Hundling

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hundling
Image illustrative de l'article Hundling
Blason de Hundling
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Sarreguemines-Campagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
Maire
Mandat
Olivier Haag
2014-2020
Code postal 57990
Code commune 57340
Démographie
Population
municipale
1 350 hab. (2011)
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 28″ N 6° 58′ 56″ E / 49.1078, 6.982249° 06′ 28″ Nord 6° 58′ 56″ Est / 49.1078, 6.9822  
Altitude Min. 209 m – Max. 321 m
Superficie 6,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Hundling

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Hundling

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hundling

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hundling

Hundling est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Hundelinga en 1315 (Archive de Sarrebruck), Hundlingen en 1581 (Archive de Sarralbe), Hundlingen (1594), Hindlingen (1695), Hinling et Hunling (XVIIe siècle), Hindling (carte de Cassini), Hundling (1801), Hundlingen (1871-1918).
  • Hindlinge[1], Hundlinge et Hunnlinge en francique lorrain.
  • Sobriquet des habitants : Hundlinger Schakepp (les "jacquot" de Hundling)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Hundling apparaît pour la première fois dans un acte du 1° novembre 1257 (in festo omnium sanctorium, la fête des morts, puisqu’il n’existait pas de calendrier) lorsque Gérard de Marimont (Mörsberg puisque l’on parlait allemand), a cédé pour vingt livres de Metz, une partie de ses possessions de Hundling à l’ordre des Chevaliers teutoniques. Le reste de ses biens reviendront à l’ordre après son décès et celui de son épouse Adélaïde.

En 1298 les Chevaliers teutoniques confient le moulin de Hundling en fermage à Johannes Von Hersinensinga. Ce moulin était situé sur le lieu-dit « Bruehl » et puisait son eau du ruisseau appelé « Strichbach ».

Le village est alors propriété de l’ordre des Chevaliers teutoniques de la maison de Saarbrück, et le restera jusqu'à la Révolution. Les habitations, en plus du moulin, ne devaient pas compter plus d’une ou deux fermes ce qui faisait tout au plus 20 à 30 personnes.

Durant des siècles ensuite, les noms de Hundling, Ippling (le village voisin) et le ban de Hersing alias Hersingen (une bande de terre de deux cents hectares se trouvant entre les deux villages) apparaîtra fréquemment dans les chroniques judiciaires. Le ban de Hersing, mentionné Hersingerban en 1759, relevait directement de l'empire d'Allemagne et fut incorporé au canton de Sarrebruck de 1797 à 1813.

1648. Avec le traité de Westphalie, la guerre de Trente Ans prend fin. Le Comte Jean Daniel Lothar de Kerpen, bien que relevant du Saint Empire Romain Germanique, rend hommage dans une lettre au roi de France Louis XIV. Quant aux survivants du village, ils recommencent à défricher les terres, à cultiver le sol et à élever du bétail.

1680. La paix étant maintenant bien installée, les comtes de Kerpen pour Hundling et les Chevaliers teutonique pour le ban de Hersing décident de procéder à un bornage et un découpage des parcelles car, la guerre ayant causé décès et départs, il convient de redistribuer les terres aux habitants encore présents et aux nouveaux arrivants. Le village ne compte alors que seize familles ce qui ne fait pas plus de 100 personnes. La répartition se fait comme suit :
Nicolas Muller 25 ha,
Georg Kill 22 ha,
Pierre Hergott 22 ha,
Jean Sébastien Wernett 18 ha,
Jean Ostermann 7 ha,
Jean Nicolas Nickes 7 ha,
Hartmann Mertz 9 ha,
Sébastien Reuter 5 ha,
Nicolas Schloesser 5 ha,
Jean Georges Siebert 4 ha,
Le seigneur de Kerpen 20 ha,
L’église de Nousseviller 18 ha,
L’église de Hundling 20 ha,
Les héritiers de Caspar Hein 2,5 ha,
Les héritiers de Jean klein 2,5 ha,
Les héritiers de Nicolas Siebert 10 ha,
Les héritiers de Studinger 5 ha,
La disparité des attributions de terres n’est pas expliquée.,
D’autres familles habitent le village mais n’ont reçu aucune terre : Jean Novier, Jean Theobald Gorius, Balthasar Wernett, Philippe Gruenenwald, Jean Pierre Trunckenwaldt, Nicolas Loyson.


En 1700, le ban de Hesseling (ou Esselange) est vendu à la commune.

1789. Les villages alentour sont français et, à la création des départements, Hundling n’est pas inclus dans le département de la Moselle et relève toujours de l’empire. En 1794, les habitants demandent à faire partie de la France mais ce ne sera le cas qu’après le traité de Campoformio, le 18 octobre 1797. Le village sera alors rattaché au département de la Sarre. Cette situation pose quelques problèmes religieux car l’église se trouve à Nousseviller et ce village fait partie de la Moselle. Officiellement, le rattachement à la Moselle a lieu par décret impérial le 5 avril 1813.

En 1800, le village compte 300 habitants.

Comme nous venons de le voir, Hundling a été durant des siècles, une localité à vocation exclusivement agricole. Tout le monde travaille et vit de la terre. Cela explique les innombrables procès à ce sujet ayant opposé les habitants de Hundling et Ippling, mais aussi les seigneurs de Kerpen et le Duc de Lorraine pour ne citer que les intervenants les plus importants. La terre donc, est un élément vital pour ces gens. Mais les propriétaires sont nombreux et seuls quelques-uns possèdent suffisamment de terres ainsi que le cheval ou le bœuf et la charrue pour travailler assez de terre pour nourrir la famille. Les autres doivent trouver ou apprendre un travail d’appoint pour survivre et nourrir leur famille. C’est pourquoi on trouve des journaliers, des forgerons, des charrons, des maçons, des charpentiers, tonnelier, tisserand, colporteur, pâtre, potier, chasseur, aubergiste, meunier, cordier, etc. Certains habitants exercent plusieurs métiers en fonction des besoins ou de la saison. Cette liste donne une indication assez précise sur la vie du village qui pouvait donc vivre dans une relative autarcie. Ce n’est qu’à la fin XIXe siècle que viendront s’ajouter les instituteurs, curé, facteur, épicier, et déjà des cheminots et des ouvriers d’usines car la ligne de chemin de fer arrive à la fin du siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1995 Etienne Bock - -
mars 1995 mars 2001 Roger Fischer - -
mars 2001   Aloyse Missler -  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 350 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890
443 463 516 550 540 549 570 552 551
1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946
560 574 605 636 667 743 796 834 838
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
975 1 117 1 172 1 133 1 234 1 322 1 373 1 373 1 373
2011 - - - - - - - -
1 350 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques néo-gothique 1858.
  • Ancienne chapelle des Chevaliers teutoniques, détruite en 1815.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. entre Sarre & Blies, le journal de la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences, n° 21, décembre 2009
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011