Mesquer

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Mesquer
Chapelle Notre-Dame-de-Kercabellec, 1949, Merkel
Chapelle Notre-Dame-de-Kercabellec, 1949, Merkel
Blason de Mesquer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bernard
2014-2020
Code postal 44420
Code commune 44097
Démographie
Gentilé Mesquerais
Population
municipale
1 877 hab. (2014)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 01″ nord, 2° 27′ 31″ ouest
Altitude 6 m (min. : 0 m) (max. : 34 m)
Superficie 16,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mesquerquimiac.fr/

Mesquer (prononcé [mɛs.kɛʁ]) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle fait partie de la Bretagne historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Mesquer dans le département de la Loire-Atlantique

Mesquer est située sur le littoral de l'Océan Atlantique, dans la presqu'île guérandaise, non loin de l'embouchure de la Vilaine. La baie ostréicole et mytilicole que forme le traict de Mesquer aussi appelé traict de Pen-Bé et qui borde le littoral nord de la commune constitue la limite septentrionale de la côte d'Amour.

Mesquer, en sus du bourg, sis dans les terres comme de nombreuses communes du bord de mer en bretagne, comprend les hameaux ou lieux-dits de Kerro,Quimiac,Kercabellec,kerdandec,et l'ile de Mainguen.

Les communes limitrophes sont La Turballe, Piriac-sur-Mer, Saint-Molf et Assérac.

Mesquer est à 8 km au nord de Guérande et 25 km au nord-ouest de Saint-Nazaire

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Mesquer est une commune urbaine. Elle fait partie de l'agglomération de La Turballe qui inclut également Piriac-sur-Mer. C'est également une commune multipolarisée entre les aires urbaines de Saint-Nazaire et de Redon, incluse dans l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Mesquel et Mesquer en 1330, Mesquier en 1415, Mesguer en 1574, Mesguier en 1630, Mesquier en 1654[1].[réf. nécessaire]

En breton, elle a été dénommée Mesker par l'Office de la Langue Bretonne[2], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque Romaine[modifier | modifier le code]

La possibilité d’exploiter le sel, denrée très recherchée, produit dans la saline du Rostu, explique l’occupation du site au moins dès l’époque romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’évangélisation qui suit donne à Mesquer son premier lieu de culte : le prieuré de Merquel est fondé par les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys au VIIe siècle La chapelle du prieuré de Merquel fut dédiée à notre Dame et à Saint-Gildas. Comme en témoignent les toponymes et de nombreux patronymes locaux, au cours du Moyen Âge, les bretons s’installent dans le pays de Mesquer. Les Bretons implantèrent leur civilisation et leur langue, toutes deux déjà héritées des Celtes. À Mesquer, le type de l’habitat démontre encore leur influence.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plusieurs manoirs et châteaux sont construits, ainsi que quelques maisons du bourg, dont témoignent encore l’ancienne cure et le presbytère. On a estimé la population mesquéraise à 700 âmes au début du XVe siècle. Il ne reste rien à Mesquer du château que les acquéreurs de Campzillon avaient édifié en 1566 sur les ruines de l’ancien. Le 20 octobre 1590, les troupes espagnoles venues soutenir le duc de Mercœur, fervent défenseur de la ligue, brûlèrent le château des seigneurs protestants. Mesquer ne garde aucun souvenir particulier des guerres de religion.

L’activité salicole s’est développée au fil des siècles pour atteindre son apogée au XIXe siècle. Le sel est embarqué au port de Kercabellec et exporté sur toute la façade atlantique de l’Europe. À cette époque, le commerce mesquérais se développe, et toute une société de cap-horniers, de paludiers et de douaniers se constitue.

L'importance de Mesquer est attestée par sa présence sur la carte de France de John Speed de 1626. Mesquer y figure ainsi que Le Croisic, alors même que Guérande n'y figure pas, ni Saint Nazaire, ni bien évidemment La Baule. L'atlas Major de Joan Blaeu (1665) mentionne aussi "Mesquier" sur la carte du "Duché de Bretaigne".

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Mesquer est aujourd'hui connue pour ses activités :

-ostréicoles avec la présence de nombreux parcs à huitres et exploitations ostréicoles,

-salicoles avec la remise en exploitation depuis une quarantaine d'années des salines. Le sel de Mesquer bénéficie de l'appellation "sel de Guérande",

-d'élevage de pigeons de chairs: les pigeons de Mesquer sont réputés sur les plus grandes tables françaises,

-touristiques et balnéaires, grâce à ses plages et activités nautiques.

Victime de la marée noire de 1999 à la suite du naufrage de l'Erika, la commune de Mesquer a porté plainte en justice contre Total, réclamant l'indemnisation des frais de nettoyage. Mesquer a été déboutée de ses demandes le 13 février 2002 par la Cour d'appel de Rennes, qui affirmait qu'au sens de l'art. L. 541-2 du Code de l'environnement (qui transpose en droit français la directive européenne du 15 juillet 1975 relative aux déchets), Total ne devait pas être tenu pour propriétaire du déchet que constituait le fioul. Cette décision a cependant été partiellement cassée par la Cour de cassation en décembre 2008. À la suite de la saisie de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) afin d'éclairer la notion de « déchet » dans les termes de l'article L. 541-2 du Code de l'environnement, la Cour a en effet partiellement cassé la décision, affirmant que Total devait bien être tenu pour propriétaire du fioul déversé[3].

Langues[modifier | modifier le code]

Mesquer fut l'une des dernières communes de la Loire-Atlantique à conserver l'usage de la langue bretonne, jusqu'au milieu du XIXe siècle d'après un témoignage recueilli par Paulin Benoist (Exposition sur la langue bretonne au pays de Guérande) auprès d'Ernest-Célestin Rio : c'est à Mesquer qu'on a cessé en dernier (de parler le breton). En 1327, l'un des traducteurs requis lors du procès en béatification de Saint Yves était Jacob recteur de Mesquer. Encore parlé jusqu'au milieu du XIXe siècle il fut supplanté par le gallo (dialecte roman de haute-bretagne). Ce parler local a d'ailleurs conservé des termes bretons, dont le verbe chouquë (s'asseoir) issu directement du breton local choukeñ (s'asseoir) dans la phrase collectée par Pierre Bertho en 1990 : Chouque-te don, et encore le mot « karrikell » (brouette)...

Mesquer possède un nom en gallo : Messqér (écriture ELG), et en breton : Mesker[4].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mesquer Blason De gueules fretté d'or.
Devise 
Terrae marique fidelis. (Feal d'an douar ha d'ar mor.) (À terre et mer fidèle.)
Détails Ce blason est une inversion d'émaux, par les commis de Vannier, des armes de Y. Perraud, recteur de Mesquer, qui portait d'or fretté de gueules (Armorial de France – 1701).
Blason enregistré le par délibération municipale du .
Alias
Alias du blason de Mesquer
Blason avec ornements extérieurs et devise.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Mesquer : Terrae marique fidelis. (Feal d'an douar ha d'ar mor.) (À terre et mer fidèle.)

Label[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, les marais salants de Guérande et Mesquer (marais du Mès) portent le label Ramsar (voir Convention de Ramsar).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1944 Yves Jan-Kerguistel    
mars 2001 en cours Jean-Pierre Bernard[Note 1] DVD consultant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 877 habitants, en augmentation de 9,77 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 235 951 1 437 1 478 1 605 1 633 1 666 1 713 1 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 804 1 873 1 920 1 814 1 704 1 585 1 600 1 513 1 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 388 1 408 1 369 1 137 1 090 1 050 989 960 1 007
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 034 1 019 1 015 1 201 1 372 1 473 1 631 1 727 1 877
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,1 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[10],[11],[12]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[10],[11],[12].

Pyramide des âges à Mesquer en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90 ans ou +
1,2 
11,7 
75 à 89 ans
12,9 
27,2 
60 à 74 ans
28,0 
20,1 
45 à 59 ans
20,8 
13,7 
30 à 44 ans
14,8 
10,6 
15 à 29 ans
7,8 
15,5 
0 à 14 ans
14,6 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Faune & flore[modifier | modifier le code]

Elle est riche à Mesquer-Quimiac, notamment grâce au marais salant du Rostu, qui permet une extraction du sel qui n'a jamais cessé. Ce fut l'un des premiers marais exploités. Concernant la faune, celle-ci est multiple, on peut retrouver dans les marais des oiseaux caractéristique de paysage marécageux. De multiples crustacés vivent aussi dans ce marais, notamment dans le cours d'eau qui le traverse, comme des crevettes, des écrevisses, des petits crabes et même parfois des poissons d'eau salée. Concernant la flore, on retrouve majoritairement un paysage de bruyère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Gaston LEQUIMENER né le 01 mai 1921 à Mesquer et décédé le 01 novembre 2015 à Mesquer est l'"historien" de la commune. Il est notamment l'auteur de "Mesquer" en 2010 et d'"un hôpital à Mesquer" en 2013.
  • Hélène Cadou (née Hélène Laurent), épouse de René Guy Cadou, est née à Mesquer en 1922 et décédée à Nantes en 2014. Poète, l'école de la commune porte son nom.
  • Alexandre Guyodo, né à Mesquer en 1922, décédé en 2014 et inhumé à Mesquer, athlète de l'après-guerre, ayant atteint la quatrième place du 3000 mètres steeple aux jeux olympiques de Londres de 1948.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées KerOfis.
  3. Arrêt no 1317 du 17 décembre 2008 Cour de cassation - Troisième chambre civile
  4. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Mesquer 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  10. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Mesquer - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).