Spatule blanche

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Platalea leucorodia

Platalea leucorodia
Description de cette image, également commentée ci-après
Spatule blanche (Ariège, France)
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Pelecaniformes
Famille Threskiornithidae
Genre Platalea

Espèce

Platalea leucorodia
Linnaeus, 1758

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/1975

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Spatule blanche (Platalea leucorodia) est une espèce d'oiseaux échassiers de la famille des Threskiornithidae.

Description[modifier | modifier le code]

Ce grand échassier blanc doté d'une élégante crête retombante a un long bec en forme de spatule d'où son nom. Il mesure 88 cm de longueur pour une envergure de 130 cm.

Platalea leucorodia (6486187265).jpg

À la différence des hérons et aigrettes, la Spatule blanche vole cou tendu.

Répartition[modifier | modifier le code]

Aire de répartition de la spatule blanche en Europe

En Europe de l'Ouest, elle se reproduit en Espagne, en France, en Belgique[1] et aux Pays-Bas. En Europe orientale, elle fréquente la réserve naturelle d'Astrakhan qui fait partie du delta de la Volga.

Jusque dans les années 1980, elle était peu commune en dehors du littoral de la Manche et de l'océan Atlantique mais pouvait parfois être aperçue dans le sud de la France.

Elle niche notamment au lac de Grand-Lieu, en Brière, dans les marais salants de Guérande, la vallée de l'Erdre, les Landes, au parc du Marquenterre et sur le littoral du Pas-de-Calais. Elle est observable sur les bords du grand réservoir de Vioreau (Joué-sur-Erdre) entre fin juillet et début octobre lors du passage migratoire post-nuptial des individus ayant nichés en Europe du Nord (Pays-Bas notamment).

Depuis 2008, elle se reproduit en Camargue[2].

Elle niche aussi en Afrique du Nord.

La spatule blanche migre et hiverne en Afrique du Nord, en Inde, en Asie du Sud-Est et en Chine[3].

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce fréquente les milieux aquatiques ouverts de faible profondeur comme les lagunes ou les roselières, les zones côtières, les lacs et les marais inondes. Elle niche en colonies dans les roseaux, parfois dans les arbres (pins noirs...), les arbustes (saules...) ou à même le sol.

Nidification[modifier | modifier le code]

Son nid est une plate-forme constituée de branches, de roseaux et d'herbes. Il est au sol dissimulé dans les roseaux ou perché dans un arbuste ou un arbre. En colonies, rarement mêlée à d'autres espèces (3-4 œufs/ 1 ponte/ avril-juillet).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Cet oiseau mange de petits poissons, des crustacés et des insectes aquatiques. Son bec lui permet aussi de remuer la vase et d'avaler du plancton.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • P. l. leucorodia Linnaeus, 1758 : Eurasie ;
  • P. l. balsaci de Naurois & Roux, 1974 : Arguin et îles avoisinantes (Mauritanie) ;
  • P. l. archeri Neumann, 1928 : côtes de la mer Rouge et de la Somalie.

Statut de conservation[modifier | modifier le code]

Cette espèce est classée comme vulnérable sur la liste rouge des espèces menacées en France[4].

Protection[modifier | modifier le code]

La Spatule blanche bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Elle est inscrite à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter. Depuis l'arrêté d', ces interdictions ne s'appliquent plus aux sujets nés et élevés en captivité et identifiés.

Cette espèce est également protégée par la convention de Washington (annexe 2).

L'espèce fait l'objet d'un plan d'action international pour sa conservation[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. E.H. (st.), « La spatule blanche fait son nid en Wallonie », sur www.lalibre.be (consulté le )
  2. Blanchon, Kayser, Arnaud, Gauthier-Clerc, « La Spatule blanche Platalea leucorodia en Camargue : nidification et hivernage », Ornithos, nos 17-4,‎ , p. 217-222
  3. Colin Harrison et Alan Greensmith (trad. Antoine Reille), Les oiseaux du monde, Bordas, coll. « L’œil nature », , 416 p. (ISBN 2-04-027016-7), Spatule blanche page 69
  4. « La Liste rouge des oiseaux de France métropolitaine - Comité français de l'UICN », sur www.uicn.fr (consulté le )
  5. « International Single Species Action Plan for the Conservation of the Eurasian Spoonbill (without Annexes) (TS No. 35) | AEWA », sur www.unep-aewa.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]