Pont-à-Marcq

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pont (toponyme).
Pont-à-Marcq
L'église
L'église
Blason de Pont-à-Marcq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Pont-à-Marcq
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Daniel Cambier
2014-2020
Code postal 59710
Code commune 59466
Démographie
Gentilé Pontamarcquois
Population
municipale
2 701 hab. (2011)
Densité 1 217 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 21″ N 3° 07′ 01″ E / 50.5225, 3.11694444444 ()50° 31′ 21″ Nord 3° 07′ 01″ Est / 50.5225, 3.11694444444 ()  
Altitude Min. 29 m – Max. 42 m
Superficie 2,22 km2
Localisation

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Pont-à-Marcq

Pont-à-Marcq est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Pontamarcquois.
Le nom jeté des habitants est les fauchés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur la Marque et sur les Routes nationales RN 49 et RN 17

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-à-Marcq
Avelin Ennevelin
Pont-à-Marcq
Mérignies

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-à-Marcq (Nord)

Les armes Pont-à-Marcq se blasonnent ainsi : « De sable à l'aigle d'argent becquée et membrée d'or ».

Toponyme[modifier | modifier le code]

Noms anciens : Marcha, en 1108, dans une lettre de l'évêque Balderic (Miraeus). Pons de Marcha, 1176, cart. de Loos. Pont de Marke, Marque-en-Pévèle ' , avant l'an X.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville doit son importance et son statut de chef-lieu de canton à sa situation privilégiée sur l'axe Lille-Douai à mi-chemin entre les deux villes. Vocable désignait à l'origine la contrée boisée et marécageuse que les Atrébates et les Nerviens considéraient comme leur frontière commune ainsi que la rivière qui traversait leur région. Plusieurs noms désignaient cette commune, "Pons de Marka", "Marque en Peule", "Marcq en Pévèle", jusqu'à la réforme administrative de 1802 où prévalut le nom actuel de Pont-à-Marcq.

Occupant une position stratégique, Pont-à-Marcq se devait de posséder son château : Le Buzelin, qui appartenait à la famille Deleplanque dont le dernier descendant Jean décéda en 1554.

Pont-à-Marcq vit passer de nombreuses troupes ennemies qui pillaient tout sur leur passage. En 1304, elle fut un point de passage important de la route vers Lille lors de la Bataille de Mons-en-Pévèle. Pendant la Révolution, entre 1792 et 1793, les troupes Autrichiennes qui assiégeaient Lille y campèrent et y commirent de nombreuses exécutions. L'église, notamment, servit de garnison, et, après les guerres de la Révolution et de l'Empire, était en piteux état. Après plusieurs projets, elle fut reconstruite en 1842 par Florian Desprez, curé, qui devint plus tard Évêque et Cardinal de Toulouse.

Pont-à-Marcq dans son canton et son arrondissement

Enfin en septembre 1944, les troupes Allemandes en retraite, décident de se retrancher dans la commune pour retarder l'avance alliée. Ils y installèrent des chars et des canons de 135. Ce sont les grenadiers de la Garde Royale qui, après une très dure bataille, les délogeront. Tous les ans, les derniers acteurs de cet affrontement viennent en pèlerinage se recueillir sur les lieux de leurs exploits.

Pont-à-Marcq fut de tous temps un relais hôtelier et routier. La première hôtellerie est signalée en 1284 ; au XVIIe siècle, on y compte trois auberges et une brasserie. C'est Louvois, ministre de Louis XIV, qui y crée un relais de poste aux chevaux (il n'y en avait que quatre dans la chatellerie de Lille : Lille, Douai, Armentières, Pont-à-Marcq). En 1672 le relais est affirmé par Jean-Baptiste Mauroy ; c'est F. Bulteau, lequel donna toute une lignée de maires, qui, en 1756, édifia les bâtiments qui existent encore aujourd'hui. Le relais compta plus de trente chevaux et vit le passage de Napoléon Ier et de Louis XVIII.

Marque-en-Pévèle a été acheté par Michel de Hangouart et réuni à la baronie d'Avelin (Maubus). Les châtelains conservèrent à Marque d'autres biens que Louis XIV possédait encore en 1648. Il y avait au pont de Marque un péage, et un autre, près de là , au pont Thibaut, qui gênait la circulation. Les États de la Flandre- Wallonne furent autorisés à les racheter du sieur Lafitte et à les supprimer par arrêt du Conseil, dii 24 juin 1738, à charge d'entretenir la chaussée [Recueil des édits). Les Français s'emparèrent de Marque pendant le siège de Lille de 1708, et y restèrent les 11, 12 et 13 septembre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert De Man PS  
mars 2008 en cours Daniel Cambier PC  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 701 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
508 406 498 624 714 764 794 826 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 830 813 765 745 806 856 921 914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
883 897 900 813 869 875 918 933 1 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 492 1 486 1 652 1 940 1 912 2 115 2 380 2 393 2 634
2011 - - - - - - - -
2 701 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Pont-à-Marcq en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
3,4 
75 à 89 ans
5,6 
7,6 
60 à 74 ans
9,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,4 
25,1 
30 à 44 ans
27,2 
17,0 
15 à 29 ans
16,4 
26,4 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Jeunesse Sports et Culture de Pont-à-Marcq www.jscpam.fr

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Laurent Roland est un sculpteur français né en 1746 à Pont-à-Marcq, près de Lille, dans le Nord de la France, et mort à Paris en 1816. Son œuvre néoclassique marque le prolongement de l'esthétique du XVIIIe siècle au début du siècle suivant.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]