Gondecourt

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Gondecourt
Image illustrative de l'article Gondecourt
Blason de Gondecourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Seclin-Sud
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Régis Bué
2014-2020
Code postal 59147
Code commune 59266
Démographie
Gentilé Gondecourtois, Gondecourtoises
Population
municipale
3 943 hab. (2011)
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 43″ N 2° 59′ 05″ E / 50.5452777778, 2.9847222222250° 32′ 43″ Nord 2° 59′ 05″ Est / 50.5452777778, 2.98472222222  
Altitude Min. 19 m – Max. 31 m
Superficie 8,22 km2
Localisation

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Liens
Site web http://gondecourt.fr

Gondecourt est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Le nom jeté des habitants est Francs-Galants ou Frin-galants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 15 km au sud-ouest de Lille, dans le Carembault en Flandre romane. Sur trois routes départementales D62, D39 et D147 et sur le Canal à grand gabarit de la Haute-Deûle

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gondecourt
Wavrin Santes Houplin-Ancoisne
Herrin Gondecourt Seclin
Carnin, Allennes-les-Marais Chemy, Camphin-en-Carembault

Étymologie et historique du nom[modifier | modifier le code]

L'étymologie supposée du nom est « Gondon Curtis » c'est-à-dire : le domaine de Gondon. (cortis, curtis même racine que cour, et par extension domaine entourant la cour de ferme)[1],[2],[3].

  • Selon Leuridan, la tradition et l'étymologie concorderaient et laisseraient supposer l'origine de Gondecourt au VIIe siècle environ.
  • Toujours selon Leuridan, la première trace écrite du nom de Gondecourt date de 1146 dans une charte de l'abbaye de Marchiennes.
  • En 1174, il figure sous le nom Gondelcourt dans le Cartulaire de l'Abbaye du Mont Saint-Martin.
Gondecourt dans son canton et son arrondissement
  • En 1176 Gondecourt est mentionné dans un Titre de l'Abbaye de Loos.
  • En 1177, une charte de l'Abbaye de Saint-Vaast d'Arras cite ce village sous le nom de « Gondelcort ».
  • L'acte le plus important pour l'histoire du village est daté du 26 mars 1187 : le Pape Clément III prend sous la protection du Saint Siège la Collégiale de Seclin et confirme toutes ses possessions, au nombre desquelles l'autel de Gondecourt avec d'autres revenus et terres labourables en son lieu altare de Gondecourt cum omnibus redditibus quoqs ibidem habetis et terra arabili.

On trouve bien d'autres actes :

  • le 28 mars 1211 celui d'Innocent III au sujet de revenus du chapitre de Seclin.
  • en 1242 un autre à l'occasion de l'achat par l'Abbaye de Flines d'une rente à Gondecourt (Plus tard, cette abbaye possède une partie de la dîme du village).
  • L'Abbaye de Saint-Christophe de Phalempin a des biens à Gondecourt (13 cents de terre acquis en 1281 de Roger de Cockemplus).
  • Un acte du 22 mai 1321 du fonds de St Pierre de Lille mentionne une rente possédée par ce chapitre sur dix boniers de terres sis à Gondecourt pour l'Obit de Jeanne de Croix et de Jean, son époux.

Ancienneté de quelques patronymes et l'un des premiers textes en langue locale[modifier | modifier le code]

Mars 1308 : des « Lettres de surente données par Denys du Moulin et Maroie, sa femme » donnent l'un des premiers textes désormais en langue locale au lieu du latin ainsi que certains noms ayant -ou ayant eu- cours à Gondecourt. Ce texte est ici sans aucune retouche car assez facile à saisir sans connaissance particulière pour les amateurs actuels  :

« Sacent tout cil ki sont et ki avenir sont ke Denis dou Molin li fevres, bourgeois de Lille, et Maroie, se femme, ont donnet à sourente par devant jugeurs a Jakemon de le Mote, de Gondecourt, I manage ki gist au mares a Gondecourt ki fu Gillotain le Pinkette les IIII cors et le moilon le vuit et le kierket tout ensi kil est plantes et hierbreghies dehuers et devers, kon tient de Saint Piat de Seclin des II prouvendes kon dist de Nostre Dame ; et ont Denis et Maroie se femmme deseure dit manage devant dit raportet et werpit bien et a loy en tel maniere ke Jakesme de le Mote et ses hoirs doit payer tout le rente ke li manages devant dix doit doit as siegneurs. Et se doit rendre pour l'acroissement à Denis devant dit et a Maryen se femme et à leur hoyr quatre rasières de bleit tel ke de le disme de Gondecourt à le mesure de Lille livret à Lille le u Denis et Maroie se femme et leur hoyrs le vauront rechevoir si avant ke kars u karette pouroit courre, a paier au jour tout sains prochain ke nous attendons et ensi de tout sains en tout sains prochain ke nous attendons et ensi de tout sains en tout sains tant ke siecles dura. Et ne peut Jakemes devant dis ne ses hoirs desaukier le manage devant dit de nul arbre fruit portant li soit contes pour yretage, s'il ne le met en carpentage u il hosteche par se kereche. Et s'il estoit ensi ke Jakemes devant dis u ses hoirs ne paiassent l'acrissement au jour de tout sains ensi ke dit est et Denis devant dis, Maroie se femme, u leurs hoyrs s'en traissisent au siegneur, li sires les doit mettre à leur about. Apries tout ches coses faites li sires conjura jugeurs se chis accroissmens de rente estoit donnes bien et par loy en le manière ke deseure est dit et devisé, jugeur disent par jugement à le semonse dou siegneur ke li markiet et toute li convenenche deseure dite étoit bien faite et par loy saus tous drois. A chest markiet et a ches convenanches devant dites furent comme jugeur Saint Piat de Seclin, Jehan Housiaus, Rogiers de le Mote, Jehan de le Mote, Hellins li Fevres, Jehans de Laderière, Jehan de Maupaies et comme justiche ou liu des siegneurs sire Rogiers li Fèvres, capellains de Seclin. Et sacent tout ke Jakemes devant dis et ses hoirs doivent tenir IIc de tiere pau plus pau mains kon tient de Mikiel dou Mares parmi cheste convenenche le rente paiant au siegneur. Che fu fait l'an de grasce mil trois cens et siept el mois de march. » (référencé  : dans les Mémoires de la Société d'Emulation de Roubaix 1906 article 74 page 71 série 4 tome 5, B.7, Chirographe original, parchemin.-Rouge-Livre, f° 130-, pièce 59, en accès libre sur Bibliothèque numérique gallica.bnf.fr ).

Outre les noms ci-dessus, on trouve ceux-ci à ces dates (* = état-civil): Béghin 1626 ; Bernard 1622 * ; Boulengie 1628 * (devenu Boulanger) ; Boutry 1556 ; Bridelanche 1517 (devenu Bridelance) ; Buissette 1626 * ; Buisine 1622 * ; Carpentier 1627 * ; Cochet 1566 ; Cramette 1626 * ; Cretalle 1627 * ; Dattiche 1626 * ; Defives 1624 * ; de Havrech 1624 * ; Dehennin 1627 * (ce n'est pas Dehaynin, dont le premier, originaire de Baisieux, ne s'installera à Gondecourt qu'en 1827) ; de la Broie 1517 (écrit de la Broye au moins après le 3 juin 1590) ; Delecambre 1624 * ; Delecroix 1626 * ; de le Neufville 1430 1626 * ; de le Rive 1566 ; Delevallée 1430 ; Desbiens 1430 ; Desmaison 1627 * ; Dewattignies 1626 * ; Doignies 1626 * ; Dorchies 1624 * ; Dubois 1628 * ; Dugardin 1567 ; Duponchel 1585 ; du Puich 1585 ; Dupretz 1626 * ; Durot 1517 ; Forestie 1627 * ; Frémaux 1629 * ; Henneron 1624 * ; Hermant 1430 ; Labbé 1627 * ; Leborgne 1585 ; Leduin 1622 * ; Legrain 1585 ; le Grard 1624 * ; Leleuz 1430 ; Lemesre 1566 (devenu Lemaire) ; Lequint 1627 * ; Lerouge 1628 * ; le Roy 1430 ; Lescuttier 1627 ; Maillart 1627 * ; Maugie 1622 * (devenu Maugier) ; le Mannier 1512 ; Marchand 1430 ; Marquant 1430 ; Mas 1627 * ; Maupaie 1629 * ; de Mazinghem 1566 (= Mazenghien) ; Morel 1430 ; Mortreulx 1517 (devenu Mortreux) ; Pottin 1626 * ; Pollet 1626 * ; Potteau 1627 * ; Ramon 1430 ; Rivelois 1626 * ; Rose 1626 * ; Ruyant 1626 * ; Sion 1627 * ; Tourneminne 1626 * ; Vinchat 1627 * ; le Wauquier 1585 ;

Us et Coutumes[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, les « jeunes mariés », qu'ils en soient natifs ou non, recevaient, à la condition d'être installés depuis 10 ans dans le village, une part de marais, nommée Wardelle, qui se trouvait attribuée à un autre couple s'ils quittaient le village. Cela fut supprimé vers la fin des années 1970 (84 maxi) contre une prime relativement substantielle, mais définitive. C'est aujourd'hui encore un lieu-dit du village[4].

Productions locales du passé[modifier | modifier le code]

  • Le marais est assaini pour l'agriculture bien avant la Révolution française grâce à un réseau de drainages et à des rus collecteurs appelés naviettes. Le village est longé par la naviette de Phalempin.
  • La culture de la plante tinctoriale « wède » ou « guède » (voir Pastel des teinturiers) occupa jadis une place importante.
  • On y produit du savon noir à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Malterie jusque fin XXe siècle. Rue nationale, une grand-porte porte encore l'inscription « Malterie ». Brasserie début XXe siècle rue Germain Delebecque.
  • Industries diverses dont injection de plastique depuis milieu du XXe siècle.
  • Quelques moulins à huile et à céréales ont été longtemps utilisés ; en témoigne le nom d'un « sentier des moulins » notamment au sud du village. Sous Louis XIV, les cartes de Cassini[5] en affichent quatre sur une petite hauteur, un peu au sud de l'ancienne gare, et sur la gauche de l'ancien chemin des Diligences qui allait de Lille à Paris, en passant par Carvin. Celui-ci existe toujours, n'étant plus qu'un petit chemin agricole qui se poursuit tout droit juste avant que la route ne bifurque à droite vers Carnin-Carvin et approximativement à l'endroit de l'ancien passage à niveau.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle l'historien italien Francesco Guicciardini cite Gondecourt à titre d'exemple de village dans lequel l'instruction publique est très ancienne.

La plupart des villageois savent alors lire et écrire.
Edmond Couvreur, descendant d'une famille d'instituteurs de père en fils, fonde un pensionnat à la fin du XIXe siècle.
Cet établissement devient une école primaire de jeune fille jusqu'en 1940, puis un collège sous le nom de « Pensionnat Couvreur », enfin un peu avant 1962, un lycée sous l'appellation « Lycée Mixte d'État de Gondecourt » .
C'est aujourd'hui le lycée Marguerite de Flandre.

Divers[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, un prix littéraire appelé le Prix Gondecourt est décerné dans la commune, en clin d'œil au célèbre Goncourt.

Église[modifier | modifier le code]

Une première église aurait été construite durant le XIIe siècle. Elle fait place à une seconde église bâtie au XVe siècle. Cette dernière a été détruite, trop endommagée par le temps. Une troisième église est inaugurée le 10 octobre 1843.

Chapelles[modifier | modifier le code]

Le village de Gondecourt compte trois chapelles :

  1. L'une, en briques, se trouve (N 50° 32' 52.04 ; E 2° 58' 39.76) à l'angle des rues de la Barre et du Maréchal Leclerc, assez récente[Quand ?].
  2. La seconde, en brique, aussi récente, se trouve (N 50° 32' 33.70 ; E 2° 58' 44.32) à l'angle de la D62 qui mène à Wavrin et de la D39 qui va de Seclin à Annoeulin. Cette route fut longtemps appelée par Route Nationale par les habitants du secteur.
  3. La troisième, est plus ancienne et plus intéressante : en moellons de calcaire, (N 50° 32' 43.76 ; E 2° 59' 01.69) elle est à présent au milieu d'écoles mais existait bien avant la moindre de ces écoles qu'on y voit à présent, d'où ce nom moderne de « chapelle des écoles » totalement impropre. Son nom historique est la chapelle Dubron du nom d'une famille locale qui l'a fondée pour y enterrer l'un de ses membres, tué là, à l'époque où il y avait encore un peu plus loin, un château dit « de la Motte » dans l'alignement du chemin qui se prolonge au-delà du cimetière.

Souterrains[modifier | modifier le code]

La commune est truffée d'un réseau souterrain[6].

Ferme seigneuriale[modifier | modifier le code]

Non loin de l'église, d'un côté de la rue Faidherbe (anciennement rue du Grand Jardin), se trouve toujours une ferme qui a longtemps gardé le nom de « Château ». Ses dépendances autour du bâtiment central occupent une surface d'un hectare, toujours ceint de murs. Elle fut la propriété (ou peut-être la seconde résidence) d'une famille seigneuriale du village. Une chose est encore totalement d'époque : cette très grande inscription armoriée et gravée sur une poutre au milieu du plafond d'une cave devant servir de cellier à vin comme le laisse supposer le vers ; on y lit sans la moindre difficulté ces trois lignes, suivis d'un célèbre vers d'Horace[7], date et âge d'un enfant, le tout en latin :

« FLORENTIUS DE LA BROYE, FILIUS ANTONII « Florent de la Broye, fils d'Antoine,
CELLAE HUJUS PRIMUM LAPIDEM POSUIT posa la première pierre de ce cellier
ANNO 1590, AETATIS SUAE 15 III JUNII » le 3 juin 1590 à l'âge de 15 ans
QUO SEMEL EST IMBUTA RECENS SERVABIT ODOREM L'amphore conservera longtemps l'odeur dont elle vient d'être imprégnée »
TESTA DIU »

Florent est le second fils, après son aîné Jean, d'Antoine de la Broye de La Val, chevalier, seigneur de Valmaison, de Vieux-Sailly, du Bois et de Gondecourt [8], mourut en 1641 et fut inhumé dans l'église de Gondecourt, avec cette épitaphe :

Ici repose le corps de messire Antoine de la Broye de la Val, chevalier, seigneur de Malmaison, Vieusailly, du Bois et de Gondecourt, etc., qui mourut le 28 du mois de septembre de l'an 1641. Priez Dieu pour son âme [9]

Révolte des Gueux[modifier | modifier le code]

En 1566, les habitants de Gondecourt se liguèrent avec ceux de Seclin pour se défendre de la Révolte des gueux commencée à Bruxelles lors de la révolte d'une partie de la noblesse et du peuple contre les abus du pouvoir espagnol dans les Pays-Bas (auxquels appartenait alors une partie du nord de la France dénommée Flandre romane ou Flandre Gallicante) [10] Cette ligue était menée par Guislain de Haynin qui avait acquis la seigneurie de Seclin aux chanoines du chapitre du lieu.

Le culte catholique a été, pendant longtemps, soumis à des troubles, batailles et révoltes. Durant la période des guerres de religion -mêlées aux luttes contre la monarchie espagnole dans les Pays-Bas- d’énormes excès sont commis par des groupes de pillards inspirés par les iconoclastes protestants. L'un de ces groupes, qui était apparu dans le sillage du soulèvement d'une partie de la noblesse et du peuple des Pays-Bas, provenait de Tournai et Menin. Mais les villes et villages du Carembault sont parvenus, en conjuguant leurs efforts, à les écraser définitivement dans les marais qui existaient alors entre Seclin, Gondecourt et Houplin devenu Houplin-Ancoisne. Ainsi périrent les protestants qui avaient mis à sac l'abbaye de Cysoing.

Calamités[modifier | modifier le code]

Tremblement de terre du 6 avril 1580 :

Une violente secousse s'est faite sentir pendant une minute de Paris (France) à York (Grande-Bretagne) et dans tous les Pays-Bas.
Selon un chroniqueur de 1692, il avait fait bondir les eaux de la mer comme dans une tourmente (tsunami) mais n'avait causé aucun dommage considérable.

[11] Tremblement de Terre du 4 avril 1640 :

Des secousses plus violentes dans le sens Est-Ouest ont fait des dégâts entre la Somme, La Meuse et la mer.

Tremblement de terre du 18 septembre 1692, entre 14 & 14h15 (dont le siège supposé est La Zone Faillée de Hockai (ZFH)) :

Me Hennuyer, curé d'Houplin, relate dans son état-civil que le 18 de septembre 1692, il se fit un tremblement de terre sur les deux heures de midy. On croioit que toutes les maisons tomberoient et ceux qui estoient sur les sièges estoient élevés.
Un acte notarié de Linselles confirme que Félix Vincre, clerc paroissial, et deux autres personnes de Linselles, affirment avec serment pardevant Me Maximilien Lefrancq, notaire, et en présence de deux témoins, que le 18 septembre 1692 vers deux heures et demie après midi, il est arrivé un tremblement de terres audit Linselles. Félix Vincre déclare, que, se trouvant en ce moment dans le grenier de la clergerie, la maison trembloit à ce point qu'il craingnit qu'elle s'abatit.
Les deux autres attestent qu'étant dans une grange derrière le cimetiète, ils virent l'église paroissiale trembler de telle sorte qu'elle faisoit le mouvement d'une balançoire, qu'ils entendirent la grosse cloche sonner dix coups par l'effet de ce mouvement bien qu'il ne fit ni vent ni tempête. Ensembles ils certifient que ce tremblement a été ressent par tous les voisins de la place.
Me Lefrancq rajouta à la suite de cet acte que le même jour à la même heure, la maison de ville de Lille et plusieurs murailles se sont ouvertes par l'effet de ce tremblement de terre, que toutes les maisons de cette ville firent un mouvement, et semblablement à Courtrai où s'étendait l'armée du Duc de Luxembourg, de même à Cambrai et à Mons. Tous croyoient que c'étaoit la fin du monde et pensoient à mourir. De là je m'attends à voir de mauvaises suites si Dieu le laisse encore un peu de temps sur la terre.
Ce même notaire a ajouté qu'il s'est fait le 18 septembre au-dessus de la ville de Mons une chose effroyable ; le ciel s'est ouvert par deux fois, et on y vit deux armées qui se combattoient, et une infinité de têtes de morts .... L'esprit ébranlé du brave homme a dû plutôt lui faire penser entrevoir les armée de France sous le commandement du Duc de Luxembourg (qui pillèrent Wervick) et celles ennemies du Duc de Bavière allié au Roi d'Angleterre.
Le curé de Roubaix a écrit Le 18 septembre 1692 sur les deux heures et demy après midi, la terre trembla de telle manière que plusieurs pensèrent que leurs maisons alloient tomber. En ce même temps il y avoit deux très puissantes armées au voisinage, celle de France commandée par le Duc de Luxembourg qui pilla Wervicq et celle des alliés commandées par le Duc de bavière et le Roi d'Angleterre, vers Deynse.
Houzé de l'Aulnoit en dit ceci : Le jeudi 18 septembre 1692 à deux heures après dîner il se fit à Lille un grand tremblement de terre ; toutes les maisons sentirent cinq ou six secouse bien rudes (Le Livre de Messire Daniel Le Comte, secrétaire du Roy. 1664-1715).
Ce qu'on peut ajouter est que, contrairement au tremblement de terre du 4 avril 1640, celui du 18 septembre 1692 eut ses secousses dans le sens Ouest-Est et qu'à Tournai, une des piles de la Cathédrale, au contour du chœur dans la cour de la cave du chapitre y croula, une autre fut fendue dont la crevasse se voyait encore en 1740. Quelques cheminées tombèrent dans la ville. C'est à peu près tout ce qu'il y a eu comme dommage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Gondecourt (59) Nord-France.svg

Les armes de Gondecourt se blasonnent ainsi : "D'argent, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles du champ."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1801 Jean Philippe Delefosse    
1801 1813 M Dillies    
1813 1820 François Joseph Marchand    
1820 1831 Jean Baptiste Romon    
1831 1843 Mathias Cordonnier    
1843 1849 Louis Joseph Delebecque    
1849 1852 Louis Léonard Bourduin    
1852 1870 Aimable François Marquant    
1870 1877 Jean-Baptiste Cordonnier    
1877 1884 Charles Dupretz    
1884 1888 Jean-Baptiste Cordonnier    
1888 1898 Jean-Baptiste Marquant    
1898 1900 Emile Vanaverbecq    
1900 1902 Victor Deleneuville    
1902 1913 Gustave Mélantois    
1913 1914 Victorien Caudrelier    
1914 1915 Charles Dupretz    
1915 1918 Victorien Caudrelier    
1918 1919 François Sion    
1919 1935 Albert Dupretz    
1935 1937 Gustave Thobois    
1937 1944 Henri Couvelard    
1944 1947 Alfred Louvet    
1947 1953 Désiré Ringot    
1953 1959 Eugène Grard    
1959 mars 1977 Édouard Montaigne Divers droite Pharmacien
mars 1977 mars 1983 Henri Rose Divers gauche  
mars 1983 juin 1997 Joseph Deman Divers droite Professeur
juin 1997 mars 2008 Michel Desmazières Divers droite  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Fernandez Divers gauche Informaticien
mars 2014 en cours Régis Bué Divers droite Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 943 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 179 1 194 1 368 1 524 1 601 1 588 1 622 1 639 1 742
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 759 1 806 1 889 2 054 2 157 2 095 2 065 2 145 2 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 237 2 184 2 314 2 104 2 340 2 511 2 645 2 467 2 500
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 521 2 600 2 800 3 410 3 777 3 902 3 943 3 947 3 943
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gondecourt en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
3,8 
75 à 89 ans
6,7 
10,5 
60 à 74 ans
12,0 
24,6 
45 à 59 ans
24,8 
21,5 
30 à 44 ans
20,5 
19,4 
15 à 29 ans
16,7 
20,2 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin
  • L'Église Saint-Martin
  • Collège Georges Rémi dit Hergé, l'auteur de Les Aventures de Tintin, en fonction depuis 1990 inauguré officiellement par la veuve de Hergé en 1995. Le nom fut choisi sur proposition de Monsieur Crespel, professeur de français, par un vote de l'ensemble des élèves et parmi un choix de plusieurs noms célèbres de figures du Nord français et de Belgique - Lycée Marguerite de Flandre, bâti autour de l'ancien pensionnat Couvreur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chanoine Leuridan, Société d'Étude de la Province de Cambrai (Tome 19 / année 1914)
  2. Marcel Dehorne dans son Histoire de Gondecourt, reprenant en partie des travaux de Leuridan
  3. Albert Dauzat, La vie rurale en France
  4. Ce nom apparait sur le plan cadastral
  5. http://cassini.seies.net/
  6. La Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2011/04/22/article_la-ville-de-gondecourt-est-elle-truffeed.shtml
  7. Horace, Épîtres, I, 2 : "Quo semel est imbuta recens servabit odorem / testa diu...'" : "L'amphore conservera longtemps l'odeur dont elle vient d'être imprégnée".
  8. non le village en lui-même mais une seigneurie du même nom qui se trouvait sur le territoire même de la commune de Gondecourt, cette dernière n'appartenant pas à cette famille malgré ses nombreuses tentatives toujours rejetées par les trivunaux jusqu'à la révolution de 1789
  9. Chanoine Théodore Leuridan, épigraphie du Nord, tome IV, p 1190.
  10. [QUID]
  11. Lecocq, Thomas ; thèse de doctorat intitulée L'activité sismique en Ardenne et sa relation avec la tectonique active / The seismic activity in the Ardenne and its relationship with active tectonics, soutenue : 2011-03-01; ULB, Faculté des sciences - Sciences de la Terre et de l'Environnement ; Accès à la thèse
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Gondecourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]