forbach
Canton Freyming-Merlebach
Intercommunalité Communauté de communes de Freyming-Merlebach
Maire
Mandat
Raymond Trunkwald
2014-2020
Code postal 57470
Code commune 57271
Démographie
Gentilé Guenvillois
Population
municipale
682 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 28″ N 6° 47′ 57″ E / 49.1078, 6.7992 ()49° 06′ 28″ Nord 6° 47′ 57″ Est / 49.1078, 6.7992 ()  
Altitude Min. 264 m – Max. 361 m
Superficie 4,74 km2
Localisation

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Guenviller est une commune française de l'Aire urbaine de Sarrebruck-Forbach située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cadastre de Guenviller établi en 1836 et revu entre 1901 et 1918.

Le village est situé à 6 km de Freyming-Merlebach, 7 km de Saint-Avold, 20 km de Sarreguemines dans le Bassin Houiller Lorrain. Il fait partie de la communauté de communes de Freyming-Merlebach.

Il est traversé par le ruisseau Sainte-Catherine également appelé en platt Sankt Katharinen Bach et plus communément la Katzebach, qui prend sa source au lieu-dit Loechelchen à l’est du village en direction de Seingbouse, non loin de la route qui relie Saint-Avold à Sarreguemines. Le point culminant du village est le Sielberg, à 361 m, au nord du village en direction de Freyming-Merlebach.

La source de la Nied allemande se trouve également sur le ban de Guenviller conjointement avec celui de Seingbouse car elle est issue de petits ruisseaux au lieu-dit Kälbersack, provenant des eaux des deux communes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ginwilre (1220), Guenewilre (1281), Guegweiler (1516)[1], Gengwiler (1544)[1], Gemweiler et Guengweiller (1594)[1], Genweiler (1688)[2], Guensviller (1801), Guenweiler (An X)[1], Guenwiller (XIXe siècle)[3], Genweiler (1871-1918), Gennweiler (1940-1944).
  • Genwiller en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nous avons très peu d'informations concernant Guenviller et sa région quant à l'époque gauloise et gallo-romaine. Toujours est-il que ce village faisait partie d'un territoire qui se situait entre le nord de la forêt d'Argonne et le Rhin, occupé vers le IIIe siècle av. J.-C. par une peuplade celte dénommée "Médiomatrices" ou "Médiomatriques". La surface de ce territoire correspondait sensiblement à celle de la Moselle et du Bas-Rhin, le nord des départements de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle et une partie de la Sarre et du Pays de Bade. Il était entouré par d'autres peuplades, au nord les Trévires, au sud les Leuques, à l'ouest les Rèmes et à l'est les Triboques.

La carte des mediomatriques.jpg

Les premières traces écrites de la mention du village remontent au 2 avril 1221[4], sous la forme de Wiwilr (Genwilr) dans un écrit rédigé au palais du Latran par le pape Honorius III. Dans cet écrit il décide de prendre sous sa protection le monastère Sancte Maria de Wadgassen avec toutes ses possessions, et en particulier la paroisse de Petit-Ebersviller avec ses quatre chapelles (Guenviller - Altviller - Macheren et Valmont). Le village apparaît ainsi comme annexe de la paroisse de Petit-Ebersviller, dont le patronage appartiendra plus tard à l'abbaye des Prémontrés de Wadgassen du diocèse de Trèves.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1920 mai 1929 Georges Bigel    
mai 1929 septembre 1939 Adolphe Kopp    
mai 1945 septembre 1961 Albert Kopp    
septembre 1961 septembre 1966 Robert Schambill    
septembre 1966 mars 1983 Roger Allard    
mars 1983 mars 2001 Hubert Thiel    
mars 2001 en cours Raymond Trunkwald    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 682 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1841 1861 1866 1871 1875 1880
180 169 203 304 289 297 307 299 292
1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
286 268 269 269 274 301 300 298 324
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
313 310 341 421 447 523 573 603 613
2005 2006 2010 2011 - - - - -
658 659 671 682 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts : érigé au centre du village à côté de la place Hilt[7] et inauguré en 1950 par le maire Albert Kopp ; sur ce monument figurent 23 noms[8].
  • Presbytère puis Mairie : l'actuel bâtiment abritant la mairie du village est situé en face de l'église. Jusqu'à la fin des années 1980, c'était le presbytère du village. Le dernier abbé à l'avoir occupé s'appelait Antoine Camille Noir. Originaire de Brouviller où il est né le 14 février 1911, il exerça pendant plus de 25 ans dans la commune, à savoir de 1959 à 1985. Il prit ensuite sa retraite et s'installa à Saint-Avold dans la résidence Saint-Chrodegang à côté de l'hôpital Lemire jusqu'à son décès le 25 janvier 1988.
  • L'Église paroissiale Saint-Lambert, s'est avérée en très mauvais état lors d'une visite archipresbytérale en 1698 ; sa démolition et sa reconstruction furent ordonnées par ordonnance épiscopale de 1758 ; reconstruction et agrandissement 1778, 1789 ; agrandissement 1861 (la date figure dans le chœur sur la voute) est surtout remarquable de par l'orgue qui y est installé (acquis en 1877). Cet orgue a été construit par le facteur d'orgues Verschneider et a fait l'objet d'une restauration approfondie et totalement respectueuse de son esthétique d'origine en 1990-1991 par le facteur d'orgues Gaston KERN.
  • Zinkweiler ou Ginkweiller, village disparu ayant existé autrefois sur le ban de la commune actuelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Guenviller (Moselle).svg

D’or à la croix de gueules chargée d’une lance d’argent en pal ; au franc-canton du même chargé d’un lion de sable armé et lampassé de gueules, couronné d’or.

Ce sont les armes des marquis de Faulquemont, (la Famille de Haraucourt) anciens seigneurs, brisées du javelot de Saint Lambert, patron de la paroisse.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographie :
GUENVILLER - Histoire et Traditions Villageoises - Alain BOUR (20 janvier 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle - Mémoires - Volumes 2 à 4 (1860)
  3. Bulletin des lois de l'Empire Français - XIe série - Partie Supplémentaire (1853)
  4. Datum Laterani IV Nonas aprilis pontificatus nostri anno quinto
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. à l'intersection de la route provenant de Marienthal, Seingbouse et Macheren et allant vers Betting et celle allant vers Hombourg-haut
    • BOJOLY André 1914-1918
    • BOUR Eugène 1914-1918
    • FLEISCH Joseph 1914-1918
    • FORTHOFFER Jean 1914-1918
    • HUBER Edilbert 1914-1918
    • KIEFFER Ambroise 1914-1918
    • KIEFFER Jean Pierre 1914-1918
    • KIEFFER Pierre 1914-1918
    • KONTZLER Antoine 1914-1918
    • KOPP Jean Pierre 1914-1918
    • RICHARD Eugène 1914-1918
    • RICHARD Jean Pierre 1914-1918
    • RICHARD Joseph 1914-1918
    • RICHARD Pierre 1914-1918
    • SCHAMBILL Eugène 1914-1918
    • SCHNUR Christophe 1914-1918
    • TORLOTING Pierre 1914-1918
    • FERSCHNEIDER Pierre 1939-1945
    • HEFFNER Erwin 1939-1945
    • HENRION Alphonse 1939-1945
    • KOPP Alfred 1939-1945
    • KOPP Joseph 1939-1945
    • RICHARD Ernest 1939-1945