Genech

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Genech
La mairie.
La mairie.
Blason de Genech
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Cysoing
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Yves Olivier
2014-2020
Code postal 59242
Code commune 59258
Démographie
Gentilé Genechois
Population
municipale
2 611 hab. (2011)
Densité 350 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 53″ N 3° 13′ 02″ E / 50.5313888889, 3.2172222222250° 31′ 53″ Nord 3° 13′ 02″ Est / 50.5313888889, 3.21722222222  
Altitude Min. 29 m – Max. 59 m
Superficie 7,46 km2
Localisation

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Genech (Genst en flamand[1]) est une commune française, située dans le département du Nord, dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Genech est proche de la communauté urbaine de Lille Métropole, dans 500 hectares de nature, dont une grande partie boisée, pour une superficie totale de 736 hectares

Elle est en effet à environ 15 km au sud-est de Lille,

Distance par la route d'autres villes :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Genech
Cysoing Cobrieux
Templeuve Genech Mouchin
Nomain

Histoire[modifier | modifier le code]

Pévèle vient du gallo-romain Pabula, dérivé de Pabulus, qui signifie pâturages. L'étymologie du nom de Genech, vient d'un mot grec guné (femme) qui donne gynécée, d'où genech par corruption. Gynécée, sous la domination romaine cette appellation était donnée aux ateliers de femmes chargées de la confection des vêtements militaires.

Au Moyen Âge, Genech dépendait de la baronnie de Cysoing domaine de la Couronne de France, donné en dot par Louis le comte Évrard, duc de Frioul et fondateur de l'Abbaye Sainte-Calixte de Cysoing.

Avant la Révolution, Genech est un village agricole écoulant ses produits vers l'agglomération lilloise et en 1549 l'« assiette de l'impôt » indique 118 foyers, 262 mesures de labours, 186 mesures de prés, bois, viviers, 1 moulin à blé, 28 chevaux, 223 vaches, 145 moutons.

Quelques dates : 1853, 1157 habitants, 1872 : création de la gare de Genech. : ... fondation de l'école d'agriculture, d'abord centre d'initiation agricole et qui devint très vite un véritable institut d'enseignement théorique et pratique. L'industrie s'est installée et on compte à la fin du XIXe siècle : 2 tissages, 1 tannerie, 1 brasserie, 1 malterie, 2 moulins ; mais une partie de la population travaille néanmoins à Roubaix-Tourcoing ou Lille. 1914-1918 et 1939-1945 : occupation allemande. 1945 :inauguration de la nouvelle mairie

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Genech (59) Nord-France.svg

Les armes de Genech se blasonnent ainsi :" D'hermines à la croix de gueules, chargée de cinq quintefeuilles d'or ".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gérard Boutteville    
mars 2008 en cours Yves Olivier    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 858 927 974 1 126 1 124 1 112 1 125 1 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 152 1 154 1 169 1 119 1 133 1 131 1 126 1 092 1 131
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 123 1 080 1 119 1 074 1 110 1 094 1 097 1 146 1 109
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 008 1 089 1 187 1 372 1 642 2 050 2 587 2 611 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Genech en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,1 
2,2 
75 à 89 ans
4,7 
7,1 
60 à 74 ans
8,1 
18,9 
45 à 59 ans
20,7 
18,1 
30 à 44 ans
22,8 
33,7 
15 à 29 ans
23,9 
19,9 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Genech[modifier | modifier le code]

Le château de Genech fut construit dès le XIIIe siècle. Sa chapelle aurait abrité, jusqu'à la Révolution, une relique insigne; la tête de sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin.

En partie détruit par un incendie, il fut restauré vers 1600 par Maximilien de Sainte-Aldegonde qui y mourut en 1635. Son fils demeura au château. Celui-ci fut habité de manière à peu près continue par les seigneurs de Genech jusqu'en 1737.
Aux époques troublées le château de Genech servit de refuge aux habitants du village, lorsqu'ils étaient en danger.
Le château de Genech fut reconstruit en 1906 par Albert Crespel, industriel lillois. Il meubla le château avec du mobilier venant de la Loire. Et il a fait tracer une large allée afin d'atterrir avec son avion personnel. Cette somptuosité ne put être maintenue par les héritiers et le château fut abandonné, puis donné à la commune de Genech, ne pouvant assumer les rénovations.
Puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut occupé par les Allemands qui causèrent encore bien des déprédations et l'abandonnèrent dans un état pitoyable en 1945. L'État s'en rend alors acquéreur en 1969.

Le château abrite, depuis 2004, l'administration et le CDI du lycée général et professionnel Charlotte-Perriand. Les salles de classe se trouvant dans ses jardins.

L'église Notre-Dame-de-la-Visitation[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-la-Visitation de Genech.

La première mention de l'église de Genech date de 1164.

L'église fut, entièrement reconstruite au milieu du XVIe siècle sous l'impulsion de Mathéas de Barbé, abbé de Cysoing (1526-1565). En effet, Genech faisait partie de l'ancien diocèse de Tournai. Sa vétusté a entraîné une reconstruction quasi totale de l'édifice. Les murs témoignent des remaniements ayant eu lieu de manière économique; les fenêtres ont notamment été diminuées à l'aide de briques.
Le clocher qui se trouve en façade est un exemple du gothique troubadour représentatif de l'époque de la Restauration.

L'église possède une riche série de tableaux datant du XVIIe siècle. Dans le chœur, le maître-autel et le retable (privé de son tableau en 1900), sont de belles pièces baroques. Les stalles et les boiseries ont été apportées en ce lieu par Albert Crespel, propriétaire du château de Genech. Dans les nefs latérales, deux autels de bois sculptés du XVIIIe siècle, puis dans les chapelles, deux retables probablement transformés à partir d'œuvres du XVIIIe siècle. Le tableau le plus beau est un extraordinaire arbre de Jessé, qui est la représentation de la généalogie du Christ d'après les Évangiles. Le triptyque qui se trouve dans la chapelle de droite représente le sacre de saint Martin, ou saint Nicolas. Sur les volets, est représenté Erasme d'Autel, abbé de Cysoing, en compagnie de son saint patron, puis des miracles de saint Nicolas. Aux revers de ceux-ci, sont présents Évrard de Frioul et son épouse Gisèle, petite-fille de Charlemagne, qui sont à l'origine de l'abbaye de Cysoing, représentés devant la tour de ce monastère en cours de construction (1624). Sont également représentés dans la chapelle de gauche, un Dieu de Pitié, sainte Aldegonde et saint Nicolas.

Moyens de transport[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Genech.

La gare de Genech qui fut construite au début du siècle et toujours desservie aujourd'hui mais il n'y a ni possibilité de s'abriter ni de se restaurer car la gare fut murée en 1997 à cause des squatteurs qui la dégradaient.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]