François André (homme d'affaires)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
François André
Francois Andre.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Parentèle

François André, né le à Rosières et mort le à Cannes, est une personnalité économique française, directeur d'hôtels et de casinos.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photographie d'un buste statufié, au milieu d’un jardin arboré.
Statue d'Eugène Cornuché.
Château construit pour François André, propriété du groupe Lucien Barrière

Venu de l'Ardèche au début du XXe siècle, François André arrive à Paris sans un sou et ouvre des tripots clandestins[1]. Il démarre une activité dans le domaine des casinos en reprenant le casino d'Ostende en Belgique, pendant que Eugène Cornuché, son associé, entreprend, en 1912, la réalisation de l'hôtel Normandy et la construction du Casino de Deauville. En 1912, il lance l'aménagement de La Baule en lieu de tourisme et créer le resort à la française[2].

Coupure du journal "Sport Complet" . Date non précisée.

En 1918, François André fonde le cercle de jeux Haussmann à Paris et poursuit le développement de ses activités avec la création de la station de La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique), selon le modèle de Deauville, en y rachetant l'hôtel Royal et le casino en 1923. François André invente le tourisme moderne en créant le concept de « resorts » à la française réunissant, en un même lieu, casino, hôtels et installations sportives.

En 1926, il entreprend la construction de l'hôtel Hermitage — Ferdinand Ménard en est l'architecte — et du Castel Marie-Louise à La Baule[2]. La même année, il rachète la Société fermière du casino municipal de Cannes (SFCMC)[3].

En 1927, François André succède à Eugène Cornuché à la tête de la Société des hôtels et casino de Deauville (SHCD) et entreprend la construction de l'hôtel du Golf à Deauville sur le New Golf Club (1929). Il y installe également 30 courts de tennis et ce qui deviendra le Jumping international de France[4]. En 1929, il devient le président de la Société des Eaux Minérales de Contrexéville[5]. En 1929, il acquiert également 220 hectares de terrain sur la commune de Saint-André-des-Eaux[6].

Il développe ses activités sur la Côte d'Azur avec le casino de Cannes et rachète en 1952 l'Hôtel Majestic[3]. Il désigne son neveu Lucien Barrière (1923-1990) comme son successeur et son légataire universel[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Poincaré, Complément d'enquête. Amour, drames et casinos : l'empire des Barrière, Francetvinfo.fr, 5 mai 2016 (consulté le 10 octobre 2017)
  2. a, b et c Barrière : 100 ans d'un groupe qui a fait La Baule, Ouest-france.fr, 17 février 2012 (consulté le 10 octobre 2017)
  3. a et b Notre Histoire, Groupesfcmc.com (consulté le 10 octobre 2017)
  4. Jean-François Mesplède, A La Baule, l’action d’un certain François André…, Experience-unique.com, 27 juillet 2015 (consulté le 10 octobre 2017)
  5. A travers les âges, Ville-contrexeville.fr (consulté le 10 octobre 2017)
  6. 1929 : François André invente le resort à la française, Utopiesmetropolitaines.org (consulté le 10 octobre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Rey, L'Oncle, Plon,
  • Philippe Bouvard, Histoire d'une famille : Le Roman du groupe Barrière, Le Cherche midi, , 95 p. (ISBN 2862748811)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]