Pierrevillers

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Pierrevillers
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Blason de Pierrevillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Marange-Silvange
Intercommunalité Communauté de communes
du Pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
René Heiser
2014-2020
Code postal 57120
Code commune 57543
Démographie
Gentilé Pierrevillois, Pierrevilloise
Population
municipale
1 500 hab. (2011)
Densité 257 hab./km2
Population
aire urbaine
53 000 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 28″ N 6° 06′ 07″ E / 49.2244444444, 6.10194444444 ()49° 13′ 28″ Nord 6° 06′ 07″ Est / 49.2244444444, 6.10194444444 ()  
Altitude Min. 192 m – Max. 403 m
Superficie 5,83 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pierrevillers.fr[1]

Pierrevillers (prononcé [pjɛʁvile ][2]) est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine.
Ses habitants sont appelés les Pierrevillois et les Gossets en patois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

A 15 km de Metz et à une distance égale de Thionville, le village de Pierrevillers se situe au nord-ouest de la Moselle. En bordure des côtes de Moselle, il fait partie de la vallée de la Moselle tandis que la ville voisine de Rombas se trouve dans la vallée de l'Orne.

L'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg est à 1 km ainsi que la construction prochaine de la VR 52 en font un village bien desservi par les axes routiers.

Proche d’agglomérations périphériques, il reste un village assez peu peuplé comparé aux communes voisines.

Carte de la commune.

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat océanique dégradé témoigne de l’influence continentale ; le village bénéficie donc de températures qui peuvent être élevées en été et rigoureuses en hiver[réf. nécessaire].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Pierrevillers partage ses limites administratives avec trois autres communes : Amnéville (enclave de Malancourt-la-Montagne), Marange-Silvange et Rombas.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Petræ Villare (960), Steynwilre (1443)[3], Pierviller (1544), Pierreviller (1627), Piereviller (1705), Piervillers (1793), Petersweiler (1915-18 et 1940-44).
  • En francique lorrain : Stenweller.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de la châtellenie de Briey, qui était Jadis possession des ducs de Mosellane[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces d’habitat humain relevées à Pierrevillers sont bien excentrées de ce qui constitue aujourd’hui l’agglomération, puisqu’elles sont situées au plus haut de la forêt, en bordure du territoire de la commune de Rombas, au lieu-dit « Château de Drince ». On y a repéré et signalé, au début du siècle, les vestiges d’un habitat retranché antérieur à la colonisation romaine. Les vestiges de cet oppidum remarquable sur la côte de Drince, demeurent bien visibles et attestent de la présence dans la région du peuple celte, les Médiomatriques (env. IIIe siècle).

La commune possède une origine gallo-romaine probable, une charte de 960 en fait état sous le nom de Petraevillare, ce qui signifie villa (domaine agricole) construite sur la pierre. À quelques pas de la mairie, des tessons de poteries gallo-romaines du IVe siècle ont été mis au jour quelques années après la guerre de 1940, à l’occasion des travaux de construction d’une maison d’habitation.

Le 20 juin 2013, des fouilles préventives dans la cour des Templiers mettent au jour villa romaine avec hypocauste[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, l’église actuelle (plus petite) était une chapelle de Templiers. Ceux-ci possédaient à Pierrevillers une commanderie et étaient titulaires des droits de seigneurie, à la suite d’un legs qui leur fut consenti en 1213 par le comte de Bar Thiébaut Ier.

L'actuelle cour des Templiers, que l’on appelle communément à Pierrevillers « la Cour » constituait à l’époque le noyau du village où se trouvaient la commanderie, siège de la seigneurie, l’église et d’autres bâtiments appartenant aux Templiers (logis, pressoirs, granges…). Cette commanderie avait une certaine importance[réf. nécessaire], car en plus de ses biens de Pierrevillers, elle possédait d’autres propriétés et droits dans diverses localités voisines. Au XIVe siècle, après la disparition de l’ordre du Temple, les biens de l’ordre situés à Pierrevillers furent attribués à l’ordre des Hospitaliers, qui connut différentes appellations avant de devenir l’ordre de Malte. Ce nouvel ordre conserva les droits de seigneurie jusqu’à la Révolution, mais la commanderie eut moins d’importance que sous les Templiers. Avant la Révolution, elle ne constitua plus qu’une sorte de prébende de l’ordre, confiée à des fermiers.

De la guerre de Trente Ans à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les Misères de la guerre par Jacques Callot (1592-1635) illustrant les conséquences de la guerre de Trente Ans.

Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans n’épargna pas la commune. Comme bien des villages lorrains, elle fut ravagée et pillée par les différentes troupes qui sillonnaient la région et notamment par les Croates lors de la prise de Pierrevillers en 1636. Pierrevillers fut incendié et détruit. On rattache trop souvent la formation des villages lorrains aux périodes qui suivirent les ravages de la guerre de Trente Ans, mais pour Pierrevillers, il est difficile d’attribuer à une construction existante une date qui remonte avant le XVIIIe siècle. Le plus ancien linteau de porte daté de la commune indique l’année 1709 sans savoir s’il s’agit d’une reconstruction, d’une modification ou d’une extension.

Jusqu’à la Révolution, la vie du village s’organise autour d’une activité principale : la culture de la vigne. Les métiers des villageois comptaient une majorité de vignerons, des tonneliers et des distillateurs…). La structure-même du village que l’on connaît encore aujourd’hui, est marquée par cette activité : ruelles étroites, usoirs quasi inexistants, petites maisons avec caves voûtées souvent accessibles par la rue, cuveries annexes placées à l’arrière des habitations.

En 1794, François de Pange et son frère cadet Jacques y furent cachés par la famille Marlier (dont était issu leur serviteur Joseph) avant de rejoindre à pied les Pays Bas autrichiens.

L’époque industrielle et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le vignoble déclina vers la fin XIXe siècle pour pratiquement disparaître au début du XXe siècle, à cause des maladies de la vigne (phylloxéra, mildiou) mais aussi par l’accroissement des échanges avec les régions viticoles plus favorisées et par l’important essor industriel de la vallée de l’Orne.

Assez rares dans les anciennes rues, les maisons de laboureurs comptent en plus de l’habitation un logement pour le bétail et une grange accessible par une porte charretière. Plus larges, ces constructions sont plus fréquentes dans la rue de Verdun, elles ont généralement été édifiées au XIXe siècle.

Cette structure urbaine devait être conservée jusqu’à la construction de « la Cité » du carreau de la mine de Pierrevillers, à la fin du XIXe siècle, où l'on exploita la minette, strate de minerai de fer affleurant sur la côté en amont de la commune. La première concession minière date de 1898. Livré à l’usine de Maizières-lès-Metz, le minerai faisait vivre environ 150 mineurs, avec une production inférieure à 25 000 tonnes annuelles. La mine cessa son activité entre 1901 et 1913, date de la fusion avec la mine de Marange-Silvange. Les 572 000 tonnes extraites à l'année par 300 mineurs étaient acheminées par câble (des contrepoids de cette ligne dressés au sol, demeurent visibles depuis la route nationale entre Pierrevillers et Marange) vers l'usine de Hagondange nouvellement fondée. La mine ferma définitivement en 1931, étant donné les difficultés du marché de l’acier[6].

Vers 1900, des maisons sont ainsi construites rue de la Mine, pour loger les ouvriers, ainsi qu'une cantine dont le bâtiment existe toujours au 167 avenue de Verdun.

À partir des années 1950[réf. nécessaire], de nouveaux lotissements sortent de terre (de type Castor notamment) qui, avec la création de nouvelles voiries, constituent pour Pierrevillers l'expansion la plus rapide de son histoire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Pierrevillers.svg
Les armoiries de Pierrevillers se blasonnent comme suit : D’azur à une croix de Malte d'argent, cantonnée de quatre croisettes recroisetées au pied fiché d’or.
Le champ d’azur et les croisettes sont tirés des armes du duché de Bar dont relevait Pierrevillers. La croix de Malte rappelle que la seigneurie appartenait aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1971 Claude Pochon   Plus jeune maire de France - Légion d'Honneur
1971 1983 Louis Wirbel    
mars 1983 1995 Marcel Fauville    
mars 1995 2014 Jean-Marie Serredszum    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 500 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 047 908 912 889 749 709 573 532 527
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
529 531 543 551 521 609 629 728 869
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
896 1 001 874 970 1 055 1 339 1 463 1 448 1 372
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 365 1 346 1 441 1 455 1 500 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pierrevillers dispose de deux écoles: une école maternelle nommée Pré-le-loup et une école primaire du nom de "Le Ruissembeau", dû à la rivière du même nom qui passe le long de l'école primaire.

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Football : FC Pierrevillers

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • vestiges important d’un grand oppidum côte de Drince, monolithe dit la Pierre-qui-tourne.
  • passage d’une voie romaine ; vestiges de poteries.
  • bornes frappées de la croix de Malte dans le bois des Chevaliers, ancienne propriété de l’ordre.
  • porche et la cour des Templiers, ancienne commanderie.
  • tour de Drince construite sur le ban de Pierrevillers, appartenant aujourd’hui à la commune de Rombas, poste d’observation idéal entre Metz et Thionville.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • église Saint-Martin, inscrite au titre des monuments historiques[9], à double nef, présentant une inscription templière dans le chœur (« Fin des Templiers l'an mille trois cent quatorze »), une statue de sainte Anne en bois polychrome du XVe siècle, un bon-Dieu de pitié daté de 1533[10] et bras-reliquaire de saint Martin du XVIIIe siècle[11] ; au-dessus du portail de l'église une inscription dans la pierre de l'époque révolutionnaire fait référence à l'Être suprême ; époques de construction : XIIe siècle, 4e quart du XVe siècle, XVIe siècle et XVIIIe siècle ; ancienne chapelle des Templiers puis des Hospitaliers.
  • logement du guetteur, tour avoisinant l’église[9]
  • calvaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Quint (1500-1558), empereur germanique et roi d’Espagne y séjourna en 1552.
  • François de Pange y fut caché avec son frère Jacques avant de partir pour les Pays-Bas autrichiens.
  • L'illustrateur Jean Morette (1911-2002) fut instituteur à Pierrevillers, de 1938 à 1968.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]