Varsberg

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Varsberg
La mairie de Varsberg
La mairie de Varsberg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Warndt
Maire
Mandat
Pierrot Moritz
2014-2020
Code postal 57880
Code commune 57696
Démographie
Gentilé Varsbergeois
Population
municipale
940 hab. (2011)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 24″ N 6° 37′ 46″ E / 49.1733333333, 6.62944444444 ()49° 10′ 24″ Nord 6° 37′ 46″ Est / 49.1733333333, 6.62944444444 ()  
Altitude Min. 222 m – Max. 395 m
Superficie 4,15 km2
Localisation

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Varsberg est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un calvaire élevé en 1631 pour repousser la peste
Le château du nouveau Warsberg vu depuis la rue de Boucheporn

Le petit village de Varsberg se situe au Nord-Est de la Lorraine, entre Metz et Sarrebruck. Blotti au fond de la cuvette boisée du Warndt, c'est le pays du sable, à l'affleurement du grès rose des Vosges. Le cours d'eau de la Bisten, prenant sa source sur le ban du village voisin de Boucheporn, se dirige ensuite vers Bisten-en-Lorraine avant de traverser la commune de Varsberg. La rivière prend alors la direction de la roselière de Ham-sous-Varsberg, où elle reçoit les eaux du ruisseau de Guerting, avant de filer vers Creutzwald et l'Allemagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En francique lorrain: Warschberg, Warschberch.
  • Warnesperch (1024 et 1204), Valsperc (1179), Wermnesperch (1202), Venesperc (1205), Wermsnesperc (1210), Wartemberg (1269), Warlesperch (1280), Wairmperch (1283), Wesnesperch (1285), Waremberg & Walemberg (1293), Warsperch (1309), Welsperch (1341), Wilseperch (1370), Warneper & Warnepar (1385), Waneperch (1399), Warsbergh (1450), Varhepech & Vasheperg (1587), Warszberg (XVIe siècle), Grucelinga alias Varsperg (1606), Vernesperg & Varnsperg (1756), Warsberg (1793), Wasberg (1801)[1], Warsberg (1915–18 & 1940–44).

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de vestiges gallo-romains au lieu-dit Kloster confirme l'occupation de la région depuis l'Antiquité. Au Moyen Âge, le village dépend de l'ancienne province de Lorraine, dans la seigneurie de Boulay. La région est le berceau de la puissante seigneurie de Warsberg, dès le XIe siècle. Deux châteaux perchés permettaient de contrôler les vallées du Warndt. Le sire de Warsberg ayant soutenu Antoine de Vaudémont contre René d'Anjou lors de la bataille de Bulgnéville, René dévaste alors les deux châteaux.

Le vieux Warsberg, situé sur l'actuel ban du village de Varsberg, n'est pas relevé. Devenu un repaire de brigands, il est détruit sur ordre de l'évêque Conrad II Bayer de Boppard. Faisant partie de l'exclave de Raville, il est réuni au royaume de France depuis le 16 mai 1769, lorsqu'il est cédé par l'Autriche.

Le nouveau Warsberg, dans la commune voisine de Ham-sous-Varsberg, est reconstruit pour sa part et demeure à la famille de Varsberg jusqu'en 1834, quand les sires de Varsberg se retirent en Autriche. Georges de Warsberg s'allie aux seigneurs de Rodemack en 1482 pour envahir la Lorraine, le Pays Messin et le Luxembourg[2].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La statue de la Madone du Geisberg
Un calvaire situé à la sortie du village, sur le chemin vers Guerting


En 2011, la commune comptait 940 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
384 421 542 614 585 504 508 508 495
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
470 454 465 454 497 543 569 558 564
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
621 647 630 644 699 722 737 850 879
1999 2006 2008 2011 - - - - -
915 954 965 940 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Blaise, construite en 1774, est agrandie en 1873. Il s'agit d'un édifice de type église-grange, avec vaisseau unique et chœur polygonal. La tour-clocher est hors-œuvre en façade. Â côté du cimetière, situé derrière l'église, vers la forêt, une petite réplique de la grotte de Lourdes a été édifiée.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours se situe en bordure de forêt. Érigée en 1870 et restaurée de nos jours, elle porte sur le linteau de la porte la dédicace à la Sainte Vierge : Zu Maria, Hilferin der Christen (À Marie, aide des chrétiens).
  • La statue de la Madone surplombe tout le village, depuis les hauteurs de la colline du Geisberg.
  • Les dix calvaires et croix de chemin parsemant le ban communal, dont un daté 1631, a été érigé dans la rue principale pour repousser l'épidémie de la peste[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Konrad Kachelofen (c. 1450 - 1529), un des premiers imprimeurs du temps des incunables, né à Varsberg vers 1450[4] ;

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Une croix de chemin

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. a et b Informations historiques fournies par la description de la commune par le « Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Kachelofen, Konrad sur deutsche-biographie.de