Christian Harbulot

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Christian Harbulot, né le 19 décembre 1952 à Verdun, est directeur de l'École de guerre économique et directeur associé du cabinet de conseil Spin Partners, spécialisé en intelligence économique et lobbying.


Sommaire

[modifier] Biographie

Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris (PES 1975), il est licencié en Histoire (Paris-VII) et titulaire d'un DEA d'analyse comparée des systèmes politiques (Paris-I)[1].

Militant de la Gauche prolétarienne et de la Cause du peuple à Nancy, il monte à Paris à l'automne 1973. Il est très actif sur le campus de Jussieu. Il participe à la « réunion des chrysanthèmes » qui marque la dissolution de l'organisation maoïste. Dans la mouvance des Noyaux armés pour l'autonomie populaire (NAPAP) qui revendiquent l'assassinat, le 23 mars 1977, de Jean-Antoine Tramoni, le vigile de Renault meurtrier de Pierre Overney, il est arrêté le 3 décembre au cours de l'enquête qui s'ensuit[2]. Après deux non-lieux tombés coup sur coup, il est enfin libéré le 12 novembre 1978.

Pendant les douze mois suivants, il séjourne en Champagne dans la cavalerie, 503e Régiment de Chars de Combat. Au début des années 1980, il obtient un poste d'enseignant à l'École alsacienne.

En 1990, il est directeur des relations extérieures de l'ADITECH (future ADIT, société nationale d'intelligence stratégique). Remarqué par le Premier ministre Édith Cresson à la suite de la publication de son livre Techniques offensives et guerre économique, il devient conseiller personnel d'Henri Martre, président du groupe Intelligence économique et stratégie des entreprises au Commissariat général du Plan (1992-1994), et participe à la rédaction du rapport Martre qui pose les fondements de l'intelligence économique en France. Recruté par le Groupe Défense conseil international, il est nommé directeur des opérations de sa filiale Intelco. Il a également participé à plusieurs autres rapports parmi lesquels La Guerre de l'information[3] (étude commanditée par la Délégation générale pour l'armement).

Depuis 1997, il assure la direction de l'École de guerre économique, qu'il a créée avec le Général (cr) Pichot-Duclos au sein de l'École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA)[4].

Le 12 mars 2008, il est élevé au grade de lieutenant-colonel de réserve par le ministre de la Défense, et chargé de cours en intelligence économique au profit de l’état-major de l’armée de terre[5].

Il fait également partie du comité de rédaction du site Infoguerre[6].

[modifier] Œuvres

Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont :

  • Il nous faut des espions, 1990, sous le pseudonyme de Marc Ehlias.
  • La machine de guerre économique, Economica, octobre 1992.
  • La France doit dire non, Plon, mars 1999 (avec le Général (cr) Pichot-Duclos).
  • La guerre cognitive, Lavauzelle, mai 2002 (avec Didier Lucas).
  • La main invisible des puissances, Ellipses, juin 2005.
  • Les chemins de la puissance, 2007.

[modifier] Notes et références

  1. Sophie Vienne, Benoît Samper et Marie Dewisme, « Christian Harbulot », Individus – Principaux acteurs de l'intelligence économique en France, 2 novembre 2005.
  2. http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAA7701892301/arrestation-arbulot-suite-affaire-tramoni.fr.html
  3. Fiche de Christian Harbulot, site de l'École de guerre économique.
  4. « Aux fondements de l'EGE », ibid.
  5. « Arrêté du 12 mars 2008 conférant un grade d'officier de réserve au titre de l'article L. 4221-3 du code de la défense », Journal officiel de la République française, no 0072, 26 mars 2008, texte no 91.
  6. Site d'Infoguerre.fr

[modifier] Liens externes

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