Pen-Bron

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Pointe de Pen-Bron
Pen-Bron.jpg

Entrée du Traict du Croisic, délimité par la pointe sablonneuse de Pen-Bron et la jetée du Tréhic.

Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
0,45 km2
Création

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
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Géolocalisation sur la carte : France

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Géolocalisation sur la carte : Pays de Guérande

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La pointe de Pen-Bron est une presqu'île française située sur le territoire de la commune de La Turballe, dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la pointe de Pen-Bron

La presqu'île de Pen-Bron est une pointe sablonneuse, longue de 1,2 km sur 70 à 330 m de large, plantée pour une large part de pins maritimes. L'entrée de la presqu'île est située à environ quatre kilomètres du bourg de La Turballe et forme la partie méridionale du territoire de la commune.

Son extrémité sud s'avance en direction du port du Croisic, s'arrêtant à 550 m de celui-ci formant ainsi un détroit qui sépare la pointe de la presqu'île du Croisic.

Ce dernier permet à l'océan Atlantique de pénétrer dans les terres formant des bras de mer soumis au régime des marées, les traicts du Croisic (dont le « petit traict » qui borde l'est de la presqu'île), qui alimentent les marais salants de Guérande.

Le littoral ouest donnant sur cette partie de l'océan que l'on appelle également « rade du Croisic », forme une longue plage de sable. La partie nord (elle même située au sud de la plage des Bretons)[1] est dénommée plage de la Grande-Falaise, en référence à la grande dune qu'elle longe[2]. La partie sud, est dénommée plage de Pen-Bron[3].

Depuis le bourg de La Turballe, on accède à Pen-Bron en prenant la route départementale 92 puis par une route qui aboutit à l'entrée du domaine du centre marin dont l'accès est réglementé.

Des sentiers pédestres permettent également de parcourir la presqu'île.

Une navette maritime pour les piétons et cyclistes assure une liaison hebdomadaire plusieurs fois par jour entre le sud de la presqu'île et le port du Croisic durant les mois de juillet et d'août, tandis qu'en mai, juin et septembre cette liaison n'est assurée à la demande que durant les week-ends et les jours fériés[4]

Toponyme[modifier | modifier le code]

Pen-Bron vient du breton pen et bron, signifiant littéralement le « bout de la hauteur arrondie »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première chaussée pour accéder à l'extrémité de la pointe est construite entre 1707 et 1723[6].

En 1824, un industriel, François Deffès, y fonde une conserverie, dans laquelle sont conditionnées, dans des boîtes de fer-blanc, des sardines pêchées au large du port de La Turballe et accommodées à l’huile d’olive[6].

Hippolyte Palu (1833-1921) fonde en 1887, dans les locaux de la conserverie devenus vacants, un centre héliomarin destiné à soigner les jeunes enfants atteints de tuberculose osseuse. L'établissement deviendra par la suite le centre marin de Pen-Bron. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’hôpital fut évacué et transformé en corps de garde fortifié du Mur de l'Atlantique. Après le conflit, les bâtiments épargnés par les bombardements reprennent leurs activités initiales.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Outre l'hôpital, la chapelle de Pen-Bron et le cimetière, on y trouve encore des vestiges du mur de l'Atlantique. Plusieurs ouvrages fortifiés situés auparavant sur la dune ont basculé sur la plage.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Ancien hôpital[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vestiges du mur de l'Atlantique[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le petit traict du Croisic et la forêt de Pen-Bron vus de Sissable (Guérande).

La zone est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de catégorie 1 sous la dénomination pointe de Pen-Bron, marais salants et coteaux de Guérande (38,39 km2) depuis 1991[7].

Par ailleurs, la pointe de Pen-Bron appartient à la liste des sites naturels Natura 2000 conjointement avec le traict du Croisic et les marais salants de Guérande (43,76 km2 classés)[8].

Activités[modifier | modifier le code]

  • L'ancien sanatorium héberge aujourd'hui le centre marin de Pen-Bron, spécialisé en réadaptation fonctionnelle, établissement privé à but non lucratif participant au service public hospitalier, est géré par l’association des œuvres de Pen Bron dont le siège est situé à Nantes. Cette association est en outre le premier employeur de la communauté d'agglomération Cap Atlantique (dont fait partie la commune de La Turballe), avec 330 salariés[9] ;
  • L'hôtel de Pen-Bron, trois étoiles, 43 chambres, label tourisme et handicap[10], Logis[11] et Les pieds dans l'eau[12].
  • Sur la partie de la plage de Pen-Bron située au sud d'un amer pyramidal peint en blanc, le naturisme est pratiqué depuis les années 1970 et actuellement, sans être officiellement autorisé, toléré par la municipalité[13].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.labaule-guerande.com/visite-plage-des-bretons-la-turballe-la-turballe.html
  2. http://www.labaule-guerande.com/visite-plage-de-la-grande-falaise-la-turballe-la-turballe.html
  3. http://www.labaule-guerande.com/visite-plage-de-pen-bron-la-turballe-la-turballe.html
  4. « Liaisons maritimes Pen-Bron / Le Croisic - balades dans le traict », sur www.tourisme-laturballe.fr, Office de tourisme de La Turballe (consulté le 22 novembre 2015).
  5. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, (lire en ligne), p. 133.
  6. a et b « Pen-Bron. Un peu d'histoire », sur www.tourisme-laturballe.fr, Office de tourisme de La Turballe (consulté le 22 novembre 2015).
  7. « Pointe de Pen-Bron, marais salants et coteaux de Guérande », Muséum national d'histoire naturelle, inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 22 novembre 2015)
  8. « Marais salants de Guérande, traicts du Croisic et dunes de Pen-Bron », Muséum national d'histoire naturelle, inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 26 août 2009)
  9. « Les zones d'activités », sur www.mairie-laturballe.fr, Municipalité de La Turballe (consulté le 25 novembre 2015).
  10. « Moteur de recherche, l'offre tourisme et handicap », sur dgcisth.armadillo.fr, Direction générale des entreprises (consulté le 22 novembre 2015)
  11. « Hôtel de Pen Bron », sur www.logishotels.com, Fédération Internationale des Logis (consulté le 22 novembre 2015).
  12. « Hôtel Restaurant de Pen Bron », sur www.hotels-aptitudes.com (consulté le 22 novembre 2015).
  13. http://ffn-naturisme.com/centres/pen-bron

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Horeau, Pen-Bron : 1887-1987, Imprimerie Le Pape, , 217 p.
  • Hopital-marin de Pen-Bron, pour le traitement des débilités des deux sexes. Près le Croisic (Loire Inférieure), Nantes, Imp. de L. Mellinet, , 80 p. (lire en ligne)
  • Charles-François Perrion, L'hôpital marin de Pen-Bron pour le traitement des tuberculoses osseuses et ganglionnaires et le climat de l'Atlantique breton, A. Dugas, , 116 p.
  • Pierre Joigneaux, Engrais de Pen-Bron,
  • Louis Poisson et Louis Gruget, Notes sur les malades traités à l'hôpital marin de Pen-Bron (Loire-inférieure) pendant les années 1887-88-89, L. Mellinet, , 64 p.
  • Pierre Loti, L’œuvre de Pen-Bron près le Croisic (Loire-Inférieure), Imprimerie de Mame, , 16 p.
  • Denis Baldensperger, Granulométrie, calcimétrie et morphoscopie des sables de la plage de Pen-Bron, , 30 p.
  • Anonyme, Hôpital marin de Pen-Bron. Inauguration du pavillon Nadine, Imprimerie de J. Kugelmann,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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