Angevillers

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Angevillers
Églises Saint Michel d'Angevillers
Églises Saint Michel d'Angevillers
Blason de Angevillers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Fontoy
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Marcelle Brier
2014-2020
Code postal 57440
Code commune 57022
Démographie
Population
municipale
1 258 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 19″ N 6° 02′ 36″ E / 49.3886, 6.0433 ()49° 23′ 19″ Nord 6° 02′ 36″ Est / 49.3886, 6.0433 ()  
Altitude Min. 315 m – Max. 418 m
Superficie 8,71 km2
Localisation

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Angevillers

Angevillers est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'un nom de personne germanique Ansher suivi du latin villa[1].

  • Anciens noms[2]: Ansheresvilla ou Ansherisvilla (926), Antweiler (975), Ansieviller (1236), Anenviller (1544), Answeiler (1572 & XVIIe siècle), Answeiller (1606), Angeviller (1693), Augevillers (1793).
  • En allemand: Answeiler[2], Arsweiler (1871-1918).
  • En francique luxembourgeois: Aasler[3] et Uerswëller[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite concernant Angevillers date de 926 sous le nom d'Ansheresvilla, mais quelques pièces de monnaies romaines, des tombes mérovingiennes mises au jour en 1966-67 et une meule en lave basaltique attestent d'une occupation plus ancienne.

Le village d’Answeiler — nom du village le plus courant jusqu'au XVIIe siècle — est luxembourgeois comme toute la région de Thionville jusqu'en 1659. Un dialecte luxembourgeois s'y est d'ailleurs maintenu jusqu'à nos jours, principalement chez les personnes les plus âgées.

Le village était fief des seigneurs de Bassompierre du XIVe siècle au XVIIe siècle. La seigneurie est vendue à Jacques-Antoine Lecomte, gendre de Rodolphe de la Roche-Hullin, propriétaire des forges d'Hayange. Une mauvaise gestion des biens le contraint à vendre les forges à Jean-Martin Wendel. Par la suite ses héritiers revendent la seigneurie au baron de Bergh qui s'installe plus durablement au château. Ses héritiers revendent la seigneurie à Dominique Elminger, maître des Eaux et Forêts de Thionville. La nuit du 4 août 1789 met fin aux privilèges des nobles et la famille Elminger est inscrite sur les listes des émigrés de la Révolution. Réfugiée à Metz, elle tente de faire valoir ses droits. Le château passe dans les mains d'un notaire qui le revend pierre par pierre. L'enceinte du château existe toujours et enserre aujourd'hui deux fermes construites au milieu du XIXe siècle.

En 1817, il y avait 395 habitants répartis dans 59 maisons.

Le camp d’Angevillers

Le début de l'exploitation de la mine contribua à l'essor démographique de la commune. Dès 1880, un afflux de population allait transformer radicalement le petit monde d'agriculteurs et d'artisans. Une première cité de mineurs, « la colonie du haut », est construite dans les années 1890 suivie de « la colonie du bas » vers 1914.

Le camp d'Angevillers a été construit dans les années trente pour abriter les troupes de forteresse des ouvrages de la ligne Maginot des ouvrages de Molvange et de Rochonvillers.

La commune fit partie en 1790 du canton de Florange, puis de celui d'Œutrange sous l'organisation de l'an III.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1796 Pierre Taite    
1796 1797 Nicolas Maire    
1797 1798 Martin Baué    
1798 1799 Nicolas Bosseler    
1799 1800 Pierre Taite    
1800 1831 Jean Frantz    
1831 1834 Jean-Pierre Gretten    
1835 1844 Jean-Pierre Clément    
1844 1846 Nicolas Oury    
1846 1847 Nicolas Taite    
1847 1848 François Haut    
1848 1859 Nicolas Taite    
1859 1882 Michel Mouraux    
1882 1896 Jean-Baptiste Schneider    
1896 1916 Auguste Mouraux    
1916 1918 Ernst Jung    
1918 1919 Auguste Mouraux    
1919 1935 Joseph Schneider    
1935 1938 Auguste Hoffmann    
1939 1940 Edmond Baué    
1941 1944 Angevillers rattaché à Algrange    
1945 1977 Gabriel Maire    
1977 1992 Albert Hoffman    
1992 2008 Gilbert Fendt    
mars 2008 en cours Marcelle Brier    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 258 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
308 301 365 667 484 504 454 411 417
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
384 389 413 435 442 591 728 1 081 704
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 076 1 383 1 421 678 1 255 1 598 1 397 1 441 1 284
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 175 1 185 1 262 1 273 1 258 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Ancienne église.
  • Ancienne église Saint Michel XVIIIe siècle (désaffectée).
  • Église paroissiale Saint-Michel 1946.

Croix et calvaires[modifier | modifier le code]

Plus d'une douzaine de croix et calvaires se trouvent au détour d'un chemin dans le village :

  • rue de Fontoy, ferme Kaiser. Statue de sainte Anne et de la sainte Vierge dans une niche. Une statue de saint Hubert s'y trouvait jusqu'en 1944.
  • rue de Fontoy. Croix composite de plusieurs époques dont le fût, sans doute du XVIIe siècle, a été encastré dans le mur d'un jardin.
  • clos des Groseilliers. Croix de chemin du XVIIIe ou début XIXe siècle qui se trouvait à l'origine de l'autre côté de la chaussée.
  • chemin d'Algrange. Croix de mission probablement, vers 1825, démontée lors de la réalisation de la route départementale et remisée dans le garage communal.
  • rue de Thionville. Croix datée de 1844, érigée par les familles Mangeot et Schneider ; aujourd'hui dans le jardin d'un particulier.
  • impasse des Fauvettes. Lanterne d'un ancien calvaire à demi enterrée. La croix se trouve dans le garage de particuliers.
  • rue de Havange. Croix restaurée par la veuve Haut en 1826. Le fût du XVIIIe siècle est l'œuvre de Théodore Leleyter, maçon de Fontoy.
  • rue de Havange. Croix de mission, probablement de la première moitié du XIXe siècle.
  • rue de Havange, dans l'enceinte du stade Majcherczyk. Croix "Saint-Jacques" érigée en 1877 par la famille Frantz.
  • rue d'Escherange. Calvaire érigé par Dominique Schneider et Marguerite Schmit en 1697.
  • route d'Escherange. Croix de mission, probablement de la première moitié du XIXe siècle.
  • route du camp militaire, à la sortie de la rue de la Forêt. Croix de mission probablement de la première moitié du XIXe siècle.
  • adossée au clocher de l'ancienne église. Croix du XVIIIe siècle qui se trouvait dans la forêt. Elle a été restaurée et bénie le 24 juin 2007 à l'occasion des 60 ans de la nouvelle église.
  • sans oublier "Notre-Dame du Chêne", ("Kreuz'Eich" pour les autochtones...). La légende raconte qu'un jeune homme de Fontoy revenant de chez sa fiancée originaire d'Oeutrange se trouva pris dans la forêt pendant un orage. Un éclair foudroya un chêne et, se mettant à prier, il fit le vœu de placer dans ce chêne une statue de la Vierge s'il sortait vivant de la forêt... C'est ce qu'il fit! À partir de ce moment, l'endroit est devenu un lieu de dévotion populaire. En 1909, une bougie mit le feu au chêne et les habitants d'Angevillers et des environs confièrent à Joseph Hoffmann, entrepreneur d'Angevillers, la construction du monument où brûlent de petites bougies allumées quasi quotidiennement par des marcheurs. Depuis de nombreuses années, des personnes de tous les villages environnants se retrouvent le 15 août pour prier et partager un moment de convivialité autour d'un café et d'une part de tarte...

Le bunker d’Adolf Hitler[modifier | modifier le code]

Dans la forêt se trouve un bâtiment inachevé qui aurait dû être le centre de commandement de Adolf Hitler pour les opérations à l'ouest. L'arrivée précoce des troupes alliées ayant suspendu les travaux, le Führer n'y vint que pour observer l'évolution du chantier, et ne put jamais y installer son commandement. La construction d'un tel ouvrage à cet endroit est dû à la localisation même d'Angevillers, qui se trouvait alors à l'extrémité occidentale du Reich, à 850 km de Berlin et à 350 km de Paris.

Les vitraux exceptionnels de la nouvelle église[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Michel.

Depuis 1914, l'église d'Angevillers était devenue trop petite. En 1935, l'abbé Jean Keime devenait le nouveau curé de la paroisse. Jeune et plein d'enthousiasme, sous-officier de réserve, il administrait une paroisse en pleine expansion grâce aux nombreuses familles de militaires de la Cité des Jardins et la garnison du Camp. En 1936, il relança l'idée d'agrandir l'église puis, face à de nombreuses contraintes techniques, renonça à ce projet au profit de la construction d'un nouvel édifice. Cette idée n'eut pas de suite l'assentiment général. Toutefois, en juin 1938 était posée la première pierre et le gros œuvre était terminé en 1940 quand les travaux durent être provisoirement arrêtés à cause de la guerre. Une fois la guerre terminée et l'abbé Keime revenu dans sa paroisse, l'église fut inaugurée et ouverte au culte en 1946 avant d'être consacrée le 22 juin 1947. Œuvre de la générosité des paroissiens, chacun a pu contribuer à sa construction en moulant des pierres, en participant financièrement... même les petits garçons ont fourni une partie du plomb qui a servi à la fabrication des vitraux en donnant leurs petits soldats. Les vitraux proviennent des ateliers des frères Ott de Strasbourg et représentent des scènes de la vie de saints mais un d'entre eux attire particulièrement l'œil pour son originalité : la messe de plein air avec les scouts. Le lutrin qui sert aux lectures, tout comme le support de l'encensoir ont été réalisés avec des barres de forage entre 1965 & 1969, fabriqués par des ouvriers dans l'atelier du jour de la Mine d'Angevillers à Algrange et offerts par les mineurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°1 (Mai-Juin 2011)
  2. a et b Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle - M. Bouteiller - Rédigé en 1868.
  3. Zesummegestallt vum Henri Leyder (Lëtzebuerger Marienkalender 1997; iwwerschaft 3/2011.
  4. engelmann.uni.lu - Luxemburger Wörterbuch
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011