Noyelles-lès-Seclin

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Noyelles-lès-Seclin
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Blason de Noyelles-lès-Seclin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Seclin-Nord
Intercommunalité Lille Métropole
Maire
Mandat
Alain Dusausoy
2014-2020
Code postal 59139
Code commune 59437
Démographie
Gentilé Noyellois
Population
municipale
871 hab. (2011)
Densité 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 34′ 38″ N 3° 01′ 04″ E / 50.5772222222, 3.01777777778 ()50° 34′ 38″ Nord 3° 01′ 04″ Est / 50.5772222222, 3.01777777778 ()  
Altitude Min. 18 m – Max. 37 m
Superficie 2,38 km2
Localisation

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Noyelles-lès-Seclin

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Noyelles-lès-Seclin

Noyelles-lès-Seclin est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Noyelles-lès-Seclin dans son canton et son arrondissement

Noyelles-lès-Seclin est un village situé au sud de Lille (8 km), près de Wattignies, dans le canton de "Seclin-Nord", localisé dans le pays du Mélantois en Flandre romane. Une des particularités de Noyelles-lès-Seclin est qu'une partie non négligeable de la zone industrielle dite de Seclin est en réalité sur son terrain communal (70 hectares sur 170).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Noyelles-lès-Seclin
Emmerin Wattignies
Noyelles-lès-Seclin
Houplin-Ancoisne Seclin

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Noyelles-lès-Seclin (59) Nord-France.svg

Les armes de Noyelles-lès-Seclin se blasonnent ainsi :"D'argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'un trèfle de sinople[1]."

L'antiquité de ce lieu est constatée par un titre de l'an 825. Dans un plaid général tenu à Fives le 1er juillet de cette année, Gisle, sœur de Charles le chauve et femme du comte Evrard donna à l'abbaye de Cysoing dont son mari était fondateur, un manoir de 12 bonniers de terre sité à Noyelles-en-Mélantois (auj. Noyelles-lès-Seclin) Sources: Annuaire statistiques du dpt du Nord -Danel, 1830)

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

D'août à octobre 1708, Noyelles fut le théâtre, avec Wattignies et Templemars, de la bataille perdue pour le dégagement du siège de Lille. Le 1er duc de Malborough, en liaison avec les troupes Austro-Prussiennes du prince Eugène, assiégeait alors les deux grandes villes des Flandres : Lille et Audenarde (Belgique). Pour Lille, la plus grande et la plus difficile à prendre (fortifications récentes de Vauban), le siège était constitué d'un double cordon de défense : un cordon pour entourer Lille et un cordon plus grand pour empêcher le dégagement par les troupes Françaises venues du Sud. Les lignes de siège s'appuyaient sur les rivières. La partie la plus exposée couvrait un arc de cercle centré sur Wattignies et Noyelles. La bataille fut observée par le camp français au sud depuis le moulin de Noyelles. Le lieu-dit s'appelle Moulin du champ de bataille et Wattignies fut surnommée en 1800 "Wattignies la défaite" par contraste à Wattignies-la-Victoire (près de Maubeuge en 1793). Cette bataille fut décisive pour la suite des opérations anglaises sur le continent, celles qui conduisirent au traité d'Utrecht en 1713 (2 ans avant la mort de Louis XIV) qui déclenchera les premières pertes françaises au Canada.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En septembre 1944, Noyelles connut son heure de gloire lors de l'avancée des troupes alliées vers la Belgique et la Hollande. En effet, le village connaitra la seule et dernière opération défensive des allemands pour tenter de freiner la progression des troupes angloaméricaines.

Le 2 septembre, une compagnie SS oblige les soldats de la Wehrmacht à quitter le fort de Seclin, trop exposé, pour créer une position d'artillerie dans le lieu-dit "bois d'Emmerin". Protégés par des arbres, les allemands concentrent leurs canons et leurs munitions au milieu du bois, en tournant les canons vers le sud. Le 4 septembre les chars britanniques font leur apparition, venant de Seclin. Un 1er char "Shermann" traverse Noyelles et se déplace vers Ancoisne. Après 3 virages, le char est touché par un des canons cachés. Le char brûle puis explose avec ses 3 servants. Un 2e char traverse Noyelles et suit la même direction que le 1er . Il tombe lui aussi dans l'embuscade au 2e virage. Un 3e char se présente, toujours sur la même route.

Tous les villageois de Noyelles sont alors terrés dans les caves, le village étant sous couvre-feu permanent.

Un habitant du village, officier d'artillerie, voit le désastre par la lucarne du château blanc. Commandant d'une batterie de canons de 75 pendant la campagne de mai-juin 1940, il est prisonnier jusqu'en octobre 1941. Il fait partie des premiers officiers français libérés des camps allemands en tant qu'ingénieur en chef d'une usine de Lille. Son expérience lui permet de comprendre la tactique des artilleurs allemands. Malgré le couvre-feu, il sort de chez lui pour intercepter le 3e char qui va vers une mort certaine. Parlant couramment l'anglais grâce à son métier d'ingénieur dans les Indes Britanniques, il explique la situation au chef de char qui appelle aussitôt son officier dans un 4e char.

Le contact est établi malgré la surveillance du village par les SS qui attendent leur prochain "client". L'officier britannique monte alors au dernier étage du château blanc. Il prend la peine d'enlever sa casquette (repérage jumelles) et découvre la position cachée des allemands.

L'officier français lui indique que le meilleur angle de tir se trouve derrière l'église de Noyelles. Le 3e char recule et revient sur la place pour cette fois avancer très lentement jusque derrière l'église. Le servant prend l'angle de tir vers la position allemande et vide toutes ses réserves d'obus sur la cible qui est vite anéantie. Les obus britanniques déclenchent une réaction en chaîne sur les réserves de munitions allemandes qui sautent. La panique s'empare de la position. Les SS ne parviennent plus à maîtriser la situation. Ils s'enfuient à travers champs pour rejoindre le fort de Seclin.

Les britanniques ont ordre de reprendre leur route vers Lille et la Belgique. L'officier français demande instamment que les chars restent la nuit à Noyelles car il suppose que les Allemands ont compris qu'un habitant de Noyelles avait renseigné les Anglais sur leur position cachée. Après une demande au QG, l'autorisation de rester pour la nuit est donnée. Les habitants du village sont alors mobilisés pour creuser une tranchée dans le village au cas où les allemands tenteraient une sortie. La nuit passe et rien ne bouge. Au matin les britanniques (régiments irlandais) approchent le bois d'Emmerin pour découvrir que les Allemands ont abandonné leur position. Dans une grange on trouvera les corps des SS qui après s'être saoulés se sont donnés la mort à l'aide d'une grenade.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Noyelles-lès-Seclin a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[2].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1965 mars 1977 Raymond Delos    
mars 1997 octobre 1984 Alexandre Gratte    
décembre 1984 mars 2008 Alain Dusausoy Divers droite  
mars 2008 en cours Michel Demersseman    
Les données manquantes sont à compléter.

Disposant d'un budget annuel de trois millions d'euros (en 2009), la municipalité noyelloise a pour bâtiments : la Mairie, l'Espace Jules-Caulier, le Centre d'Animation Municipal (CAM), l'école Alphonse Theeten, la Maison des associations, l'église Saint Martin et l'Hôtel échevinal.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 871 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 285 283 326 352 411 427 439 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381 353 344 289 306 339 302 311 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
303 271 267 271 301 309 302 308 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
318 306 358 1 035 1 011 846 893 871 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 871 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 285 283 326 352 411 427 439 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381 353 344 289 306 339 302 311 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
303 271 267 271 301 309 302 308 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
318 306 358 1 035 1 011 846 893 871 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Noyelles-lès-Seclin en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
3,9 
75 à 89 ans
5,1 
14,1 
60 à 74 ans
12,1 
27,0 
45 à 59 ans
29,4 
21,4 
30 à 44 ans
21,0 
15,5 
15 à 29 ans
12,6 
18,2 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

École Alphonse Theeten[modifier | modifier le code]

Située au 11 rue du Marais, l'école se compose de classes maternelles et de classes primaires. Une chorale a été créée au sein de celle-ci. De plus, l'école se double d'une garderie périscolaire.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Carnaval des enfants (mars)
  • Fête des allumoirs (novembre)

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Football Club Noyelles-lez-Seclin (classé Excellence UFOLEP).
  • Association Jogging Passion.
  • Judo-club
  • Tennis-club de Noyelles.

Monuments et patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église, datant au moins du XVIe siècle, a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1969[8]. Les catholiques de l'église Saint-Martin sont rattachés à la paroisse Saint-Jehan en Mélantois à l'instar des fidèles de Notre-Dame de Lourdes à Ancoisne et de ceux de l'église d'Houplin.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Hôtel échevinal (construit en 1773, il servit de mairie jusqu'en 1976)
  • Grande Ferme (construite avant la Révolution et considérablement agrandie en 1850, elle est devenue Hôtel de Ville en 1995)
  • Plusieurs fermes à cour carrée (dont la plus ancienne est devenue restaurant).
  • Ancienne maison d'école (située place de l'église, elle existait déjà avant la Révolution)
  • Ancien presbytère (construit en 1748, il est devenu Maison des associations en 1997)
  • Restes (tour en briques) du moulin à l'entrée du village, près de l'emplacement d'un ancien moulin de bois. Construit en 1845 par Henri Malfait, il fut désaffecté vers 1910. Il perdit sa dernière aile en 1919.
  • Fort de Noyelles (construit en 1895, il connut des combats à la Libération en 1944)
  • Monument aux morts (érigé en 1924)
  • Chapelle Notre Dame de Lourdes (érigée en 1929, rue d'Ancoisne à la mémoire de Narcisse Laurent disparu le 25 septembre 1915 à la Butte du Mesnil dans la Marne)
  • Statue de Notre Dame de Fatima
  • Géant Louis-Séraphin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Baron Louis-Séraphin du Chambge, suppléant du député des Flandres Charles de Lannoy aux États généraux de 1789, était seigneur de Noyelles en 1780.

Transports[modifier | modifier le code]

Noyelles est desservie par les bus de la ligne 229-232 du réseau Transpole. Le village ne dispose pas de gare, la plus proche étant à Seclin.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]