Port-Louis (Morbihan)

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Port-Louis
Port-Louis (Morbihan)
La citadelle.
Blason de Port-Louis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Hennebont
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Daniel Martin
2014-2020
Code postal 56290
Code commune 56181
Démographie
Gentilé Port-Louisien
Population
municipale
2 621 hab. (2015 en diminution de 3,57 % par rapport à 2010)
Densité 2 450 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 26″ nord, 3° 21′ 07″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 14 m
Superficie 1,07 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Port-Louis [pɔʁlwi] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

La ville est principalement connue grâce à sa citadelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Port-Louis depuis Larmor-Plage.

L'histoire du pays de Port-Louis est conditionnée par sa situation naturelle exceptionnelle. C'est sa géographie particulière qui scella le devenir de l'ensemble compris entre le Blavet, à l'ouest, et la rivière d'Étel, à l'est. La presqu'île de Port-Louis est constituée d'un éperon granitique régnant sur une côte sableuse du côté de la mer, vaseuse du côté de la rade. Le piton est difficilement accessible par la mer, rendue périlleuse à marée haute par les rochers à fleur d'eau et à marée basse par les bancs de vase. Ainsi se trouve justifié le vieil adage : « Au hâvre du Blavet, bien fol est qui s'y met ! ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville qui se nommait anciennement Blavet et sa citadelle sont rebaptisés Port Louis le 17 juillet 1618 sur décision royale attestée par lettres patentes. Port-Louis, Porzh Loeiz en breton, rappelle le nom des rois de France et marque ainsi leur suzeraineté sur ce port qui fut longtemps forteresse espagnole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville se nommait anciennement Blavet (Blabia en latin), du nom du fleuve Blavet la bordant. Au vu de la Notitia Dignitatum section XXXVII, le Tractus Armoricanus et Nervicanus y crée officiellement en 370, sous le règne de l'empereur Valentinien Ier, une garnison de soldats carronenses (de Caronium, en Espagne).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La ville est occupée par les Espagnols à partir de 1590, le duc de Mercœur, dans un premier temps de son alliance avec Philippe II, la leur ayant livrée. René d'Arradon et son frère Christophe d'Arradon participent, sous les ordres du duc de Mercœur à la prise de Blavet, alors tenue par des Huguenots venus de La Rochelle, le et font un horrible massacre des habitants et des défenseurs, après avoir incendié la ville[1].

Par la suite, Don Juan del Aguila la défend et y fait édifier des fortifications par l'ingénieur Don Cristóbal de Rojas (es). Le nom de la nouvelle place forte lui est donné : Fuerte del Aguila (Fort de l’Aigle).

Suivant le traité de Vervins (1598), la citadelle est à moitié démantelée au début du XVIIe siècle, les Espagnols ayant évacué le territoire.

Le nom actuel de Port-Louis, datant de 1618, est donné en l’honneur du roi Louis XIII qui voulut en faire une ville fortifiée.

Complétée et enfin achevée en 1642, la citadelle de Port-Louis est l'élément-clé de la défense de la rade.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Port-de-l'Égalité et de Port-Liberté[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'essor de la pêche sardinière à partir de 1850[modifier | modifier le code]

À Port-Louis, « la pêche est la seule industrie du canton et occupe près de trois mille hommes. Cette population autrefois misérable et dans un état voisin de l'indigence possède aujourd'hui une certaine aisance et jouit d'un bien-être qu'elle sait apprécier et qu'elle ne connaissait pas il y a à peine dix ans (...) ; les nombreux établissements qui se sont formés dans le canton (ils sont au nombre de neuf) pour la fabrication de conserves de sardines à l'huile ont fait considérablement augmenter le prix du poisson »[3].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En novembre 1913, le chalutier Trois-Sœurs, de Port-Louis, monté par trois hommes, se perdit lors d'une tempête dans les Courreaux de Groix ; le Rémy-Marie eut plus de chance : chaviré par un coup de mer, il resta un quart d'heure environ la quille hors de l'eau, les mâts dans les lames. Les hommes, enfermés dans le poste, se croyaient perdus, quand un nouveau coup de mer, brisant les mâts, rendit au dundee son équilibre. Deux hommes furent toutefois tués, mais l'épave, avec le reste de l'équipage, put être convoyée jusqu'à La Rochelle par un chalutier à vapeur[4].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la citadelle du Port-Louis sert de prison, de centre de torture et de lieu d'exécution de résistants.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Port-Louis (Morbihan).svg

Les armoiries de Port-Louis se blasonnent ainsi :

D'azur à une ancre d'argent surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de Port-Louis.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1923 1934
(décès)
Marcel Charrier Gauche radicale Industriel et ancien lieutenant
Député du Morbihan (1928-1934)
Conseiller général (1924-1934)
1934 1940 Adrien Charrier Rad. Représentant de commerce
         
1947 ? mars 1959 Adrien Charrier RPF puis UNR Conseiller général (1955-1967)
         
mars 1965 août 1981
(décès)
Yvonne Stéphan RI Députée de la 2e circonscription du Morbihan (1972-1978)
Conseillère générale (1967-1973)
août 1981 mars 1989 A. Desbordes    
mars 1989 mars 2001 Michel Vigouroux DVG Ouvrier de l'Arsenal de Lorient retraité
mars 2001 mars 2008 Monique Vergnaud PS  
mars 2008 mars 2014 Muriel Jourda DVD Avocate
Conseillère départementale (depuis 2015)
Vice-présidente de Lorient Agglomération (2008-2014)
mars 2014 en cours Daniel Martin DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 2 621 habitants[Note 1], en diminution de 3,57 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5623 0333 1282 5492 5912 7123 1392 9222 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7302 9373 1883 4563 2623 2693 1593 4313 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7843 8764 0263 6813 5113 3673 4322 9053 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4 1403 9213 7153 3272 9862 8082 9272 7182 621
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville comprend de nombreux monuments du fait d'une riche activité historique :

Les deux magasins à poudre sont situés à l'intérieur du front de mer sud, l'un à peu près au niveau de la tour de Nesmond, qui date de 1750, le second, plus petit, à proximité du bastion du Papegaut.

Le grand magasin à poudre de 1750 est un édifice magnifique, par son décor et sa structure. Son environnement est constitué par l'hôpital des Récollets, le lavoir et la fontaine qui forment un ensemble unique pour la visite.

  • Chapelle Saint-Pierre, construite en style néoclassique ; elle a remplacé en 1859 l'église de 1553, elle-même située à l'emplacement d'un édifice du XIe siècle.
  • Monastère des Récollets - rue de la Citadelle - Le monastère de 1675 fut transformé en hôpital maritime en 1795. Après l'incendie de 1945, il ne reste que le portail monumental néoclassique du début du XIXe siècle et un bâtiment d'accompagnement de la même époque.
  • La fontaine des Récollets.
  • Le bastion du Papegaut.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f105.image.r=Tudy.langFR
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Port-Louis », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  3. Lettre du juge de paix au sous-préfet de Lorient, Archives départementales du Morbihan, M 3073, Port-Louis, 21 mars 1862, cité par Jean-Christophe Fichou, L'hygiène urbaine dans les cités sardinières, in "Conserveries en Bretagne", sous la direction de Marie Rouzeau, éditions Coop Breizh, 2007, [ (ISBN 978-2-84346-317-4)]
  4. Auguste Dupouy, "Pêcheurs bretons", 1919
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]