Government Pension Fund-Global

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Government Pension Fund-Global (Statens pensjonsfond Utland en norvégien, Fonds de pension gouvernemental-Étranger en français), anciennement Government Petroleum Fund (Statens petroleumsfond en norvégien, Fonds gouvernemental pour le pétrole en français) et surnommé « fonds pétrolier » est, avec le Government Pension Fund-Norway (Statens pensjonsfond Norge en norvégien, Fonds de pension gouvernemental-Norvège) l'un des deux fonds souverains de la Norvège. En Juillet 2014, c'est le premier fonds souverain au monde par montant de capitalisation, avec des actifs de 878 milliards de dollars[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Le Government Pension Fund-Global date de 2006 et s'inscrit comme le successeur du Petroleum Fund (1990) créé pour gérer les excédents de réserves de change provenant de l'exportation du pétrole.

Ressources[modifier | modifier le code]

Le fonds reçoit l'ensemble des profits de la Norvège liés au pétrole via les impôts, les permis d'exploitation de gisement, d'exploration et les participations dans les sociétés comme Statoil ou Norsk Hydro.

Gestion[modifier | modifier le code]

Ce fonds est géré par la banque centrale norvégienne, mais une partie de cette gestion est déléguée à une cinquantaine de sociétés norvégiennes et étrangères. La politique de gestion est prudente avec un profil à la fois défensif et diversifié, limitant les participations à moins de 5 %. Le fonds obéit à des règles, formalisées en 2004, relativement strictes en termes d'éthique[2].

Composition du portefeuille[modifier | modifier le code]

L'allocation d'actifs s'effectue à travers 60 % d'actions, 35 % d'obligataire et 5 % d'immobilier. Les investissements en Europe représentent la majorité des investissements.

Transparence et audit[modifier | modifier le code]

Les performances du fonds font l'objet d'un rapport trimestriel et annuel. Le rapport annuel, publié en anglais et en norvégien, est public, contrairement au rapport trimestriel à usage interne. Ses comptes sont vérifiés par la branche audit de la banque centrale norvégienne elle-même.

Encours et participations[modifier | modifier le code]

En 2013, l'encours géré représente environ 710 milliards de USD.

Placement exclu par le fond[modifier | modifier le code]

Le fond exclut de ses investissements un certain nombre d'entreprises de par leurs activités non-éthiques. La présente liste date le début de leurs exclusions. Les entreprises qui ne sont plus exclues ne sont pas présentes dans cette liste[3].

  • Impliqué dans des violations importantes ou systématiques des droits humains :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sovereign wealth fund rankings sur le site du SWF Institute
  2. Toutefois, ce rigorisme peut vouloir cacher d'après certains, une origine peu éthique du capital :

    « Le changement de nom rappelle aussi que la moralisation des investissements du fond norvégien (par la méthode d’exclusion) s’inscrit dans une volonté de moralisation du fond lui-même qui n’existe que par les ressources pétrolières, c'est-à-dire des ressources énergétiques non durables et en soi non éthiques selon certains acteurs de l’investissement éthique et du développement durable. « Au pays du prix Nobel de la paix, la guerre se mène contre la tentation. Et en Norvège, la tentation a une odeur, celle du pétrole » »

    — Cédric Paulin, chargé de recherche, « La stratégie d’investissement éthique du fond pétrolier norvégien et les entreprises d’armement » [PDF], Fondation pour la recherche stratégique, 16 février 2006.


    La citation « Au pays du prix Nobel de la paix, la guerre se mène contre la tentation. Et en Norvège, la tentation a une odeur, celle du pétrole » provient de Olivier Truc, « Henrik Syse, un rempart contre la tentation », Le Monde, 29 septembre 2005 (précision apportée par Cédric Paulin.)

  3. Companies Excluded from the Investment Universe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Investir n°1755, page 19.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]