Quesnoy-sur-Deûle
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| Quesnoy-sur-Deûle | |
|---|---|
L'hôtel de ville de Quesnoy-sur-Deûle |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Nord |
| Arrondissement | Arrondissement de Lille |
| Canton | Canton de Quesnoy-sur-Deûle (Chef-lieu) |
| Code commune | 59482 |
| Code postal | 59890 |
| Maire Mandat en cours |
Roger Lefebvre 2008-2014 |
| Intercommunalité | Lille Métropole |
| Démographie | |
| Population | 7 139 hab. (2009) |
| Densité | 497 hab./km2 |
| Gentilé | Quesnoysiens |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 12 m — maxi. 21 m |
| Superficie | 14,36 km2 |
Quesnoy-sur-Deûle est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Sur l'ex-route nationale 49 (devenue en 2006 la route départementale 949), Quesnoy-sur-Deûle doit son nom au passage de la Deûle qui coupe la ville en deux.
Située à 12 kilomètres de Lille, à 6 kilomètres de la frontière belge et à 4 kilomètres de la rocade Nord-Ouest, cette ville présente à la fois les attraits de la ville et de la campagne.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Toponymie
Attestations anciennes : Caisnoit 1132[1], De Kaisneto 1138[2].
Du vieux picard caisnoi « chênaie », issu du bas latin cassinetu ou cassanetu[3], du bas latin d'origine gauloise cassanus ou cassinus (peut-être influencé par fraxinus, frêne), suivi du suffixe latin -etum désignant un « lieu planté d'arbres appartenant à la même espèce » et qui a évolué en -oit > -oy en picard, alors qu'ailleurs dans le domaine d'oïl, il a généralement donné -ay (> français moderne -aie, d'une forme féminine -aye. cf. chênaie).
Homonymie avec le Quesnoy, etc.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Quesnoy-sur-Deûle se blasonnent ainsi : « Échiqueté d'or et de gueules. ». Le Blason de la ville reprend les armes des seigneurs de Quesnoy, accompagnées de la croix de guerre accordée à la majorité des villes du secteur. |
[modifier] Histoire
Quesnoy est la forme picarde équivalente du français chênaie, issue du bas latin cassinus, d'origine gauloise *cassanos ou *cassinos (quesne, chêne était d'ailleurs jadis graphié caisne), suivi du suffixe -etu(m) servant a désigner un groupe d'arbres appartenant à la même espèce, masculin à l'origine ey > ay > aie, devenu féminin en français, mais pas dans les dialectes (cf. le Quesnoy). -oy est la forme particulière prise par ce suffixe en dialecte picard.
Quesnoy-Sur-Deûle est située sur l'unique route reliant Lille à Comines, sa voisine. Jusqu'au XVIIIe siècle, Quesnoy souffre des pillages des armées françaises aux XIIIe et XVIe siècles. Quesnoy doit son essor à la Deûle où pas moins de 2400 bateaux passent par an. Dès le XIXe siècle, au village rural s'ajoutent de nombreuses industries (lin, huileries, brasseries, distilleries, sucrerie…). Elles apportent une prospérité économique. De par sa position, Quesnoy a souffert des guerres, notamment celle de 1914-1918 durant laquelle la ville est détruite à 95%. La ville, chef-lieu du canton, appartient à la communauté urbaine de Lille depuis 1966 et s'est jumelée en 1990 à Swisttal-Buschhoven en Allemagne.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1790 | Auguste Ghesquière | |||
| 1800 | 1820 | Jean Guillard | ||
| 1820 | 1827 | Bauduin Fauvarque | ||
| 1827 | 1839 | Alexandre Lepercq | ||
| 1839 | 1863 | Charles Fretin | ||
| 1863 | 1881 | Louis D'Halluin | ||
| 1882 | 1882 | Jean Coget | ||
| 1882 | 1885 | Jean Dervaux | ||
| 1885 | 1904 | Charles Bodé | ||
| 1904 | 1920 | Jean Vandermersch | ||
| 1920 | 1926 | Paul Lepercq | ||
| 1926 | 1930 | Jules Chailly | ||
| 1930 | 1940 | Maurice Dervaux | ||
| 1940 | 1945 | René Gadenne | ||
| 1945 | 1971 | Albert Walquemanne | ||
| 1971 | 1972 | Géry Crépel | ||
| 1972 | mars 1989 | Jacques Grave | ||
| mars 1989 | En cours | Roger Lefebvre | PS puis sans étiquette | Retraité |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Élu il y a une vingtaine d'années alors qu'il appartient au Parti socialiste, Roger Lefebvre, professeur d'histoire-géographie aujourd'hui en retraite, s'est présenté ensuite « sans étiquette ». Il a connu des mandats avec et sans opposition.
[modifier] Démographie depuis 1793
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Quesnoy-sur-Deûle depuis cette date :

[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Jumelages
Swisttal (Allemagne). Depuis plus de 25 ans Quesnoy entretient cahin-caha des rapports privilégiés avec Buschhoven, une commune proche de Bonn. Les contacts avaient d'abord été établis entre leurs corps de pompiers et musiciens. En 1990 un jumelage officiel est scellé. Entretemps, Buschhoven est rattachée au regroupement de 10 communes de la vallée de la Swist qui a pris le nom de Swisttal. Situées à 380 km l'une de l'autre, les communes échangent principalement entre municipalités par le biais d'un voyage annuel de micro-délégations, dans un sens les années paires et dans l'autre les années impaires.
[modifier] Lieux et monuments
- Église Saint-Michel (XXe siècle)
L'église d'origine sera reconstruite au XIXe siècle par Charles Leroy, architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille. Cette église sera détruite durant la Grande Guerre en 1914 pour être reconstruite par la suite dans l'état où nous la connaissons actuellement.
De style néo-flamand, la mairie a été créée par l'architecte Lepercq. Le bâtiment est doté de pignons à pas de moineaux (en escaliers), fronton circulaire, clochetons, et utilisation de la brique et de la pierre. Dans le hall, se trouve la maquette d'un château construit au XVIe siècle pour protéger la cité et la campagne environnante qui a été détruit après la Révolution française[11]. Depuis l'an 2000, un carillon situé sur la façade sonne à chaque heure les notes de "l'eau vive" de Guy Béart, en référence à la vallée de la Deûle.
[modifier] Galerie d'images
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste Peterinck, (1652-1708), bailli de la ville, grand-père de François Joseph Peterinck, faïencier et porcelainier de Tournai
- André Copin, peintre, né en 1911 à Quesnoy et mort en 1998, son fils reste en lien avec la commune à laquelle il a fait don d'œuvres de l'artiste.
- Victor Brochard philosophe
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 552. Liste Quesnay-Guesnon.
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume I, Librairie Droz 1990. p. 270.
- A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 31 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 8 février 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur Insee. Consulté le 8 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Quesnoy-sur-Deûle en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
- À la Révolution, le château fut réquisitionné et transformé en prison. Fortement dégradé, il fut ensuite vendu à un marchand de matériaux qui le détruisit pour vendre les briques et les pierres.
[modifier] Liens externes
- Site officiel
- Lille Métropole - Communauté urbaine de Lille
- Quesnoy-sur-Deûle sur le site de l'Institut géographique national
- Site officiel du club de foot