Louis Lajarrige

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Louis Lajarrige est un homme politique français né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et mort le à La Baule (Loire-Atlantique).

Il est conseiller municipal de Paris, vice-président du conseil général de la Seine et député de la Seine de 1914 à 1924, inscrit au groupe de l'Union républicaine radicale et radicale-socialiste. Il ne se représente pas en 1924 et s'installe à La Baule, dont il devient maire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin à neuf ans[1], Louis Lajarrige se place comme mousse aux Chantiers de la Loire ainsi qu’à la Compagnie générale transatlantique[2], puis à la Compagnie des wagons-lits[1]. Chaudronnier en cuivre, il suit pendant cinq ans les cours de l’Association philotechnique de Paris[2]. En 1898, il est nommé secrétaire général du syndicat des travailleurs du gaz et en 1899, il devient secrétaire général de l'instance nationale[2]. Il a alors 24 ans et il occupe ce poste pendant 15 ans[2]. Il est l’auteur du projet de loi du portant sur les congés payés pour tous. Conseiller municipal de Paris (XIXe), vice-président du conseil général de la Seine et député de la Seine de 1914 à 1924, mais ne représente pas aux élections de [2]. Il est alors secrétaire général du quotidien Le Journal[3].

Vers 1902, il initie des colonies de vacances d’enfants parisiens sur la future Côte d'Amour[1], rachetant pour cela l’hôtel de l’Océan à Pornichet et l’Atlantic Hôtel à Batz-sur-Mer[1].

En 1921, il achète 230 hectares à La Baule-Escoublac et entreprend de lotir le futur quartier La Baule-les-Pins[3]. Il obtient le détournement de la voie ferrée qui joint Pornichet à La Baule en longeant la côte, traversant le quartier en devenir. Afin d’éviter une urbanisation anarchique, il organise un concours pour lotir du Bois d’Amour — 160 ha rachetés à la Société des Dunes par la Société immobilière de la Baule-les-Pins — auquel 70 architectes participent ; les résultats ne satisfaisant pas Louis Lajarrige — ni le 1er prix, ni le 5e ne sont décernés —, il confie aux architectes Lévêque et Fabre le soin de réaliser une synthèse des 20 meilleurs projets[4]. L'arrêté préfectoral du approuve la création du lotissement, qui est inscrit au plan d’extension et d’embellissement de La Baule que le conseil d’État valide le [1].

Louis Lajarrige est récompensé par la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1927[2] puis par celle d’officier le [5]. Il quitte son poste au Journal et Paris en 1929 et s'installe à La Baule, à la tête de la Société immobilière de la Baule-les-Pins[2], créée le [1].

Élu maire de La Baule en 1935, il démissionne en 1939 au profit de Marcel Rigaud[2]. En 1951, Louis Lajarrige fait don à la commune de la place René-Coty, des tennis de La Baule-les-Pins et du parc des Dryades[5].

Il meurt le dans le Pavillon des Dunes, son domicile baulois[2]. Le conseil municipal, par ses délibérations des et renomme l’avenue des Tilleuls au nom de Louis Lajarrige[5]. L'association des Amis de Louis Lajarrige est créée le de la même année[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnéaire, Paris, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, notice BnF no FRBNF38890407).
    Alain Charles est architecte DPLG et DEA en histoire de l'architecture, spécialiste du balnéaire[6],[7].
  • Colette David (photogr. Stéphan Ménoret), Les villas de La Baule : des bourgeoises modèles aux excentriques rigolotes, La presse de l’Estuaire, , 95 p. (ASIN B009P12Q4I). 
    Colette David est journaliste au quotidien Ouest-France[8].
  • Laurent Delpire, « Urbanisme et architecture balnéaire : histoire d'un phénomène de société, l’exemple du Pays de Guérande », Les cahiers du Pays de Guérande, no 52,‎ (ISSN 0765-3565).
    Laurent Delpire est historien de l’art, conservateur des antiquités et objets d’art de Loire-Atlantique.
  • Jean-Louis Kerouanton, « Éléments de cartographie pour la connaissance de l’architecture balnéaire bauloise » [PDF], sur un site du ministère de la Culture, (consulté le 7 janvier 2018).
    Jean-Louis Kerouanton est chercheur au service régional de l’Inventaire, direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire.
  • La Baule de A à Z : petite histoire d'une grande station, La Baule-Escoublac, publication sous l’égide de la mairie, coll. « Patrimoine de La Baule », , 214 p. (ISBN 2-9512-8790-9, notice BnF no FRBNF37046006). 
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XXe siècle, le grand essor du tourisme, t. 2, Nantes, Siloé, , 359 p. (ISBN 2-8423-1257-0, notice BnF no FRBNF39054875). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f La Baule de A à Z, p. 105.
  2. a b c d e f g h et i La Baule sépia.
  3. a et b David 1979, p. 26.
  4. Vighetti 2003, p. 243.
  5. a b c et d La Baule de A à Z, p. 106.
  6. Anne Vidalie, « La Baule: le bonheur est dans les pins », sur un site du magazine L'Express, (consulté le 7 janvier 2018).
  7. Alain Charles, « Panorama Le Pouliguen - La Baule - Pornichet », sur panorama-labaule.com (consulté le 7 janvier 2018).
  8. Daniel Le Couédic, « L’architecture et les paysages, bastions de l’identité bretonne », sur bretonsdujapon (consulté le 20 janvier 2018), p. 11.