Gorze

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Gorze
Collégiale Saint-Étienne.
Collégiale Saint-Étienne.
Blason de Gorze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Ars-sur-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Moselle
Maire
Mandat
Frédéric Levée
2014-2020
Code postal 57680
Code commune 57254
Démographie
Gentilé Gorzien [1]
Population
municipale
1 213 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 17″ N 5° 59′ 59″ E / 49.0547, 5.9997 ()49° 03′ 17″ Nord 5° 59′ 59″ Est / 49.0547, 5.9997 ()  
Altitude Min. 169 m – Max. 356 m
Superficie 17,94 km2
Localisation

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Gorze est une commune française située dans le département de la Moselle connue pour son aqueduc romain du Ier siècle qui alimentait Metz et son abbaye bénédictine fondée au VIIIe siècle, foyer majeur du chant messin, futur chant grégorien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gorze est située à vingt kilomètres au sud-ouest de Metz et est entourée de forêts préservées au cœur du parc naturel régional de Lorraine. La petite ville est logée au creux du vallon du ruisseau de la Gorzia, alimentée par de nombreuses sources du vallon et qui va se jeter dans la Moselle, quelque six kilomètres en aval.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Archipresbyteratus de Gorzia (1539), Gorze (1793), Gorz (1915–18), Gorschen (1940–44).

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom sur les habitants : Lés wahhs-chins (les chiens verts)[2], car l’entrée de la petite place de l’hôtel de ville aurait été gardée anciennement par deux grands chiens de bronze.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ier siècle, les sources de Gorze furent captées par les Romains pour alimenter Divodorum en eau à l'aide d’un aqueduc allant de Gorze à Metz, long de 22 km et dont on peut encore admirer quelques arches de la partie aérienne, de part et d'autre de la Moselle à Jouy-aux-Arches et Ars-sur-Moselle.

En 749, l’évêque de Metz Chrodegang fonde l’abbaye de Gorze. Elle devient un foyer majeur du chant liturgique qui se répand dans le monde, alors appelé chant messin, par la suite qualifié de chant grégorien.

L'abbaye est réformée en 934 par Jean de Vandières à la demande d’Adalbéron Ier de Metz. Otton Ier octroie par la suite des diplômes à l'abbaye de Gorze, notamment les domaines de Varangéville, Vanault ou Moivrons.

Les religieux répandent la culture et le savoir-faire de la vigne dans la région, dans le Pays messin jusqu'à Rombas.

Entre le XIIe et XIIIe siècles, est construite l’église Saint-Étienne, le plus ancien édifice gothique de Lorraine.

Au XVIe siècle, l’abbaye est dévastée et sécularisée.

Chef-lieu de canton entre 1790 et 1871.

Terre de Gorze[modifier | modifier le code]

En 1661, la terre de Gorze (seigneurie abbatiale, forte de plus de 20 villages dont l'origine remonte à l'aube des temps carolingiens) est rattachée à la France par le traité de Vincennes du 28 février, par Mazarin mourant.
Les villages que comprenait la Terre de Gorze étaient les suivants : Gorze, Champs, les censes d'Auconville et de Labauville, Dampvitoux, Dornet, Hagéville, Juville, la Grange-en-Haie, le moulin de Lannoy, le Petit moulin, Marimbois, Moivron, Morville, Novéant, Onville, Ornel, Rezonville, Sainte-Catherine, Saint-Julien, Saint-Marcel, Sponville, Tronville, Villecey, Vionville, Voisage et Waville

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 actuel Jacques Hoffmann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 589 1 535 1 568 1 535 1 800 1 810 1 853 1 774 1 529
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 493 1 416 1 451 1 326 1 212 1 216 1 221 1 208 807
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
837 958 1 036 874 1 092 1 203 1 122 1 204 1 254
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
1 389 1 392 1 278 1 242 1 213 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Bassin de l'aqueduc de Jouy-aux-Arches ;
  • Maison de l'histoire de la Terre de Gorze, rue de l'Église : ce musée est centré sur l'histoire de la seigneurie abbatiale de Gorze, il présente des reproductions de manuscrits du XIVe (légende de Saint-Clément), des pièces d'histoire locale et deux diaporamas consacrés à l'aqueduc romain et à la vie monastique.
  • Souterrain entre l’ancienne abbaye et le Bois-le-Prêtre. Ce trou est une cavité naturelle créée par la rupture de la roche. Elle est composée d’un puits de 7 mètres de profondeur et d’un boyau long de 40 mètres fait de deux galeries disposées en vis-à-vis.
  • Ancien hôtel de ville, bel édifice du XIXe siècle. Halle publique à l'origine, il était la propriété de l'abbé. Pendant la Révolution, il abrita les assemblées populaires et les locaux de sûreté, toujours visibles sous la cour. Au début du XIXe siècle le maire Joseph Louis-Anne de Marionnelz y fonde un collège. Le bâtiment, remanié en 1844, accueille le commissariat de police, le conseil municipal et le tribunal cantonal (jusqu'en 1871). Il connut ensuite des fortunes diverses et de nombreux occupants, y compris la recette postale. Actuellement il abrite les associations de Gorze.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • collégiale Saint-Étienne du XIe siècle ; restaurée XIXe siècle et XXe siècle : clocher central bulbé XIIIe siècle, porte royale, porche et tympan du Jugement dernier XIIe siècle, extérieur roman, intérieur gothique (oculus); grand Christ en bois attribué à Ligier Richier XVIe siècle, boiseries du chœur XVIIIe siècle
  • abbaye de Gorze, ancienne abbatiale détruite au XVIe siècle ;
  • palais abbatial du XVIIe siècle (construit de 1696 à 1699) ; par l’abbé Philippe Eberhardt de Lowenstein de Bavière. Au XVIIIe siècle, le palais abbatial a été mis à la disposition de parlementaires messins pour de grandes fêtes. Chapelle baroque XVIIIe siècle. Le palais est vendu comme bien national en 1792. En 1811, le département de la Moselle achète le château pour y installer son dépôt de mendicité. Travaux d’aménagement et d'agrandissement. En 1813, le palais sert d’hôpital militaire. En 1816, il devient caserne de cavalerie. En 1828, annexe de l’hospice Saint-Nicolas de Metz. La congrégation des Filles de la Charité de Strasbourg s’y installe en 1886.
  • chapelle Saint-Clément construite en 1603 ; en mémoire du passage à Gorze de Saint-Clément, évêque de Metz. À côté de la chapelle, se trouve l'autel des lépreux datant de 1582 : niche en pierre surmontée d'une croix, servait à dire la messe aux lépreux résidant en face, sur le mont Saint-Blin.
  • chapelle du prieuré Saint-Thiébault, XVe siècle, aujourd'hui centre de spiritualité orthodoxe occidentale.
  • croix aux Loups 1607, située dans la forêt (les fidèles y déposaient des petites croix de bois).
  • statue de Notre-Dame-de-Gorze, sur le mont Belin. Elle est érigée sur un rocher de 9,25 mètre. Avec le nimbe, la statue mesure 4 mètre ; elle est en fonte, d'un poids de 1800 kilos. Inaugurée le 16 juin 1868.
  • prieuré de 1773, conserve encore dans ses murs un four à pain, un potager et une magnifique alcôve dans les jardins se trouve une pierre de haute justice et son gibet. Actuellement occupé par les locaux de la mairie, de l'office du tourisme et de son musée.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La tome de Gorze est un fromage à pâte étuvée, non cuite, qui après avoir été pressée est affiné durant deux semaines à quatre mois. Sa saveur douce et typée est due à l'utilisation d'une présure de brebis-chevreau. Elle est commercialisée plus ou moins jeune, également sous la forme poivrée[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/ars/gorze.html
  2. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°4 (Novembre-Décembre 2011)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Page Lorraine Traditions du site France Traditions.