Presqu'île guérandaise

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Presqu'île guérandaise
Pays de Guérande sur la carte des pays traditionnels bretons
Pays de Guérande sur la carte des pays traditionnels bretons
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Péninsule bretonne
Coordonnées 47° 20′ 52″ nord, 2° 24′ 41″ ouest
Étendue d'eau Brière
Golfe de Gascogne
Marais salants de Guérande
Géographie
Altitude 61 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Presqu'île guérandaise

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Presqu'île guérandaise

La presqu'île guérandaise est un territoire français situé à l'extrême sud de la péninsule bretonne, à l'ouest du département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du pays de Guérande.

L'espace formé est une authentique presqu'île isolée du continent par les marais de Brière à l'est et par le Mès et les marais salants de Mesquer-Saint-Molf au nord. Elle était autrefois rattaché au reste du continent par une route entre Saint-Lyphard et Herbignac, protégé par le château de Ranrouet. Entre - 6000 ans et - 2500 ans, il y avait un vaste golfe maritime peu profond qui bordait le nord de l'estuaire de la Loire dont les marais de la Brière forme aujourd'hui un vestige. L’isthme de Saint-Lyphard entre les marais du Mès à l'ouest et les marais de Brière à l'est, relie la presqu'ile de Guérande et de Saint-Nazaire au territoire d'Herbignac et de Pénestin[1].

Il est délimité à l'ouest par le golfe de Gascogne bordant les rivages de Pornichet, La Baule-Escoublac, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer et Le Croisic qui forment la presqu'île du Croisic, ainsi que La Turballe, Piriac-sur-Mer et Mesquer. Guérande, qui est située au cœur de l'ensemble, ne communique avec l'océan que par l'intermédiaire des traicts du Croisic qui alimentent les marais salants de Guérande, alors Saint-Molf n'est séparé de l'océan Atlantique que par les marais du Mès[2].

À l'est, Saint-Lyphard, et Guérande, et Saint-André-des-Eaux sont riveraines des marais de la Brière alimentés par le Brivet qui longe Saint-Nazaire et traverse Trignac. Au sud, la presqu'île est bordé par l'estuaire de la Loire[2].

Quatorze communes occupent le territoire de la presqu'île guérandaise : Saint-Lyphard, Saint-André-des-Eaux, Trignac (à l'ouest du Brivet), Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule-Escoublac, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer, Le Croisic, Guérande, La Turballe, Piriac-sur-Mer, Mesquer et Saint-Molf[3].

Le pays de Guérande est une entité ethnographique et linguistique qui ne correspond pas exactement à presqu'île de Guérande, puisqu'il ne comprend pas la région gallèse de Saint-Nazaire (Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule-Escoublac et Saint-André-des-Eaux), mais inclut des communes qui ne sont pas dans la presqu'île telles qu'Assérac, Herbignac, ainsi que les communes morbihanaises de Camoël, Férel et Pénestin, au sud de la Vilaine. Le territoire du pays de Guérande correspond donc presque à celui de la communauté d'agglomération de la Presqu'île de Guérande Atlantique en y retirant La Baule-Escoublac qui appartient au pays gallo. Historiquement, le Pays de Guérande a été rattaché à l'évêché de Nantes et au Comté Nantais, mais il appartient à la Basse-Bretagne de langue bretonne, exactement comme le Goëlo dans l'évêché de Saint-Brieuc. Le Pays de Guérande est culturellement comme un prolongement du Pays vannetais en Loire-Atlantique. La limite linguistique du breton s'est stabilisé dès le début de la période du moyen-breton au sud de la commune de Guérande comme l'atteste les noms de lieu en "Ker-" et s'est maintenu jusqu'à la fin de cette période (1650) comme l'atteste la carte de Bretagne de Jean-Baptiste Nolin. Le Pays Mitau au nord-ouest du pays nantais (La Roche-Bernard, Nivillac, Saint-Dolay et Théhillac) et la Région nazairienne au sud de la presqu'île sont des zones mixtes de transition avec le Pays nantais où la langue bretonne s'est maintenue tardivement comme l'atteste la toponymie (38 % de toponymes bretons à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique contre seulement 7,4 % à Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor !), les traditions de danse (rond) ou de costume (bragoù-bras, berlinge brun) y sont aussi assez proches de celles du Pays de Guérande.

Au fil des siècles, les communautés humaines qui le constituent ont établi entre elles de solides liens économiques et culturels qui ne se sont jamais démentis[2].

Économie[modifier | modifier le code]

La plage de La Baule en été, le port de pêche de La Turballe et les remparts de la cité médiévale de Guérande.

La pêche, la production de sel, la production de tourbe et la viticulture étaient les activités traditionnelles, de nos jours la construction navale et le tourisme constituent les piliers économiques de la presqu'île[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. . Lionel Visset, 8000 ans en Brière, Rennes, Ouest-France (co-édition avec Parc naturel régional de Brière et Université de Nantes), , 64 p. (ISBN 2-7373-0532-2)
  2. a, b et c Clarac, Cl. A., La presqu'île guérandaise, Revue de Géographie Alpine, , 857 p. (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e Marie Rouzeau, Du Pays de Guérande à la Côte d’Amour, Plomelin, Palatines, coll. « Histoire et géographie contemporaine », , 223 p. (ISBN 978-2-35678-023-2, notice BnF no FRBNF42167321)
  4. « Les zones d'activités de la Turballe », sur le site de la mairie de la Turballe (consulté le 18 novembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]