Brigades spéciales

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Les Brigades Spéciales (BS) étaient, pendant la Seconde Guerre mondiale, une police française spécialisée dans la traque aux « ennemis intérieurs », dissidents, prisonniers évadés, Juifs et réfractaires au STO. Elles dépendaient de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG) et travaillaient en étroite collaboration avec les polices allemandes.

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège des Brigades spéciales était situé au 2e étage, salle 35 de la préfecture de police de Paris, aile actuellement occupée par la Direction de l'Ordre public et de la Circulation (DOPC).

Les chefs[modifier | modifier le code]

  • Commissaire Fernand David responsable de la BS1 (pièce 47)
  • Commissaire René (dit Jean) Hénoque, responsable de la BS2 (pièce 29) spécialisée dans la traque des communistes
  • Baldini (pièce 27)
  • Inspecteur Gaston Barrachin
  • Blancard (pièce 38)
  • Bouton
  • Inspecteur Chauveau (pièce 37)
  • Clévy (pièce 41)
  • Inspecteur Daimé (pièce 37)
  • Decorty (pièce 40)
  • Désauné (pièce 45)
  • Leblanc (pièce 27)
  • Maupin
  • Portalès - secrétaire (pièce 44)
  • Rochet - secrétaire (pièce 42)
  • Thévenard - secrétaire (pièce 46)

Affectation[modifier | modifier le code]

Les agents affectés aux Brigades Spéciales (BS) sont exclusivement des volontaires issus du corps des gardiens de la paix de la police de Paris, voire des éléments recrutés sur concours avant 1937. Ils étaient pour la plupart d'origine provinciale et nés avant la première guerre mondiale.

Ces policiers intègrent les RG ou les BS à partir de mars 1940, puis à l'été 1941 et enfin en 1942.
Les premiers, sont des gardiens de la paix,détachés comme inspecteurs auxiliaires de la DRG à la déclaration de guerre qui se retrouvent versé dans les BS après la dissolution de la DRG. Titularisés inspecteurs spéciaux, ils constituent l'ossature de la BS2.
Les seconds sont des gardiens de la paix, zélés, de la BS1. Les plus zélés se trouvaient dans les 3e et 4e groupes du BS2 commandés par Bouton membre du PPF de Doriot et Gaston Barrachin. Ceux de 1942, sont soit de jeunes policiers membres du PPF ou du RNP entrés à la police de Paris par idéologie, soit des jeunes devenus policiers pour échapper au STO et affectés, aux BS.
La plupart de ces inspecteurs sont et vivent dans un climat xénophobe, antisémite et anticommuniste. Les volontaires étaient nombreux car, pour ces fonctionnaires, c'était l'assurance d'une excellente gratification (primes, médailles, etc.) et d'un avancement rapide (même en cas d'échec aux concours).
La politique collaborationiste du régime de Vichy permet une coopération étroite entre les forces répressives allemandes et françaises. C'est ainsi que le 8 août 1942, René Bousquet secrétaire général de la police de Vichy et Karl Oberg Höherer der SS und Polizeiführer en France signent un accord de coopération.
Les brigades spéciales travaillent ainsi avec les différents services de sécurité allemands, (Geheime Feld Polizei, Ordnungspolizei, Kripo, Gestapo, Sicherheitsdienst...) afin de démanteler les groupes de guérilla, à Paris en particulier, qui entretiennent un sentiment d'insécurité au sein des troupes occupantes.

Méthodologie[modifier | modifier le code]

Les principales méthodes étaient déjà pratiquées depuis de nombreuses années : Fichers, indicateurs puis filatures, arrestation, interrogatoire, passage à tabac, torture...

Les inspecteurs chargés d’une surveillance marchaient en binômes. Ils devaient téléphoner au chef de groupe quotidiennement, afin de rendre compte et recevoir des ordres. Tous les deux jours, ils devaient présenter des rapports. Une fois les personnes connues, une seconde équipe, voire une troisième, était jointe à la première afin d’identifier la personne filée. L’identification connue, la BS cherchait à repérer sa, ou ses, planques. S’il s’agissait de surveiller un lieu fixe où le camouflage était difficile, ils utilisaient des camions bâchés ou des camionnettes. La filature s’effectuait par des équipes dont les membres étaient échelonnés de 50 mètres de part et d’autre du trottoir. Les policiers pouvaient être camouflés en ouvriers, en employés des PTT ou de la RATP, voire en clochards.

Des résistants ont signalé avoir été suivis par des individus portant l'étoile jaune. Aucun camouflage n’était tabou. La filature pouvait durer plusieurs mois, afin d’être la plus efficace possible. Lorsqu’un résistant se sentait traqué, les inspecteurs relâchaient la surveillance afin qu’il doute de son sentiment.

Une fois arrêté le Résistant était amené dans les locaux de la Brigade Spéciale à la Préfecture de Police. Dans un premier temps, il y était interrogé et torturé puis il était interné, déporté ou exécuté.

Lutte contre la MOI[modifier | modifier le code]

Histoire de la première filature[modifier | modifier le code]

Janvier 1943 : Les BS effectuent la première filature dont la cible est l’organisation communiste de la jeunesse juive et son appareil de propagande.

Le 18 février 1943 les policiers suivent deux résistants de la jeunesse juive, qui rencontrent une jeune fille accompagnée d’une fillette que les inspecteurs n’ont pas encore identifiés mais dont ils connaissent les « surnoms » : Lucien, Bertrand et Martine. Les BS perdent leurs traces lorsque le groupe rentre dans un immeuble à plusieurs sorties (qu’ils ignoraient).
Le 21 février 1943 la police retrouve la trace de Bertrand et le suivent jusqu'à sa planque 8 rue Stanislas-Meunier à Paris. Bertrand ressort accompagné de Martine. Désormais ces deux résistants sont logés.
Voici les portraits parlés de Bertrand et Martine par les inspecteurs de la BS2 :
Bertrand : 22 ans, 1,70 m, mince, nez long, visage type sémite, cheveux châtain clair rejetés en arrière, retombant sur le côté. Pardessus bleu marine à martingale, pantalon noir, souliers jaunes, chaussettes grises.
Martine : 20 ans, 1,60 m, corpulence moyenne, cheveux châtain moyen relevés sur le devant et retombant sur la nuque. Nez légèrement retroussé, teint mat, non fardée, vêtue d’un manteau beige avec fronces dans le dos, bas blancs ; elle porte un sac à provision gris et un sac à main noir. Elle est accompagnée d’une fillette.

Le 23 mars 1943, Henri Krasucki dit Bertrand, l'un des 4 membres de la direction de la jeunesse juive, et sa compagne Paulette Sliwka dite Martine (la petite fille était Lilli Krasucki sa sœur) sont arrêtés ainsi que 57 autres jeunes juifs de nationalité étrangère, qui seront déportés, sous l’inculpation d’assassinats, menées terroristes et complicité.

Histoire de la seconde filature[modifier | modifier le code]

22 avril 1943 : Les BS effectuent une seconde filature dont la cible est la branche politique de la MOI.

La nouvelle filature commence à partir du dénommé Maroc, qui faisait partie de ceux qui avaient été laissés en réserve, au cours de précédentes arrestations, pour servir de point de départ (à son insu bien entendu) pour de nouvelles opérations.
Le 24 avril Maroc rencontre Henri, dont les BS font le portrait parlé :
Henri : 32 ans environ, 1,60 m, corpulence moyenne, teint clair, visage juif, cheveux bruns, coiffé d’un chapeau marron clair à bords larges, légèrement relevé sur le derrière, pardessus gris beige à martingale avec des raies longitudinales marron, pantalon gris, souliers noirs, genre élégant.
Les BS identifient rapidement Henri ; il s’agit de Adam Rayski responsable de l’organisation juive de la MOI (le 2e détachement).
Début mai 1943 l’adjoint d'Adam Rayski, Idel Barszczewski dit Korman dit Orléans sera pris en filature, identifié et une de ses planques logées (square du Tarn).
Le 27 mai Adam Rayski, Idel Barszczewski, Jacques Rawine (responsable de la zone sud), Techka Tenenbaum et Edouard Kowalski (membres de la direction des MOI) se rendent, par groupe séparés, à une réunion au 32 rue Guyot pisté par les inspecteurs de la BS2. Cette réunion regroupait donc les membres de la direction nationale juive de la MOI. Toutefois, les policiers n’interviennent pas.

Fin juin 1943, sur plus de 150 militants filés, 71 seront arrêtés et déportés sauf les combattants du 2e détachement qui seront remis par la police française aux Allemands de la Geheime Feld Polizei.

Histoire de la troisième filature[modifier | modifier le code]

26 juillet 1943 : les BS effectuent une troisième filature dont la cible est la branche politique de la MOI.

La 3e filature commence, fortuitement, à partir de Marcel Rayman, qui n’avait pu être appréhendé en raison de sa très grande méfiance.
Le 21 octobre 1943 la BS prend en filature à la gare de l’Est un commando de dérailleurs (Léon Goldberg, Mosze Fingercweig, Jonas Geduldig dit Martiniuk, Thomas Elek, Joseph Boczor, Wolf Wajsbrot et Ildo Stanzani) qui partent en opération. Tous (à l’exception des deux derniers) prennent un train, par groupe de deux pour Nangis. Le groupe traverse Saint-Julien-les-Villas et les inspecteurs de la BS les « perdent » de vue. Les policiers se rendent bien compte que l’équipe se dirige vers le lieu de l’opération sans pour autant l’en empêcher.

Le commando fera dérailler, à Grandpuits près de Mormant un train se composant de 51 wagons dont 27 seront détruits et obstrueront les deux voies, occasionnant la destruction de blé, bois, divers colis et des moteurs d’avions. Deux convoyeurs militaires allemands sont tués et le chef de train est légèrement blessé.

Le 16 novembre 1943 un vaste coup de filet est lancé par les Brigades spéciales.

68 résistants seront arrêtés, parmi les premiers à tomber Missak Manouchian et Joseph Epstein, qui seront arrêtés à la gare d’Évry Petit Bourg.

Bilan des 3 filatures[modifier | modifier le code]

  • 1re filature : janvier à mars 1943, 57 arrestations et démantèlement de l’organisation politique de la jeunesse juive et de l'appareil de propagande.
  • 2e filature : mars à juin 1943, 71 arrestations et démantèlement de l’organisation politique juive des MOI et du 2e détachement juif des FTP-MOI.
  • 3e filature : juillet à novembre 1943, 68 arrestations et démantèlement des FTP-MOI et de son appareil logistique.

Parmi les 68 résistants arrêtés la BS constate qu’il y a 33 « aryens » dont 19 étrangers, 35 juifs dont 30 étrangers et 21 femmes dans l’ensemble.

Au total, les BS ont fait tomber 196 résistants.

Les spécialités des BS[modifier | modifier le code]

  • La filature : elle était parfaitement maîtrisée par les inspecteurs des Brigades spéciales. Cette science policière était très importante ainsi que l’art du portrait parlé.
  • Portrait parlé : il s’agissait de mémoriser en quelques instants le portrait du filé, jusqu’au plus petit détail vestimentaire, tel que la couleur des chaussures voire des chaussettes…
  • L’interrogatoire : particulièrement brutal, matraquages, coup de poings, de pieds, de nerfs de bœufs, sur des prisonniers menottés aux mains et aux jambes.

Bilan total[modifier | modifier le code]

Les 200 à 220 policiers de cette brigade ont opéré de janvier 1942 à la fin de la guerre 1 599 arrestations.

Parmi les individus arrêtés, 216, dont les noms sont connus, ont été fusillés.

La Libération et l’Epuration[modifier | modifier le code]

A la libération, 150 policiers des brigades spéciales sont poursuivis. 64 inspecteurs sont condamnés dont 22 à la peine de mort, 10 seront exécutés.

Sur la centaine de policiers passés par la BS2 « antiterroriste », 50 ont été traduits en justice :

  • 8 condamnations à mort (dont trois par contumace),
  • 6 condamnations à des peines de travaux forcés à perpétuité,
  • 12 condamnations à des peines de travaux forcés ou de prison (dont 9 égales ou supérieures à 10 ans),
  • 1 condamnation à la seule indignité nationale
  • 1 acquittement
  • 22 affaires classées
  • Joseph Curinier est entré à la Préfecture comme gardien de la paix en 1937; ce jeune policier a, comme nombre de ses collègues gardiens de la paix, bénéficié des circonstances pour quitter la tenue. Détaché aux Brigades spéciales des RG comme inspecteur auxiliaire, dès l'automne 1939, il a pris du galon, pour devenir inspecteur « spécial ». Il participera à des dizaines d'arrestations. À la Libération il est interné et le 26 octobre 1944, il passe devant la commission d'épuration. Il risque gros, comme tous les membres des deux brigades spéciales de la Préfecture de police. D'autant plus que le président de la commission d'épuration est lui-même passé entre les mains de ces hommes qui ne dédaignaient pas avoir recours à la violence. Or Joseph Curinier est le seul de ces policiers à reconnaître avoir frappé, mais, affirme-t-il devant les « épurateurs » incrédules, c'est dans des circonstances bien particulières : pour ne pas se trahir et parce qu'il a été sommé de le faire, par un chef de groupe à la recherche de « traîtres » qui, au sein des BS, renseignent la Résistance… Car Joseph Curinier appartient à la Résistance, précisément au Service du renseignement (SR) du Mouvement de libération nationale (MLN) !
  • Connu de ses collègues comme « un mangeur de juif », l’inspecteur principal Sadovski organise des surveillances et multiplie les opérations à proximité des gares, dans les lieux publics. Avec quelques dizaines d'inspecteurs, son service est responsable de milliers d'arrestations, dont les victimes ne sont pratiquement jamais revenues de déportation. Les archives montrent ce que pouvait être le zèle de ces hommes.

Si ces Brigades spéciales ont été d'une grande « efficacité », les archives de l'épuration démontrent toutefois que ces groupes spécialisés dans la chasse aux « terroristes » ont, au total, arrêté moins de juifs ou de résistants que les services de police traditionnels.

Quelques noms[modifier | modifier le code]

  • André Baillet : Commissaire puis directeur aux Renseignements généraux. Il est chargé, avant l'invasion allemande, de créer une brigade des propos alarmistes chargé de traquer les membres du Parti communiste[1] puis les anti-allemands[2] et les ennemis intérieurs. Sa haine des résistants se manifestait quotidiennement en procédant à de nombreuses arrestations et interrogatoires en frappant avec un nerf de boeuf les prisonniers. Il déposa avec acharnement aux procès de plusieurs résistants.
  • Gaston Barrachin (né en 1900) : inspecteur principal de police français et tortionnaire il est à l'origine de l'arrestation du Groupe Manouchian. Il est à l'origine également de l'arrestation de 70 résistants dont 18 seront fusillés, 11 seront déportés, 14 disparaitront sans laisser de traces et 2 mourront suite aux tortures et mauvais traitement de Barrachin et de ses inspecteurs[3]. Arrêté et incarcéré à Fresnes, tente, à l'aide d'une imprimerie de fabriquer de faux documents pour compromettre des résistants ; condamné à mort en octobre 1945 et fusillé le 19 janvier 1946 à Montrouge.
  • Maurice Bel : inspecteur de police français, 2e section des Renseignements Généraux, puis Brigade spéciale des RG. En fuite à la Libération, il s'engage en septembre 1944 dans les chasseurs à pied et participe aux campagnes d'Alsace et d'Allemagne. Blessé par une mine, qui lui arrache une jambe, il est décoré de la croix de guerre avec palme, mais il est identifié et est incarcéré en 1946. Le tribunal déclare un non-lieu et il est libéré le 19 novembre 1946.
  • Fernand David : Commissaire divisionnaire, chef de la BS1. Né en 1908, il entre à la police de Paris comme secrétaire de commissariat en 1932. En 1939, il est reçu au concours de commissaire de la ville de Paris et est affecté à la direction générale de la police municipale de Paris. En 1941, Lucien Rottée le nomme chef de de la BS1. Anti-communiste il organise les Brigades Spéciales « qui existaient déjà avant sa nomination »[4] Condamné à mort il est exécuté le 5 mai 1945.
  • Jean Dides : inspecteur principal, 5e section des Renseignements Généraux, spécialiste des affaires juives à la préfecture de police de 1942 à 1944).
    Révoqué par une commission d'épuration à la Libération, jamais jugé, prend la tête d'une Association des éloignés de l'Administration en 1946. Réintégré à la faveur des débuts de la guerre froide, il devient commissaire de police et participe à la réorganisation de la police nationale et à l'épuration des éléments communistes de la CRS. Il fut élu poujadiste en janvier 1956.
  •  ? Laville : inspecteur de la police française, 5e section des Renseignements Généraux, organisateur d'une équipe de voie publique pour traquer les Juifs dans Paris. Arrêté avec Antoine Santoni il est jugé le 25 janvier 1946 et condamné à mort. Le jugement est cassé, il est rejugé et bénéficie de « circonstances atténuantes ». Il est finalement condamné aux travaux forcés à perpétuité le 10 mai 1946.
  • Lucien Rottée : inspecteur de la police française, Renseignements généraux. Condamné à mort et fusillé à Montrouge le 5 mai 1945.
  •  ? Sadowski : inspecteur principal adjoint de la police française, animateur de la Section Juive de la police à Paris.
  • Antoine Santoni : inspecteur de la police française, Renseignements généraux, organisateur d'une équipe de voie publique pour traquer les Juifs dans Paris à partir de février 1942. À la Libération, s'enfuit en Allemagne puis essaye de gagner l'Italie. Après beaucoup de péripéties, il est acquitté, en 1953, par le tribunal militaire de Paris. Il retrouve ses droits et réintègre la police comme officier.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la M.O.I. dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989.
  • Jean-Marc Berlière, « L'épuration de la police parisienne en 1944-1945 » in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 49, Presses de Science Po, janvier-mars 1996, p. 63-81.
  • Jean-Marc Berlière, entrée Brigades spéciales in Michel Auboin, Arnaud Teyssier, Jean Tulard (dir.), Histoire et dictionnaire de la police, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2005, p. 587-589.
  • Jean-Marc Berlière et Denis Peschanski, « La police parisienne face à la lutte armée » in Jean-Marc Berlière et Denis Peschanski (dir.), Pouvoirs et polices au XXe siècle, Bruxelles, Complexes, 1997, p. 137-176.
  • Jean-Marc Berlière et Laurent Chabrun, Les policiers français sous l'Occupation, Perrin, 2001. Réédition : Perrin, collection « Tempus », 2009.
  • Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Le sang des communistes. Les Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée. Automne 1941, Paris, Fayard, collection « Nouvelles études contemporaines », 2004.
  • Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Liquider les traîtres, la face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont, 2007.
  • Frédéric Couderc, Les R.G. sous l'Occupation. Quand la police française traquait les résistants, Olivier Orban, 1992.
  • Denis Peschanski, « La confrontation radicale. Résistants communistes parisiens vs Brigades spéciales », texte préparatoire septembre 2003 à la publication in Les Résistances, miroir des régimes d'oppression. Allemagne, France, Italie, François Marcot et Didier Musiedlak (dir.), Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, série Historiques, 2006, p. 335-349.
  • Richard Montbeyre, L'épuration administrative dirigée contre les services de lutte anticommuniste de la Préfecture de Police de Paris à la Libération, Mémoire de Master 2 Recherche d'Histoire du Droit, 2005-2006.
  • Louis Sadosky, édition critique établie et présentée par Laurent Joly, Berlin, 1942. Chronique d'une détention par la Gestapo, CNRS Éditions, 2009. Compte rendu sur le site Histoire@Politique (www.histoire-politique.fr).
  • François Marcot, La Résistance et les Français, lutte armée et maquis.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Le PCF était alors interdit en France
  2. La Brigade spéciale des Renseignements généraux
  3. La délation sous l'occupation par André Halimi page 261
  4. La Résistance et les Français, Lutte armée et Maquis par François Marcot page 178