Campbon

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Campbon
La chapelle Saint-Victor.
La chapelle Saint-Victor.
Blason de Campbon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Blain
Intercommunalité communauté de communes Estuaire et Sillon
Maire
Mandat
Jean-Louis Thauvin
2014-2020
Code postal 44750
Code commune 44025
Démographie
Gentilé Campbonais
Population
municipale
3 941 hab. (2014)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 46″ nord, 1° 58′ 03″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 80 m
Superficie 49,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.campbon.fr/

Campbon est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Campbon se situe à 36 km au nord-est de Saint-Nazaire, 46 km au nord-ouest de Nantes et 72 km au sud-est de Vannes.

Les communes limitrophes sont La Chapelle-Launay, Savenay, Bouvron, Quilly, Sainte-Anne-sur-Brivet, Pontchâteau et Prinquiau. Elles sont situées de la manière suivante :

Communes limitrophes de Campbon
Sainte-Anne-sur-Brivet Quilly
Pontchâteau Campbon Bouvron
Prinquiau La Chapelle-Launay Savenay

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Campbon est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Saint-Nazaire, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cambidonno au VIe siècle[1].

Le p de Campbon n’est apparu qu’au XVIe siècle et de façon intermittente. Pour se conformer à l’étymologie, il conviendrait de revenir à l’ancienne graphie Cambon, toponyme d’origine gauloise: cambo-dunum signifie « fort du méandre »[2]. Campbon est en effet située dans un léger méandre. Homonymie avec Kempten, Chambezon et Champéon. Normallement en gallo, le groupe /cam/ aurait dû passer à /cham/ comme dans les deux toponymes précédents, mais il y a eu influence du breton sur la consonne initiale.

Kambon en breton[3].

Campbon possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Caunbon (écriture ELG)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'occupation ont été retrouvées sur la commune, biface du paléolithique, outillage du mésolithique et du néolithique, haches de pierre et autres objets du néolithique,

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le nord de l'estuaire était constitué par un vaste golfe maritime, parsemé d'îles et fermé par la presqu'île de Guérande, dont la Brière forme aujourd'hui un vestige. C'est aussi l'époque, où les Celtes s'y installent. Peuples gaulois des Namnètes sur la rive nord. Un statère picton a été retrouvé à la Gouérie.

Une villa gallo-romaine a été identifiée à l'Aubinais. Des monnaies du IIIe siècle ont été également trouvées à Bessac et à l'Aubinais.

Evangélisation[modifier | modifier le code]

Hilaire de Poitiers, évangélisateur de la région.

Au IVe siècle, saint Hilaire, évêque de Poitiers, arrive dans la région pour l'évangéliser[5]. Entre 430 et 448 saint Germain d'Auxerre accomplit la deuxième évangélisation[5].

La paroisse est dédiée à saint Victor qui y naquit au VIe siècle

Immigration bretonne[modifier | modifier le code]

De 579 à 593, Raids des Bretons de Waroch II sur le Nantais.

À la fin du VIe siècle, une population « entièrement bretonne de langue et de mœurs » s'établit dans « le pays de Guérande, et généralement toute cette partie de l'évêché de Nantes comprise entre la Vilaine, la Loire et une ligne allant de Savenay à La Roche-Bernard par Pont-Château »[6].

En 850, la région est conquise par le breton Nominoë. Celui-ci envahit notamment les villes de Nantes et Rennes[7]. L'année suivante, après la bataille de Jengland, la marche de Bretagne avec Nantes et Savenay est intégrée à la Bretagne par le traité d'Angers.

La période de domination scandinave (919-937)[modifier | modifier le code]

De 919 à 939 la région est administrée par les Vikings. Avec l’aide d’une troupe de Bretons exilés et d’Anglais[8], Alain Barbetorte reprend la région de 937 à 939[9]

L'oratoire de l'ermitage fut détruit par les invasions normandes au IXe siècle, en même temps que l'église paroissiale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des cercueils mérovingiens, découverts près du calvaire, montre une certaine importance du bourg.
La châtellenie de Campbon, avait juridiction sur les diverses seigneuries de Campbon y compris Coislin, simple hébergement médiéval à cette époque, mais aussi sur la Chapelle Launay, Quilly et Guenrouët.
La châtellenie de Campbon est un démembrement de la Baronnie de Pontchâteau. Le siège de cet châtellenie était un château féodal[10]

Article détaillé : Liste des barons de Pontchâteau.

Au XIVe siècle, la châtellenie est un arrière-fief des Clisson. Plus tard, elle passe aux Rohan puis à Arthur de Montauban. Coislin, est un arrière fief de la Baronnie de Pontchâteau, dans la mouvance directe de la châtellenie de Campbon. En 1565, René du Cambout, seigneur de Coislin acquièrent la châtellenie, ultérieurement érigée en marquisat en 1634 puis en duché de Coislin en 1663, donc une importante possession féodale dans l'ouest du comté de Nantes.

Terres et Juridictions citées dans les enquêtes de la réformation des feux : Bastine, Bessac, bocquehan, Le bois de la Lande, La Bosse Marion, La Bramblaye, Cambon, Le Chastellier, Coislin, La Girelais, Le Guignot, La Hirtais, Laureat, La Morandais, La Pirotais, Le Séric, Trevecar et la Villehouin.

Les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Pendant les Cent-Jours, le marquis de Coislin, chef local de l’insurrection royaliste, a son quartier général à Pontchâteau. Rayonnant avec sa troupe, il a quelques engagements à Campbon et à Guérande contre des détachements ralliés à Napoléon.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1845, fût ouvert le cours normal de Campbon, où les religieuses de Saint-Gildas, formèrent des élèves-maîtresses jusqu'en 1883[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois fasces échiquetées d'argent et d'azur ; à la bordure d'argent chargée de sept mouchetures d'hermine posées 3, 2 et 2.
Commentaires : Sceau de 1405. Armes de la famille du Cambout (duché de Coislin en 1663), brisées d'une bordure chargée de mouchetures dont le nombre rappelle les anciennes frairies de la paroisse. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. (Nuvola apps important square.svg Attention : le blason dessiné ici représente une simple bordure d'hermine, et pas la bordure d'argent chargée de sept mouchetures d'hermine posées 3, 2 et 2). Blason conçu par le Conseil municipal (délibération municipale du ), enregistré le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
<1799 1799 Jan Merot   nommé
1799 1817 Charles Deligné    
1817 1822 JB Moysen de la Ferrière    
1822 1835 Robert Sourget    
1835 1843 Jean Gaudin    
1843 1848 Hyppolite Gérard    
1848 1852 Charles de Coislin    
1852 1855 A. Havard   nommé
1855 1859 Pierre Huard    
1859 1865 François Desmars    
1865 1870 Jean Baptiste Bâtard    
1870 1871 Jean Joseph Lebrun    
1871 1875 François Lemarié    
1876 1881 René Couétoux    
1881 1899 Henri Le Cour-Grandmaison   armateur
1899 1900 Pierre Paressant    
1900 1916 Henri Le Cour-Grandmaison Union des droites armateur, sénateur de la Loire-Inférieure
1916        
1965   Narcisse Tremblay    
mars 2001 mars 2008 François Allain    
mars 2008 2014 Jean-Pierre Maisonneuve DVG  
2014 en cours Jean-Louis Thauvin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1875, la commune est partiellement démembrée pour permettre la création de Sainte-Anne-sur-Brivet.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 941 habitants, en augmentation de 4,7 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 479 3 439 3 742 4 024 4 930 4 111 3 848 4 363 4 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 380 4 560 4 629 4 886 3 496 3 672 3 728 3 794 3 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 525 3 452 3 252 2 818 2 776 2 608 2 531 2 774 2 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 650 2 569 2 666 2 747 2 918 2 899 3 248 3 764 3 941
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[16], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[17],[18],[19]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[17],[18],[19].

Pyramide des âges à Campbon en 2013 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,8 
5,8 
75 à 89 ans
8,8 
11,9 
60 à 74 ans
12,1 
17,3 
45 à 59 ans
16,8 
24,6 
30 à 44 ans
23,4 
13,8 
15 à 29 ans
12,3 
26,3 
0 à 14 ans
24,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour d'Enfer.
  • Château de Campbon, XIe siècle, dont les remparts sont inscrits Monument historique. Le château de Campbon s'élevait dans le bourg de ce nom ; il était en ruines dès 1681, toutefois il en reste encore une tour appelée la tour d'Enfer.
  • Château de Coislin.
  • Chapelle Sainte-Barbe.
  • Chapelle Saint-Michel.
  • Chapelle de Bessac.
  • Chapelle Saint-Victor, dont le tombeau fut pillé sous la Révolution.
  • Chapelle de La Ducheraie XIXe siècle.
  • Domaine de la Ducherais : centre des pep 44 et poney club[20].
  • Manoir de Bâtine.
  • Moulin de la Bicane.
  • La Fouas.
  • L'église Saint-Martin-et-Saint-Victor de Campbon est détruite par la foudre en 1888, puis reconstruite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Quilgars, Géographie historique du pays de Guérande du VIe au Xe siècle, Saint-Brieuc, R. Prud'homme, , 60 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Léonce Auzias, L'Aquitaine carolingienne : 778-987, Paris, H. Didier, (présentation en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 61, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  2. Xavier Delamarre, DLG
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013).
  5. a et b Quilgars 1911, p. 47.
  6. Quilgars 1911, p. 16.
  7. Auzias 1937, p. 269.
  8. Chronique de Flodoard AD 936 Les Bretons revenant des régions d’outre mer, du service du roi Adelstan, regagnèrent leur pays.
  9. Chronique de Flodoard AD 937 : « Les Bretons revinrent après de longs voyages dans leur pays dévasté [...] ils eurent de fréquents combats avec les Normands [...] il restèrent vainqueurs et reprirent le pays dévasté ».
  10. Vestiges : tour circulaire datée du XIe siècle et une partie des remparts. Ces vestiges sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  11. Le Diocèse de Nantes, Yves Durand, Éditions Beauchesne, 1er janvier 1985 - 310 pages.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Campbon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  17. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Campbon - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  19. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  20. Site du centre de la Ducherais.