Escoublac

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Escoublac
Image illustrative de l'article Escoublac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton La Baule-Escoublac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Statut commune déléguée
Code postal 44500
Code commune 44055
Démographie
Gentilé Escoublacais
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 07″ nord, 2° 21′ 44″ ouest
Historique
Commune(s) d’intégration La Baule-Escoublac
Localisation

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Escoublac est une ancienne commune du département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire, intégrée en 1962[1] à la commune de La Baule-Escoublac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Escoublac et Saint-André-des-Eaux ont été réunis avant 1287[2]. Escoublac est un village également attesté au XVe siècle ; en 1426, 164 feux y sont recensés[3]. Il semble que le village originel ait été établi en bordure de mer, mais il est déjà déplacé plus au nord, au XVIe siècle, à proximité d'une chapelle placée sous la responsabilité des bénédictins de Saint-Florent-le-Vieil depuis 1073 ; c’est la première marque du péril d’ensablement qui soit attestée[3].

En 1781, l’usage de l’église paroissiale, à demi-engloutie par le sable fin — « la cendre de mer » soulevée par le vent marin —, est interdit par l’évêque de Nantes. Jusque là, « les fidèles descendaient par une fenêtre dans la nef pour y entendre les offices[3] ». Les maisons du village souffrant du même problème d’ensablement, le village se transporte une nouvelle fois plus au nord, à l’endroit où il est actuellement implanté.

Un décret de 1810 autorise les préfets à prendre des mesures de fixation de dunes. Plusieurs initiatives de plantations sont tentées à partir de 1820, toutes infructueuses étant donné la surface à aménager — 647 ha —, la violence des vents et l’instabilité des terrains[4].

Il faut attendre 1860 pour que les efforts de deux investisseurs, MM. Berthoud et Benoît, soient enfin couronnés de succès. Diverses essences ont été nécessaires pour fixer les sables : Pin maritime (Pinus pinaster), Aulne (Alnus), Peuplier (Populus), puis Hêtre commun (Fagus sylvatica), Chêne vert ((Quercus ilex), Houx (Ilex aquifolium), If (Taxus) et Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté en 1050 sous la forme latinisée de Scublaco[5], Escoplac en 1073 et Escoublac dès 1287. Elle prend ensuite le nom d'Escoublac-La Baule jusqu'au , date à laquelle elle devient, à une courte majorité du conseil municipal, La Baule-Escoublac. La décision est entérinée par le décret du .

Le toponyme Escoublac est le résultat d'une formation toponymique gauloise en -acum, dont le premier élément Scubl- / Escopl- représente le nom de personne gaulois Scopilus[5].

L'étymologie « Ecclesia Episcopi Lacus quam lingua britannica Escoplac uocant » c'est-à-dire « l'église du lac de l'évêque, qu'en langue bretonne on appelle Escoplac » est une fantaisie de clerc. Cependant, il est probable que le toponyme ait été compris Escop-lac par les Bretonnants. Cette étymologie populaire n'est pas reprise dans le nom breton moderne de la commune Skoubleg qui renvoie directement au nom gaulois (le suffixe -acum < gaulois -acon, tout comme le suffixe vieux breton -oc > breton -ec > -eg, remontent tous deux au celtique commun *-āko-).

L'homonymie avec Écublé (Eure-et-Loir, Escublé vers 1250) et Écublei est mentionnée par le dictionnaire étymologique des noms de lieu en France[5] (Orne, Escublaio au XIe siècle, Scublacum, sans date). L'évolution d’Escoublac aurait dû se faire également en *Écublé, mais la langue bretonne a influencé la transformation phonétique qui s'est différenciée de l'évolution romane régulière.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Guériff et Gaston Le Floc'h, Terroirs du pays de Guérande : 2e édition corrigée et augmentée d'après les notes de Fernand Guériff, Ploudalmézeau, Éditions Label LN, , 281 p. (ISBN 2-915915-14-8, notice BnF no FRBNF40954138)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 4 mars 2016).
  2. Alain Gallicé, Guérande au Moyen âge : Guérande, Le Croisic, le pays guérandais du milieu du XIVe au milieu du XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 411 p. (ISBN 2-86847-837-9, notice BnF no FRBNF39066487), p. 52.
  3. a, b et c Guériff et Le Floc'h 2006, p. 100.
  4. a et b Guériff et Le Floc'h 2006, p. 101.
  5. a, b et c Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-252-01914-X, notice BnF no FRBNF34602698), p. 260a.