Mérignies

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Mérignies
Allée principale du château
Allée principale du château
Blason de Mérignies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Pont-à-Marcq
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Francis Melon
2014-2020
Code postal 59710
Code commune 59398
Démographie
Population
municipale
2 533 hab. (2011)
Densité 294 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 23″ N 3° 06′ 39″ E / 50.5063888889, 3.11083333333 ()50° 30′ 23″ Nord 3° 06′ 39″ Est / 50.5063888889, 3.11083333333 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 56 m
Superficie 8,61 km2
Localisation

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Mérignies est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Le village conserve un charme rural indéniable et une partie de son activité agricole. De par sa proximité de Lille et des grands axes de communication, Elle est devenue un village résidentiel dont la population ne cesse d'augmenter.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mérignies est située dans la Pévèle entre Pont-à-Marcq et Bersée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mérignies
Avelin Pont-à-Marcq Ennevelin Templeuve
Tourmignies Mérignies Cappelle-en-Pévèle
Mons-en-Pévèle Bersée

Toponymie[modifier | modifier le code]

les noms des hameaux font beaucoup référence à la plaine humide de la Marque : La Chantraine (Chant des Rainettes), La Mousserie, La Verderie, La Rosée, Molpas (pas mou) Bois Lambert, Bois de Choques, Bois de Rupilly, La Plaine du Moulin, La Rosière, Nouveau Jeu, La Gaillarderie, Les Coquelicots, Les Bleuets, Les Grands Prés, Les Petits Prés.

Noms anciens : Meregnies, en 1147, cartulaire de Saint Vaast. Merenniis, 1164, id. Meuregnien, 1167, eart. de l'abbaye de Liessies. Mereines.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les sols sont constitués de craie en profondeur, recouverte d'une couche d'argile (argile de Louvil), puis d'une épaisse couche de sable de plus de 15 m (sables d'Ostricourt / glauconieux et denses en profondeur) — le sable est affleurant sous forme de limons sableux notamment dans la Plaine du Moulin. L'étang de la Mousserie, contigu, est le résultat d'une ancienne sablière. Au-dessus du sable, revient à beaucoup d'endroits une dernière couche d'argile (Argile d'Orchies). L'ensemble de ces strates est incliné dans le sol et la craie réapparait en surface sur le site de Lesquin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte des tuiles romaines dans les murs en chevron de l'église semble indiquer une implantation humaine à l'époque gallo-romaine. Aucune découverte archéologique ne témoigne d'une implantation humaine avant cette époque même si le site, proche d'un cours d'eau et au cœur de terres fertiles semble tout à fait adapté aux besoins des premières populations sédentaires dans nos régions. L'existence du petit village de Merennus est attesté en 1164. Les terres appartiennent alors aux châtelains de Lille qui restent les seigneurs jusqu'en 1440 date à laquelle la seigneurie est vendue à la famille de Tenremonde. (La terre de Mérignies et de La Broyé, tenue du châtelain de Lille, fut vendue en 1440, 2,600 livres parisis, monnaie de Flandre).

Les Tenremonde fondent un château en 1640 dont les vestiges des communs et des écuries sont encore visibles aujourd'hui dans le château dit de la Rosée. Cette puissante famille voit son nom associé à l'histoire du village jusqu'en 1864. Mérignies compta des administrateurs renommés comme Gilbert de Tenremonde qui fut bailli de Lille, Antoine de Tenremonde qui contribua à la rédaction des lois et coutumes de Lille en 1540 ou Pierre Petitpas qui devint grand prévost de Tournai en 1585.

Certains indices, comme la toponymie, portent à croire que la fameuse bataille de Mons en Pévèle en 1304, pendant laquelle Philippe le Bel défait les armées flamandes, se déroule en grande partie sur le territoire de Mérignies. Au cours du Moyen Âge, Mérignies voit s'élever plusieurs châteaux sur son territoire. L'un des rares témoins de l'histoire industrielle de Mérignies encore visible aujourd'hui est la tour d'un moulin à vent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Mérignies (59) Nord-France.svg

Les armes de Mérignies se blasonnent ainsi : "Plumeté d'or et de sable." ( le sable est la couleur noire en héraldique)

Il s'agit des armoiries de la famille Tenremonde. Ce blason est attesté dans les manuscrits depuis 1417. Ces armoiries ont été adoptées par la commune de Mérignies au début du XXe siècle sous l'impulsion du chanoine Leuridan, actif président de la commission d'héraldique du Pas de Calais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Francis Melon Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 533 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
621 616 723 826 958 1 002 1 007 964 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
938 948 901 920 919 931 898 909 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865 845 830 771 745 723 773 756 797
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
787 875 1 077 1 462 1 724 2 055 2 231 2 213 2 386
2011 - - - - - - - -
2 533 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mérignies en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,1 
3,8 
75 à 89 ans
5,9 
13,7 
60 à 74 ans
12,0 
23,7 
45 à 59 ans
23,0 
19,4 
30 à 44 ans
23,2 
14,4 
15 à 29 ans
14,0 
25,1 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mérignies dans son canton et son arrondissement

Église St-Amand : origine Moyen Âge, murs composés en grès de Pève, de briques et fragments de tuiles, murs latéraux en briques et pierres alternées. Intérieur : colonnes aux chapiteaux ornés d'une double rangée de crochets. Chœur à pans coupés éclairé de fenêtres gothiques et d'une troisième circulaire. Voûte de la nef en bois en forme de carène.

Étang de la Mousserie : accès public, plan d'eau géré par association de pêche.

Divertissements dans la commune[modifier | modifier le code]

Mérignies dispose d'une bibliothèque, d'un complexe multisport, d'une salle de spectacle, d'un terrain extérieur de basket, d'un terrain de bicross, de nombreux sentiers pour se balader et d'un golf de 18 trous (36 trous en travaux), Mérignies Golf, http://www.merigniesgolf.com/page.php, d'une salle de fête.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Gousselaire

Michel Gousselaire, né en 1629 à Mérignies, religieux de l'ordre de Cîteaux, prend l'habit monastique à l'abbaye Notre Dame du Repos à Loos et y prononce ses vœux en 1650. Après avoir été ordonné prêtre, il est chargé de la direction de divers monastères de filles. Il est aussi sous-prieur et ensuite procureur et historien de son monastère. Le chapitre général de Cîteaux lui donne la charge de Syndic de la Province Gallo-Belgique. Il rend un service considérable aux Maisons religieuses où il a demeuré, en copiant exactement leurs titres, privilèges, donations etc Outre cela il a composé aussi une bonne histoire inédite de l'abbaye de Loos : Historia Chronologica Laudensis Monasterii à prima fundatione (en 1148) usque ad annum MDCCVI Ms en 2 gros vol Cet ouvrage qui se conservait à l'Abbaye de Loos, renferme, outre ce qui la regarde divers événements mémorables, comme des gelées et chaleurs excessives, des mortalités, différentes guerres, sièges, batailles, traités de paix etc Un autre volume fort précieux est celui que dom Michel Gouselaire rédigea en 1699, à la prière de l'abbesse de Marquette, madame Elisabeth de Crevant de Humières. Gouselaire, a intitulé ce volume : Sommaire et répertoire des titres de l'abbaye de Notre Dame du Repos à Marquette, de Flines et du Verger. En 1706 Fénelon rend visite à Gousselaire dans sa dernière maladie. Michel Gousselaire meurt à l'abbaye de Marquette, où il est directeur le 3 décembre 1706 âgé de près de 77 ans.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]