Pierre Lellouche

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Pierre Lellouche
Pierre Lellouche, le 29 mars 2007 lors d'une conférence à l’IEP de Paris.
Pierre Lellouche, le 29 mars 2007 lors d'une conférence à l’IEP de Paris.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de Paris
En fonction depuis le 20 juin 2012
Législature XIVe (Ve République)
Prédécesseur Martine Billard
Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur
14 novembre 201016 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Anne-Marie Idrac
Successeur Pierre Moscovici
Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes
23 juin 200913 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Bruno Le Maire
Successeur Laurent Wauquiez
Représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan
26 février 200923 juin 2009
Prédécesseur Doug Bereuter
Successeur Thierry Mariani
Président de l'Assemblée parlementaire
de l'OTAN
25 novembre 2004novembre 2006
Successeur Bert Koenders
Député de la 4e circonscription de Paris
12 juin 199723 juillet 2009
Législature XIe, XIIe et XIIIe (Ve République)
Prédécesseur Gabriel Kaspereit
Successeur Edwige Antier
Député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
2 avril 199321 avril 1997
Législature Xe (Ve République)
Prédécesseur Bernard Angels
Successeur Dominique Strauss-Kahn
Biographie
Date de naissance 3 mai 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Tunis
Nationalité Française
Parti politique RPR puis UMP
Diplômé de Université Paris-X, Harvard
Profession Avocat et universitaire

Pierre Lellouche[1], né le 3 mai 1951 à Tunis, est un avocat et homme politique français. Il est député UMP de la 4e circonscription de Paris de 1997 jusqu'à sa nomination le 23 juin 2009 en tant que secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. Le 14 novembre 2010, il devient secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur dans le gouvernement Fillon III jusqu'au 16 mai 2012. Il est réélu député le 17 juin 2012.

État civil et études[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Noël Lellouche, né le 25 décembre 1917 qui s'est engagé dans les Forces françaises libres en mai 1943 et a combattu au sein de la 1re division française libre, et de Pierrette Basciano[2],[3]. Après son départ de Tunisie, à l'âge de 5 ans, il arrive à Paris avec sa famille et s'établit dans des conditions difficiles, dans le 19e arrondissement, puis rue des Halles, dans le Ier. Très vite, sa famille s'installe rue Hippolyte-Lebas, dans le 9e, où ses parents ouvrent un petit restaurant. Élève du collège technique rue Milton, il va faire la rencontre de Louis Welcome, son professeur d'anglais, déterminante puisque c'est lui qui va le pousser à faire des études. Il entre alors au lycée Condorcet à Paris. Il sera quelques années plus tard diplômé d’études supérieures de la Faculté de droit de Paris X-Nanterre (1972) et de l’Institut d'études politiques de Paris (1973), d'un master of Laws (LLM) et d'un doctorat d'exercice en droit (Juris Doctor) de la Faculté de droit de Harvard. Il est le père de trois enfants qu'il a eu avec la sculptrice française Annie-Laure Banon[4],[5].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

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Au lendemain de son service militaire dans l'armée de terre, il rejoint Raymond Aron à la Maison des Sciences de l’Homme au sein du Groupe d'études et de recherches sur les problèmes internationaux (GERPI).

À partir de 1979 et jusqu'en 1988, il est l'un des fondateurs et des principaux animateurs du nouvel Institut français des relations internationales (IFRI) où il est responsable de l’ensemble du secteur politico-stratégique et rédacteur en chef adjoint de la revue Politique étrangère.

Parallèlement, il collabore pendant cette période en tant qu'éditorialiste à diverses publications, Le Point, Newsweek, l’International Herald Tribune, Le Figaro, et Sekai Nippo (Japon).

Il enseigne également à l’ENA, à l’INSEAD, à l'École de guerre ainsi qu'à l'université Galatasaray (Istanbul).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Activités politiques[modifier | modifier le code]

En janvier 1989, il devient le conseiller diplomatique de Jacques Chirac, alors maire de Paris et président du RPR, tout en continuant ses activités d'éditorialiste et de professeur de géopolitique.

Membre du Bureau politique de l'UMP, dont il est membre depuis sa fondation en 2002, il devient en avril 2004 le secrétaire général adjoint, chargé des études puis en janvier 2005, le délégué général à la défense, auprès de Nicolas Sarkozy.

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Élu député RPR en 1993 (après avoir battu Dominique Strauss-Kahn dans le Val-d'Oise), Pierre Lellouche est réélu en 1997, en 2002 puis en 2007, dès le premier tour, de la 4e circonscription de Paris, soit les 8e et 9e arrondissements de Paris. Il est réélu de nouveau en 2012 député de la nouvelle première circonscription de Paris (1er, 2e, 8e et 9e arrondissements).

Pierre Lellouche est par ailleurs conseiller de Paris depuis 2001, du 9e arrondissement, puis du 8e depuis 2008.

Membre de la commission des Affaires étrangères et de la délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale, Pierre Lellouche a présidé le groupe d’études sur l’industrie d’armement ainsi que la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. De 2004 à 2006, il est président de l’Assemblée parlementaire de l'OTAN.

Il a été également le président des groupes d’amitié parlementaires France-Allemagne et France-Inde.

Émissaire du gouvernement français sur le dossier ITER, il a négocié l'implantation à Cadarache (Bouches-du-Rhône) du réacteur expérimental avec l'Union européenne et les membres du consortium ITER (États-Unis, Japon, Corée du Sud, Russie et Chine).

Il a été nommé chargé de mission auprès du président de la République sur les relations franco-turques en mars 2008.

De janvier 2009 à sa nomination au gouvernement, il est représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Suite aux élections européennes de 2009 en France, Pierre Lellouche entre au gouvernement en devenant secrétaire d’État aux Affaires européennes, en remplacement de Bruno Le Maire. Edwige Antier, sa suppléante à l'élection législative, lui succède à la députation.

Le 14 novembre 2010, il devient secrétaire d'État au Commerce extérieur dans le 3e gouvernement Fillon.

Autres appartenances[modifier | modifier le code]

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Pierre Lellouche a été membre de plusieurs groupes d'études internationaux : il a été notamment membre du comité de direction de Nuclear Threat Initiative, vice-président (France) de l'Atlantic Partnership, et membre de l'International Institute for Strategic Studies de Londres.

Travaux parlementaires[modifier | modifier le code]

En 1993, jeune député, il paraphe la proposition de loi tendant à créer un salaire parental.

En 1999 il s'oppose vigoureusement à la proposition de loi sur le PACS et usera à cette occasion d'une argumentation homophobe selon plusieurs observateurs (notamment la journaliste Caroline Fourest[6] et les universitaires Camille Robcis[7] et Enda McCaffrey[8]).

En 2002, Pierre Lellouche est l'auteur de la proposition de loi tendant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste ou antisémite. Cette proposition est adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 10 décembre 2002 pour devenir la « loi Lellouche ». Ce dispositif légal a également servi de modèle pour un amendement qu'il a déposé le 21 janvier 2003 à la « loi Sarkozy pour la sécurité intérieure », amendement qui sanctionne plus durement les violences homophobes. Cette attitude devenue plus favorable aux droits des homosexuels montre selon l'association SOS Homophobie que « les mentalités évoluent[9]. »

En 2007, aux côtés de Roselyne Bachelot, il est partisan du contrat d'union civile sur l'égalité des droits pour les personnes homosexuelles proposé par Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République. Ce contrat étant différent du mariage car n'ouvrant pas de droit à l'adoption et usant d'une sémantique spécifique. La proposition de contrat d'union civile a été jugée anticonstitutionnelle car réservé aux seules personnes homosexuelles.[réf. nécessaire]

Il a présidé plusieurs missions d'information et a publié différents rapports parlementaires consacrés à la fiscalité du marché de l'art (1999 et 2003), la sécurité alimentaire (1999), la prolifération nucléaire (2000), aux questions de défense et de désarmement (2003) et au statut et à la protection des journalistes en temps de guerre (2006).

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mondialisez-vous: Manifeste pour une France conquérante, Éditions du Moment, 2012
  • L'Allié indocile : la France et l'OTAN, de la guerre froide à l'Afghanistan, Éditions du Moment, 2009
  • Illusions gauloises, Grasset, 2006
  • La République immobile, Grasset, 1998
  • Le Nouveau Monde, de l’ordre de Yalta au désordre des nations, Grasset, 1992. Prix Aujourd'hui, Hachette Pluriel, 1993
  • Le Millénaire de l’Apocalypse, roman, avec Florence Trystam, Flammarion, 1980
  • Le Couple franco-allemand et la Défense de l’Europe, avec Karl Kaiser, IFRI-Economica, 1986
  • L’Avenir de la guerre, essai, Mazarine, 1985
  • Pacifisme et dissuasion, IFRI-Economica, 1983

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De l'arabe allûsh, subst., « agneau ». Précédé de l'article, a donné al-allûsh et par contraction lellûsh, d'où les transcriptions Lellouch et Lellouche. », Paul Sebag, Les Noms des Juifs de Tunisie, L'Harmattan, 2002, p. 96
  2. Site FrançaisLibres.net, fiche de Noël Lellouche
  3. Liste des Français libres, p. 699.
  4. Le Point : La mère de Tristane Banon a tenu à démentir tout complot contre DSK
  5. Marianne 2 : la police veut entendre la deuxième épouse de DSK .
  6. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Les anti-Pacs, ou, La dernière croisade homophobe, éditions Prochoix, 1999, p. 76
  7. Camille Robcis, How the Symbolic Became French: Kinship and Republicanism in the PACS Debates, Discourse, 26.3 (Fall 2004), 2005 Wayne State University Press, Detroit Michigan, p. 6 (article reproduit ici).
  8. Dr Enda McCaffrey, The Gay Republic: Sexuality, Citizenship and Subversion in France, Ashgate, 2005, p. 206
  9. Le Nouvel Observateur, interview du président de l'association SOS Homophobie, 1er juillet 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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