Grostenquin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Petit-Tenquin.
Grostenquin
Image illustrative de l'article Grostenquin
Blason de Grostenquin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Grostenquin (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Centre mosellan
Maire
Mandat
Patrick Seichepine
2014-2020
Code postal 57660
Code commune 57262
Démographie
Population
municipale
573 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 50″ N 6° 44′ 23″ E / 48.9806, 6.739748° 58′ 50″ Nord 6° 44′ 23″ Est / 48.9806, 6.7397  
Altitude Min. 226 m – Max. 306 m
Superficie 21,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Grostenquin

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Grostenquin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grostenquin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grostenquin

Grostenquin est une commune française située en Lorraine germanophone dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au croisement des routes de Sarreguemines à Château-Salins et de Sarralbe à Faulquemont ; à 8,700 km de la gare de Morhange; à 32,080 km au sud-ouest de Forbach.

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Béning (ferme)
  • Bertring
  • Hingsange
  • Jägerbronn (alias Fontaine de la Chasse, ferme fondée en 1818 par le comte d'Helmstadt, à l'emplacement d'une maison de garde[1])
  • Linstroff
  • Erlenhoff
  • Tensch

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Grostenquin :
    • Il semble désormais admis que ce toponyme dérive d'un nom d'homme gallo-romain Tannius et du latin villa changé en -acus, ce qui signifierait "domaine de Tannius"[2]. Quoi qu'il en soit, la plus ancienne mention manuscrite de Grostenquin se trouve dans une charte de l’évêque Enguerrand de Metz[3],[4] par laquelle il donne en 787 quelques biens situés à « Tannae villa » à l’abbaye Saint Nabor de Saint-Avold[pas clair].
    • Tannæ-Villa (787), Tenkesacha (Xe siècle), Tanney (1121), Tanner (1137), Tannecha (1179), Tenchen (1255), Tannichen (1461), Tanchen (1469), Gros Tenchen (1573)[5], Tanchen (1595), Thannigen (1645), Gros-Tennequin (1688), Grostenchen ou Grosse-Tenquen (XVIIe siècle), Tennequin-la-Grande et Tennequin-la-Grosse (1756)[1], Tenquin-Gros (1801)[6], Großtänchen (1871-1918).
    • En allemand : Gross-Taenchen[1]. En francique lorrain : Grosstänsche et Tensching[7].
    • Surnom sur les habitants : Finschterstopper (Fensterstopfer) = les bourreleurs de fenêtres[8].
  • Béning : Beininger-Hoff et Benning (1682)[1].
  • Bertring : Berteringa et Berteringe (12e siècle), Bertrenges (1472), Bertringen (1664-1665), Bertingue (1756)[1].
  • Hingsange : Hinquezenge (1364), Hingesengen (1376), Hungesingen (1447), Hünsingen (1547), Hinguezange et Hinquesange (1756), Hingsange (carte de l'État-major). En allemand : Hinsingen[1].
  • Linstroff : Lengestroff (1472), Lenistroff (1682), Leinstroff (carte de l'État-major)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'Antiquité à la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Les découvertes archéologiques faites à Grostenquin au cours des dernières décennies indiquent que le site était occupé dès le Ier siècle après Jésus-Christ par un vicus gallo-romain d’une certaine importance situé sur la voie romaine qui reliait alors Metz à Strasbourg[2].

Guerre de 1870-71[modifier | modifier le code]

Les Français reculent vers Metz après leur défaite à Forbach. Le 9 août 1870, ils parcourent les 32 km séparant Grostenquin de Lemud. À l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, Grostenquin est annexé à Empire allemand en vertu du traité de Francfort. La commune prend le nom de «Grosstänchen» et est rattachée au Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée.Conformément à l’article 27 du Traité de Versailles, la commune redevient française en 1919 et est rattachée au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du Bezirk Lothringen.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après un bombardement le 14 juin 1940 (5 victimes, 62 maisons détruites), la commune est occupée deux jours plus tard par les troupes allemandes et annexée de facto au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Après un intense bombardement, les Américains entrent dans la commune le 19 novembre 1944. Ils font évacuer les habitants à Morhange, du 20 novembre au 10 décembre 1944. Grostenquin devient une zone de combats avant la libération définitive.

Grostenquin sera titulaire de la Croix de guerre 39/45. Mme Marie Bour, résistante durant la Seconde Guerre Mondiale, sera aussi honorée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Achille Bier    
mars 1989 mars 2008 Marc Rousselle    
mars 2008 en cours Patrick Seichepine    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
262 290 359 1 270 897 850 831 805 732
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
698 567 540 573 586 538 509 483 416
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
422 378 367 259 422 689 543 546 518
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
596 569 543 539 573 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • 1844 : deux écoles de 25 garçons et 30 filles.
  • 1956 : deux écoles avec 66 élèves.
  • 2010 : une école maternelle avec 2 classes ; une école primaire avec 3 classes.

Cultes[modifier | modifier le code]

Grostenquin est de tout temps paroisse catholique de l'archiprêtré de Morhange; Annexes : Bertring, Linstroff et jusqu'en 1804, Erstroff.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Traces du château de Hingsange, mentionné en 1266, remanié au début du XVIIIe siècle pour le rendre plus habitable démoli à la Révolution. Avec deux tours, l'une appelée tour Sainte-Barbe, abritant la chapelle castrale, l'autre la prison. À son emplacement ne subsiste plus que l'importante ferme
  • Ancienne base aérienne de l'OTAN occupée par les Canadiens de 1952 à 1964.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église néo-gothique dédiée à St Jean-Baptiste (24 juin), fut reconstruite en 1867. Lors de la démolition de l'ancienne église en 1863, on y a trouvé le tombeau d'un colonel suédois.
  • Une chapelle de 1960 dédiée à Saint Blaise (3 février) située à Bertring lieu-dit : Klausenberg, pèlerinage.
  • Une chapelle XVIIIe siècle dédiée à saint Donas située à Linstroff rénovée depuis peu et inaugure en septembre 2010
  • une réplique de la "grotte de Lourdes" située à Bertring lieu-dit : Klausenberg
  • grande fête le 3 février à l'occasion de la saint Blaise avec bénédiction des gorges et des petits pains

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b Bertrand HOERNER : Grostenquin une agglomération gallo-romaine, foyer de l’essor rural du Bischwald. In : Les Agglomérations secondaires de la Lorraine Romaine p.165-173. Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté n° 647, 1997 ISBN 2 251 60647 5
  3. Dom CALMET : Histoire de Lorraine, preuves, tome I, col. 293, première édition
  4. J. G. STOFFEL : De l’ancienneté du château de Morimont (Mörsperg), en Alsace. Le Bibliographe alsacien : gazette littéraire, historique, artistique, 1869 (4) p. 204-207, éditions Berger-Levrault Strasbourg, ISSN 20152027
  5. Toponymie générale de la France Tome 2. Formations non-romanes - Page 872
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Geoplatt
  8. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°3 (Septembre-Octobre 2011)
  9. Hermann Peter BARTH : Die Herrschaft Hingsingen. Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend. XII Saarbrücken 1962, p. 134-148
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011