Martin Bouygues

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Martin Bouygues

Naissance 3 mai 1952 (62 ans)
Paris
Nationalité française
Profession
PDG du groupe Bouygues
Distinctions
Officier de l'Ordre national du Mérite
Officier de la Légion d’honneur

Martin, Pierre, Marie, Bouygues, né le 3 mai 1952 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un homme d’affaire et un dirigeant d’entreprise française, fils de Francis Bouygues. Il est PDG du groupe Bouygues depuis 1989. Il arrive 9e au classement Challenges des patrons les plus performants du CAC 40 en 2014[1].

Débuts[modifier | modifier le code]

Il entre dans le groupe Bouygues en 1974 en qualité de conducteur de travaux, avant d’exercer des fonctions à la direction commerciale de l’entreprise. En 1978, il fonde la société Maison Bouygues, spécialisée dans la vente de maisons individuelles sur catalogue. En 1982, il devient administrateur de Bouygues. En 1984, il participe à l’acquisition de la société de distribution d’eau SAUR, société de distribution d’eau. En 1986, il devient PDG de Maison Bouygues. En 1987, il est nommé vice-président de Bouygues.

Alors que tout le monde attendait le fils aîné, Nicolas Bouygues, ingénieur de l'École centrale Paris (comme le père Francis Bouygues et le grand-père Georges Bouygues) c’est Martin, moins diplômé (de niveau Bac) mais présentant des facultés d’adaptation et au relationnel plus facile[2], qui obtient, le 5 septembre 1989, le poste de PDG de l'entreprise. Son frère aîné n’aurait en effet pas réussi à s’entendre avec son père pour obtenir ce poste[3].

Gestion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Martin Bouygues développe les activités du groupe autour de trois pôles, la communication (TF1, LCI), la construction et les télécoms, notamment à l’international.

Dans les années 2000, il décide de renforcer les participations du groupe dans ces secteurs stratégiques, via ses filiales Bouygues Telecom et Colas[réf. nécessaire].

Il prend aussi des décisions de gestion stratégiques difficiles, comme, entre autres, le refus des conditions d’attribution de la licence UMTS en 2001[4] ou le rapprochement avec Alstom, société spécialisée dans le secteur des transports, et de la production d’énergie, en 2006.

Ascension[modifier | modifier le code]

Martin Bouygues est à l’initiative des lancements de Bouygues Telecom (1994), de LCI (1994), de TPS (1996), mais c’est en repoussant la tentative de raid de Vincent Bolloré en 1997 qu'il parvient à se faire reconnaître comme digne successeur de son père.

Entré au capital fin 1997, Vincent Bolloré, qu'il connaissait pourtant déjà en CM1[5], a rapidement remis en cause sa gouvernance, en contestant dès mars les comptes 1997 du groupe Bouygues. Le conflit n'aura de cesse de s’intensifier jusqu’au rachat de la part de Vincent Bolloré, pour une valeur de 580 millions d’euros, par la holding de François Pinault, Artemis en décembre 1998. Vincent Bolloré encaisse dans cette transaction une plus-value de 230 millions d’euros. L'antipathie est persistante, et Martin Bouygues ne sera pas présent au mariage de sa nièce (fille de Nicolas Bouygues) avec le fils de Bolloré[5].

Engagements[modifier | modifier le code]

Martin Bouygues a créé la Fondation Francis Bouygues en 2005, en hommage à son père Francis Bouygues, fondateur du groupe. La Fondation d’entreprise soutient des lycéens confrontés à des difficultés financières, mais motivés, pour poursuivre des études supérieures. La fondation attribue une bourse d’un montant de 1 500€ à 10 000€ par an aux jeunes sélectionnés, jusqu’à l’obtention de leur diplôme. Tout au long de leur cursus, les étudiants sont accompagnés par un parrain ou une marraine, collaborateur bénévole du groupe. Depuis sa création, près de 600 étudiants ont pu bénéficier des bourses délivrées par la Fondation[6].

Martin Bouygues est convaincu de l’importance du développement durable et de son rôle au service de la société et de l’environnement. Il le rappelle notamment dans une interview accordée à Valeurs Actuelles en juin 2012[7] et dans une allocution reprise dans les Echos en septembre 2013[8].

En novembre 2014, il renouvelle son engagement, ainsi que celui du groupe Bouygues, au Pacte mondial de l’ONU, et s’engage à respecter les 10 principes universellement reconnus relatifs aux droits de l’homme, aux normes du travail et à l’environnement[9].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Il détient également d’autres mandats au sein du groupe Bouygues[10] :

  • Administrateur TF1 depuis le 1er septembre 1987
  • Membre du Conseil d’Administration de la Fondation d’entreprise Francis Bouygues

En dehors du groupe Bouygues. Il est en outre :

  • Président de SCDM
  • Membre du Conseil de surveillance et du comité stratégique de Paris-Orléans
  • Membre du Conseil d’administration de la Fondation Skolkovo, en charge de gestion de la Silicon Valley russe

Revenus[modifier | modifier le code]

D’après le classement de Challenges, il est le 9e patron le plus performant du CAC 40 en 2014[1]. En 2013, il figure 39e au classement des salaires des patrons du CAC 40[11]. En 2012, en choisissant de renoncer à sa part variable[12], sa rémunération est diminuée de près de 60% pour atteindre 920 000€. Il représente avec son frère Olivier la 24e fortune de France avec 2,6 milliards d'euros en 2013[13].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Réseau de relations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]