Freistroff

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Freistroff
Église Saint-Etienne.
Église Saint-Etienne.
Blason de Freistroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Bouzonville
Intercommunalité Communauté de communes du Bouzonvillois
Maire
Mandat
Christian Schwartz
2014-2020
Code postal 57320
Code commune 57235
Démographie
Population
municipale
1 099 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 57″ N 6° 29′ 31″ E / 49.2825, 6.4919 ()49° 16′ 57″ Nord 6° 29′ 31″ Est / 49.2825, 6.4919 ()  
Altitude Min. 195 m – Max. 276 m
Superficie 14,67 km2
Localisation

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Freistroff est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Diding
  • Guiching

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Freistroff : Du germanique frei «libre» + dorf «village»[1]. Freydorf (1022), Frestorph (1178), Frizldorf (1179), Freistorf (1215), Frestorff (1296), Fristorf (1312), Fristrof (1312), Fristroff (1321), Freistorf (1355), Friestorff (1544), Fraystorff (1594), Freisdorff (1693), Freystroffe (1715)[2]. En francique lorrain : Freeschdroff. En allemand : Freisdorf (1871-1918).
  • Diding : Didingen (1395)[3], Dudingen (1594), Diedengen (1604). En allemand : Didingen[2].
  • Guiching : Gursingen (1594), Guschingen (1604), Guischingen (1633), Güschingen (1671)[2]. En francique lorrain Géchéngen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un couvent cistercien était situé dans le village au Moyen Âge, possédant les droits sur la paroisse de Berviller-en-Moselle. Origine du nom : "frei", libre et "Torf", village. En 1130, Wirich de Valcourt y fonda une abbaye cistercienne dont la vouerie appartint aux ducs de Lorraine. Freistroff dépendait de l'ancienne province de Lorraine. En 1301 les frères Wery et Renier devinrent hommes liges du duc de Lorraine pour leur château de Freistroff. En 1387 il fut donné en fief à Jean d'Ellentz, et en 1464 à Henri de Varsberg, en 1681 au seigneur d'Eltz dont une descendante, la veuve de Schmittburg, occupait le château en 1789. Siège d'une prévôté de Lorraine en 1698.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1995 Marc Peter    
mars 1995   Christian Schwartz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 099 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
976 992 1 005 1 202 1 221 1 082 1 085 994 956
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
957 957 944 952 935 888 947 868 836
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
839 819 723 822 918 948 899 936 923
1999 2006 2007 2011 - - - - -
859 1 001 1 021 1 099 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

La Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en Francique lorrain) est une tradition célébrée en Moselle et également à Freistroff[6]. La veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d'Halloween à la fin des années 1990[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • château Saint-Sixte XIIIe siècle, remanié XVIe siècle et XVIIIe siècle : enceinte polygonale formée de 6 corps de bâtiment, porte cochère XVIIIe siècle, ancienne porte d'entrée du pont-levis ; parquets Versailles, plafonds à poutres et solives, salles dites des Chevaliers et de Justice, fontaine baroque;3 tourelles d'escalier à vis ; anciennes douves.
  • Le Pont des Moines sur la Nied a été détruit pendant la guerre.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Etienne 1764, reconstruite en 1955 : clocher XIXe siècle
  • Ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. L'abbaye fut incendiée en 1665, reconstruite en 1740, vendue à la Révolution ; la création de la ligne de chemin de fer coupa le domaine en deux : une partie devint brasserie et l'autre une ferme ; le bâtiment abbatial fut rasé par les Allemands en 1941.
  • Synagogue érigée à la fin du XIXe siècle; détruite en 1939, elle ne fut pas rebâtie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes
  2. a, b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. http://www.culture-bilinguisme-lorraine.org/fr/les-traditions-de-lorraine-germanophone/rommelbootzennaat
  7. Le platt lorrain de poche - assimil 2007