Coin-lès-Cuvry

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Coin-lès-Cuvry
Église Saint-Barthélémy.
Église Saint-Barthélémy.
Blason de Coin-lès-Cuvry
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Verny
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Marc Henrion
2014-2020
Code postal 57420
Code commune 57146
Démographie
Gentilé Cotocunerois
Population
municipale
706 hab. (2011)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 05″ N 6° 09′ 25″ E / 49.0347, 6.156949° 02′ 05″ Nord 6° 09′ 25″ Est / 49.0347, 6.1569  
Altitude Min. 171 m – Max. 235 m
Superficie 6,65 km2
Localisation

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Coin-lès-Cuvry

Coin-lès-Cuvry est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Coing (1404), Coing propè Cuvri (1544), Coing (1680), Coin-Prayel (XVIIIe siècle), Haute-Coin (carte Cassini).
  • En 1915–18 et 1940–44: Kuberneck.

Histoire[modifier | modifier le code]

Coin-lès-Cuvry est un village du Pays Messin en l'Isle, de l'ancienne province des Trois-Évêchés. La seigneurie relevait de la famille de Gournay aux XVe siècle et XVIe siècle, puis de la famille de Goullon au XVIIe siècle.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Coin-lès-Cuvry est annexée à l’Empire allemand après la Guerre franco-allemande de 1870. Coin-lès-Cuvry, rebaptisée Coin bei Cuvry, restera allemande jusqu'en 1919. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand dans l'armée du Kaiser. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

Coin-lès-Cuvry est de nouveau annexée par l'Allemagne, de 1940 à 1944 et rebaptisée Kuberneck. En 1940-1941, de nombreux habitants sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, les combats n'épargnent pas la commune. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Coin-lès-Cuvry est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944[1], à la fin de la bataille de Metz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Michel Sinteff    
mars 2001 en cours Marc Henrion    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 706 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
223 198 254 286 284 308 307 293 265
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
245 242 236 211 234 237 265 251 218
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
211 222 206 155 202 220 242 254 522
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
571 667 702 707 706 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • zone artisanale des Sabré à l’extérieur du village
  • trois exploitations agricoles

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • école Le Cèdre bleue
  • bibliothèque
  • fontaine, construite en 2009 au milieu du village devant les bacs où les bestiaux s’abreuvaient à l’époque.
  • chemin de randonnée le long de l’ancienne voie ferrée qui reliait Metz à Château-Salins.

La maison forte de Prayelle[modifier | modifier le code]

Le seigneurie fut aux mains de la famille de Goumay aux XVe siècle et XVIe siècle siècles puis au XVIIe siècle elle passa aux Le Goullon. La maison forte des Gournay avait été transformée au XVIIe siècle. Benoit Le Goullon, seigneur de Régnier, possédait en 1681 un quart de la seigneurie duquel dépendait la maison seigneuriale appelée la maison forte dont les fossés ont été comblés, bâtie en pavillon au milieu d'une grande cour, entourée de hautes murailles avec quatre grosses tours aux quatre coins dont l'une est un grand colombier, grange, écuries, vacherie, bergerie, une grande allée servant d'entrée à la maison, un parterre devant entouré de murailles. Au XVIIIe siècle la seigneurie devint propriété des Willemin.

L'église Saint-Barthélémy[modifier | modifier le code]

De style gothique, elle a été construite au XVe siècle ainsi qu'en témoigne une pierre datée de 1500. La nef a un vaisseau voûté qui comporte deux travées. La statuette de Saint Barthélémy en pierre du XVIe siècle est située dans une niche au-dessus du portail. L'unique cloche porte cette inscription : « En l'an 1736 M. Antoine Balthazart, Le Goullon, Chevalier, lieutenant Colonel du Régiment de Languedoc, Seigneur de Coin, Dame Marthe de la Mont, veuve de M. Paul Le Goullon, Escuyer, ancien major du Régiment de la Reine, Cavallerie, vivant Seigneur de Coin et autre lieu ». Le clocher détruit pendant la Seconde Guerre mondiale n'a été reconstruit qu'en octobre 1953 et doté d'un coq de métal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.15:Recensement préfectoral sur les dates de libération).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011