Sorel-Tracy

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Sorel-Tracy
Vue aérienne de Sorel-Tracy et du fleuve Saint-Laurent
Vue aérienne de Sorel-Tracy et du fleuve Saint-Laurent
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent Pierre-De Saurel
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Serge Péloquin
2013 - 2017
Constitution 15 mars 2000
Démographie
Gentilé Sorelois, Soreloise
Population 34 600 hab. (2011)
Densité 612 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 00″ N 73° 07′ 00″ O / 46.050005, -73.11667246° 03′ 00″ Nord 73° 07′ 00″ Ouest / 46.050005, -73.116672  
Superficie 5 658 ha = 56,58 km2
Divers
Fuseau horaire EST ( UTC-5 )
Indicatif +1 450
Code géographique 24 53052
Localisation

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Sorel-Tracy
Liens
Site web http://ville.sorel-tracy.qc.ca/

Sorel-Tracy est une ville du Québec, le chef-lieu de la MRC de Pierre-De Saurel en Montérégie[1].

Sorel-Tracy est née le 15 mars 2000 du regroupement des villes de Sorel et de Tracy[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Sorel-Tracy est située sur la rive sud du Saint-Laurent à l'embouchure de la rivière Richelieu. La ville est construite sur les deux rives de cette dernière avec le secteur Sorel sur la rive Est et secteur Tracy sur la rive Ouest.

Les deux secteurs sont reliés par l'autoroute 30 et la route 132 (où se trouve le pont Turcotte[3]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Sorel fut bâtie à l'emplacement du Fort Richelieu. Ce dernier fut construit à l'embouchure de la rivière Richelieu (dite autrefois rivière des Iroquois) au XVIIe siècle. Son nom lui a été donné en mémoire du cardinal de Richelieu (1585-1642), ministre de Louis XIII. Le 20 août 1642, en la fête de Saint Bernard, le Père Anne de Noue bénit le fort et y célèbre la messe. La tradition veut que cette date soit considérée comme celle de la naissance de la ville de Sorel[4]. Le fort est abandonné en 1647 sous les coups répétés des Iroquois[5].

C'est en 1665 qu'arrive le Régiment de Carignan-Salières sur le territoire[5]. Pierre de Saurel, à la tête de cinq compagnies, est chargé par le gouverneur Alexandre de Prouville de Tracy, de reconstruire l'ancien fort. En 1672, le roi concède à M. de Saurel la région avoisinant le fort, où il s'y installe, de même que ses soldats. Par la suite, les terres sont défrichées et les familles se multiplient si bien, qu'en 1681, plus de 120 habitants forment la communauté soreloise[5]. M. de Saurel décède à Montréal et sa femme, Catherine Le Gardeur vend la seigneurie à Claude de Ramezay de Montréal en 1713.

Le 20 septembre 1721, la paroisse de Saint-Pierre de Sorel est établie[6] et le 3 mars 1722, le roi approuve ce règlement[7].

La Guerre de Sept Ans vient bouleverser le développement de la seigneurie. À la conclusion de la paix en 1777, beaucoup d'Américains demandent à s'établir au Canada, qui seront désormais surnommés les loyalistes[8]. C'est dans l'intention de venir en aide à ces expatriés que le gouverneur Frederick Haldimand achète, au nom de MM. Greenwood et Higginson, la seigneurie de Sorel en date du 13 novembre 1781[9]. Au mois de septembre 1787, son altesse royale William Henry rend visite à Sorel. De cette époque la ville prend le nom de William-Henry qu'elle conservera jusqu'en 1860[10].

Suite à de multiples progrès - construction d'un aqueduc, installation d'usines modernes d'éclairage au gaz, construction d'un édifice des douanes et des postes, etc. - Sorel obtient le statut de cité en 1889[10]

En 2000, les villes de Sorel (rive droite du Richelieu) et Tracy (rive gauche) sont fusionnées pour créer la ville actuelle[11].

Le fonds d'archives Collection album des Sorelois est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Usine de Rio Tinto QIT à Sorel-Tracy.

La ville est un important centre industriel traditionnellement connu pour son activité sidérurgique. Rio Tinto, groupe minier multinational anglo-australien, est le principal employeur avec son complexe métallurgique RTFT (Rio Tinto Fer et Titane) anciennement Q.I.T. Fer et Titane, avec plus de 1 000 employés. Durant les années 1960 à 1990, la ville de Sorel-Tracy fut surnommée « la ville de l'Acier » comptant en ses rangs Les Forges de Sorel, Acier Inoxydable Atlas, Crucible Steel, Beloit Steel, Sorel Steel and Founderies, Tioxide Canada ainsi que ses chantiers navals (Marine Industries, qui a fermé ses portes vers la fin de 1986). De plus, la ville de Sorel-Tracy est en plein cœur de la Vallée Sidérurgique et Métallurgique de Sorel.

La ville de Sorel-Tracy renferme aussi un important terminal pétrolier qui se classe au deuxième rang en Amérique du Nord en termes de forte capacité de stockage. Le terminal est opéré et géré par la compagnie Kildair Service Ltée.. La capacité de stockage du terminal est de plus de 3,2 millions de barils (environ 509 millions de litres) de produits pétroliers. La réception ou l'exportation des produits se fait principalement par navire au quai détenu par la compagnie depuis le mois de janvier 2012.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Sorel-Tracy a construit plusieurs pièces d'artillerie pour les Alliés.

Transports[modifier | modifier le code]

Une nouvelle gare d'autobus à 250, boulevard Poliquin est ouverte en 2012[13].

Un service de traversier de la Société des traversiers du Québec relie Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2011 y dénombre 34 600 habitants, soit 1,5 % de plus qu'en 2006[15].

Recensement Population Variation (%)
2011 34 600 en augmentation1,5 %
2006 34 076 en diminution0,3 %
2001 34 194 (+) en augmentation29,70 %
1996 23 248 en diminution4,1%
1991 24 253

(+) Fusion de Sorel et Tracy le 15 mars 2000.

Éducation[modifier | modifier le code]

Secondaires[modifier | modifier le code]

  • École Secondaire Bernard-Gariépy
  • École Secondaire Fernand-Lefebvre

Primaires[modifier | modifier le code]

  • École Au Petit Bois
  • École Laplume
  • École Maria-Goretti
  • École Saint-Gabriel-Lalemant
  • École Saint-Jean-Bosco

Personnalités liées à Sorel-Tracy[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Joseph-de-Sorel Saint-Ignace-de-Loyola,
Fleuve Saint-Laurent
Sainte-Anne-de-Sorel Rose des vents
Lanoraie, Fleuve Saint-Laurent N Yamaska
O    Sorel-Tracy    E
S
Contrecœur,
Saint-Roch-de-Richelieu,
Saint-Ours
Sainte-Victoire-de-Sorel Saint-Robert

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Sorel-Tracy », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 12 mars 2011)
  2. Commission de toponymie du Québec
  3. Le pont Turcotte
  4. Sorel-Tracy, une histoire à découvrir, Mario Lemoine
  5. a, b et c Yvon Beaudry. Sorel: 1642-1942, Éditions du 111e Centenaire, 1942, p. 8
  6. A. Couillard-Després. Histoire de Sorel. De ses origines à nos jours, Montréal: Imprimerie des sourdes-muets, 1926, p. 109
  7. Édits et ordonnances, I, p. 443 et 460
  8. A. Couillard-Després. Histoire de Sorel. De ses origines à nos jours, Montréal: Imprimerie des sourdes-muets, 1926, p. 126
  9. A. Couillard-Després. Histoire de Sorel. De ses origines à nos jours, Montréal: Imprimerie des sourdes-muets, 1926, p. 110
  10. a et b Yvon Beaudry. Sorel: 1642-1942, Éditions du 111e Centenaire, 1942, p. 9
  11. Histoire de Sorel-Tracy, 1932 à aujourd'hui, Mario Lemoine
  12. Collection album des Sorelois (P132) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  13. Louise Grégoire-Racicot, « La nouvelle gare d'autobus ouvre ses portes le 2 avril », Les 2 Rives La Voix,‎ 2012-03-27 (lire en ligne)
  14. « Les traverses : Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola », Societé des traversiers
  15. Recensement 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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