Grostenquin
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| Grostenquin | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Moselle | |
| Arrondissement | Forbach | |
| Canton | Grostenquin (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Centre mosellan | |
| Maire Mandat |
Patrick Seichepine 2008 - 2014 |
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| Code postal | 57660 | |
| Code commune | 57262 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
566 hab. (2010) | |
| Densité | 26 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 226 m — Max. 306 m | |
| Superficie | 21,77 km2 | |
| Localisation | ||
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Grostenquin est une commune française située en Lorraine germanophone dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Au croisement des routes de Sarreguemines à Château-Salins et de Sarralbe à Faulquemont ; à 8,700 km de la gare de Morhange; à 32,080 km au sud-ouest de Forbach.
Ecarts et lieux-dits [modifier]
- Béning (ferme)
Enseignement [modifier]
- 1844 : deux écoles de 25 garçons et 30 filles.
- 1956 : deux écoles avec 66 élèves.
- 2010 : une école maternelle avec 2 classes ; une école primaire avec 3 classes.
Toponymie [modifier]
Grostenquin: Il semble désormais admis que ce toponyme dérive d'un nom d'homme gallo-romain Tannius et du latin villa changé en -acus, ce qui signifierait "domaine de Tannius"[1]. Quoi qu'il en soit, la plus ancienne mention manuscrite de Grostenquin se trouve dans une charte de l’évêque Enguerrand de Metz[2][3] par laquelle il donne en 787 quelques biens situés à « Tannae villa » à l’abbaye Saint Nabor de Saint-Avold. Grostenquin est également mentionné sous les formes de Tanney en 1121 et de Tenchen en 1255. [pas clair]
- Tannae villa (787), Tanney (1121), Tannecha (1179), Gros Tenchen (1573)[4], Tenquin-Gros (1801).
- En francique lorrain: Tännchen et Grosstänsche. En allemand: Großtänchen.
Béning: Beininger-Hoff (1682).
Histoire [modifier]
De l'Antiquité à la Révolution [modifier]
- Les découvertes archéologiques faites à Grostenquin au cours des dernières décennies indiquent que le site était occupé dès le Ier siècle après Jésus-Christ par un vicus gallo-romain d’une certaine importance situé sur la voie romaine qui reliait alors Metz à Strasbourg[1].
- Grostenquin était au Moyen Âge le siège d’une mairie de la seigneurie épiscopale d’Hingsange dont dépendaient Grostenquin, Bertring, Linstroff et une partie de Bermering. Cette seigneurie relevait depuis des temps immémoriaux du temporel de l’évêché de Metz, qui était alors une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique. La famille de Brücken possédait dès 1242 la mairie de Grostenquin (« Tännchen ») qui passa au XVe siècle par héritage aux Helmstatt qui la conserveront jusqu’à la Révolution française[5].
- Après l’occupation par le roi de France Henri II du territoire temporel des Trois-Évêchés en 1552 et leur cession définitive par le Saint-Empire romain germanique en vertu des traités de Westphalie en 1648, Grostenquin fut annexé à la province française des Trois-Évêchés et ses habitants devinrent sujets du roi de France.
- En 1790 la Province de Lorraine qui était née au XVIIIe siècle de la fusion des Trois-Évêchés et du Duché de Lorraine annexé à la France en 1766, fût divisée en départements. Grostenquin fût rattaché à la Moselle et devint le 29 vendémiaire de l’an X chef lieu de canton.
Guerre de 1870-71 [modifier]
Les Français reculent vers Metz après leur défaite à Forbach. Le 9 août 1870, ils parcourent les 32 km séparant Grostenquin de Lemud. À l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, Grostenquin est annexé à Empire allemand en vertu du traité de Francfort. La commune prend le nom de «Grosstänchen» et est rattachée au Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen.
Première Guerre mondiale [modifier]
Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée.Conformément à l’article 27 du Traité de Versailles, la commune redevient française en 1919 et est rattachée au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du Bezirk Lothringen.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Après un bombardement le 14 juin 1940 (5 victimes, 62 maisons détruites), la commune est occupée deux jours plus tard par les troupes allemandes et annexée de facto au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Après un intense bombardement, les Américains entrent dans la commune le 19 novembre 1944. Ils font évacuer les habitants à Morhange, du 20 novembre au 10 décembre 1944. Grostenquin devient une zone de combats avant la libération définitive.
Grostenquin sera titulaire de la Croix de guerre 39/45. Mme Marie Bour, résistante durant la Seconde Guerre Mondiale, sera aussi honorée.
Culte Catholique [modifier]
- Grostenquin est de tout temps paroisse de l'archiprêtré de Morhange; Annexes : Bertring, Linstroff et jusqu'en 1804, Erstroff.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Passage d'une voie romaine.
- Traces du château de Hingsange, mentionné en 1266, remanié au début du XVIIIe siècle pour le rendre plus habitable démoli à la Révolution. Avec deux tours, l'une appelée tour Sainte-Barbe, abritant la chapelle castrale, l'autre la prison. À son emplacement ne subsiste plus que l'importante ferme
- Ancienne base aérienne de l'OTAN occupée par les Canadiens de 1952 à 1964.
Édifices religieux [modifier]
- L'église néo-gothique dédiée à St Jean-Baptiste (24 juin), fut reconstruite en 1867. Lors de la démolition de l'ancienne église en 1863, on y a trouvé le tombeau d'un colonel suédois.
- Une chapelle de 1960 dédiée à Saint Blaise (3 février) située à Bertring lieu-dit : Klausenberg, pèlerinage.
- Une chapelle XVIIIe siècle dédiée à saint Donas située à Linstroff rénovée depuis peu et inaugure en septembre 2010
- une réplique de la "grotte de Lourdes" située à Bertring lieu-dit : Klausenberg
- grande fête le 3 février à l'occasion de la saint Blaise avec bénédiction des gorges et des petits pains
Notes et références [modifier]
- Bertrand HOERNER : Grostenquin une agglomération gallo-romaine, foyer de l’essor rural du Bischwald. In : Les Agglomérations secondaires de la Lorraine Romaine p.165-173. Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté n° 647, 1997 ISBN 2 251 60647 5
- Dom CALMET : Histoire de Lorraine, preuves, tome I, col. 293, première édition
- J. G. STOFFEL : De l’ancienneté du château de Morimont (Mörsperg), en Alsace. Le Bibliographe alsacien : gazette littéraire, historique, artistique, 1869 (4) p. 204-207, éditions Berger-Levrault Strasbourg, ISSN 20152027
- Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes. Volume 2 - Page 872
- Hermann Peter BARTH : Die Herrschaft Hingsingen. Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend. XII Saarbrücken 1962, p. 134-148
- Résultats du recensement de la population - Grostenquin, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.