Pontpierre (Moselle)

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Pontpierre
Église Saint Calixte de Pontpierre.
Église Saint Calixte de Pontpierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Faulquemont
Intercommunalité Communauté de communes du District de Faulquemont (depuis 1975)
Maire
Mandat
Christian Hauser
2014-2020
Code postal 57380
Code commune 57549
Démographie
Population
municipale
770 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 33″ N 6° 38′ 35″ E / 49.0425, 6.6430555555649° 02′ 33″ Nord 6° 38′ 35″ Est / 49.0425, 6.64305555556  
Altitude Min. 243 m – Max. 345 m
Superficie 8,48 km2
Localisation

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Pontpierre est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pontpierre est traversé au sud par la Nied allemande ainsi que de tout son long, du nord au sud, par un ruisseau qui prend sa source à Tritteling-Redlach, le Hoellengraben.

Au début, Pontpierre était concentré seulement sur le bas de la rue de Téting. Les seuls bâtiments qui s'en éloignaient étaient un des deux moulins du village, à lin, dans la Muehletzel, aujourd'hui en ruines (voir la carte des Naudins)et l'autre l'ancienne église du village et son presbytère, encore débout. Sitzmannshaus est un écart de la commune.

Communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Les villages les plus proches sont Vahl-lès-Faulquemont à 2,1 km, Guessling-Hémering à 2,2 kmet Téting-sur-Nied à 2,3 km. Les villes les plus proches sont Faulquemont à 3,1 km, Folschviller à 4,4 km et Créhange à 5 km.

Transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 20 est construite au nord du village et évite une forte circulation dans le village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes[1] :

  • Stegenbiedersorf en 1026;
  • Stegnibuderstorph en 1283;
  • Stembuderstroff en 1302;
  • Steguenbudestrof en 1320;
  • Bedestroff en 1332;
  • Stegebudestroff en 1400;
  • Steigbiderstorf en 1440;
  • Steinbiderstroff & Buderstroff en 1544;
  • Steinbiederstroff, Steinbiedersford (par ordre du dûché de Lorraine) en 1594;
  • Pont de Pierre en 1604 et 1677;
  • Pontpierre ou Steinbidestroff au XVIIIe siècle;
  • Pontpierre en 1793;
    • En allemand : Biedersdorff ou Steinbiedersdorff[1]. Steinbiedersdorf (pendant l'annexion).
    • En francique lorrain : Sténbidaschtroff[2] / Stémbidaschtroff.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1309, l’église de Pontpierre dépend de l’abbaye Saint-Martin-de-Glandières de Longeville-lès-Saint-Avold. Le curé se nomme Théobald. En 1322, l'église dépend Saint-Avold.

En 1588, Pontpierre devient une paroisse placée sous le vocable saint Erasme.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1635 : Le village est envahi par les Suédois : il ne reste plus que Jean Mayenne, trois frères: Jean Christophe, Nicolas et Jean Pompernetz
  • Avant 1666 : Jean CONTGER-CONDE est curé du village
  • 1667 : Sébastien FABRY devient curé du village
  • 1676 : Louis BECKER devient curé du village
  • 1677 : le curé quitte le village
  • 1679 :
    • Il ne reste plus que la tour de l'église dans le village
    • Mme l'arrière-grand-mère de Jacques METZINGER planta 3 grands marronniers devant l'église
  • 1680 :
    • Alexandre ADAM devient curé du village. Il commença à inscrire les registres paroissiaux en latin (le village était dit Ponte Lapideus)
    • Pontpierre est rattaché au royaume de France par arrêt de la Chambre de réunion
  • 1668 : visite épiscopale à l'église, elle est en bon état mais le presbytère est en très mauvais état
  • 1694 : le curé décède. Jean RICHARD devient son successeur
  • 1697 : le village est rattaché au Saint-Empire Romain Germanique par le traité de Ryswick
  • 1699 :
    • La confrérie du St Sacrement est donnée à Pontpierre. Les paroissiens viennent ainsi tous les dimanches ou fêtes à l'église. Par la suite:
      • Il y a une visite épiscopale à l'église, elle est magnifiquement ornée, et le presbytère est revenu dans un bon état
      • St Calixte (Calliste), pape et martyr devient le Saint Patron du village
    • Le curé abolit la célébration du 1er dimanche de carême (le Feuscnates) qui consistait à célébrer des faux mariages et à danser sans cesse dans le village
    • Des jeunes du village profanent les cloches le jour de la Toussaint et font des insollances devant l'Autel. Le curé instruisit les paroissiens sur les superstitions à croire que les âmes des trépassés sont soulagés en sonnant toute la nuit. Il déclara que ceux et celle qui auront fauté ne pourront être parrains ou marraines.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1716 : augmentation démographique des juifs dans le village, l'entente avec les chrétiens catholiques est cordiale. Beaucoup de maisons vont se faire louer aux juifs vu l'importance qu'est leur présence. La plupart de ces juifs sont des revendeurs ou des marchands
  • 1717 : le comté s'avère être vraiment très pauvre
  • 1722 : le vent a endommagé les toits de la nef et de la sacristie, il faut les réparer
  • 1724 : les pavés de la nef est à refaire.
  • 1732 : le curé déménage et nomme à sa place Jean Baptiste Joseph LAMBERT. C'est lui qui a béni le chapelle St Vincent de Faulquemont
  • 1735 : visite épiscopale: la toiture n'est toujours pas refaite (elle était en chaume). L'église peut-être interdite.
  • 1739 :
    • Il est décidé de restaurer et d'agrandir l'église. Le comte de Créhange devait pourvoir à la construction et à l'entretien de l'église, mais il refusa
    • L'église est interdite
  • 1741 :
    • Le comte prend la résolution d'indemniser les laboureurs pour la réparation de l'église.
    • La 1ère pierre de la rénovation est posée par le curé de Pontpierre le sieur LAMBERT
  • 1742 :
    • Le maire décide que l'on doit conserver la tour, parce qu'il juge qu'elle veut mieux que celle que feraient ouvriers.
    • Il y a avait environs 280 places serrées pour 20 vingt bans et 2 deux dans l'église. Elle était de 26x75 pieds
    • La sacristie doit être entièrement rénovée, elle a un air de soupirail
    • La rénovation permet à l'église d'avoir 506 places à l'aise pour 46 bancs et 2 étages. Elle est de 50x92 pieds
    • Plusieurs arbres ont été plantés dans le village, plutôt au centre
  • 1745 : une maladie épidémique est déclarée parmi les bêtes à cornes. La communauté a promis de fonder 3 messes hautes qui devront être célébrées chaque année à perpétuité dans l'église de Pontpierre: 1ère à l'honneur de St Erasme, 2ème à l'honneur St Roch et 3ème à l'honneur de St Sébastien
  • 1749 :
    • Visite épiscopale : M. LANG, curé de Landroff rend visite à l'église de Pont de Pierre. Le curé l'a accueilli avec les maîtres de l'école et des habitants.
    • Il y a déjà une synagogue dans le village
  • 1758 :
    • Le presbytère est rénové lui aussi. Il se situe sur le côté sud de l'église, à la sortie du Cimetière
    • Le village se refuse de payer la milice obligatoire du cercle du Haut-Rhin. S'en suivi une dette pesante pour longtemps, mais les villageois ne veulent toujours pas payer cette dette
  • 1763:
    • Une révolte se met en place dans le village. Ceux qui refusent de payer l'impôt vont s'emparer des biens de ceux qui la payent.
    • Le comte fait arrêter 5 villageois. Ils refusent de payer la taxe qui leur a été soumise.
  • 1768 :
    • La révolte dernière fait réagir les autres villages, maintenant la révolte est intercommunale: ils sont les moitiés des villages du comté (4/8)(avec Pontpierre) à se révolter. Les villages sont condamnés à 4 Marcs d'Or (400 livres)
      • Le comté de Créhange comportait 8 villages : Pontpierre, Courcelles Chaussy, Rémilly, Raville, Lélling, Laning et probablement,Téting/Nied
  • 1769 : Troisième révolte des villageois
  • 1770 : Quatrième révolte des villageois
  • 1774 : Le curé LAMBERT décède et est enterré dans le chœur de l'église. Mr Jean Baptiste BOURSIER DE MONDEVILLE le remplace
  • 1776 : Abraham Jacob, juif, est élu Parnas de la communauté
  • 1778 : Un jugement condamna des révoltés à restriction
  • 1785 :
    • Pont de Pierre compte 747 habitants, 612 Catholiques, 134 Juifs (18 % des habitants) et 1 Protestant
      • Ce Protestant fit écartelé et plongé dans un puits
  • 1793:
    • L'église est pillée
    • Le curé DE MONDEVILLE est interdit de célébrer à la messe
    • Des habitants du village se réunissaient la nuit dans une grange pour faire des messes basses. Plusieurs habitants sont surveillés et même emprisonnés pour leur foi dans le presbytère
    • Dans la maison This un curé était caché. Il y célébrait la messe. Il fait aussi la messe à Lelling. Ce devrait probablement être l'abbée KREMER de Lelling
    • Un prêtre juré est nommé au village, le prêtre Nicolas HIPPERT de Téting. Il a prêché qu'il n'y avait pas de Dieu et qu'avant la Révolution, il a donné neuf enfants à sa servante
    • Le prêtre ENGLANDER prend sa place
    • Le prêtre CHARLSHERZ prend sa place
  • 1799 : M. Jean SCHMITT prend la place du prêtre CHARLSHERZ

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1802 :
    • M. BELLER remplaça le curé qui s'en est allé à Modèle:Erstroff
    • M. Joseph CHAVANT prend sa place. Il n'a jamais prêter serment
  • 1803 :
    • Le curé est amnistié par la préfecture pour son "non-jurisme"
    • Le curé est transféré a Boucheporn où il mourra en 1824. Mr Jean Georges LANG devient le nouveau curé du village
  • Règne Napoléonien: Napoléon Ier passa plusieurs jours sur le SEELZEBACH, il avait prévu une bataille sur cette colline mais au dernier moment il décide d'aller se replier au Nord-Est.
  • 1810 : le curé doit payer une contravention pour avoir fait un trafic de tabac
  • 1814 : le curé continue de planter du tabac contre les lois relatives relatives aux plantations de tabac. Les paroissiens livraient au dépôt de Faulquemont 300 quintaux de tabac
  • 1815 : le maire et le conseil municipal font une lettre à l'évêché pour que Mr LANG quitte le village.
  • 1816 :
    • Le curé quitte le village à cause des multiples pétitions des villageois contre lui
    • M. DUNDLIGER prend sa place
  • 1831 : l'église est restaurée et agrandie
  • 1832 :
    • Le village a enfin fini de payer la dette envers la milice du cercle du Haut-Rhin
    • Le choléra et le morbus manque de près le village. Un calvaire sous le chêne au croisement des rues principales a été édifié, et un autre aussi aux champs qui sera plus la rue du Chemin de Fer
    • La chapelle est bénie
  • 1842 : Le Chemin de Fer borde le village au nord des habitations, des lotissements vont s'y construire petit à petit vers la ligne.
  • 1844 : L'école élémentaire n'est pas mixte, elle compte 82 garçons et 75 filles
  • 1879 : Une nouvelle église, beaucoup plus grande que l'ancienne est construite Rue Principale, avec un presbytère à sa gauche. Elle se nomme, comme le patron du village, St-Calixte. Elle a été construite parce que l'ancienne église était dans un état lamentable.
  • 1889 : L'orgue fabriqué par le facteur d'orgues Dalstein-Haerpfer est mis en place dans l'église et est inauguré le 19 Décembre de la même année.
  • 1895 : La grotte côtés femmes de l'église est finie. La plupart de l'argent nécessaire pour sa fabrication vient d'une paroissienne anonyme qui était orignaire de Nancy. Elle demanda qu'au dessus de la grotte, la basilique d'où elle a vécu soit peinte sur le mur. Il s'agit de la Basilique Saint-Epvre de Nancy. Auparavant, sur la grande colonne côté femmes conciliant le transept et le chœur, il y a avait une statue de la Sainte Vierge avec à son dos quelques pierres formant une grotte. Une fois la grotte finie, elle fut vraisemblablement vendue et fut remplacée par une statue du Sacré-Cœur de Jésus

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 770 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
786 851 902 911 921 901 780 802 801
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
739 751 709 687 633 615 618 621 520
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
575 543 528 587 560 628 590 569 579
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
661 725 793 795 777 770 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
17?? 174? Louis PIERRA    
1791 1793 Pierre JUNE   menuisier, cordonnier
1793 An ? Georges DIMANCHE (SONDAG)   charron
An ? An X Marie Jean FOGT   tissrand, aubergiste
An X 1808 Nicolas ISMERT   propriétaire
1808 1810 Jacques KLEIN   pensionnaire d'État
1810 1816 Henrich HAUSER   tailleur d'habits, journalier
1816 1822 Jacques KLEIN   pensionnaire d'État
1822 1831 Edme GAMICHON   propriétaire, laboureur
1831 1848 Antoine TORLOTTING   laboureur, meunier à la Hanffeld
1848 1851 Nicolas TORLOTTING   laboureur, frère d'Antoine Maire
1851 1865 Jean RICHARD   Secrétaire de Mairie, Instituteur du village
1865 1871 Jean LANG   cultivateur, laboureur
1871 1887 Jean Christian ALBERT    
1887 1901 Pierre GUERBER   épicier
1901 1906 François Nicolas VARIS   cultivateur
1906 1915 Georges GIRARD   menuisier au village
1915 1925 Georges Michel Gustave LANG   entrepreneur de battage
1925 1935 Joseph KLEIN   entrepreneur en bâtiment
1935 1939 Raymond DECKER    
1939 1941 Nicolas Eugène HELLERINGER    
1941 1942 GERARD    
1642 1945 Pas de Maire pendant cette période   Commune rattachée à Téting/Nied (Tétlingen)
1945 1945 Raymond DECKER    
1945 1953 Isidore BOUTON   maréchal ferrant
1953 1965 Alfred ISMERT    
1965 1991 Paul ALBERT    
1992 1995 Marc FILSER   directeur de plateforme postale
1995 1998 Marc FILSER   directeur de plateforme postale
1999 2001 Christian HAUSER   Agriculteur/Fermier du village
2001 2008 Christian HAUSER   Agriculteur/Fermier du village
2008 2014 Christian HAUSER   Agriculteur/Fermier du village

Anciennes Photos[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains.
  • Orgue DALSTEIN - HAERPFER (opus 79) de 1889. Désigné comme un des plus belles orgues de la Moselle
Orgue Dalstien Haerpfer de l'Elise de Pontpierre

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église néo-gothique, 1879.

Chapelle de Pontpierre[modifier | modifier le code]

Ce bien est intégré aux patrimoines de la paroisse et de la municipalité. Tout comme l’église de Pontpierre, la chapelle est assurée par la commune et les messes sont à l’initiative de la paroisse. Il n’est pas surprenant d'y croiser des promeneurs, des marcheurs, des VTTistes, des chasseurs, des bucherons ou des personnes venant s’y recueillir. Plus de quarante personnes sont en possession d’une clé et Philippe Albert, président de l’association « les Amis de la Chapelle », met à disposition des clés pour ceux souhaitant profiter de ce lieu de recueillement. L’association poursuit son travail d’entretien. Des dons sont collectés par le trésorier, Antoine Becker.

Une chapelle légendaire[modifier | modifier le code]

Le choix de son emplacement dans la forêt communale, aux limites des bans de Pontpierre, de Téting-sur-Nied, de Laudrefang et de Tritteling, est dû à une étrange circonstance ayant bouleversé la vie de la paroisse de Pontpierre en 1733. Cette année-là des bûcherons se rendant à leur travail à l'aube, y découvrirent un jour, dans une clairière, des plaquettes de couleur blanche qu'ils reconnurent être des hosties. Alors que leur plus jeune compagnon arrivait au village où il fut dépêché en vue de prévenir le curé, le sonneur sortait hébété de l'église qu'il avait trouvée ouverte et dans laquelle le tabernacle avait été fracturé et vidé. Une procession expiatoire immédiatement mise sur pied se rendit alors sur les lieux, curé en tête, en vue de récupérer les hosties et peu de jours plus tard on y érigea une croix en bois, Remplacée en 1803 par une croix de pierre, Qu'on abrita en 1830 dans une chapelle en l'honneur du dieu des Saints Sacrements que le peuple dédia au « Bon Dieu abandonné », connue aussi, sous le nom de « La croix perdue ». Cette chapelle fut solennellement bénie en 1835 avec l'accord de l'évêque de Metz, par l'intermédiaire de Monsieur le curé Jacquemin de la paroisse de Bambiderstroff.

Le calvaire des officiers prussiens[modifier | modifier le code]

Le site inspire le maréchal prussien Von Haeseler, commandant le XVIe Corps d'armée à Metz. Il impose des perverses missions à de jeunes officiers qui lui paraissent désœuvrés. Il se complait à leur ordonner de se rendre à cheval, de préférence au cours d'une tempête de neige, au calvaire de la chapelle de Pontpierre et d'y déposer à un endroit précis le pli qu'il leur a confié. Aussi les habitants du village ne sont pas démesurément surpris lorsqu'un cavalier prussien frappe à leurs volets au milieu de la nuit pour s'enquérir de son chemin vers la chapelle. Et généralement, il arrive que deux heures plus tard, un autre cavalier soit à la recherche de la chapelle afin de prendre en charge un pli important qui s'y trouve déposé.

1908[modifier | modifier le code]

La messe y est célébrée à la fête de saint Marc, un des trois jours des rogations et une fois par mois, lorsque le curé en décide l’instant et que le chemin cahoteux est praticable. Les croyants de Pontpierre ont une grande dévotion à ce « Bon Dieu abandonné », comme ils le nomment, et y vont souvent au printemps et en été prier pour la guérison de leurs malades, et pour la bénédiction de leurs champs. L’état intérieur et extérieur de la chapelle est convenable, mais sans luxe, car, durant l’hiver, ce sanctuaire n’est presque pas visité. Un simple autel en bois décoré de laiton et d’or, une croix entourée de quatre grands chandeliers, de part et d’autre de l’autel des portraits de saint Rock et de saint Sébastien, une statue de Marie en plaqué or, quelques bancs et des gravures en font son aménagement. Aucun objet de valeur n’est laissé dans la chapelle. Chaque fois que la sainte messe y est célébrée, le calice et la chasuble de l’église paroissiale y sont apportés. Trois à quatre fois par année, elle est nettoyée, époussetée et aérée. La chapelle n’a aucun revenu hormis les dons des croyants.

Réquisitionnée et transformée en une infirmerie militaire de campagne[modifier | modifier le code]

Au terme de la première guerre mondiale, des villageois sont mobilisés pour ériger la ligne Maginot. Cette ligne de fortifications et de défense passe par la chapelle. De ce fait, elle est réquisitionnée, fortifiée par un talus de terre pour être transformée en une infirmerie militaire. Cette époque de l’histoire lui sera fatale. La toiture, les boiseries, les parois … tout est détruit. Seuls un petit muret d’une hauteur moyenne de 50 cm, un dallage posé sur du sable et un pas de porte recouvert par des gravats permettent de marquer son emplacement. Son histoire et sa place dans la vie du village ont marqué les esprits. Plus tard, pendant des décennies les habitants aiment en parler avec nostalgie.

La renaissance[modifier | modifier le code]

En mars 1993, un jeune villageois, soutenu par un groupe d'anciens, décida de créer une association pour la reconstruire. Avant d’obtenir le permis de construire, durant 3 années l’association devra démontrer sa réelle motivation à diverses instances et administrations :

1996, pose de la première pierre par le député André Berthol, le conseiller général François Lavergne, le maire Marc Filser, le curé René Schneider et le président de l’association Philippe Albert. « Année de la renaissance pour la chapelle, en effet, celle-ci renaît de ses cendres » (extrait du bulletin communal de Pontpierre).

La mobilisation de la population pour participer à cette reconstruction fut telle, qu’aucune demande de subvention ne fut nécessaire. Un grand nombre de personnes extérieures au village a apporté sa contribution. Les motifs étaient multiples : religieux, réhabilitation du patrimoine, actes de bénévolat, etc. Plus de 400 membres composaient l’association, dont des donateurs très généreux.

Juin 1998, au terme de deux années de travail, Monseigneur Pierre Raffin, évêque de Metz, bénit l’édifice.

Quelques points remarquables[modifier | modifier le code]
  • La marche dans le cœur symbolise l’état d’origine avant la reconstruction (muret et dallage d’époque) ;
  • Initialement, l’auvent était un simple pan et le plafond était plat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lambert Cahen (Pontpierre, 1767 - Paris, 1854), père de Samuel Lambert, fondateur d'une famille de banquiers belges.
  • Marcel Pierre Thisse, né le 15 février 1909 à Pontpierre (Moselle), déporté le 22 janvier 1944 de Compiègne, mort en déportation à Buchenwald le 24 mars 1944.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Marie Pira de Pontpierre a écrit :
    • Reconstitution des famille de Pontpierre (1680-1902)
    • Avant 1870, l'ancienne église de Pontpierre
  • Dans le livre de Jean-Michel Benoît, Moulins et Meuniers des Pays de la Nied, les moulins du village sont plusieurs fois cités
  • Le livre du 146e régiment de Faulquemont, mentionne plusieurs fois Pontpierre et son bois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. Gau un Griis - Muselfränkische Kaart - Niedland
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011