Illies

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Illies
Église Saint-Vaast
Église Saint-Vaast
Blason de Illies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Bassée
Intercommunalité Lille Métropole
Maire
Mandat
Daniel Hayart
2014-2020
Code postal 59480
Code commune 59320
Démographie
Gentilé Illilois
Population
municipale
1 414 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 33′ 43″ N 2° 49′ 55″ E / 50.5619444444, 2.8319444444450° 33′ 43″ Nord 2° 49′ 55″ Est / 50.5619444444, 2.83194444444  
Altitude Min. 20 m – Max. 41 m
Superficie 7,91 km2
Localisation

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Illies est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Illies
Aubers Herlies
Lorgies Illies
La Bassée Salomé Marquillies

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire d' ILLIES.

I. La seigneurie et les seigneurs.

La seigneurie d'Illies, tenue du châtelain de Lille, comprenait un manoir sur motte entourée d'eau, 7 bonniers d'héritages, un moulin à vent, des rentes dues par 20 hôtes et tenants et plusieurs hommages.

Le seigneur d'Illies avait le droit de faire porter la chandelle chaque année, le mercredi de la

Pentecôte, en certain lieu de sa seigneurie,nommé le Riez de l'Escoeul, et d'y

fairel'ébattement ordinaire du jour;de faire tirer l'oiselet ou le gay le jour de Pâques closes, en tel lieu de sa seigneurie que bon lui semblait, en donnant une quenne d'étain;de se faire rendre les comptes des marguilliers et des ministres des pauvres.

L'abbaye de Loos possédait des biens à Illies, entre autres le manoir de l'Escoeul, près du grand chemin conduisant au moustier d'Illies. —Pierre Carpentier, trentième abbé de Loos, était né à Illies. (J. Le Groux,La Flandre gallicane).

Dans un acte de la fin du XIIe siècle, Wautier, doyen de La Bassée,fait savoir que se trouvant dans l'église d'Illies, où étaient beaucoup d'ecclésiastiques et de laïques, Hugues, chevalier d'Illies s'approcha de l'autel, en présence de l'assemblée, et offrit, per virgam et cespitem,

à l'abbaye de Loos un jardin et le champ voisin, provenant de Godin, avec la seule réserve d'un cens annuel de onze deniers, payables à la Noël. (Charles de l'abbaye de Loos, n° 43.)

Pierre dit Bruniel ou Bruniau, écuyer, était sire d'Illies et homme du châtelain de Lille en 1344 et 1347. (Abbaye de Loos, Nos 258 et 261.) On rencontre successivement comme seigneur d'Illies: Pierre Le Brun, chevalier, en 1389 ; — Marc d'Illies ; — Pierre d'Illies, écuyer, fils de feu Marc et de demoiselle Jeanne de Canteleu, en 1455 ; — Jennin  d'Illies fils de Pierre, en 1456. Après eux vint, en 1467. Jean de Ligny, dit. Gallois, le conseiller du châtelain Louis de Luxembourg. Gallois

trépassa, le 15 mars 1472, et eut sa sépulture à gauche du grand autel d'Illies. Marguerite de Ligny, sans doute fille de Gallois, était dame 'Illies en 1478 ; elle avait épousé Robert de Marquillies, dit Jennart,et lui avait donné Antoine de Marquillies, seigneur d'Illies en 1501.Quelques années plus tard, dès 1510, paraît Frédéric de Melun,seigneur d'Illies, de Gamans à Illies et de Hingettes, fils bâtard deJean de Melun, chevalier, seigneur d'Epinoy. Le bâtard de Melun,échanson de Charles, archiduc d'Autriche, en 1512, épousa, par contrat du 15 juillet 1513, Antoinette de Willerval, fille de Jean,écuyer, seigneur de Cottenes, et fut gouverneur, bailli et capitaine du château de Béthune, en 1522. Il laissa trois enfants auxquels il partagea ses biens, le 9 septembre 1547 et dont l'aîné suit.

Pierre de Melun, chevalier, seigneur de Cottenes, de Hingettes, d'Illies et de Gamans, épousa, par contrat du 11 septembre 1547; Philippe de Chables, dame de Bailleulmont ; elle était veuve en 1584,ayant eu six enfants, entre autres :

1° Adrien 1er, de Melun, seigneur de Cottenes.

2° Hugues de Melun, qui suit.

3° Anne de Melun, mariée à Louis de Mailly, seigneur de Quesnoysur-Deûle,

fils d'Edme et de Gabrielle d'Oignies.

Hugues de Melun, chevalier, seigneur d'Illies et de Gamans,épousa Marguerite Le Vasseur, fille de Jean (ou Julien), seigneur de Werquigneul, dont il eut 13 enfants. Le cinquième, BarthélemyFrançois de Melun, fut seigneur d'Illies et d'Omicourt. Il vivait, en 1696, avec Marie-Elisabeth Obbert, sa femme. Leur fille, MarieAnne-Françoise de Melun, héritière d'Illies, épousa, le 8 septembre 1698, son parent Adrien-Frédéric de Melun, chevalier, seigneur de Cottenes, arrière-petit-fils d'Adrien 1er seigneur de Cottenes. AdrienFrédéric vivait encore en 1725. (P. Anselme, T.V, pages 238-241), ayant au moins une fille, Adrienne-Louise-Isabelle de Melun, qui épousa, le 6 juillet 1734, Guy-Louis, chevalier de Guines, titré ensuite comte de Guines de Souastre. Il mourut à Paris en janvier 1763, ayant pour successeur son fils Adrien-Louis de Bonnières, comte de Souastre, dit le comte de Guines et ensuite le duc de Guines, naquit le 14 avril 1735, fut colonel du régiment de Navarre en 1761, brigadier des armées du roi, en 1762. Sa femme, Caroline-Françoise-Philippine de Montmorency, était fille de Louis-François, appelé prince de Montmorency, seigneur

de Neuville-Witasse, et de Marie-Anne-Thérèse, baronne de Blin. Adrien-Louis, duc de Guines, seigneur d'Illies, prit part en ces qualités à l'assemblée des nobles du Bailliage de Lille, appelée à élire les députés aux Etats-Généraux de 1789.

II. Fiefs sis à Illies.

Charlet (le demi-bonnier), à Illies, tenu du châtelain de Lille et consistant en un demi-bonnier de terre.

A Frédéric de Melun, seigneur d'Illies, au commencement du XVIe,siècle. Gamans, à Illies, fief vicomtier tenu du châtelain de Lille à 10 livresde relief, comprenait 10 bonniers de terre ahanable près du Moulin d'Illies et du lieu nommé le Martinoy, des rentes et plusieurs hommages.

Jeanne de Gamans, veuve de Louis d'Estaimbourg, possédait ce fief en 1456. En 1509, le bâtard de Melun, Frédéric, fils de Jean de Melun,

seigneur d'Espinoy, était seigneur de Hingettes et de Gamans. Il eut pour successeur son fils, Pierre de Melun, seigneur de Cottenes, SaintHilaire,

Hingettes, Gamans, allié à dame Philippe de Bailleulmont. Leur fils, Hugues de Melun, chevalier, fut seigneur d'Illies et de Gamans. (Voir Illies).

Le Hus, à Illies, fief vicomtier tenu du châtelain de Lille à 10 livres de relief, comprenait 7 mencaudées de terre, des rentes, les rejets et plantis sur les chemins et flégards du fief. Messire Estout d'Estouteville possédait ce fief du chef de sa femme Bonne de Herbamez, en 1456. — Puis Jacques de Le Candèle, époux d'Isabelle Deliot, par achat ; — leur fils Guillemot de Le Candèle, en 1504. Ensuite Jean de Buns, fils de Lancelot, en son vivant maître

d'hôtel de Madame Honorine de Melun, douairière de Mastrecq. Leauwe, à Illies, fief vicomtier tenu du châtelain de Lille à 30 sous de relief, comprenait 3 bonniers d'héritage et des rentes..Les possesseurs de ce fief étaient Colart Ly Auwe, en 1389 ; —Porrus de Leauwe, chevalier, seigneur de Lambres et de Cambrin en 1456 ;— Jeanne Du Pret, fille de Jacques et d'Isabeau Watepate, et épouse de Jean du Mez de Croix, 1505, seigneur de la Corbeillerie, à

Croix, mort sans génération ; — Wallerand de Croix, du chef de sa femme, Catherine de Waes, fille de Laurent et de Marie Du Pret, dame de Triestres. Catherine de Waes était veuve de Jean de La Rivière, seigneur de Warnes, dont le fils Philippe de La Rivière, seigneur de Warnes, hérita du fief de Leauwe qu'il transmit à son fils Philippe, écuyer, seigneur de Warnes, lequel le releva en 1608. Willy et Gavelin, à Illies, fief vicomtier tenu du châtelain de Lille à 7 sous parisis de relief, consistait en rentes. Les possesseurs de ce fief furent successivement Jeanne de Lepierre,1389 ; — Henri de La Vacquerie ; — Pierre de La Vacquerie, son frère ; —La dame de Rabodenghes, 1456; —Bertrand de Beaufremez,

écuyer, licencié ès-lois, 1504; — Jean de Zellebecque, dit Tacon, écuyer, seigneur de La Cessoye à Lambersart ; sa fille Jeanne de Zellebecque, épouse de Floris de Penin, écuyer. Le Transloy, à Illies, faisait originairement partie du domaine des châtelains, mais il en fut détaché avec le comté de Herlies, la ville de La Bassée et la terre de Garnin, pour former ensemble un seul fief sous le nom et titre de Comté de Herlies et seigneurie de La Bassée, à

tenir directement de la salle de Lille, lequel fief fut vendu le 22 mai 1572. (Voir Herlies et La Bassée). Le Transloy, tenu de la salle de Lille en toute justice haute, moyenne et basse exercée par les hommes cottiers du lieu, lesquels allaient prendre conseil a la loi de La Bassée et connaissaient de tous cas

criminels et civils et de toutes amendes jusqu'à 60 livres, consistait en rentes sur plusieurs hôtes et tenants qui devaient pour relief double rente au décès des hommes seulement, le relief n'étant point dû au décès des femmes. L'Escoeul, à Illies, comprenait un manoir possédé par l'abbaye de Loos qui en tenait une partie en franc-alleu et tenait le reste en fief du Châtelain de Lille en justice de vicomte et à un éperon d'or de relief sans autre service ni redevance. (Th. Leuridan, Les Châtelains de Lille, Cartulaire, n° 203).

Sources 1 : Bulletin de la commission historique du département du Nord, Tome XX,  Année 1897- Lille, Imprimerie Danel. –Statistique féodale du dpt du Nord ‘La châtellenie de Lille par TH. LEURIDAN. Sources 2': Recherches historiques par Michel Leconte.'''''

 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Illies dans son canton et son arrondissement

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Daniel Hayart PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 149 1 102 1 198 1 164 1 285 1 338 1 419 1 476 1 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 451 1 540 1 609 1 514 1 450 1 416 1 388 1 363 1 368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 367 1 379 1 471 1 205 1 203 1 202 1 205 1 178 1 193
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 198 1 236 1 156 1 083 1 194 1 258 1 388 1 406 1 414
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Illies en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
4,8 
75 à 89 ans
7,3 
7,5 
60 à 74 ans
9,5 
21,1 
45 à 59 ans
19,3 
22,5 
30 à 44 ans
24,9 
16,9 
15 à 29 ans
16,5 
27,2 
0 à 14 ans
22,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Illies fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Vaast. Détruite au cours de la première guerre mondiale, elle a été reconstruite après 1918 sur l'emplacement de l'édifice néogothique de Charles Leroy, l'architecte de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille.
  • Le cimetière allemand de la première guerre mondiale où reposent 2 890 soldats allemands.
  • La chapelle du village de Ligny-le-Grand

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Illies (Nord).svg

Les armes de Illies se blasonnent ainsi :"D'azur à sept besants d'or, 3, 3 et 1 au chef du même."

Le blason de Carvin est très ressemblant.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]