Karine Berger

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Karine Berger
Karine Berger en 2011.
Karine Berger en 2011.
Fonctions
Députée de la 1re circonscription des Hautes-Alpes
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Henriette Martinez
Biographie
Date de naissance 11 mars 1973 (41 ans)
Lieu de naissance Limoges (France)
Nationalité française
Parti politique PS
Diplômé de École polytechnique
École nationale de la statistique et de l'administration économique
IEP de Paris
Université Panthéon-Assas
Profession Haut fonctionnaire

Karine Berger, née le 11 mars 1973 à Limoges en France[1], est un haut fonctionnaire et une femme politique française. Spécialiste en économie, elle est membre du Parti socialiste et a été élue députée le 17 juin 2012 dans la première circonscription des Hautes-Alpes lors des élections législatives de 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karine Berger naît et grandit entre Limoges, dans une famille de professeurs de mathématiques[2],[3]. Après des classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand, elle entre en 1993 à l'École polytechnique, dont elle est diplômée en 1996. Elle choisit alors de rejoindre le service de l'État, dans le corps des administrateurs de l'Insee, dont elle est nommée élève-administrateur en 1996. Durant sa formation d'élève-fonctionnaire à l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE), elle s'inscrit à l'Institut d'études politiques de Paris dont elle est diplômée[4],[5]. Elle est également titulaire d'un DESS de droit public en économie de l'université Paris II[réf. nécessaire].

Titularisée administratrice de l'Insee au 1er juillet 1998, Karine Berger s'oriente vers l'économie et est nommée d'abord à la Direction de la Prévision, puis en 2000 devient responsable de la synthèse des projections macroéconomiques pour la France au ministère de l'Économie et des Finances[3]. Elle est nommée ensuite à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2002[6]. Elle participe également à un groupe de réflexion (aux côtés de Michel Euriat et Alain Jacquot) créé en novembre 2002, par le Syndicat national des administrateurs et des inspecteurs généraux (SNADIGE), autour de la réforme des retraites du gouvernement Raffarin[7]. Elle rejoint l'Insee en 2004 comme responsable de la division de la synthèse conjoncturelle où elle assure notamment la responsabilité de la « Note de conjoncture ». De 2007 à 2008, elle travaille à nouveau à la Direction du Budget au ministère.

Karine Berger rejoint en 2008 la société Euler Hermes, spécialiste de l'assurance-crédit, comme directrice des études économiques, membre du comité de direction[2], et devient directrice de la stratégie et du marketing international[8] jusqu'en 2012.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Rôles au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Karine Berger adhère au Parti socialiste en janvier 2000 et s'engage aux côtés de Bertrand Delanoë[4],[3]. Elle est membre fondateur de la Convention pour la sixième République (C6R), fondée par Arnaud Montebourg en 2001 et membre du bureau fédéral[9]. Elle devient membre du Conseil national du PS en 2005[4] puis dirigeante de la fédération des Hautes-Alpes d'où sa famille maternelle est originaire[4],[3]. Spécialiste des questions de politique économique, elle a fait partie des cinq mandataires du Nouveau Parti socialiste à avoir refusé d'approuver la synthèse lors du Congrès du Mans et s'oppose à la ratification du Traité constitutionnel européen[4].

En 2012, elle participe à l'élaboration du programme économique de François Hollande pour l'élection présidentielle[10],[11],[3], dont elle devient l'un des émissaires auprès des détenteurs étrangers de la dette française (banques, fonds de pension, assureurs) durant la campagne[12]. Ce rôle la fait connaître des médias; certains lui consacrent plusieurs portraits flatteurs[13] alors que d'autres remarquent sa modestie très relative.

Députée des Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

Après avoir été désignée par les militants de la fédération PS des Hautes-Alpes, Karine Berger est investie par le Parti socialiste comme candidate aux élections législatives françaises de 2007 dans la première circonscription des Hautes-Alpes (battue par Henriette Martinez, UMP, qui a recueilli 51,77 % des suffrages exprimés[14]), puis à nouveau aux élections législatives françaises de 2012 où elle est élue députée avec 54,71 % des suffrages exprimés contre 45,29 % à Jean Cointe (UMP)[15].

Karine Berger est devenue membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale où elle travaille en défendant une position néo-keynésienne de l'économie[4]. Le 18 juillet 2012, elle est désignée secrétaire nationale du Parti socialiste à l'Économie[16].

Particulièrement active à l’Assemblée[13] sur les lois concernant l’économie et la finance (compétitivité, Banque publique d'investissement, loi de finances)[5], Karine Berger est désignée en 2013 rapporteur du « Projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires[17] », projet jugé en l'état insuffisant pour un certain nombre de députés[Combien ?][18],[19] et d'économistes de gauche, tel que Frédéric Lordon[20]. Selon Le Monde et Rue89, la plus grande partie des députés comme des médias en sont au contraire satisfaits[13],[21].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Karine Berger, Assemblée nationale, consulté le 23 juin 2013.
  2. a et b Militantes de la reconquête - Valérie Rabault et Karine Berger, Challenges, 14 avril 2011.
  3. a, b, c, d et e Stéphanie Benz, « Karine Berger: les ambitions d'une économiste d'influence », L'Expansion, 2 décembre 2011.
  4. a, b, c, d, e et f Nathalie Raulin, « Karine Berger. Forte tête », Libération, 11 décembre 2012.
  5. a et b Sophie Fay, « Karine Berger, députée aux mains d’argent », Le Nouvel Observateur, 13 décembre 2012, republié le 21 juin 2013.
  6. « Karine Berger », Les Échos, no 20167, 7 mai 2008, p. 8
  7. [PDF] Compte rendu AG SNADIGE 2003
  8. [PDF] « Interview de Karine Berger », Variances, no 41, mai 2011, republié sur le site de l'ENSEA en mai 2011.
  9. Karine Berger, « Message de Karine Berger », Ma vie en Narcisse : le blog politique de Luc Mandret, 9 novembre 2006.
  10. Olivier Faye, Mathieu Castagnet, Pascal Charrier, « Ils font leur entrée à l’Assemblée nationale : Karine Berge, une économiste positive », La Croix, 18 juin 2012.
  11. « PS: l'économiste Karine Berger, une proche de Hollande, candidate dans les Hautes-Alpes », Le Nouvel Observateur, 26 mai 2012.
  12. « PS: l'économiste Karine Berger, une proche de Hollande, candidate dans les Hautes-Alpes », dépêche AFP, Public Sénat, 26 mai 2012.
  13. a, b et c Laurent Mauriac, « "Visible", « influente »... et si la députée Karine Bergé avait raison ? », Rue89, 23 juin 2013.
  14. Résultats des élections législatives 2007 dans la première circonscription des Hautes-Alpes, Ministère de l'Intérieur.
  15. Résultats des élections législatives 2012 dans la première circonscription des Hautes-Alpes, Ministère de l'Intérieur.
  16. Dépêche AFP, « Royal nommée secrétaire nationale au PS », Le Figaro, 20 juillet 2012.
  17. Commission des Finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, Compte rendu n° 60, 30 janvier 2013.
  18. Irène Inchauspé, « Loi bancaire : l'incroyable aveu de Frédéric Oudéa », Challenges, 30 janvier 2013
  19. Laura Berny, « En vue : Frédéric Ouéda », Les Échos, 13 février 2013.
  20. Frédéric Lordon, « La régulation bancaire au pistolet à bouchon », 18 février 2013, La pompe à phynance, blog du Le Monde diplomatique, 18 février 2013.
  21. Patrick Roger, « Karine Berger gagne ses galons sur la loi bancaire », Le Monde, 19 février 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]