Pierre Clostermann

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Pierre Clostermann
Image illustrative de l'article Pierre Clostermann

Naissance 28 février 1921
Curitiba, Brésil
Décès 22 mars 2006 (à 85 ans)
Montesquieu-des-Albères, France
Origine Flag of France.svg France
Allégeance Ensign of the Royal Air Force.svg Royal Air Force
Flag of Free France 1940-1944.svg FFL
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 19421945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand-Croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945 (27 citations)
DFC and bar
Chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem,
Autres fonctions Homme politique, industriel, écrivain

Pierre-Henri Clostermann (né le 28 février 1921 à Curitiba au Brésil, mort le 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères, Pyrénées-Orientales), est un aviateur français qui s'est distingué au cours de la Seconde Guerre mondiale. Surnommé « Premier chasseur de France »[1], il est fait Compagnon de la Libération avant de devenir un homme politique, un écrivain et un industriel français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Henri Clostermann est le fils d'un diplomate d'origine alsacienne et lorraine en poste au Brésil où il croise Jean Mermoz et Henri Guillaumet, alors pilotes de l'Aéropostale. En 1935, il reçoit son baptême de l'air sur l'hydravion Latécoère Lieutenant de Vaisseau Paris sur l'étang de Biscarosse. En 1937, à l'âge de seize ans, il apprend à piloter sur Bücker Jungmann[2] à l'aéroclub du Brésil à Manguinhos. Son instructeur était un allemand, Karl Benitz, qui fut tué en vol durant la guerre de 39-45[3]. De 1937 à 1940, il prépare un diplôme d'ingénieur aéronautique au California Institute of Technology[4] . En 1940, il obtient son diplôme d'ingénieur en aéronautique et son brevet de pilote professionnel américain[3].Il rejoint alors l'Angleterre, via le Brésil, l'Uruguay et l'Afrique du Sud, pour s'engager dans les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL). Il a déjà 315 heures de vol à son actif.[3]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann a été affecté à des escadrons équipés de Spitfire de 1942 à 1944

Arrivé en Angleterre à la fin de 1940, Pierre Clostermann est testé en vol, successivement à Sywell (sur Tiger Moth) et à Aston Down (sur Miles Master). Dans les deux cas il est noté "Above average" (au-dessus de la moyenne) et est sélectionné pour suivre les cours d'élève-officier de la RAF de Cranwell. C'est à Sywell, qu'il croise pour la première fois celui qui deviendra son meilleur ami, Jacques Remlinger[3].

Pierre Clostermann a volé sur Hawker Tempest pendant la campagne de Hollande en 1945.

Après huit mois d'instructions pendant lesquelles il apprend "les procédures anglaises les systèmes locaux de navigation, la lecture de carte en rase-mottes dans le brouillard"[5], il sort 1er, avec une note de 100/100[3].

En janvier 1942, il est affecté à l'Operational Training Unit 61 de Rednal (Pays de Galles) où il effectue son premier vol sur Spitfire (matricule TO-S)[5].

Il est affecté en janvier 1943 sur au 341 Squadron « Alsace » qui combat sur Spitfire. Le 12 mai, il abattu au-dessus de la Manche par un Messerschmitt 109. Il se parachute sans dommage[3].Il remporte ses deux premières victoires aériennes sur des FW 190 le 27 juillet 1943[3][5]. Le 27 août, il est le numéro 2 de René Mouchotte lorsqu'ils sont pris dans un très intense combat en escortant une vague de 60 Forteresses Volantes missionnée pour bombarder une division blindée allemande en manœuvre au sud de Saint Omer[5]. Clostermann, handicapé par le calage de son compresseur, perd de l'altitude et reprend le combat sans avoir pu rejoindre son leader. Il abat un Foke-Wulf - sa troisième victoire[5]. Le commandant Mouchotte disparaît au cours de cette mission. A la suite de cette disparition, Clostermann est astreint à des missions secondaires par le nouveau chef Bernard Dupérier, qui le tient pour responsable de la baisse morale de l'unité. Le 25 septembre, au cours d'une mission de calibrage, il obtient une quatrième victoire, sur un Me109[3][5]. Il est invité par son Squadron Leader Malan et Al Deere, son wing Commander, à rejoindre l'unité de son choix. Clostermann demande alors son affectation au Squadron 602 "City of Glagow" pour rejoindre son ami Jacques Remlinger[5].

Le Squadron 602 est basé à Ashford au sud-est de l'Angleterre. Ses chasseurs sont de vieux Spitfire V, aux ailes tronquées, optimisés pour les missions à basse altitude. Les missions s'enchaînent et varient entre mitraillage de navire, escorte de bombardiers et attaques des premières rampes V1.

Le Squadron 602 déménage bientôt aux Orcades bien loin des premières lignes, le but étant de déjouer toute tentative de bombardement et surtout de reconnaissance de la part de la Luftwaffe au-dessus de la base navale de Scapa Flow. Clostermann et Remlinger y feront ensemble les 400 coups en vol aussi bien qu'au sol, empruntant l'avion personnel du chef de la base pour que Jacques puisse rejoindre l'une de ses nombreuses conquêtes…! Le 7 février 1944, Clostermann est contraint à un atterrissage d'urgence suite à une panne mécanique, en plein brouillard alors que la nuit est déjà tombée : bilan, un genou enflé.

L'unité finit par redescendre plus au sud au printemps, à Detling. Là se succèdent les bombardements en piqué contre les rampes V1 et les ports et l'escorte des bombardiers américains au-dessus du territoire français. C'est lors de ces missions que Clostermann observera impuissant l'imprécision des bombardements américains causant la mort de bon nombre de ses compatriotes civils. Le 8 mai, l'as se défait d'un FW 190 au large de Dieppe mais se voit bientôt affecté comme aide de camp en prélude de l'invasion de l'Europe. Tenu au secret le plus strict, il ne peut voler avant le jour J.

Le 6 juin commence le débarquement en Normandie. Clostermann vole toujours avec Remlinger, tantôt comme ailier, tantôt comme leader, lors de nombreuses missions d'attaques au sol non sans ramener leurs avions troués par une DCA allemande toujours plus précise. Le 11 juin, les deux hommes seront les premiers pilotes français à se poser sur le territoire national. Clostermann pour sa part revendiquera 5 succès en combat aérien dans cette campagne et à peu près autant de victoires probables avant d'être retiré des opérations actives, fatigue oblige. Il recevra la DFC pour ses 300 missions de guerre et 11 victoires aériennes (selon les critères britanniques).

Cantonné à l'état-major et faisant partie de la liste des pilotes interdits de vol par le général De Gaulle lui-même, Clostermann contourne le problème et parvient grâce à l'appui de connaissances à se faire muter au Wing 122 majoritairement équipé du chasseur ultra moderne Hawker Tempest. Véritable unité d'élite, elle est la seule à tenir tête aux chasseurs allemands pendant les deux semaines qui suivirent l'opération Bodenplatte du 1er janvier 1945.

Le sous-lieutenant Clostermann débarque à Volkel aux Pays-Bas sous un hiver glacial en ce début d'année 1945 et prend en charge tour à tour des Flight du Squadron 274, 56 et le Squadron 3. Étant données les performances du Tempest, le Wing 122 est chargé de contenir la Luftwaffe (en particulier le Me 262 à réaction) ainsi que d'attaquer le réseau ferré ennemi et sa DCA meurtrière. Plusieurs de ses chefs y laisseront leur vie essentiellement à cause de la terrible Flak allemande, à laquelle Pierre Clostermann est particulièrement allergique.

Les missions se succèdent à un rythme effréné, souvent sous une météo déplorable. Le 7 mars, c'est un Me 262 qui lui file entre les doigts, ses armes de bord s'étant enrayées coup sur coup. Le 28 mars, il doit effectuer un nouvel atterrissage sur le ventre de nuit mais s'en sort quasi indemne. En avril, il tente sans succès d'intercepter un drôle d'oiseau possédant une hélice à l'avant et une à l'arrière, qui se révèlera être un Do 335, un appareil ultra rapide tracto-propluslsif. Alors qu'il est chargé d''une attaque sur l'aérodrome de Schwerin, Clostermann perd 6 avions sur 8 en moins d'une minute, tous à cause de la Flak ! Il apprendra plus tard que cet aérodrome spécialement protégé était réservé à l'évacuation de dignitaires allemands et qu'il avait accueillit le FW Kondor personnel de Hitler. Le 21 avril, il se fait descendre par un adversaire qu'il croyait pourtant à sa portée : résultat, un Tempest en moins, une belle frayeur et des applaudissements moqueurs de ses camarades.

Son plus beau succès vient le 3 mai. Après une journée bien chargée avec un FW 190 abattu et deux autres endommagés au sol, on le rappelle en toute fin de soirée pour attaquer la base aéronavale de Grossembrode à 140 km et ultra bien défendue par la Flak et 200 Me 109 et FW 190. Malgré tout, Pierre parvient à aligner 24 Tempest pour une attaque épique qui va durer quelques minutes seulement au cœur d'un déluge de feu. 7 Tempest seront abattus pour deux fois plus de pertes coté allemand. Clostermann pour sa part aura détruit ou endommagé au sol trois appareils et abattu trois autres avions plus deux en collaboration.

Il termine la guerre comme lieutenant de l'Armée de l'air française (Je reçus une note du Ministère de l'Air, contresignée d'un général FFI, m'annonçant que par une grande faveur et à titre exceptionnel, on me nommait Lieutenant de réserve - Le grand cirque, dernier chapitre "la porte se ferme") et Group Captain (colonel) de la Royal Air Force. Il est démobilisé le 27 août 1945. C'est le plus grand as français de la Seconde Guerre mondiale avec 33 victoires homologuées, la plupart remportées sur des avions de chasse allemands. Il a également détruit de nombreux avions ennemis au sol, des locomotives, camions et chars, mais aussi deux vedettes lance-torpilles, ce qui lui vaut à 24 ans d'être proclamé à l'ordre du jour « le premier chasseur de France », par le général de Gaulle.

Promu commandant, il sert de 1956 à 1957 en Algérie sur Broussard, expérience qui lui inspirera son roman Appui feu sur l'oued Hallaïl. Pierre Clostermann termine sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air[6],[7].

Vie civile[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, il entame une carrière d'écrivain en relatant sa vie de pilote de chasse. Paru en 1948, son ouvrage Le Grand Cirque est publié à 3 millions d'exemplaires, et traduit dans plus de 30 langues. Il rencontre un succès mondial et est adapté en bande dessinée et au cinéma à plusieurs reprises. Selon l'auteur américain William Faulkner, « Le Grand Cirque est le meilleur livre qui soit sorti de la guerre. »

Clostermann publie également des ouvrages sur la pêche au gros, une de ses grandes passions, Des poissons si grands, Spartacus l'espadon, Mémoires au bout d'un fil, et plusieurs livres de souvenirs tels que L'Histoire vécue ou Une vie pas comme les autres.

Après l'obtention de ses diplômes d'ingénieur aéronautique à la section aéronautique du California Institute of Technology aux États-Unis (ces diplômes ne sont pas reconnus par l'industrie aéronautique militaire française) et de sciences politiques à l'université d'Oxford, il devient en 1962 directeur commercial de la société des Avions Max Holste qui devient plus tard Reims Aviation, société qui produit sous sa direction près de 5000 avions de tourisme. Il est également vice-président de la Cessna Aircraft Company, administrateur du groupe Marcel Dassault pour la sous-traitance du Transall et de l'Airbus A300, et administrateur de Renault.

En 1973, Pierre Clostermann enseigne également à l'école d'état-major de l'US Air Force.

Héros des Forces aériennes françaises libres, il connaît une vie aventureuse, côtoyant des personnalités telles que Hemingway, de Gaulle, Che Guevara[8], Salazar, Rudel, Joseph Kessel et Romain Gary[9]. Parlant couramment le portugais, il sert d'agent de liaison discret entre Paris (de Gaulle) et Lisbonne (Salazar) lors des rébellions anticolonialistes en Angola et au Mozambique[8].

À la suite du séminaire afro-asiatique de 1965, auquel il est invité par le président algérien Ben Bella, Pierre Clostermann est reçu au domicile de Krim Belkacem, chef historique du Front de libération nationale (FLN) :

« Me voilà donc chez Krim, ne sachant pas trop sur quel pied danser. J'entre dans le salon et la première personne qui vient vers moi est Che Guevara qui me dit : "Je suis très heureux de vous rencontrer. En 1948, à la faculté de médecine, mon professeur de français me faisait lire et traduire des passages du Grand Cirque. On m'a beaucoup parlé de vos convictions libérales et de votre attitude à l'égard du Tiers-monde." Nous sommes placés côte à côte à table et commençons en espagnol et en français, qu'il parle convenablement, une conversation qui se terminera à 4 heures du matin, assis sur un banc sous une tonnelle du parc de Saint-Georges ! »

— Pierre Clostermann, L'Histoire vécue

C'est durant son enfance au Brésil que ses parents diplomates auraient régulièrement reçu à leur domicile Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, alors évêque, quinze ans avant qu'il ne devienne le pape Pie XII. C'est en souvenir de cette période et en hommage à ses actes héroïques que le pape Pie XII élève Pierre Clostermann au rang de Chevalier dans l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Pierre Clostermann a eu trois enfants avec sa femme Jacqueline : Jacques, Jean-Pierre et Michel.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Pierre-Henri Clostermann
Fonctions
Parlementaire français
Député 1946-1958
1967-1969
1946 –
Gouvernement IVe République-Ve République
Groupe politique UDSR (1946-1948)
ADS (1948-1955)
RRRS (1956-1958)
UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1969)
Biographie
Date de naissance 28 février 1921
Date de décès 22 mars 2006
Résidence Bas-Rhin
Marne
Seine
Yvelines

Comme plusieurs fidèles du général de Gaulle, Pierre Clostermann rejoint, après la guerre, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance. Conduisant dans le Bas-Rhin la liste du Rassemblement des gauches républicaines et de l'Union gaulliste, il est élu le 2 juin 1946, à 25 ans, député de la seconde assemblée constituante par 55 060 suffrages sur 320 411 exprimés. Élu secrétaire de l'assemblée et membre des commissions de la défense nationale, de comptabilité et des pensions civiles et militaires, il vote la confiance au gouvernement Georges Bidault (19 et 26 juin) et contre le projet de constitution.

Il est de nouveau candidat de l'Union gaulliste aux élections législatives du 10 novembre, et sa liste obtient 93 469 voix sur 303 464 suffrages exprimés. Nommé secrétaire de l'Assemblée les 3 décembre 1946 et 14 janvier 1947, il fait partie des commissions de la défense nationale (1946-1949) et des pensions (1950), il est nommé juré à la Haute Cour de justice (1948). Membre du groupe parlementaire de l'UDSR, il anime l'aile gaulliste la plus inconditionnelle de l'UDSR, se heurtant alors, notamment, à François Mitterrand. Puis, en 1948, il quitte l'UDSR, quand le courant gaulliste de ce parti décide de ne plus pratiquer la double appartenance entre l'UDSR et le Rassemblement du peuple français, et s'inscrit au groupe de l'Action démocratique et sociale.

Il soutient le gouvernement Paul Ramadier quand les ministres communistes sont renvoyés (4 mai 1947), vote contre la nationalisation des écoles des houillères (14 mai 1948), s'abstient sur la ratification du plan Marshall (7 juillet), vote pour le Conseil de l'Europe et le Pacte de l'Atlantique Nord (9 et 26 juillet 1949), mais s'oppose à la réforme électorale du 7 mai 1951 créant le scrutin de liste majoritaire départemental avec apparentement.

Tête de liste RPF dans la Marne aux élections législatives du 17 juin suivant, celle-ci obtient 26,2 % des voix, lui-même étant réélu par 49 501 suffrages sur 175 364 exprimés. À l'Assemblée, il est membre des commissions de la défense nationale (1951) et de la famille (1955), et suppléant à la commission des immunités parlementaires (1955). Il vote pour les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), contre la CECA (13 décembre), s'abstient lors de l'investiture d'Antoine Pinay (6 mars 1952) et de Joseph Laniel (26 juin 1953) auquel il refuse la confiance après Điện Biên Phủ (13 mai et 12 juin 1954), vote l'investiture de Pierre Mendès France (17 juin) et les accords de Genève qui mettent fin à la guerre d'Indochine (23 juillet), s'oppose à la CED, vote les accords de Londres (12 octobre) et de Paris (29 décembre) sur la fin de l'occupation de l'Allemagne et son réarmement, vote en faveur de la politique de Mendès France en Afrique du Nord lors de sa chute le 4 février 1955, accorde sa confiance à Edgar Faure (23 février) qu'il soutient sur la réforme électorale et la date des élections (16 et 29 novembre, jour de la chute du cabinet).

Candidat dans la 1re circonscription de la Seine en seconde position sur la liste radicale de Vincent de Moro Giafferi lors des élections anticipées du 2 janvier 1956, il est réélu par 81 404 voix sur 457 266 suffrages exprimés. Inscrit au groupe républicain radical et radical-socialiste, il est membre des commissions de la défense nationale et de la marine marchande (1956-1957). Il vote l'investiture de Guy Mollet (31 janvier 1956) et les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars), avant d'obtenir son congé à compter du 26 juin pour participer aux opérations en Algérie. De retour à l'Assemblée, il vote contre la CEE et l'Euratom (9 juillet 1957), en faveur de la confiance lors de l'investiture du gouvernement Pierre Pflimlin (13 mai 1958), contre l'instauration de l'état d'urgence le 16, pour l'investiture du général de Gaulle (1er juin) et pour la révision constitutionnelle (2 juin).

Réélu député UNR-UDT de la 5e circonscription de Seine-et-Oise en 1962, député UDVème de la 4e circonscription des Yvelines en 1967 et député UDR des Yvelines en 1968, il démissionne le 19 septembre 1969 pour permettre à Maurice Couve de Murville de retrouver un siège à l'Assemblée[10], où il occupe la vice-présidence de la commission de la défense nationale et des forces armées de 1963 à 1969[6].

Il a également été membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté, créé en 1981 après la victoire de la gauche[11].

Élu pour la première fois à 25 ans, il est alors « le plus jeune député de France ». Il est ensuite réélu 8 fois au Parlement.

Décorations[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann a reçu la Croix de guerre avec 27 citations, ainsi que la DFC and bar, une haute décoration britannique mais qui a été décernée à de nombreux aviateurs étrangers. Il reste jusqu'à sa mort l'homme « le plus décoré de France ».

Rubans[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg Medaille de la Resistance avec rosette ribbon.svg Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre ribbon.svg
Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg Dso-ribbon.png UK DFC w bar BAR.svg Silver Star ribbon.svg Air Medal ribbon.svg Croix de guerre B.jpg Ordre du Nichan Iftikhar GO ribbon (Tunisia).svg Equestrian order of the Holy Sepulcher of Jerusalem BAR.svg

Intitulés des décorations françaises[modifier | modifier le code]

Intitulés des décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann a traduit et préfacé Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach.

Il est de plus l'auteur de nombreuses préfaces : Pilote de Stukas, les Éperviers de la mer, Roland Garros, Le Temps des Partisans, Le Temps des Aigles, La Dernière Tempête, Dictionnaire universel de l'aviation, Paul Lengellé : "l'un des peintres les plus marquants de l'histoire de l'aviation", Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918, Briseurs de Barrages, Chemins D'Ecume, La Pêche en Bord de Mer, La pêche à la traîne, etc.

Postérité[modifier | modifier le code]

La promotion 2006 de l'École de l'air porte son nom.

Il existe sept rues nommées « Pierre Clostermann » :

  • Rue Pierre-Clostermann, Rethel, Ardennes, Champagne-Ardenne
  • Rue Pierre-Clostermann, Mont-de-Marsan, Landes, Aquitaine
  • Rue Pierre-Clostermann, Le Havre, Seine-Maritime, Haute-Normandie, depuis 2004[12]
  • Rue Pierre-Clostermann, Le Chesnay, Yvelines, Île-de-France, où Clostermann a vécu et est enterré[13]
  • Rue Pierre-Clostermann, Dugny, Seine-Saint-Denis, Île-de-France[14]
  • Rue Pierre-Clostermann, Aubigny-sur-Nère, Cher, Centre, inaugurée en avril 2010[15]
  • Rue Pierre-Clostermann, Garges-lès-Gonesse, Val-d'Oise, Île-de-France

ainsi qu'un square à Longues-sur-Mer, Calvados, Basse-Normandie.

Tableau de chasse[modifier | modifier le code]

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33 victoires homologuées en combat aérien suivant les règles de l'Armée de l'air :

24 avions divers détruits ou mis hors de combat au cours de mitraillages d'aérodromes :

12 appareils endommagés ou probablement détruits en combat aérien :

  • 6 Focke-Wulf Fw 190
  • 6 Messerschmitt Bf 109

Objectifs détruits au cours de missions d'assaut :

  • 72 locomotives et trains attaqués
  • 225 camions de transports routiers, dont une trentaine de camions-citernes
  • 5 tanks
  • 2 vedettes lance-torpilles
  • 1 sous-marin de 500 tonnes en coopération
  • Divers objectifs attaqués tels que raffinerie, ponts…

Il totalise

  • 293 missions de guerre offensives à grand rayon d'action
  • 97 missions d'assaut et de bombardement
  • 40 missions de chasse défensives

soit un total de près de 2 000 heures de vol dont 600 en mission de guerre.

Une polémique concernant le palmarès de Pierre Clostermann est apparue à la suite de la publication d'un livre où Christian-Jacques Ehrengardt, historien et éditeur aéronautique, conteste les 33 victoires attribuées à Pierre Clostermann selon le système de décompte de l'Armée de l'air, et ne lui en accorde que 12, « identifiées avec certitude ». Un procès en diffamation donne raison à Pierre Clostermann, qui n'en revendique personnellement que 23 (les victoires, croix pleines, peintes sur le flanc de son Hawker Tempest JF-E Le Grand Charles en attestent) sur la base du tableau dressé le 1er novembre 1945 par le Fighter Command et signé de l’Air Vice Marshall H. J. Broadhurst. Ce débat illustre la difficulté de la comparaison de palmarès établis suivant des règles différentes.

Voici les 23 victoires homologuées par le Fighter Command selon Pierre Clostermann cité dans son livre Le Grand Cirque. Cette liste est établie en fonction des différents paragraphes, des fiches de vols, des rapports de combats et des citations. L'auteur ayant écrit son histoire au jour le jour, certain blancs existent quant aux dates précises des combats :

11 victoires sur Spitfire IX :

12 victoires sur Tempest V :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision no 208 du Journal officiel du 6 juin 1946 par lequel le général de Gaulle a élevé Pierre Clostermann au grade de Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'honneur
  2. http://ww2aces.e-monsite.com/pages/france/pierre-clostermann.html
  3. a, b, c, d, e, f, g et h http://www.pierre-clostermann.com/chronologie.html
  4. Fichier PDF sur Caltech.edu
  5. a, b, c, d, e, f et g Le Grand Cirque 2000. Éditions Flamarion. Paris 2001
  6. a et b « Pierre Clostermann, Héros de la France Libre », sur le site des Chemins de mémoire.
  7. Archives du Service historique de l'Armée de l'air et Les Français du ciel, dictionnaire historique, Académie nationale de l'air et de l'espace, le cherche midi éd., 2005
  8. a et b L'Histoire vécue, Flammarion
  9. Une vie pas comme les autres, Flammarion
  10. Jean-Philippe de Garate, Couve de Murville, 1907-1999 : Un président impossible, Paris, Harmattan,‎ 2007 (ISBN 2296035698), p. 361.
  11. Présentation du MIL
  12. Compte-rendu de la séance du conseil municipal du Havre du 26 janvier 2004.
  13. « Pierre Clostermann : Héros de la France libre », Événéments : Magazine de la ville du Chesnay, no 77, avril 2006, p. 11.
  14. (en) Monique Houssin, Résistantes et résistants en Seine-Saint-Denis : Un nom, une rue, une histoire, Éditions de l'Atelier,‎ 2004, 271 p. (ISBN 2-708-23730-6), « Dugny : Un nom, une rue, une histoire », p. 76.
  15. « La rue Pierre-Clostermann inaugurée », aubigny.net, 26 avril 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le grand cirque (1949) G. Peclet, P. Clostermann joué par Pierre Cressoy.
  • Clostermann : les as de la France libre, film documentaire de Jean-Louis Bernardelli, GCB média, Palaiseau, s. d., 55 min (DVD)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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