Pénestin

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Pénestin
La mairie de Pénestin.
La mairie de Pénestin.
Blason de Pénestin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Claude Baudrais
2014-2020
Code postal 56760
Code commune 56155
Démographie
Gentilé Pénestinois
Population
municipale
1 788 hab. (2014en diminution de -4.23 % par rapport à 2009)
Densité 82 hab./km2
Population
aire urbaine
70 248 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 01″ nord, 2° 28′ 24″ ouest
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 38 m)
Superficie 21,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-penestin.com

Pénestin [penetɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pen-Lan (Billiers)
Océan Atlantique
(Estuaire de la Vilaine)
Billiers
La Vilaine
Arzal
La Vilaine
Rose des vents
Océan Atlantique N Camoël
O    Pénestin    E
S
Océan Atlantique Pont-Mahé (Assérac) Assérac

La commune de Pénestin forme une pointe entre l'estuaire de la Vilaine au nord et la baie de Pont-Mahé au sud, la commune fait partie de la presqu'île guérandaise. Les principales activités sont le tourisme et la mytiliculture (élevage des moules).

Avec ses 25 kilomètres de littoral, Pénestin est la commune le plus au sud du Morbihan. Sa superficie est de 2 169 hectares et le point culminant est Berniguet (35 mètres).

Pénestin se situe sur la côte atlantique bretonne, à l'embouchure de la Vilaine. La situation géographique de Pénestin et la qualité de sa desserte la rendent facilement accessible depuis les agglomérations de Nantes et de Rennes.

La commune de Penestin est aussi réputée pour le nombre de ses contentieux d'urbanisme. En effet, comme la plupart des communes du littoral, elle subit une forte pression immobilière. Deux tiers des résidences sont des résidences secondaires[1]. Le nouveau PLU (plan local d'urbanisme) a été annulé le 30 décembre 2008 car ne respectant pas la loi littoral[2].

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

La commune est située sur une formation sédimentaire meuble reposant en discordance sur les micaschistes et les gneiss du socle briovérien[3] et de [4]. Cette formation sédimentaire, appelée « formation de Pénestin », correspond à des dépôts éocènes, argileux, bariolés, peu épais, suivis d'une formation plio-quaternaire représentée par des sables jaunes et des cailloutis rouges reposant sur une dalle conglomératique ferruginisée. Viennent ensuite des couches ocracées, des cailloutis colorés à patine brun-rouge, des limons beiges, les faciès argileux présentant des caractères périglaciaires (pingos, coins de glace)[5].

La plage de la Mine d'Or est un site classé depuis 1989 : la falaise qui la surplombe constitue un site géologique d'intérêt international, pour son estuaire de fleuve fossile[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, les toponymistes proposent que Pénestin est composé du breton penn (tête, bout, extrémité), et de staen (étain)[7]. Cette hypothèse fondée sur la géologie se base sur les observations et prospections des géologues faites sur les sables littoraux stannifères de la plage de la Mine d'Or[8]. Cependant, il s'agit plus probablement d'un anthropotoponyme composé du breton penn et Gestin, ce dernier terme étant issu d'une personne nommée Justinus en latin, nom devenu Iestin puis Gestin en breton[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne Trève de la paroisse d'Assérac, la paroisse de Pénestin est créée en 1767. Elle est composée des frairies du bourg, de l'Armor et de Tréhiguier.

Incluse dans la châtellenie d'Assérac, et anciennement rattachée à la sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) jusqu'à la Révolution Française, la commune est créée en 1790.

Bien qu'alors rattachées à l’évêché de Nantes, Pénestin, Camoël et Férel seront incluses dans le département du Morbihan.

Histoire linguistique[modifier | modifier le code]

En 1806, selon la recherche de Charles Coquebert de Montbret mandaté par Napoléon pour définir la frontière linguistique entre le français et le breton, la commune de Pénestin était bretonnante et faisait face à Herbignac, commune de langue française.
En 1843, selon le dictionnaire d'Ogée, la commune est devenue francophone.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Pénestin (Morbihan).svg

Les armoiries de Pénestin se blasonnent ainsi :

D'or à un navire d'argent*, habillé et flammé du même, voguant sur une trangle ondée d'azur, à la bordure gironnée d'or et d'azur.

  • Il y a là violation de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (argent sur or).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1889 1904 Alphonse Trodil    
1904 1929 Hugues Froissel    
1929 1940 Paul Général    
1940 1944 Hervé Cazlin    
1944 1955 Philippe Lutrin    
1955 1969 Jules Merstouy    
1969 1989 Claude Chesneau    
1989 1995 Philippe Jarrousse    
1995   Jean-Claude Baudrais DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 788 habitants, en diminution de -4,23 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 333 1 351 1 330 1 186 1 392 1 454 1 405 1 521 1 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 550 1 622 1 698 1 565 1 493 1 531 1 444 1 408 1 358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 408 1 470 1 430 1 280 1 237 1 132 1 135 1 093 1 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 031 1 078 1 192 1 299 1 394 1 527 1 849 1 790 1 788
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

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  • Pénestin
    • L'église Saint-Gildas (XIXe siècle): Construite puis consacrée en 1880, cette église, édifiée dans le style néogothique, remplace une église plus ancienne qui se trouvait dans le cimetière actuel. Inaugurée dans un pré dit « Billy », l'édifice possède quelques statues dont l'une d'elles représente saint Gildas, le patron de la commune. Les chapiteaux situés sur les piliers de la nef représentent des motifs de fleurs et les vitraux représentent la vie du Christ ou celle de saint Gildas. Chaque bras du transept contient un autel en bois du XIXe siècle. Le bas du mur du chœur est lambrissé.
    • Le cimetière : situé au centre du bourg, il était autrefois composé de l'ancienne église communale, construite avant le XVIIIe siècle et détruite faute de places. Les deux pierres tombales des deux bienfaiteurs de la paroisse, Duchesne et Haumont-Desprès, sont les seuls vestiges de l'ancien lieu de culte.
    • Le calvaire : situé à l'angle des rues du Calvaire et Jacques-Prévert, il fut réalisé au XIXe siècle. Sur celui-ci est représenté le Christ crucifié avec un serpent à ses pieds.
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  • Tréhiguier
    • Le phare de Tréhiguier : construit en 1881 et mis en service l'année suivante, le phare de Tréhiguier était un phare d'alignement qui servait, avec le phare du Scal, à indiquer le chemin à suivre pour les navigateurs à travers la Vilaine. Il cessa de fonctionner en 1989, à cause de la construction du barrage d'Arzal, en amont du fleuve, qui accentua l'envasement de l'estuaire et déplaça le chenal de navigation. Depuis 1995, il abrite la Maison de la Mytiliculture, un musée sur la culture des moules de bouchot.
    • L'ancienne chapelle Saint-Yves : Cette chapelle, bénite en 1783, fut vendue à la Révolution. Elle abrite aujourd'hui une poissonnerie.
    • La Pierre Blanche : le menhir dit « de la Pierre Blanche » situé à la pointe du Scal, en bordure de la Vilaine, près de Tréhiguier. Haut de près de quatre mètres, il est entièrement réalisé en quartz blanc. À quelques mètres gît une table de couverture en granite, vestige architectural de la présence d'un dolmen dont la table mesurait 4 m de longueur.
    • Le manoir de Tréhiguier : cette bâtisse se situe sur le port de Tréhiguier, à côté de l'ancienne chapelle. Ce modèle, typique du XVIIe siècle, est très répandu en Bretagne surtout en Basse-Bretagne.
    • Tapisserie classée monument historique, située dans une maison du clos du Cocqueret[14].
Statuette datée de 1882 sur une façade.
  • Poudrantais
    • Statuette datée de 1882 dans une niche de façade de maison.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le littoral[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Petit-Breton, premier coureur cycliste à avoir remporté deux tours de France d'affilée, en 1907 et 1908, est enterré au cimetière de Pénestin et a donné son nom au complexe polyvalent de la commune.
  • Jean Émile Laboureur, peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français, né à Nantes en 1877, mort à Pénestin en 1943. Deux reproductions de ses œuvres sont visibles à Pénestin : l'une dans la salle du conseil de la mairie, la seconde face au centre nautique.
  • Raphaëla le Gouvello véliplanchiste, ambassadrice du développement durable
  • Geneviève (1913-2009), pseudonyme de Geneviève Pezet, artiste peintre et sculptrice née White à Sandpoint (États-Unis). En France depuis 1947 où elle fut élève d'André Lhote et Ossip Zadkine, elle vivait à Pénestin où l'église Saint-Gildas conserve d'elle un important christ en bronze.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : DDE
  2. Source : Tribunal administratif de Rennes
  3. Ce gneiss leucocrate œillé de Pénestin affleure uniquement dans les falaises côtières entre la pointe du Scal et la pointe de Cofrenau au Nord·Ouest du bourg de Pénestin. Il s'agit d'une mylonite développée soit aux dépens d'un granite, soit aux dépens d'un ancien gneiss œillé. Le feuilletage cataclastique, marqué par la muscovite, la chlorite et des cristaux de quartz aplatis et engrenés, contourne des feldspaths potassiques brisés et déformés (anciens phénocristaux) ainsi que des éléments œillés polycristallins (2 à 3 cm de diamètre) constitués de petits feldspaths potassiques jointifs (anciens porphyroblastes transformés en porphyroclastes par granulation). La biotite est toujours un minéral secondaire post-cataclastique. Ces mylonites représentent des écailles tectoniques en position anormale (contacts chevauchants accompagnés de brèches et de mylonites variées) sur un substratum de micaschistes et de roches basiques qui constituent l'essentiel du territoire au Sud du domaine ligérien. cf. Notice explicative carte géol. France. (1/50 000), feuille La Roche-Bernard (449), BRGM, 1975, p.6
  4. Jean Plaine, « Sortie géologique dans le Léon animée par Michel Ballèvre », sur Société géologique et minéralogique de Bretagne, .
  5. Notice explicative carte géol. France. (1/50 000), feuille La Roche-Bernard, op. cit., p. 14
  6. « Les géotopes et les ensembles géologiques en Bretagne », sur www.bretagne-environnement.org (consulté le 25 août 2017)
  7. Bernard Tanguy - Les noms de lieux bretons, 1975, page 60.
  8. Louis Chauris - « Les anciennes extractions d'étain à Piriac et à Pénestin », Bulletin de l'Association bretonne, 131e congrès : Le Croisic - Guérande - La Baule, tome 113, 2004, page 380.
  9. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 119.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « tapisserie », notice no PM56000732, base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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