Bretagne vivante

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Bretagne vivante, appelée aussi Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB), est une association fondée en 1958 à une époque où l'écologie ne concernait encore que quelques initiés. Elle est reconnue d'utilité publique en 1968.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette association a pour origine l'initiative de deux professeurs, Michel-Hervé Julien (professeur de musique puis ornithologue, collaborateur du Muséum national d'histoire naturelle) et Albert Lucas (professeur de sciences naturelles), qui multiplient les sorties naturalistes dans la région de Quimper et dans les grands milieux naturels de la région (baie d'Audierne, Cap Sizun...). Les deux amis y emmènent en excursion des classes d'élèves lycéens étudier le milieu naturel et les chants d'oiseaux, avec l'assentiment de Marcel Gautier, leur inspecteur d'académie, géographe de formation et fondateur en 1952 du Cercle des géographes du Finistère[1]. Julien et Lucas le convainquent d'élargir le champ d'intérêt aux préoccupations naturalistes, fondant en octobre 1953 une association, les Cercles géographique et naturaliste du Finistère[1]. Cette dynamique locale est étendue en avril 1958 lors de l'assemblée générale des Cercles réunie à Crozon, où est adopté le principe de créer, en parallèle aux deux cercles, la Société pour l'Étude et la Protection de la Nature en Bretagne, avec Marcel Gautier comme président et Michel-Hervé Julien comme secrétaire général. La SEPNB est déclarée officiellement le 7 janvier 1959[1].

L'association franchit le cap des 3 000 adhérents en 1968 et s'appelle Bretagne Vivante-SEPNB depuis 1998. Le nombre de salariés, qui atteint en 2000 un pic de personnes engagées pour les cliniques de nettoyage d'oiseaux mises en place suite au naufrage de l'Erika, est d'une quarantaine de chargés d’études faune et flore et d'animateurs nature, répartis dans trois pôles régionaux (connaissance et conservation, éducation et formation, vie associative)[2]. Faisant partie intégrante des réseaux scientifiques et institutionnels bretons, l'association gère un réseau de plus de 100 sites protégés dont cinq réserves naturelles d'État. Elle publie trois revues : Bretagne vivante (semestrielle), Penn ar Bed (revue trimestrielle dont le premier numéro paraît le 30 novembre 1953)[3], L'Hermine vagabonde (trimestrielle).

Jouant un rôle précurseur en créant des réserves ornithologiques sur le littoral, son champ d'action s'est rapidement élargi à tous les problèmes de défense de l'environnement se posant dans l'ensemble de la Bretagne historique (quatre départements de la Région Bretagne et Loire-Atlantique), au sein de 19 antennes locales en 2018[4].

Bretagne vivante est membre de France nature environnement.

Actions[modifier | modifier le code]

L'amélioration de la connaissance du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Bretagne vivante a participé à plusieurs programmes européens LIFE pour la conservation :

Bretagne vivante coordonne la réalisation d’atlas de répartition d’espèces sur la Bretagne :

  • Batraciens et reptiles (2008-2011)[8]
  • Papillons (de jour), libellules et sauterelles (2009-2012)[9]
  • Un atlas des longicornes[10] du massif armoricain a été réalisé conjointement avec l’association du Groupe d’études des invertébrés armoricains (GRETIA) et a été publié en octobre 2011.

La protection et la gestion du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Bretagne vivante est propriétaire et gestionnaire de plusieurs réserves naturelles en Bretagne[11] :

En décembre 2012, Bretagne Vivante a fait stopper le projet de centre de formation du Stade brestois du fait de la présence de l'escargot de Quimper sur le site[12] .

La valorisation du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Bretagne vivante a organisé des rassemblements de naturalistes afin d'améliorer la connaissance et faire partager avec le grand public la découverte du patrimoine naturel :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Maurice Le Démézet, Bruno Maresca, La protection de la nature en Bretagne. La SEPNB (1953-2003), Presses universitaires de Rennes, , p. 5.
  2. Maurice Le Démézet, Bruno Maresca, La protection de la nature en Bretagne. La SEPNB (1953-2003), Presses universitaires de Rennes, , p. 54.
  3. Maurice Le Démézet, Bruno Maresca, La Protection de la nature en Bretagne. La SEPNB (1953-2003), Presses universitaires de Rennes, , p. 16.
  4. « L'association. Bretagne Vivante, en bref », sur bretagne-vivante.org (consulté le 12 octobre 2018).
  5. « LIFE Nature - Conservation du phragmite aquatique en Bretagne »
  6. « LIFE Nature - Conservation de la sterne de Dougall en Bretagne »
  7. « LIFE + Mobilisation pour le retour de la moule perlière d'eau douce »
  8. « Atlas des batraciens-reptiles de Bretagne »
  9. « Atlas des invertébrés de Bretagne »
  10. « Atlas des longicornes armoricains »
  11. « Liste des sites protégés par Bretagne Vivante »
  12. « Les escargots taclent le Stade brestois »
  13. « Biodiversité. La réserve, paradis de l'insecte »
  14. « Biodiversité. 1.400 espèces pour un défi »
  15. « À la chasse à la biodiversité à Nantes »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Le Démézet et Bruno Maresca, La protection de la nature en Bretagne. La SEPNB (1953-2003), Rennes, PUR, 2003.
  • François de Beaulieu, « Les revues de « Bretagne vivante » », Le Peuple breton, no 503,‎ , p. 20 (ISSN 0245-9507)
  • Tudi Kernalegenn, Les chemins bretons de l’écologie. Luttes écologistes dans le Finistère (1967-1981), Fouesnant, Yoran Embanner, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]