Martin Bouygues

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Martin Bouygues

Naissance (61 ans)
Nationalité française
Profession PDG du groupe Bouygues

Martin Bouygues, né le , est le fils cadet de Francis Bouygues et le PDG du groupe Bouygues depuis 1989.

Débuts[modifier | modifier le code]

Il entre dans le groupe Bouygues en 1974 en qualité de conducteur de travaux, avant d’exercer des fonctions à la direction commerciale de l’entreprise. En 1978, il fonde la société Maison Bouygues, qui vend des pavillons sur catalogue. En 1982, il devient administrateur de Bouygues. En 1984, le groupe Bouygues et Maison Bouygues acquièrent la SAUR, société de distribution d’eau. En 1986, il devient PDG de Maison Bouygues. En 1987, il est nommé vice-président de Bouygues.

Alors que tout le monde attendait le fils aîné, Nicolas Bouygues, ingénieur de l'École centrale Paris (comme le père Francis Bouygues et le grand-père Georges Bouygues) c’est lui, pourtant le moins diplômé (de niveau Bac), qui obtient, le 5 septembre 1989, le poste de PDG de l'entreprise. Son frère aîné n’aurait en effet pas réussi à s’entendre avec son père pour obtenir ce poste[1].

Gestion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Martin Bouygues développe les activités du groupe autour de trois pôles, la communication (TF1, LCI) la construction et les télécoms notamment à l’international.

Dans les années 2000, il décide de renforcer les participations du groupe dans ces secteurs stratégiques, via ses filiales Bouygues Telecom et Colas.

Il prend aussi des décisions de gestion difficiles, comme, entre autres, le refus des conditions d’attribution de la licence UMTS en 2001[2] ou le rapprochement avec Alstom en 2006.

Ascension[modifier | modifier le code]

Malgré les réussites, dont le lancement de Bouygues Telecom (1994), de LCI (1994), de TPS (1996), il ne parvient à se faire reconnaitre comme digne successeur de son père qu’à l’occasion de la tentative de raid de Vincent Bolloré.

Entré au capital fin 1997, Vincent Bolloré, qu'il connaissait pourtant déjà en CM1[3], a rapidement remis en cause sa gouvernance, en contestant dès mars les comptes 1997 du groupe Bouygues. Le conflit n'aura de cesse de s’intensifier jusqu’au rachat de la part de Vincent Bolloré, pour une valeur de 580 millions d’euros, par la holding de François Pinault, Artemis en décembre 1998. Vincent Bolloré encaisse dans cette transaction une plus-value de 230 millions d’euros. L'antipathie est persistante, et Martin Bouygues ne sera pas présent au mariage de sa nièce (fille de Nicolas Bouygues) avec le fils de Bolloré[3].

Revenus[modifier | modifier le code]

Martin Bouygues a perçu en fixe et variable 2 424 647 € en 2009 et 2 421 235 € en 2010 au titre de PDG de Bouygues[4]. Il représente avec son frère Olivier la 22e fortune de France avec 2,3 milliards d'euros en 2011[5]. Cependant, en août 2012, il met en vente son yacht, Baton rouge, qui lui avait été livré fin 2010[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Amitié avec Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Il est le témoin du second mariage de Nicolas Sarkozy ainsi que le parrain de son fils Louis. Il a été invité à la réunion du Fouquet's du 6 mai 2007, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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1989-présent
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