La Turballe

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La Turballe
Le port de La Turballe.
Le port de La Turballe.
Blason de La Turballe
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Pierre Branchereau
2014-2020
Code postal 44420
Code commune 44211
Démographie
Gentilé Turballais
Population
municipale
4 554 hab. (2012)
Densité 246 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 47″ N 2° 30′ 20″ O / 47.3463888889, -2.5055555555647° 20′ 47″ Nord 2° 30′ 20″ Ouest / 47.3463888889, -2.50555555556
Altitude 6 m (min. : 0 m) (max. : 45 m)
Superficie 18,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-laturballe.fr

La Turballe est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle fait historiquement partie de la Bretagne.

Ses habitants s'appellent les Turballais et les Turballaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Turballe est située sur le littoral de la Loire-Atlantique, sur la presqu'île de Guérande, à 7 kilomètres au nord-ouest de Guérande et à 20 kilomètres au nord-ouest de Saint-Nazaire.

La commune est traversée[2] par le ruisseau de Brandu.

Ruisseau de Brandu, marquant la limite entre les communes de La Turballe (à droite sur l'image) et de Piriac-sur-Mer

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Turballe fait partie du pays traditionnel de Brière et du pays historique du Pays nantais.


Rose des vents Piriac-sur-Mer Mesquer Saint-Molf Rose des vents
Océan Atlantique N Guérande
O    La Turballe    E
S
Marais salants de Guérande


La Turballe et ses communes limitrophes

Le littoral[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 11 kilomètres de plages. Le nord du port présente un aspect rocheux entrecoupé de criques. Au sud du port s'étendent de longues plages de sable longeant la « rade du Croisic », dont une partie est adossée à la dune et à la forêt de Pen Bron.

Du nord au sud, les plages de La Turballe portent les noms suivants :

  • de Piriac au port : plage de Belmont, plage de Port Creux, plage de Ker Elisabeth, plage de la Bastille
  • du port à la pointe de Pen Bron : plage des Bretons, plage de la Croix de l'Anse, plage de la Grande Falaise, plage de Pen Bron.

La plage de la Grande Falaise fait référence à l'importance d'une grande dune qui la borde à l'est, et qui est l'épine dorsale de la presqu'île de Pen-Bron. Celle-ci forme la partie sud de la commune et à son extrémité méridionale sont implantés les bâtiments du centre héliomarin, fondé à la fin du XIXe siècle et toujours en activité. Au delà, toujours en direction du sud et à environ 550 mètres du centre héliomarin, se trouve, de l'autre côté du grand traict du Croisic, le port du Croisic.


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Géographie humaine[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Brandu, Coispéan, Fourbihan, Kerigeole, Lauvergnac, Le Requer, Trescalan, Trévaly, Trévéré, etc.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Pointe de Pen-Bron 
Elle est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de catégorie 1 sous la dénomination pointe de Pen-Bron, marais salants et coteaux de Guérande (38,39 km2) depuis 1991[3]. Les dunes de Pen bron sont classées espace naturel sensible[4] et intègrent le réseau Natura 2000 avec les traicts du Croisic et les marais salants de Guérande (espace de 43,76 km2)[5].


Traicts du Croisic 
Ils intégrent en 2004 le réseau Natura 2000, avec les marais salants de Guérande et les dunes de Pen-Bron[6],[7].


Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Mégalithe de Coispéan

Mégalithes et pierres gravées, toujours visibles de nos jours dans les hameaux et quartiers de Brandu, Coispéan, Kevodué ou Trévaly, témoignent de la présence humaine en ces lieux dès l'ère préhistorique[8]. Puis des populations celtes venues du centre de l'Europe s'installent dans la région[9].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La conquête romaine entraîne la structuration du pays[9]. La civilisation gallo-romaine trace les premières voies de communication, telle que la route ralliant Guérande à Piriac et passant par Bréhet, Trescalan, Lauvergnac et Saint-Sébastien. Des vestiges de villas romaines, domaines à vocation agricole, existent toujours, comme des murets en petit appareil en bordure de chemins (au lieu-dit les Grands jardins à Requer, par exemple)[8]. C'est sans doute à cette époque que les premiers marais salants de Guérande, les mines d'étain de Piriac et de cuivre de La Govelle sont créés, même si aucune preuve formelle en atteste. La chute de l'empire romain entraîne l'effondrement économique et le chaos administratif[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du VIe siècle, les Bretons, eux-mêmes poussés par des envahisseurs, franchissent la Vilaine pour s'implanter dans la presqu'île guérandaise (voir Waroch II). L'influence de la langue bretonne sur les toponymes de la commune est un témoin de cette période[8]. Ces nouveaux venus trouvent un pays retombé à l'état de friche. Dans le secteur de La Turballe, ils s'installent sur les hauteurs et édifient leurs maisons sur la roche granitique, épargnant ainsi les rares terres cultivables. Ils se regroupent en famille autour d'un puits, d'un four, d'un lieu de vie. Ces regroupements sont appelés hameaux ou villages, avec des noms bretons, tels que Trescalan, Fourbihan, etc. Ils relancent l'agriculture et l'exploitation des marais salants[9].

Au milieu du XIe siècle, l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, alors à son apogée, se voit remettre des terres de Brandu et exploite des marais salants à Pen Bron et Trévaly[8].

On trouve mention de La Turballe dans des écrits remontant à 1452. Il ne s'agit pas alors d'un bourg à proprement parler mais d'un hameau parmi ceux de Brandu, Coispéan, Fourbihan, Kerigeole, Lauvergnac, Le Requer, Trévaly et Trescalan, étendus sur la frange littorale à l'ouest du bourg de Guérande. Le principal d'entre eux n'est pas à cette époque La Turballe, mais Trescalan, qui se situe en haut d'une côte surplombant le littoral[10].

Au Moyen Âge, Trescalan est une des six frairies de la paroisse de Guérande, avec celles de Quéniquen, Saillé, Careil, Clis et Congor. En Bretagne, la frairie est un regroupement d'habitants d'un village cimenté par un esprit communautaire. Pour faciliter la vie religieuse lorsque l'église paroissiale est éloignée, comme c'est le cas de la collégiale Saint-Aubin de Guérande, une chapelle est souvent érigée au centre de la frairie[11]. Trescalan la seule des six frairies qui sera élevée au XIXe siècle au rang de paroisse, puis de commune sous le nom du quartier portuaire de La Turballe.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1505, Anne de Bretagne, qui affectionne le pays Guérandais, offre trois couronnes au semblable dessin de fleur de lys, qui coifferont pendant des siècles les mariées du Pays Blanc. Guérande est ainsi dotée d'une couronne d'or, Saillé d'une couronne d'argent et Trescalan d'une couronne de cuivre doré. Les deux premières disparaissent pendant la Révolution française, celle de Trescalan existe encore, elle est la propriété de la commune de La Turballe et restaurée au cours du XIXe siècle[12].

La croix de Brogard est érigée au XVIe siècle. L'acte de fondation de la chapellenie sainte Brigitte par les seigneurs de Bréhet date du 13 juillet 1512[8].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel de Trescalan, porté par des membres de la troupe Strollad An Tour Iliz

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les habitants de La Turballe et des hameaux qui la constituent se rendaient à pied aux offices religieux de Guérande, éloigné de deux lieues, par de mauvais chemins, mal entretenus. Des cas de décès de nourrissons sur le chemin qui les conduisait à leur baptême ont été relatés[10]. En 1698, à la demande des habitants, la chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde est édifiée au sommet du coteau de la frairie de Trescalan.

L'architecture du manoir de Bréhet permet de situer sa construction au XVIIe siècle[8].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le moulin de Kerbroué est construit en 1746[8]. Jusqu'à la Révolution française, Guérande, ville à laquelle La Turballe est attachée, appartient au comté de Nantes, dans la province de Bretagne[13]. À la création des départements en 1790, Guérande devient une commune du département de la Loire-Inférieure.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XIXe siècle, La Turballe reste le débouché sur la mer de Guérande et ravitaille la ville en poissons. Dans les années 1825, Pierre-Joseph Colin fonde la première conserverie au monde à Nantes[9]. Il a l'idée de ranger les sardines serrées les unes contre les autres dans un bain d'huile conditionnées dans des boîtes en fer-blanc, créant ainsi la technique de conserve de sardines à l'huile. Pour approvisionner son usine nantaise, il se fournit en sardines transportées par diligence suspendue, et les toutes premières sardines mises en boîtes de conserve sont ainsi pêchées à La Turballe, une première mondiale dont le petit port n'a sans doute pas eu conscience[13].

À partir des années 1830, l'ouverture des conserveries de sardine directement à La Turballe dynamise les activités de pêche et entraîne un accroissement de la population[13]. L'ancien hameau de quelques feux se transforme en un port de pêche actif et une petite cité, où se côtoient marins, pêcheurs, cultivateurs, journaliers, paludiers et sauniers[8]. Le village se transforme, les habitations s'alignent le long de rues bien dessinées dans le quartier du port, tandis que les conserveries occupent les extrémités de la ville d'alors[13].

L'éclosion de l'industrie de conserverie rend indispensable la création de chemins carrossables. En 1838 s'ouvre le chemin de grande communication n°2 entre La Turballe et Juigné[13]. Le besoin de s'affranchir de la tutelle religieuse et administrative de Guérande se fait sentir.

Le 20 octobre 1847, Louis-Philippe prend une ordonnance à Saint-Cloud créant la nouvelle paroisse de Trescalan[10], à partir du regroupement des frairies de Trescalan et de Coispéan[14]. À cette époque, La Turballe n'est encore qu'un simple hameau portuaire de la commune de Guérande mais comprend déjà plus d'habitants que Trescalan[8]. En 1852, la chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde, devenue trop vétuste, cède la place à l'église actuelle.

L'arrivée dans les années 1830 d'industriels venus de Nantes ou du Mans va entraîner un profond changement des mentalités. Estimant leurs intérêts mal défendus par les édiles de Guérande, ces nouveaux turballais manifestent dès le début des années 1860 leur volonté d'autonomie, sous l'impulsion d'Alfred Pellier, industriel originaire du Mans qui sera élu premier maire de la commune[14]. Les arguments mis en avant pour appuyer la demande est l'éloignement de sept kilomètres du centre administratif de Guérande, le mauvais état des routes, la paroisse de Trescalan déjà distincte de celle de Guérande et une école qui compte déjà deux cents élèves. Le préfet accepte la demande d'autonomie, allant contre l'avis des élus guérandais[9].

En dépit de soucis de santé, l'empereur Napoléon III entame un second voyage en Algérie, du 29 avril au 9 juin 1865, confiant en son absence la régence à son épouse l'impératrice Eugénie[15]. C'est donc elle qui cosigne, le , avec le ministre Eugène Rouher, le décret élevant La Turballe au rang de commune[10], rédigé dans les termes suivants :

«  Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français, à tous présenter et à venir, salut.
Avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et promulguons ce qui suit,
Loi
Extrait du procès-verbal du Corps législatif
Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la teneur suit :
Art. 1er. Le territoire teinté en jaune sur le plan annexé à la présente loi, est distrait de la commune de Guérande, canton de Savenay, département de la Loire-Inférieure, et érigé en commune distincte, dont le chef-lieu est fixé au village de La Turballe et qu'en portera la nom.
Délibéré en séance publique, à Paris, le 25 avril 1865.»[9]

Deux mois après la création de la commune, le premier maire Alfred Pellier est élu[8]. Il s'occupe d'urbanisme, du tracé des routes et décide des premiers grands travaux d'aménagement du port de La Turballe[13].

Cette décision de l'empereur entre dans sa stratégie plus globale de combler le retard industriel et économique de la France par rapport à sa rivale anglaise. Pendant tout son règne, Napoléon III n'a de cesse d'accroître le réseau des chemins de fer de la France, impulse les transformations de Paris menés par le baron Haussmann, vote la loi relative à l'assainissement et de mise en culture des Landes de Gascogne, participe à la construction du canal de Suez, développe les grands magasins etc. Même en l'absence de texte en attestant formellement, l'autonomie qu'il accorde à La Turballe vise à libérer tout son potentiel de croissance économique, conformément à cet objectif[9].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Anne est construite dans le quartier du port en 1937.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux blockhaus constitutifs du mur de l'Atlantique sont construits en bord de mer et deux autres lignes de défense s'étalent sur la commune. L'armée d'occupation procède à l'évacuation des habitants du bourg de Trescalan et installe au sommet du clocher de l'église un poste d'observation, qui perdure jusqu'à la reddition[16].

Une bombe est larguée sur la ville en 1942. On pense cependant qu'il s'agit en fait d'une erreur de la part des Anglais. Par chance, aucune victime n'est à déplorer.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolonge à La Turballe comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au ), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires successifs[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1865 1874 Alfred Pellier    
1874 1881 Arthur de la Tocnaye    
1881 1886 François Naud    
1886 1888 Émile Duriec    
1888 1892 Albert Guet    
1892 1902 François Naud    
1902 1913 René Pellier    
1913 1925 Louis Gouret    
1925 1927 Gustave Bocquien    
1927 1935 Pierre Nogues    
1935 1941 Jean Anezo    
1941 1945 Constant Lemoine    
1945 1957 Jules-Alexandre Bernard    
1957 1965 Jean-Louis Trimaud    
1965 1983 Raymond Famchon    
1983 1989 Philippe Pigeon    
1989 2014 René Leroux[Note 1] PS député de la septième circonscription de la Loire-Atlantique (1997-2002)
conseiller général du canton de Guérande (1994-2001 et depuis 2006)
2014 en cours Jean-Pierre Branchereau Divers droite cadre du secteur privé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, la commune est urbaine, principale composante de l'agglomération de La Turballe, qui inclut Piriac-sur-Mer et Mesquer. C'est par ailleurs une commune multipolarisée entre les aires urbaines de Redon et Saint-Nazaire appartenant à l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

La population de la commune est en augmentation presque constante depuis le recensement de 1962.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1865 à partir d'un démembrement partiel de Guérande.

En 2012, la commune comptait 4 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 842 2 173 2 221 2 480 2 573 2 683 2 786 2 612 2 940
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
2 819 2 577 2 511 2 762 2 586 1 964 2 709 2 542 2 716
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012 -
2 959 3 120 3 587 4 042 4 350 4 341 4 582 4 554 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18]. Pour le recensement 2005, base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à La Turballe en 2009 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
9,0 
75 à 89 ans
13,1 
23,9 
60 à 74 ans
24,0 
19,3 
45 à 59 ans
20,5 
17,5 
30 à 44 ans
16,3 
14,4 
15 à 29 ans
12,0 
15,6 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Secteur public : école Jules Verne
Secteur privé : école Sainte Marie de l'océan

Santé[modifier | modifier le code]

Centre héliomarin de Pen Bron

Le centre héliomarin de Pen-Bron, situé sur la commune, est un établissement médical spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelles. Il est établi dans un ancien hôpital pour enfants construit en 1887. Comptant 330 salariés, il est le premier employeur de la communauté d'agglomération Cap Atlantique.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est équipée des terrains de sport « Gaby Vallot » et de courts de tennis. Le club de plongée de la Turballe fonctionne sur le mode associatif. Société des régates de La Turballe.

Économie[modifier | modifier le code]

Pêche 
Le port de La Turballe est le premier port de pêche des Pays de la Loire, avec quatre-vingt-un chalutiers, et le huitième de France en tonnage[21]. Il est le premier port de la façade atlantique pour l'anchois (7 000 tonnes par an) et la sardine, que l'on fête au mois de juillet à l'occasion de la fête de la sardine.
L'activité mobilise trois cents professionnels actifs. La pêche au chalut se pratique toute l'année, la sardine et l'anchois étant récoltés du printemps à l'automne. En dehors de ces périodes ce sont le bar, le merlu, le merluchon, la dorade, la seiche et parfois le thon qui sont récoltés.
La criée organise chaque jour, au centre marée, une vente aux enchères, du lundi au vendredi à partir de h[22]. Depuis 2011, mêmes si les ports de La Turballe et celui du Croisic possèdent une gestion commune pilotée par le département, les deux criées sont préservées mais leurs moyens techniques sont mutualisés[23].


Commerce, artisanat, services 
La commune s'est dotée d'une zone artisanale qui regroupe quarante-deux entreprises sur une superficie de huit hectares, comptant principalement des établissements liés au monde maritime et à l'artisanat. Les cent soixante autres entreprises domiciliées à La Turballe se partagent différents secteurs d'activité comme le commerce, la restauration et les services.
Tourisme 
La Turballe est également un lieu de villégiature de la Côte d'Amour et de la presqu'île de Guérande. Elle est traversée par l'itinéraire cyclable Vélocéan. Trois plages (Pen-Bron, les Bretons, Ker Elisabeth) sont labellisées « pavillon bleu » sur une dizaine de kilomètres. Son port de plaisance dispose de trois cent quarante-cinq places dont trente pour les visiteurs[21].


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Turballe a accueilli en juin 2006 le festival Anne-de-Bretagne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux


Châteaux


Moulins
Cinéma

Linguistique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Breton de Batz-sur-Mer.

On parle breton à La Turballe à partir de la fin du VIe siècle. Le déclin du breton dans la frairie de Trescalan est déjà bien avancé au milieu du XVIIe siècle. Le breton finit par s'effacer au XVIIIe siècle au profit du gallo puis du français[8].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à quatre sardines posées en fasce et rangées l'une sur l'autre ; au chef d'azur à cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason (délibération municipale du ) enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de La Turballe : Toujours plus avant.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes de la Loire-Atlantique
  2. Notice du Sandre sur La Turballe, consultée le 28/08/09
  3. « Pointe de Pen-Bron, marais salants et coteaux de Guérande », Muséum national d'histoire naturelle, inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 26 août 2009)
  4. [1]
  5. « Marais salants de Guérande, traicts du Croisic et dunes de Pen-Bron », Natura 2000 (consulté le 26 août 2009)
  6. « Marais salants de Guérande, traicts du Croisic et dunes de Pen-Bron », Natura 2000
  7. « FR5210090 - Marais salants de Guérande, traicts du Croisic, dunes de Pen Bron : ZPS », Institut national du patrimoine naturel
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jean-Pierre Corentin Le Pape, La Turballe : Les hommes, le terroir, la mer, Imprimeur Le Croisic,‎ , 165 p. (ISBN 2 9508743 1 2)
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Ouest-France, La Turballe, 150 ans entre sel et mer, cahier n°2 du mardi 23 juin 2015, par Michel Oriot, Claire Seznec, Georges Javel
  10. a, b, c et d Le P'tit Turballais, lettre d'information de la mairie de La Turballe n°6, février - mars 2015
  11. www.ville-guerande.fr
  12. Historique de La Turballe, exposition de la Mairie des 27 et 28 juin 2015 à l'occasion des commémorations des 150 ans de la Ville
  13. a, b, c, d, e et f Marie Rouzeau, Du Pays de Guérande à la Côte d'Amour, éditions Palantines, coll. « Histoire et géographie contemporaines »,‎ (ISBN 2356780238)
  14. a et b Ronan Durandière, Guérande, ville close, territoire ouvert, cahier du patrimoine n°111
  15. Le P'tit Turballais, lettre d'information de la mairie de La Turballe n°9, mai - juin 2015
  16. Brochure La Turballe, Le guide, éditée par l'office de tourisme de La Turballe.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  19. « Résultats du recensement de la population - La Turballe - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  20. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  21. a et b Le P'tit Turballais, lettre d'information de la mairie de La Turballe n°3, juillet - août 2014
  22. Site du port de pêche de La Turballe
  23. Criée et vente à distance : ce n’est qu’une question de semaines !
  24. Exposition réalisée par l'association Cinéma Atlantic les 25 et 26 juin 2015 à l'occasion des festivités des 150 ans de La Turballe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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