Phalempin

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Phalempin
Hôtel de Ville de Phalempin
Hôtel de Ville de Phalempin
Blason de Phalempin
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Pont-à-Marcq
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Thierry Lazaro
2014-2020
Code postal 59133
Code commune 59462
Démographie
Gentilé Phalempinois, Phalempinoises
Population
municipale
4 446 hab. (2011)
Densité 561 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 03″ N 3° 01′ 02″ E / 50.5175, 3.01722222222 ()50° 31′ 03″ Nord 3° 01′ 02″ Est / 50.5175, 3.01722222222 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 65 m
Superficie 7,93 km2
Localisation

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Phalempin est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Capitale historique du Carembault, Phalempin se situe en Flandre romane à 12,7 km au sud de Lille et 16,5 km au nord de Lens sur la RD 62.

Gare SNCF (Lignes Lille-Douai-Arras-Amiens-Rouen et Lille-Lens).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Phalempin
Chemy Seclin
Camphin-en-Carembault Phalempin Attiches
Libercourt Wahagnies La Neuville
L'Eglise de Phalempin

Forêt de Phalempin[modifier | modifier le code]

La forêt de Phalempin bien que d'une taille modeste (670 hectares) a longtemps été un des haut-lieux naturalistes du nord de la France ; Ainsi en 1851, l'entomologiste et spécialiste des arbres M. Macquart écrivait-il :

« j'allais souvent visiter la petite forêt de Phalempin (2) près de Lille et du champ de bataille de Mons-en Pevèle (3). C'est un site précieux pour les entomologistes et qui fait pardonner à la plaine lilloise sa pauvreté sous ce rapport. Les petits coléoptères y abondent surtout, et l'on trouve assez souvent des espèces rares ailleurs »[1].

En particulier jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, cette forêt pourtant intensivement exploitée pendant plusieurs siècles était particulièrement riche en Ichneumonidés. Il semble que sa traversée par l'Autoroute A1 (sans écoduc ni mesure compensatoire) et la pollution générale de l'environnement agricole par les pesticides ait contribué à y faire fortement régresser la biodiversité[réf. nécessaire]. Bien que localement surfréquentée en raison de la proximité de la conurbation lilloise et du bassin minier, cette forêt est un élément important de la trame verte régionale et nationale. Elle pourrait à l'avenir être un des « ponts » ou « gué » entre la trame verte de la métropole lilloise et celle du proche bassin minier du Nord-Pas-de-Calais pour les espèces forestières et de lisières.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Noms anciens : Phalempin, en 1039, titre de fondation de l'abbaye de Phalempin (Mirœus), 1090, charte de Robert, comte de Flandre (id.). Falempin, Fanopinemis ecclesia, Fanum pini.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Phalempin apparaît au Moyen Âge. Si l'on se réfère à son étymologie incertaine (fanum pini = le temple du pin), il y aurait eu un lieu de culte dédié au pin dans la forêt de l'endroit. Une légende contant les amours de Gautier et d'Éleyne est également associée au site.

Néanmoins l'existence est historiquement attestée par la fondation de l'Abbaye Saint-Christophe de Phalempin au XIe siècle par le châtelain de Lille Saswalon et par la présence du château du Plouich, fief des châtelains de Lille, dont la nécropole se situait à l'abbaye.

Ce lieu est remarquable pour avoir été le premier fief des châtelains de Lille - Saswalon, premier châtelain de Lille connu, fonda, en l'honneur de St-Christophe, en 1039, un chapitre qui se transforma peu après en une abbaye ; elle fut d'abord composée de clercs séculiers, mais leur administration la ruina. Elle portait : d'or, à une aigle à deux têtes de sable. Le châtelain Roger, et Ogine, sa femme, y établirent, en 1108, pour reconstituer cette abbaye, des chanoines réguliers de Tordre de St-Augustin, de la congrégation d'Arrouaise (Van der Haer, Châtelains de Lille , 152, 19). Phalempin était le fief principal du châtelain de Lille, lequel était, comme possesseur de cette terre, l'un des quatre hauts-justiciers de la châtellenie. Le château du Plouich appartenait aux châtelains de Lille, qui y Pont-à-Marcq résidaient ; plusieurs d'entr'eux portèrent ce nom et y moururent. Ce château fut attaqué, en 1646, à trois reprise», par les Lorrains, qui voulaient le piller. La tradition rapporte que ce village fut converti au christianisme par St-Martin (Gazet. 259). La terre du Bos, tenue du châtelain de Lille, était située à Phalempin; elle a donné son nom à la famille du Bois, branche de la famille de Fiennes. Plusieurs châtelains furent inhumés dans l'église de l'abbaye. -Un chanoine de l'abbaye de Phalempin François Piétin, mort en 1576 a laissé une très intéressante chronique sur cette Maison et un cahier de notes sur la châtellenie de Lille qui fut depuis très souvent consulté par les historiens.

Le fief passe par héritage aux Luxembourg-Saint-Pol, puis aux Bourbons, pour faire partie de l'héritage de Henri IV alors que les Pays-Bas sont sous domination espagnole. L'abbaye perdure jusqu'à la Révolution, au cours de laquelle les derniers moines sont chassés et les bâtiments démantelés et vendus comme biens nationaux.

L'industrialisation voit s'installer à Phalempin une moutarderie, une corderie, une chaudronnerie et une tuilerie.

Durant la Première Guerre mondiale, Phalempin est occupée. Un résistant de l'époque, Achille Péchon (1860-1915), est même pris comme otage et fusillé par les Allemands.

Après l'occupation 1940-1944, le village est libéré le 2 septembre 1944.

La tuilerie reste encore en activité de nos jours, auprès de quelques fermes qui gèrent un territoire encore agricole, malgré une urbanisation de plus en plus grandissante. Une zone d'activité, accueillant notamment le marché européen de l'endive se développe à l'une des entrées de la ville, dans le cadre de la Communauté de communes du Carembault. La proximité de l'agglomération lilloise et la facilité des communications avec elle transforment peu à peu un village rural en ville résidentielle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Antoine Flinois    
1793 1796 Germain-Joseph Hottin    
1796 1797 Charles-Antoine Lohier    
1797 1799 Antoine Flinois    
1799 1801 Jean-Baptiste Delval    
1801 1802 Antoine Flinois    
1802 1808 Charles-Antoine Lohier    
1808 1816 Jean-Baptiste Coget    
1816 1827 M. Nollet    
1827 1834 Jean-Baptiste Coget    
1834 1847 M. Baudoux   Notaire
1847 1870 Louis Dillies    
1870 1913 Jean-Baptiste Coget   Député de 1893 à 1898
1913 1919 M. Desmazières    
1919 1934 M. Delcroix    
1934 1945 Jean Pipelart    
1945 1950 Raymond Péchon   Résistant
1950 1959 Édouard Lancel    
1959 mars 1971 Maurice Watrelot    
mars 1971 1991 Louis Flinois   Agriculteur
1991 2000 Albert Lefebvre    
2000 en cours Thierry Lazaro Ex - UMP Contrôleur des impôts, député de la
Sixième circonscription du Nord depuis 1993
(Xe, XIe, XIIe et XIIIe législature)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 014 1 025 1 090 1 149 1 311 1 346 1 375 1 376 1 361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 389 1 442 1 487 1 463 1 482 1 434 1 481 1 555 1 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 773 1 900 2 086 2 128 2 252 2 544 2 597 2 509 2 739
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 001 3 457 4 070 4 377 4 678 4 615 4 390 4 446 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Phalempin en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
8,8 
11,3 
60 à 74 ans
12,3 
25,2 
45 à 59 ans
24,7 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
20,9 
15 à 29 ans
17,3 
17,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Frontière nord de la zone des terrils, Phalempin est surtout connu pour le bois de Phalempin. Bien desservi par le train, c'était le principal poumon de verdure en venant de Lille, jusqu'au milieu du siècle dernier. Des demeures cossues furent érigées à cette époque. À présent que chacun a une voiture, et du fait de sa faible superficie, il est moins à la mode.
  • Chaque année, le semi marathon attire jusqu'à 2500 participants.
  • Phalempin est associativement très active, notamment par le présence d'une maison des jeunes et de la culture (MJC) en son centre, créée en 1967, qui propose de nombreuses activités sportives, culturelles et artistiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire de la Société historique de Phalempin, édition 1995.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. , Arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes, par J. Macquart, Membre résident dans les Mémoires de la Société des sciences de l'agriculture et des arts de Lille, 1851 (page 195)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Phalempin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)