Jules Gévelot

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Jules Gévelot
Image illustrative de l'article Jules Gévelot
Fonctions
Parlementaire français
Député
23 mai 1869
Gouvernement IIIe République
Groupe politique Centre gauche
Union démocratique
Républicains progressistes
Biographie
Date de naissance 6 juin 1826
Date de décès 17 août 1904
Profession Industriel
Résidence troisième circonscription de l'Orne
deuxième circonscription de Domfront (Orne)

Jules-Félix Gévelot est un industriel et homme politique français, fabricant de cartouches (les cartouches dites « Gévelot »), né le 6 juin 1826 à Paris, mort le 17 août 1904 à Bellou-en-Houlme (Orne), inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est en 1843, à l'âge de 18 ans, qu'il reprend, à la mort de son père, l'entreprise d'armes de chasse et d'équipements militaires. Créée vers 1816 à Paris par Joseph-Marin Gévelot, l'entreprise s'est rapidement développée, puis installé à Issy-les-Moulineaux.

Jules Gévelot assurera son développement, dont la production de cartouches et de capsules de guerre, qui atteignaient les 100 millions d'unités par an en 1869, tripla à la fin du XIXe siècle. En 1884, elle deviendra Société Française de Munitions (S.F.M.). En 1898, elle est constituée de 50 bâtiments et couvre une superficie de 70 hectares.

L'entreprise Gévelot contribua au rayonnement de l'industrie française, en participant à l'Exposition internationale de Londres en 1861 et à l'Exposition industrielle en 1878. Elle sera le premier fabriquant de cartouche, puis leader dans le secteur de la forge de précision et des pompes volumétriques.

Il passa une partie de sa vie à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. Sa mère, Mme Bâtard-Gévelot, y racheta le reste du domaine du Prieuré en 1850. Jules, par la suite, racheta également les anciennes parcelles vendues par les prédécesseurs afin de reconstituer l'intégralité du domaine d'origine passant ainsi de 3 à 7 hectares. Il fit ajouter deux grandes ailes à ce qui restait de cette grande maison (actuel Musée municipal de la Batellerie, musée dit " d'Intérêt national ").

Jules Gévelot a été aussi maire de Conflans pour une mandature. Il fut également député et président du conseil général de l'Orne après avoir acheté, en août 1862, à M. Bertrand, maire de Caen, un grand domaine agricole de huit cents hectares faisant partie du Mont-d'Hert[1] qu'il aménagea en exploitation-modèle avec petit train pour le desservir et rapporter les récoltes.

En 1895, il se trouvait dans le train en provenance d'Argentan quand ce dernier défonça la verrière de la gare Montparnasse et dont locomotive et tender firent un saut de 10 mètres sur la place de Rennes.

Anecdote : comme Mgr l'évêque de Séez avait refusé de lui fournir un chapelain pour son château de Dieufit, il fit promener sa propre calèche dont la portière était ornée des armoiries épiscopales, dans les rues de Séez. Et Jules, ganté de violet, donnait...sa bénédiction aux habitants agenouillés sur son passage. Un grand éclat de rire retentit à la sortie de la ville lorsqu'il reprit le chemin de Bellou-en-Houlme.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à Paris[2].

Il est le fondateur éponyme de la société Gévelot.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Résidence[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Exploitation agricole de Dieufit. Commune de Bellou-en-Houlme. Canton de Messei... Résultat des votes des 23 et 24 Mai, Paris, 1869.
  • Élections. 3e Circonscription de l'Orne. (Signé : Jules Gevelot,... [Dieufit (Bellou-en-Houlme), le 29 mai 1869.]), Flers, imp. de Folloppe, 1869.
  • A messieurs les membres du conseil général de l'Orne. Projet d'un chemin de fer de Montsecret par Tinchebray (Orne) à Chérancé-Le-Roussel par Sourdeval. [Signé : J. Gévelot.], Paris, impr. de Chaix, 1869, 12 p.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie, des sciences et des arts, Annuaire des cinq départements de Normandie, 1869, p. 153-163.
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne)