Cheminot (Moselle)

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Cheminot
Église Saint-Maurice de Cheminot
Église Saint-Maurice de Cheminot
Blason de Cheminot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Verny
Intercommunalité Communauté de communes du Sud messin
Maire
Mandat
François Hénot
2014-2020
Code postal 57420
Code commune 57137
Démographie
Gentilé Caminetois [1]
Population
municipale
674 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 51″ N 6° 08′ 24″ E / 48.9475, 6.1448° 56′ 51″ Nord 6° 08′ 24″ Est / 48.9475, 6.14  
Altitude Min. 172 m – Max. 255 m
Superficie 11,5 km2
Localisation

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Cheminot

Cheminot est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Cheminot se situe en Moselle, dans le canton de Verny, à 20 km au sud de Metz et à 9 km de Pont-à-Mousson.

Le village est placé entre l'autoroute A31 et la gare lorraine du TGV Est.

La commune est composée du village de Cheminot, de celui de Longeville-lès-Cheminot et du lieu-dit Marly-aux-Bois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En Lorrain: Chemnat[2].
Cheminot est déjà connu à l’époque gallo-romaine sous le nom de Villa Caminetum. Elle borde la voie romaine reliant Marseille à Cologne.
Camenittum (945); Caminet (1075); Caminetum (1192); Cheminet (1211); Chaminetum (1227); Chaminat (1308); Chemenat (1338); Chaimenat (1372); Chamenat (1404); Chaminon (1429); Chamenet (1431); Cheminat (1500); Chaminot (1513); Cheminon (1594); Chemeno (XVIIe siècle)[2].

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Lés hhofiats d’Chem’not (les soufflets/les asthmatiques de Cheminot)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fondations d’une importante villa romaine ont été trouvées près de la ferme de Marly-aux-Bois.

Par la suite, le village de Cheminot, ainsi que ceux de Longeville (actuel Longeville-lès-Cheminot), Éply, Lesménils et Bouxières-sous-Froidmont, sont regroupés dans une seigneurie dépendant d’un palais de Charlemagne. Le 13 mars 783, Hildegarde donne le domaine à l’abbaye de Saint Arnoul. L'abbaye conserva cette propriété jusqu’à la Révolution de 1789.

En 1404, Philippe de Norroy fait brûler le village. Le 13 septembre 1444, au cours du Siège de Metz, le roi de France Charles VII occupe à son tour le village.

Après la Révolution, le 22 prairial de l’an VIII, les villages de Cheminot et Longeville sont regroupés en une seule commune.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Cheminot est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Les villages de Cheminot et Longeville-lès-Cheminot sont rebaptisés respectivement Kemnat et Langendorf bei Kemnat. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent pour l’Empire. En 1919, Cheminot redevient française.

La commune est de nouveau annexée à l'Allemagne en 1940. La Seconde Annexion durera quatre ans. Le 13 novembre 1940, la population est expulsée vers Vic-Fezensac dans le Gers, ainsi qu’à Muret en Haute-Garonne. Elle est remplacée par des colons lorrains de la région de Bitche, eux-mêmes expulsés, et par des colons allemands du Palatinat. En 1941, les villages de Cheminot et Longeville-lès-Cheminot sont respectivement rebaptisés Kemmen et Langendorf bei Kemmen. La commune est libérée le 21 novembre 1944, à la fin de la Bataille de Metz[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? 1923 Jules Martin    
 ? 1947 Jean Laurent    
1953 mars 1971 Antoine Gabbardo    
mars 1971 mars 2008 Jean Lorrain    
mars 2008 en cours Claude Leroy    

En 1923, le maire Jules Martin démissionne, car les habitants du village refusèrent d’aller bénir le corps défunt de sa fille de 6 ans morte de diphtérie (peur de l’épidémie).

En 1947, le maire Jean Laurent démissionne car son métier de policier est incompatible avec la fonction.

Le 1er mai 1947, les archives municipales sont détruites par un incendie.

Fin 1956, plusieurs conseillers municipaux démissionnent pour protester contre le mode de facturation de l’eau au bétail.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 674 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
349 307 300 590 644 620 624 580 561
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
579 594 556 514 507 501 470 468 366
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
361 356 364 187 365 306 344 386 490
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
507 535 614 625 674 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Plus de 100 salariés travaillent en 2006 sur la commune.


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Juste à côté de l’église, se trouve le monument aux morts, création du sculpteur Okuda, inspirée du plafond de la chapelle Sixtine. Il fut inauguré le 1er décembre 1981.
  • L’actuelle mairie se situe dans une ancienne maison de type Renaissance construite au XVIe siècle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Le principal monument du village est l’Église Saint-Maurice de Cheminot. Elle fut édifiée par l’abbé Richer au début du XIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église du VIIIe siècle où reposaient les reliques de Saint Redemptius.

Achevée en 1229, elle est parfois appelée « la cathédrale de la Seille ».

Elle subit de nombreux dommages durant les siècles qui suivirent. En 1308, elle est saccagée par Renaud de Bar (évêque de Metz). En 1404 et 1443, elle est en partie brûlée. En 1444, elle est pillée.

Elle fut plusieurs fois restaurée et remise en état durant tous ces siècles. Les fresques qui recouvraient les murs furent effacées au XVIIIe siècle.

La dernière destruction eut lieu en 1944, pendant la libération du village. La restauration commença en 1950 et ne fut achevée qu'en 1962 avec l'arrivée des cloches.

Elle est classée monument historique depuis 1888.

À Longeville lès Cheminot, la chapelle Saint-Pierre date du XIIe siècle, elle était occupée par des bénédictins. C’est une maison d’habitation depuis 1800.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Thomas (1770 - 1853), général français de la Révolution et du Premier Empire, né à Cheminot.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Richard, Cheminot, Longeville, édité par la mairie de Cheminot, 1987

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/verny/cheminot.html
  2. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°9 (Juin-juillet-août 2013)
  4. La Moselle libérée, in 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011