Port-Louis (Morbihan)

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Port-Louis
La citadelle.
La citadelle.
Blason de Port-Louis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Hennebont
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Daniel Martin
2014-2020
Code postal 56290
Code commune 56181
Démographie
Gentilé Port-Louisien
Population
municipale
2 667 hab. (2013)
Densité 2 493 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 26″ Nord 3° 21′ 07″ Ouest / 47.7072222222, -3.35194444444
Altitude Min. 0 m – Max. 14 m
Superficie 1,07 km2
Localisation

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Port-Louis
Liens
Site web Site officiel de la commune

Port-Louis [pɔʁlwi] (Porzh-Loeiz en breton) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

La ville est jumelée avec Bad Harzburg en Allemagne. Elle est principalement connue grâce à sa citadelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Port-Louis depuis Larmor-Plage.

L'histoire du pays de Port-Louis est conditionnée par sa situation naturelle exceptionnelle. C'est sa géographie particulière qui scella le devenir de l'ensemble compris entre le Blavet, à l'ouest, et la rivière d'Étel, à l'est. La presqu'île de Port-Louis est constituée d'un éperon granitique régnant sur une côte sableuse du côté de la mer, vaseuse du côté de la rade. Le piton est difficilement accessible par la mer, rendue périlleuse à marée haute par les rochers à fleur d'eau et à marée basse par les bancs de vase. Ainsi se trouve justifié le vieil adage : « Au hâvre du Blavet, bien fol est qui s'y met ! ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville qui se nommait anciennement Blavet et sa citadelle sont rebaptisés Port Louis le 17 juillet 1618 sur décision royale attestée par lettres patentes. Port-Louis, Porzh Loeiz en breton, rappelle le nom des rois de France et marque ainsi leur suzeraineté sur ce port qui fut longtemps forteresse espagnole.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville se nommait anciennement Blavet (Blabia en latin), du nom du fleuve Blavet la bordant. Au vu de la Notitia Dignitatum section XXXVII, le Tractus Armoricanus et Nervicanus y crée officiellement en 370, sous le règne de l'empereur Valentinien Ier, une garnison de soldats carronenses (de Caronium, en Espagne).

La ville est occupée par les Espagnols à partir de 1590, le duc de Mercœur, dans un premier temps de son alliance avec Philippe II, la leur ayant livrée. René d'Arradon et son frère Christophe d'Arradon participent, sous les ordres du duc de Mercœur à la prise de Blavet, alors tenue par des Huguenots venus de La Rochelle, le et font un horrible massacre des habitants et des défenseurs, après avoir incendié la ville[1].

Par la suite, Don Juan del Aguila la défend et y fait édifier des fortifications par l'ingénieur Don Cristóbal de Rojas (es). Le nom de la nouvelle place forte lui est donné : Fuerte del Aguila (Fort de l’Aigle).

Suivant le traité de Vervins (1598), la citadelle est à moitié démantelée au début du XVIIe siècle, les Espagnols ayant évacué le territoire.

Le nom actuel de Port-Louis, datant de 1618, est donné en l’honneur du roi Louis XIII qui voulut en faire une ville fortifiée.

Complétée et enfin achevée en 1642, la citadelle de Port-Louis est l'élément-clé de la défense de la rade.

Sous la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Port-de-l'Égalité et de Port-Liberté[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la citadelle du Port-Louis sert de prison, de centre de torture et de lieu d'exécution de résistants.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Port-Louis (Morbihan).svg

Les armoiries de Port-Louis se blasonnent ainsi :

D'azur à une ancre d'argent surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Port-Louis.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1923   Marcel Charrier Gauche radicale député
1965   Yvonne Stéphan Républicains indépendants députée
1989 2001 Michel Vigouroux    
2001 2008 Monique Vergnaud PS  
2008 2014 Muriel Jourda DVD  
2014 en cours Daniel Martin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 667 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 562 3 033 3 128 2 549 2 591 2 712 3 139 2 922 2 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 730 2 937 3 188 3 456 3 262 3 269 3 159 3 431 3 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 784 3 876 4 026 3 681 3 511 3 367 3 432 2 905 3 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
4 140 3 921 3 715 3 327 2 986 2 808 2 927 2 898 2 718
2013 - - - - - - - -
2 667 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville comprend de nombreux monuments du fait d'une riche activité historique :

Les deux magasins à poudre sont situés à l'intérieur du front de mer sud, l'un à peu près au niveau de la tour de Nesmond, qui date de 1750, le second, plus petit, à proximité du bastion du Papegaut.

Le grand magasin à poudre de 1750 est un édifice magnifique, par son décor et sa structure. Son environnement est constitué par l'hôpital des Récollets, le lavoir et la fontaine qui forment un ensemble unique pour la visite.

  • Chapelle Saint-Pierre, construite en style néoclassique ; elle a remplacé en 1859 l'église de 1553, elle-même située à l'emplacement d'un édifice du XIe siècle.
  • Monastère des Récollets - rue de la Citadelle - Le monastère de 1675 fut transformé en hôpital maritime en 1795. Après l'incendie de 1945, il ne reste que le portail monumental néoclassique du début du XIXe siècle et un bâtiment d'accompagnement de la même époque.
  • La fontaine des Récollets.
  • Le bastion du Papegaut.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f105.image.r=Tudy.langFR
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Port-Louis », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]