Suzanne du Plessis-Bellière

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Suzanne, marquise du Plessis-Bellière et de Faÿ-lès-Nemours (1605-1705), née Suzanne de Bruc de Montplaisir, était l'épouse de Jacques de Rougé du Plessis-Bellière. Elle est la fille de Jean de Bruc de La Gréé et de Marie Venieri, descendante de Doges de Venise[1].

Armoiries de Rougé

Biographie[modifier | modifier le code]

Suzanne du Plessis-Bellière fut célèbre par son esprit et marqua son époque. Elle se lia d'amitié avec le surintendant Nicolas Fouquet, ministre des finances de Louis XIV, et fut très proche des plus grands artistes de son temps, parmi lesquels la Marquise de Sévigné. Elle possédait une collection d'œuvres d'art inestimable.

Elle fut à l'origine, avec Madame de Lafayette et Mademoiselle de Scudéry, des premiers salons littéraires. En 1661, elle tenta de sauver Fouquet lors de sa disgrâce, et l'hébergea en l'hôtel de Rougé à Nantes. Mais le surintendant fut arrêté par le capitaine d'Artagnan, et la marquise du Plessis-Bellière subit le même sort : elle fut internée par ordre du roi Louis XIV au château de Montbrison.

Son état de santé exigea un assouplissement de sa détention, et elle put rejoindre les siens en son hôtel de Charenton près de Paris. Elle y vécut les dernières années de sa vie entourée de grands artistes et poètes. Elle mourut à l'âge canonique de 100 ans.

Littérature[modifier | modifier le code]

Sa vie passionnante inspira de nombreux romans d'aventures, parmi lesquels l’Élise du Vicomte de Bragelonne, d'Alexandre Dumas. Cependant, malgré les similarités avec le personnage d'Angélique, marquise des Anges, les auteurs de ces aventures ont toujours affirmé qu'il s'agissait d'une coïncidence, ce qui est vivement contesté par les historiens et spécialistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le masque de fer, Michel Vergé-Franceschi, Fayard 2009, p.402

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Jouin, La Marquise du Plessis-Bellière, née Suzanne de Bruc (1605-1705), Paris, 1891
  • Claude Latta, Une prisonnière d'État à Montbrison au XVIIè s., Village de Forez, avril 2008, n° 107, p. 7-16

Voir aussi[modifier | modifier le code]