Ostricourt

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Ostricourt
Mairie
Mairie
Blason de Ostricourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Pont-à-Marcq
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Bruno Rusinek
2013-2014
Code postal 59162
Code commune 59452
Démographie
Population
municipale
5 244 hab. (2011)
Densité 690 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 19″ N 3° 01′ 55″ E / 50.4552777778, 3.03194444444 ()50° 27′ 19″ Nord 3° 01′ 55″ Est / 50.4552777778, 3.03194444444 ()  
Altitude Min. 25 m – Max. 100 m
Superficie 7,6 km2
Localisation

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Ostricourt est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d'Ostricourt compte 5 146 habitants. Elle est située au sud de l'arrondissement de Lille, à 25 km de Lille. Limitrophe avec le Département du Pas-de-Calais, la commune, située à 27 mètres d'altitude, s'étend sur environ 760 ha. Depuis janvier 2002, Ostricourt s'est associée à Thumeries et Wahagnies pour former la Communauté de communes du Sud Pévélois.

Son accès est facilité par sa proximité avec l'autoroute A1 (Lille - Paris). Sortie N°18 : Carvin - Libercourt. Elle possède une gare SNCF, desservie par la ligne Lille - Douai. Aujourd'hui fermée, il ne subsiste de cette gare qu'une halte SNCF.

Ancienne cité minière, Ostricourt fait partie maintenant du « poumon vert » de la Métropole Lilloise. Proche de la Forêt de Phalempin, elle est bordée par le Bois de l'Offlarde. De son passé minier, elle a conservé ses Cités, partiellement rénovées ou en cours de requalification, ainsi que son terril. les anciennes cités minières sont classées en zone urbaine sensible (ZUS).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ostricourt
Wahagnies Thumeries
Oignies Ostricourt
Dourges Évin-Malmaison Leforest

Histoire[modifier | modifier le code]

Robert, évêque d'Arras. donna, en 1115, l'autel d'Ostricourt au chapitre de St-Amé de Douai. Ostricourt appartenait au châtelain de Lille. Le châtelain avait le droit , par transaction de mai 1220, de faire marcher, dans ses guerres personnelles ou celles de ses amis , tous les hommes des terres possédées , dans la châtellenie , par l'abbaye de St-Vaast d'Arras, à condition de né pas leur faire dépasser Ostricourt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Ostricourt (59) Nord-France.svg

Les armes d'Ostricourt se blasonnent ainsi : « De gueules au chef d'or. »

-Les châtelains de la première maison de Lille , seigneurs d'Ostricourt, portaient à trois lions.

Administration[modifier | modifier le code]

Ostricourt dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1984 janvier 2013 Robert Anselin PS Conseiller général (1977-1992),

Député (1988-1993)

janvier 2013 en cours Bruno Rusinek PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le jumelage avec la ville de Miedzychod, en Pologne, n'existe plus depuis bien des années. Cette information est erronée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 244 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
809 778 830 861 877 859 829 820 828
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820 855 919 810 842 785 740 766 791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
857 962 1 625 2 441 4 954 6 202 6 200 6 578 7 290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 316 7 388 6 821 6 165 6 064 5 412 5 146 5 244 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ostricourt en 2007 en pourcentage[3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,8 
5,6 
75 à 89 ans
11,3 
12,0 
60 à 74 ans
14,6 
20,2 
45 à 59 ans
18,8 
20,0 
30 à 44 ans
18,6 
18,8 
15 à 29 ans
18,4 
22,9 
0 à 14 ans
17,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 


  • Répartition par sexe en 2006 :
    • Part des hommes : 48,3 % de la population
    • Part des femmes : 51,7 % de la population
  • État matrimonial des 15 ans ou plus en 2006 :
    • Marié(e)s : 49,4 % de la population
    • Célibataires : 33,8 % de la population
    • Veufs(veuves) : 11,6 % de la population
    • Divorcé(e)s : 5,3 % de la population
  • Taux de chômage en 2006 : 29,6 %.

Sources : Insee, Enquête annuelle de recensement 2006

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il y a à Ostricourt des puits que l'on fait remonter à l'époque de la domination romaine. Ils sont placés à peu de distance de la voie romaine d'Ârras à Tournay.

  • Forêt domaniale de l'Offlarde :

L'immense forêt qui recouvrait l'ensemble du territoire de la commune, ce sont les Romains qui l'ont défrichée les premiers, il y a plus de 2000 ans, pour creuser d'Arras à Tournai, une voie gallo-romaine, longue de 55 km ; unique passage pour aller vers l'Est dont la traduction littérale latine Ostracariorum Curtis est fantaisiste comme origine du nom de la commune. En fait il s'agit d' *Austoricurtis, nom en -court d'époque mérovingienne ou carolingienne, formé avec un nom de personne germanique, ici Austoric, comme la plupart des noms en -court.

  • Tuiles fabriquées avec le sable, tiré des sablières qui forment de nos jours le plan d'eau du Ratintout et les pâturages creusés le long de la rue Jules Guesde.

Style néo-gothique (1868 Maillard, Architecte à Tourcoing). Clocher (1755).

  • Arbre échelle :

Vestige de la Première Guerre mondiale l'arbre-échelle est le plus grand chêne de la forêt domaniale de l'Offlarde à l'entrée de la carrière, transformé en 1916 en poste militaire d'observation, il laisse encore apparaître les échelons ferrés, scellés dans le tronc que l'écorce recouvre peu à peu.

  • Terril n° 108 :

Ostricourt a également conservé un de ses terrils, le n° 108 de la Compagnie des mines d'Ostricourt, dont le site est classé en « ZNIEFF » (Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique). Celui-ci a été aménagé et agrémenté de chemins piétonniers reliant ainsi les Cités minières à la Forêt Domaniale. Face à ce terril, planté naturellement, le plan d'eau du Ratintout, aménagé en espace de détente et de pêche…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

D'abord curé de Notre-Dame de Roubaix puis, par décret du 12 juillet 1850, il fut nommé évêque de Saint-Denis à la Réunion et sacré le 5 janvier 1851. Il fut ensuite transféré au siège épiscopal en 1857, il a été nommé à l'archevêché de Toulouse par un décret de juillet 1859 et préconisé en septembre. En mai 1879, il a été fait cardinal de l'ordre des prêtres avec l'évêque de Poitiers (Mgr Pie), il reçut des mains de Jules Grévy (Président de la République) la barrette. Il a été chanoine d'honneur des diocèses de : Cambrai, Montauban, Montpellier, Limoges, Oran, Tarbes, Perpignan. Il a été promu Officier de la légion d'honneur le 12 août 1865. Ses ouvrages : On cite de Mgr Desprez des Mandemens et Instructions pastorales, dont l'une fut une Instruction pastorale sur le spiritisme qui a été publiée en 1875 par la Librairie spirite, suivie d'une réfutation par M. V. Tournier.

Homme politique belge membre du Parti communiste belge et un militant wallon, décédé à Courcelles le 3 octobre 1997.

Jules Coine était ouvrier mineur à la Fosse n°6 des Mines d'Ostricourt. C'est un poète patoisant qui a écrit Les Chants de la Muse noire, Mœurs et coutumes en pays minier (1913)

est ancien international algérien de football. Il mesure 1m92 pour 87 kg. Jouant au poste de défenseur, il a fait partie de la grande équipe nationale d'Algérie au mondial 1982 en Espagne. Noureddine Kourichi est depuis 2011 entraineur-adjoint de l'équipe d'Algérie de football.

  • Michael Chéret, né le 23 juin 1974 à Ostricourt (Musicien)

Dès l'âge de 16 ans ce jeune saxophoniste alto et soprano apprend la musique avec Ronald Alphonse. Puis il étudie avec les plus grands tels que : Nasshbaun, Beirach, Griffin, Chambers, Homair, Selin et Wheeler. Il est aujourd'hui un saxophoniste incontournable à Paris où il compose et enseigne.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]