Grostenquin

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Grostenquin
Image illustrative de l'article Grostenquin
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Grostenquin (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Centre mosellan
Maire
Mandat
Patrick Seichepine
2008 - 2014
Code postal 57660
Code commune 57262
Démographie
Population
municipale
566 hab. (2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 50″ N 6° 44′ 23″ E / 48.9806, 6.739748° 58′ 50″ Nord
       6° 44′ 23″ Est
/ 48.9806, 6.7397
  
Altitude Min. 226 m — Max. 306 m
Superficie 21,77 km2
Localisation

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Grostenquin

Grostenquin est une commune française située en Lorraine germanophone dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Sommaire

Géographie [modifier]

Au croisement des routes de Sarreguemines à Château-Salins et de Sarralbe à Faulquemont ; à 8,700 km de la gare de Morhange; à 32,080 km au sud-ouest de Forbach.

Ecarts et lieux-dits [modifier]

  • Béning (ferme)

Enseignement [modifier]

  • 1844 : deux écoles de 25 garçons et 30 filles.
  • 1956 : deux écoles avec 66 élèves.
  • 2010 : une école maternelle avec 2 classes ; une école primaire avec 3 classes.

Toponymie [modifier]

Grostenquin: Il semble désormais admis que ce toponyme dérive d'un nom d'homme gallo-romain Tannius et du latin villa changé en -acus, ce qui signifierait "domaine de Tannius"[1]. Quoi qu'il en soit, la plus ancienne mention manuscrite de Grostenquin se trouve dans une charte de l’évêque Enguerrand de Metz[2][3] par laquelle il donne en 787 quelques biens situés à « Tannae villa » à l’abbaye Saint Nabor de Saint-Avold. Grostenquin est également mentionné sous les formes de Tanney en 1121 et de Tenchen en 1255. [pas clair]

  • Tannae villa (787), Tanney (1121), Tannecha (1179), Gros Tenchen (1573)[4], Tenquin-Gros (1801).
  • En francique lorrain: Tännchen et Grosstänsche. En allemand: Großtänchen.

Béning: Beininger-Hoff (1682).

Histoire [modifier]

De l'Antiquité à la Révolution [modifier]

  • Les découvertes archéologiques faites à Grostenquin au cours des dernières décennies indiquent que le site était occupé dès le Ier siècle après Jésus-Christ par un vicus gallo-romain d’une certaine importance situé sur la voie romaine qui reliait alors Metz à Strasbourg[1].

Guerre de 1870-71 [modifier]

Les Français reculent vers Metz après leur défaite à Forbach. Le 9 août 1870, ils parcourent les 32 km séparant Grostenquin de Lemud. À l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, Grostenquin est annexé à Empire allemand en vertu du traité de Francfort. La commune prend le nom de «Grosstänchen» et est rattachée au Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen.

Première Guerre mondiale [modifier]

Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée.Conformément à l’article 27 du Traité de Versailles, la commune redevient française en 1919 et est rattachée au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du Bezirk Lothringen.

Seconde Guerre mondiale [modifier]

Après un bombardement le 14 juin 1940 (5 victimes, 62 maisons détruites), la commune est occupée deux jours plus tard par les troupes allemandes et annexée de facto au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Après un intense bombardement, les Américains entrent dans la commune le 19 novembre 1944. Ils font évacuer les habitants à Morhange, du 20 novembre au 10 décembre 1944. Grostenquin devient une zone de combats avant la libération définitive.

Grostenquin sera titulaire de la Croix de guerre 39/45. Mme Marie Bour, résistante durant la Seconde Guerre Mondiale, sera aussi honorée.

Culte Catholique [modifier]

  • Grostenquin est de tout temps paroisse de l'archiprêtré de Morhange; Annexes : Bertring, Linstroff et jusqu'en 1804, Erstroff.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Achille Bier    
mars 1989 mars 2008 Marc Rousselle    
mars 2008 en cours Patrick Seichepine    

Démographie [modifier]

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
397 543 546 518 596 569 543 553 -
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Source : Base Insee[6],[7],[8].

Lieux et monuments [modifier]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Traces du château de Hingsange, mentionné en 1266, remanié au début du XVIIIe siècle pour le rendre plus habitable démoli à la Révolution. Avec deux tours, l'une appelée tour Sainte-Barbe, abritant la chapelle castrale, l'autre la prison. À son emplacement ne subsiste plus que l'importante ferme
  • Ancienne base aérienne de l'OTAN occupée par les Canadiens de 1952 à 1964.

Édifices religieux [modifier]

  • L'église néo-gothique dédiée à St Jean-Baptiste (24 juin), fut reconstruite en 1867. Lors de la démolition de l'ancienne église en 1863, on y a trouvé le tombeau d'un colonel suédois.
  • Une chapelle de 1960 dédiée à Saint Blaise (3 février) située à Bertring lieu-dit : Klausenberg, pèlerinage.
  • Une chapelle XVIIIe siècle dédiée à saint Donas située à Linstroff rénovée depuis peu et inaugure en septembre 2010
  • une réplique de la "grotte de Lourdes" située à Bertring lieu-dit : Klausenberg
  • grande fête le 3 février à l'occasion de la saint Blaise avec bénédiction des gorges et des petits pains

Notes et références [modifier]

  1. a et b Bertrand HOERNER : Grostenquin une agglomération gallo-romaine, foyer de l’essor rural du Bischwald. In : Les Agglomérations secondaires de la Lorraine Romaine p.165-173. Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté n° 647, 1997 ISBN 2 251 60647 5
  2. Dom CALMET : Histoire de Lorraine, preuves, tome I, col. 293, première édition
  3. J. G. STOFFEL : De l’ancienneté du château de Morimont (Mörsperg), en Alsace. Le Bibliographe alsacien : gazette littéraire, historique, artistique, 1869 (4) p. 204-207, éditions Berger-Levrault Strasbourg, ISSN 20152027
  4. Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes. Volume 2 - Page 872
  5. Hermann Peter BARTH : Die Herrschaft Hingsingen. Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend. XII Saarbrücken 1962, p. 134-148
  6. Résultats du recensement de la population - Grostenquin, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  7. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  8. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.

Liens externes [modifier]