Ploemeur

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Ploemeur
Ploemeur
La mairie.
Blason de Ploemeur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Ronan Loas
2020-2026
Code postal 56270
Code commune 56162
Démographie
Gentilé Ploemeurois
Population
municipale
17 853 hab. (2017 en diminution de 0,12 % par rapport à 2012)
Densité 449 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 14″ nord, 3° 25′ 34″ ouest
Altitude Min. −1 m
Max. 55 m
Superficie 39,72 km2
Élections
Départementales Canton de Plœmeur
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.ploemeur.com

Ploemeur (/plø.mœʁ/[1]), également écrit Plœmeur, est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France. Historiquement, elle faisait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ploemeur est une commune du littoral atlantique limitrophe de quatre villes : Lorient, Larmor-Plage, Guidel et Quéven.

Carte de la commune de Ploemeur (tracé de la limite communale en orange).

Au large se trouve l'île de Groix, à trois milles nautiques du continent, dont Ploemeur est séparé par le détroit des Courreaux de Groix.

La commune est limitée à l'est par les deux étangs du Ter (qui séparent pour partie Ploemeur de Lorient, même si leur majeure partie est située en Ploemeur), alimentés par le Ter, un petit fleuve côtier, et au nord-ouest par l'étang de Lannénec (partagé avec la commune de Guidel), lequel est entouré de marais assez étendus. Au nord, une partie de l'emprise de l'aéroport de Lorient-Bretagne-Sud et de la Base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué se trouvent sur le territoire de Ploemeur, le reste se trouvant sur celui de la commune voisine de Quéven.

La partie intérieure de la commune est constituée pour l'essentiel d'un plateau qui ne dépasse qu'à peine 50 mètres d'altitude, le terril de la carrière de kaolin de Kergantic étant le sommet le plus visible de loin.

Le littoral[modifier | modifier le code]

Ploemeur compte 17 km de littoral. Celui-ci, orienté du nord-ouest au sud-est et globalement assez rectiligne, présente toutefois des aspects variés, alternant caps et baies (criques) assez peu marquées, falaises basses (qui gardent souvent des traces de leur exploitation comme carrières les siècles passés, ce qui a modifié leur aspect) et plages. Le sentier de randonnée GR 34 longe le littoral.

Voici les huit plus grandes plages de la commune, citées d'ouest en est[2] :

  • Plage du Fort Bloqué (plage de 1 900 m de long qui s'étend en grande partie sur la commune de Guidel) ;
  • Plage des Kaolins (500 m) ;
  • Plage des Sables rouges (150 m);
  • Plage du Courégant (250 m) ;
  • Plage de Port Blanc à Kerroc'h (100 m) ;
  • Plage du Pérello (200 m) ;
  • Plage de l'Anse du Stole à Lomener (600 m) ;
  • Plage de Kerpape (300 m).
Les plages de Ploemeur

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Les principales criques :

  • Port Discot (le petit Pérello) ;
  • Port Fontaine à Lomener.
Les pointes et falaises de Ploemeur

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La ville comprend de nombreux lieux-dits ; les principaux hameaux littoraux sont les suivants :

  • Le Fort Bloqué ;
  • Le Courégant ;
  • Kerroc'h ;
  • Lomener.
Les hameaux littoraux et les ports

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Géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique de Ploemeur.

La ville est située sur un massif leucogranitique d'âge carbonifère connu sous le nom de « granite de Ploemeur », qui s'étend d’ouest en est sur une quinzaine de kilomètres entre Fort-Bloqué et la Petite mer de Gâvres ; au nord, il est intrusif dans des micaschistes ; à l’est, il recoupe le granite de Belz-Crach ; ses limites ouest et sud sont masquées par l’Atlantique[3]. Pétrographiquement, il s'agit d'un leucogranite blanchâtre, le plus souvent à grain moyen, à quartz globuleux riche en muscovite à reflet argenté, à feldspaths (microcline, albite), à biotite chloritisée et apatite. Généralement à texture équante, il peut présenter localement une légère orientation. En surface, il a tendance à devenir friable. Il est fréquemment recoupé par des filons aplito-pegmatitique à tourmaline noire. Ce granite daté du Carbonifère (304 ± 6 Ma et 326 ± 6 Ma) s'est mis en place à la suite du contexte de collision tectonique ayant permis l'érection de la chaîne hercynienne en Europe.

Ploemeur : le terril lié à l'exploitation du kaolin.

Après sa mise en place, ce leucogranite a subi, à la faveur de fracturations transversales (réseaux de fractures SSO – NNE), des processus d’altération hydrothermale puis de météorisation conduisant à la formation de gisements de kaolin[4]. Un important réseau de fentes de tension orienté NNE-SSO présente une minéralisation à quartz dont les filons de orientés N30°E sont caractéristiques des carrières de kaolin de Ploemeur[5]. Ce gisement est découvert en 1904 par l'ingénieur Paul François, au hasard d'une visite d'affaires. Il installe son usine au bord du ruisseau du Ter, à Saint-Mathurin, pour pouvoir laver le kaolin. Les différentes sociétés exploitant le kaolin (la Société des Kaolins d'Arvor, fondée en 1919, et la Société nouvelle d'Exploitation des Kaolins du Morbihan) fusionnent et sont rachetées en 2008 par Imerys, leader mondial du kaolin pour papier[6], qui exploite le kaolin sur un site s'étendant sur 180 hectares dont 90 sont en réaménagement et 45 en exploitation à Lanvrian, Kergantic et Kerbrient, le reste restant en « jachère »[7]. Les gisements de kaolin de Ploemeur sont les plus importants de France[8]. Le filon de kaolin est visible depuis la route départementale D 152 (dite route côtière) d'où l'on aperçoit les terrils. L'amicale des retraités des Kaolins ouvre en 2006 un musée, la maison des Kaolins installée sur le site de Kergantic depuis 2008[9]. Imerys lance les débats sur son projet d'extension en 2017, à la suite de la découverte de nouveaux gisements qui assurent trente ans de réserves[10].

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Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la voie expresse RN 165 qui passe un peu au nord du territoire communal, sur la commune de Quéven, grâce à l'échangeur de Quéven, auquel le bourg de Ploemeur est relié par la D 163. La D 152 longe de plus ou moins près selon les endroits le littoral, desservant plages et hameaux côtiers.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Ploemeur est desservie par le réseau CTRL[11] :

Ligne T3 Ploemeur - Les Pins ↔ Lanester - Parc des expositions
Ligne T4 Quéven - Bel Air ↔ Ploemeur - Pen Palud
Ligne 10 Guidel - Plages ↔ Ploemeur - Kerbernès
Ligne 33 Ploemeur - Fort Bloqué ↔ Ploemeur - Le Courégant
Ligne 109 Larmor-Plage - Quéhello Congard ↔ Ploemeur - Église


Transport aérien[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

Si le finage communal fut par le passé une zone de bocage avec un habitat dispersé en hameaux et fermes isolées, la proximité de Lorient a entraîné une forte urbanisation avec la création depuis la Seconde Guerre mondiale de nombreux lotissements tout autour du bourg, devenu une ville ; plusieurs des anciens hameaux ont aussi connu l'implantation de lotissements, comme ceux de Kervéganic, Keréven, Kerloret, Le Rhun, Kervam, etc.. ; l'agglomération lorientaise déborde à l'est sur le finage de Ploemeur (quartiers de Keraude, Kerdiret, Kerbernès, etc..) ; les hameaux littoraux de Fort Bloqué, Le Courégant, Kerroc'h et Lomener se sont beaucoup étendus, même si des espaces naturels ont pu être conservés entre eux (étang et marais de Lannénec, golf de Ploemeur Océan, falaises de Porcoubar, zone de la Pointe du Talud, étangs du Ter). La partie nord du territoire communal, plus éloignée du littoral et proche de l'aéroport de Lorient-Bretagne-Sud, a conservé son aspect rural, à l'exception des infrastructures aéroportuaires bien entendu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Ploeumur dès le XIIe siècle, Plañvour en breton.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Du breton Plañwour francisé en Ploemeur, Ploue(v) Meur, qui signifie « grande paroisse ». Pendant longtemps Ploemeur était en effet l'une des communes les plus vastes du diocèse de Vannes avant de céder une partie de ses terres (Lorient fut détaché en 1709, Keryado fut détaché 1901, puis rattaché à Lorient en 1947 et enfin Larmor-Plage devint une commune indépendante en 1925). La ville était surnommée « la paroisse aux trente chapelles » selon la tradition.

Graphie[modifier | modifier le code]

On retrouve dans les textes anciens différentes graphies (du plus ancien au plus récent)[12][source insuffisante] :

  • Pleumeur (texte de 1641) ;
  • Plemeur (texte vers 1696), même parfois Plemer ;
  • Plœmeur (texte de 1811) ;
  • Parfois aussi Ploëmeur, et parfois o e collé avec tréma ;
  • Ploemeur (texte 1938).

La prononciation est « Pleumeur » donc il faut mettre le o et e collé pour retrouver cette prononciation dans l'écriture moderne. On a d'ailleurs un Plomeur dans le Finistère qui se prononce bien avec le « o ». Les variateurs de la graphie sont souvent dues à la difficulté de faire le Œ collé. Dans les actes notariés écrits à la main, on retrouve bien la graphie « Plœmeur » (texte de 1811). Dans les actes plus récents et dactylographiés le O E collé n'était probablement pas faisable tout au moins en majuscule avec les machines à écrire (texte de 1938). Dans les actes faits ou documents rédigés avec un ordinateur, il est possible de faire le O E collé, mais il faut faire une manipulation et les personnes ne le font pas toujours d'où les deux graphies : Plœmeur et Ploemeur. La graphie officielle est « Ploemeur »[Note 1] mais la bonne graphie devrait être « Plœmeur ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments datant du néolithique (il y a 6 000 ans) témoignent d'une activité voici plusieurs millénaires sur les terres de la commune actuelle. Cependant il ne reste que peu de menhirs, dolmens et tumulus de nos jours encore intacts. La disparition, ou destruction, de ces vestiges s'explique par l'émergence de l'activité agricole et l'exploitation des carrières de kaolin entre autres.

Par exemple, le , un agriculteur, François Le Dessert, découvre sur sa parcelle de "Parc en Groas", au pied d'un calvaire ruiné (la Croix de Kerham), des « pierres de foudre » auxquelles on attribuait à l'époque de multiples vertus (ces croyances populaires étaient alors très vives). Il s'agissait en fait de haches en pierre polie, dont l'une en jadéite verte translucide ; il les donna en 1919 au Musée de préhistoire de Carnac[13].

Le menhir de la Pointe du Talud (un second, couché, est signalé en 1847 par François-Marie Cayot-Délandre) a été endommagé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et même un temps abattu lors de la Libération ; son environnement paysager a aussi été largement modifié par la construction du Fort du Talud au XVIIIe siècle et d'un complexe touristique après la Seconde Guerre mondiale[14].

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Il ne reste pas non plus de trace des époques gauloises hormis depuis le ciel, ce qui permet de déceler d'anciennes limites d'habitations ou de corps de fermes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Pierre, bannière de procession de sainte Ninnoc.

Sainte Ninnoc (Ninnocha entre autres variantes) est originaire de l'actuel Pays de Galles. Elle débarqua en Armorique au Ve siècle sur un « vaisseau de pierre », parmi sept autres navires, pour rejoindre une partie de sa famille. Sainte Ninnoc reçut du roi Erich, fils d'Aldrien, les terres nécessaires à son implantation près d'un étang. Il ne reste que le nom du village et de l'étang de Lannénec ainsi que la fontaine Sainte-Ninnoc[15], ultime vestige de cette période. Sainte Ninnoc est ainsi l'abbesse fondatrice du double monastère de Lannénec (en 456 et 458) et de la paroisse de Ploemeur. L'un des monastères était pour les hommes, l'autre pour les femmes. Il s'agit du premier monastère féminin d'Armorique.

Des raids vikings eurent lieu au Xe siècle. Les monastères furent incendiés.

Au XIIe siècle une motte féodale, encore décelable de nos jours, a existé, dominant la ria du Ter. Les premières traces écrites de l'existence du manoir du Ter datent du début duXVe siècle : il est en 1427 la propriété de Jehan du Tertre[Note 2] ; par lettre patente en date du Anne de Bretagne reconnaît à la seigneurie du Terre « la possession de l'anse ou bras de mer de Sach-Soye, de la molle vasière ainsi qu'une grande partie de la rive nord et le droit d'y construire des moulins à vent et à mer »[16].

Selon Jean-Baptiste Ogée, on voyait en 1400 à Ploemeur les maisons nobles de Ker-perennes, à Louis du Tertre, et Le Favouil ; en 1500, celles de Penhoët, à Jean de Caravern, Le Tertre, à Pierre du Tertre, Breuçon, au sieur des Portes[17].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de la paroisse de Plémeur (Ploemeur) datant du XVIIIe siècle.

En mars 1590, pendant les Guerres de la Ligue, une troupe de royalistes qui était en expédition dans la paroisse de Ploemeur, y surprit un chef ligueur, Kerouzéré, le poursuivit jusque dans le bourg ; Kerouzéré se réfugia dans le presbytère, mais fut forcé de se rendre et fut emmené prisonnier au château de Guémené. Le presbytère de Ploemeur souffrit tellement de cet espèce de siège qu'il cessa d'être habitable et les recteurs de la paroisse durent loger pendant plus d'un siècle dans des maisons particulières car il fallut attendre 1702 pour que la reconstruction du presbytère aboutisse[18].

En 1663 Jean-Baptiste Léziart (1623-1678) acquiert le manoir du Ter et ses dépendances, parmi lesquels le moulin à mer du Ter[Note 3], plusieurs métairies et tenues, ainsi que les droits attachés à la seigneurie (droits de haute, moyenne et basse justice, droit de "pescherie", droit de prééminence dans l'église avec droit d'armoiries). En 1684 Jean Léziart, fils de Jean-Baptiste, achète la seigneurie de Kerdroual et ses dépendances, y compris la chapelle Saint-Tugdual (Saint-Tual). Le manoir est agrandi, prenant l'aspect d'un château avec l'adjonction de ses deux ailes latérales, en 1734. Louise-Antoinette Léziart (1729-1803) fut la dernière propriétaire du château du Ter sous l'Ancien Régime ; elle fit notamment construire le Moulin Neuf, ainsi que la digue fermant la vasière, permettant au moulin d'être alimenté en eau à chaque heure de la marée[16].

En octobre 1746, lors du Siège de Lorient pendant la Guerre de Succession d'Autriche, des troupes anglaises, estimées à environ 5 000 hommes commandés par M. de Sinclair[Note 4], débarquèrent dans la baie du Pouldu et s'emparèrent du château de Coidor ; le 2 octobre 2 000 ennemis« marchèrent du château de Coidor et allèrent occuper le Moulin de la Montagne et le bourg de Plomeur [Ploemeur] ; ils s'emparèrent le 3 [octobre] du bourg de Guidel et ce fut entre ces deux bourgs qu'ils commencèrent à former un camp où ils se retranchèrent ; le 4 ils firent tire le canon et sommèrent la garnison de L'Orient [Lorient] de se rendre (...) On ne songea plus qu'à trouver les moyens de résister aux efforts des Anglais »[19].

Ce siège de Lorient entraîna la construction du fort de Keragan (Fort-Bloqué) et du premier fort du Talud ("Le Vieux Fort") formé d'un parapet d'artillerie en arc de cercle et d'une enceinte de gorge bastionnée, armé de huit canons de 18 livres et disposant d'un corps de garde et d'un magasin à poudre. Une "batterie Napoléon", située un peu plus à l'ouest, lui fut adjointe sous le Premier Empire. Ce "Vieux Fort" fut déclassé après la Guerre de 1870[20].

En 1759 la paroisse de Ploemeur devait chaque année fournir 50 hommes pour servir de garde-côtes[21].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Ploemeur en 1778 :

« Ploemeur ; à 11 lieues à l'ouest de Vannes, son Vannes et à 1 lieue de L'Orient, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Hennebon et compte 8 000 communiants[Note 5] ; la cure est à l'alternative. Ce territoire est fort étendu : il est borné au sud par la mer ; il renferme plus de dix mille journaux de landes dont le sol paraît de bonne qualité. Le reste du terrein [terrain] consiste en des terres bien cultivées et des prairies. La haute justice de l'endroit est annexée à la baronnie de Ker-Aër, et celle de la baronnie de Lanvaux s'exerce à Pleuvigner. Cette paroisse fut unie à la mense capitulaire par Hervé Tors [soit Hervé Bloc, soit Henri Tore, qui lui succède en 1287 ; Jean-Baptiste Ogée confond les deux évêques], évêque de Vannes, en 1287. Ce prélat fit rebâtir dans le même temps le château de la Motte. Dans ce temps, on pêchait des sardines au village de Larmor, qui est un petit port fort renommé pour la pêche de ce poisson, qu'on met en baril pour l'hiver. (...)[17]. »

Le château de Soye est construit entre 1784 et 1786 pour Laurent Esnoul Deschateles, armateur de la Compagnie des Indes.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 22 prairial an IV () des chouans au nombre d'environ 400 s'emparèrent du fort de Kerpape, prirent les poudres et les armes, frappèrent les sans-culottes présents (des paysans qui gardaient le fort), leur coupèrent les cheveux et se retirèrent avec leurs prises[22].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plomeur vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

« À Plœmeur, les gens couronnaient de fleurs le menhir, l'enduisaient de beurre, déposaient de l'argent à son pied. Si bien qu'en 1845 le recteur l'a fait abattre »[23].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Ploemeur en 1845 :

« Ploemeur : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 1re classe ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Sainte-Anne, Saint-Armel, Kergado, Poul-Emplar, Kerfichant, le Bourg-Neuf, le Graissec, Kerlivio, Pousalan, Kervinio, Lannénec, Loyan, Saint-Adrien, Saint-Jude, Kerohin, Kerantouel, Keréven, Kervernois, Kerloret, Saint-Bieuzy, Quehello-Lefloch, Kervam, Laudé, Kerdroual, Keradehuen, Kergalant, Kerguelen, Penpalut, Lomener, Kerioch, Kerblaisy, Kerdreff, Locqueltas, Larmor, Kervaugam, Kernével, Kervenanec. Superficie totale : 5 582 hectares dont (...) terres labourables 2 839 ha, prés et pâturages 411 ha, bois 243 ha, vergers et jardins 158 ha, landes et incultes 2 099 ha, étangs 84 ha (...). Moulins du Guillec, du Iter (neuf et vieux), d'Enhaut (à vent) ; de Kerantonel, de Kerduellic, de Briantel, de Kervergant, de Kervinio, de Larmor, des Montagnes. (...) C'est l'une des plus grandes communes de Bretagne, puisqu'elle approche une superficie de 6 000 hectares. À l'est, elle est bornée par la rivière de Lorient, et l'on voit dans cette direction le fort de Kernevel, qui croise ses feux avec celui de Port-Louis. Au sud, sa côte est hérissée de rochers et, dans les endroits abordables, elle est défendue par plusieurs forts et batteries : tels sont par exemple ceux de Logueltas, du Tahit et de Keragran. Ses habitants sont industrieux, et leurs terres bien cultivées fournissent à Lorient une grande quantité de légumes. Quelques-uns d'entre eux se livrent à la pêche de la sardine et il y a des presses à sardine, notamment dans les villages de Larmor, de Kerpape et de Talhouart. Beaucoup de Lorientais ont leur maison de campagne en Ploemeur, et l'on y remarque les manoirs de Soye, de Keribuer, de Penescluse, de Penhoat-Chef-du-Bois, de Monplaisir, du Bourg-Neuf, de Paradis, de Kermadehoy, de la Chartreuse, de Kerlatu, du Poultin, etc.. À l'extrémité est ont été établies la butte du polygone de Lorient, et la poudrière (à Tréfaven). C'est en Ploemeur qu'est la chapelle de Larmor. (...) Il y a foire en Ploemeur le 17 juillet et le 20 septembre ; et à Lannénec le premier mercredi de juin. Géologie : granite ; roches amphiboliques dans l'est ; schiste micacé dans le nord. On parle le breton et un peu le français.[24] »

Entre 1865 et 1870 une épidémie de variole sévit dans le Morbihan : 350 malades furent atteints à Ploemeur, l'épidémie y faisant 170 morts[25].

En 1874 des habitants de Ploemeur, dans une pétition, « prient l'Assemblée nationale de rétablir, dans le plus bref délai, la royauté en la personne d'Henri V, héritier légitime de la Couronne de France »[26]. En 1887, lors des noces d'or du curé de Ploemeur, des drapeaux blancs auraient été placés au sommet de la tour de l'église, ce qui suscita des polémiques et un démenti du maire[27].

La pêche et les presses à sardines[modifier | modifier le code]

Le château de Soye en 1898.

La pêche à la sardine était pratiquée depuis longtemps, au moins dès le XVIIIe siècle, probablement bien avant. Elle était saisonnière, de mai à octobre généralement. Les plus anciens plans cadastraux mentionnent les 'Presses de Lomener" sur la Pointe de Beg er Vir : les sardines, vidées, lavées, égouttées, étaient placées pendant une dizaine de jours dans de la saumure. Le saumurage terminé, elles étaient enfilées sur des baguettes de noisetiers pour être lavées, puis disposées dans des barils dont on a enlevé un fond et percé l'autre (de 3 000 à 5 000 sardines par barrique). Elles étaient alors pressées à l'aide d'un système de levier lesté d'un poids pendant 8 jours environ. L'huile est récupérée pour traiter les carènes de bateaux. Ainsi traitées, les sardines pouvaient se conserver pendant plusieurs mois.

L'invention de Nicolas Appert permit l'essor des conserveries de sardines : plusieurs usines se créèrent dès la première moitié du XIXe siècle le long du littoral de Ploemeur, notamment au Perello (à Lomener ; la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde en est le seul vestige subistant) et à Larmor (qui faisait alors partie de Ploemeur). La préparation des sardines était un travail confié aux femmes, majoritairement des épouses et des filles de pêcheurs, mais aussi des jeunes filles de la région. Le travail, pénible, commençait dans la soirée à l'arrivée des bateaux, et se poursuivait dans la nuit. Les sardines étaient triées, salées, étêtées, vidées, puis lavées et séchées au soleil sur des panneaux avant d'être cuites, plongées dans de l'huile à 120 °C, avant d'être mises en boîtes avec de l'huile ; un ouvrier soudeur fermait hermétiquement les boîtes avant de les placer dans l'autoclave. L'usine de Lomener ferma en 1918 ; sa partie nord fut alors transformée en chapelle en 1920[28].

Les nouveaux forts[modifier | modifier le code]

Le Fort du Talud vers 1920.

Le nouveau fort du Talud est construit vers 1880 sur la hauteur située au nord-ouest du Vieux Fort. Beaucoup plus grand que son prédécesseur (200 mètres sur 120), il a une forme grossièrement triangulaire. Le fort fut modifié par les Allemands qui l'occupèrent pendant la Seconde Guerre mondiale[20].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle époque[modifier | modifier le code]

Le [29] est créée la commune de Keryado par démembrement de la commune de Ploemeur[30]. Cette commune fut supprimée en 1947 par rattachement à la commune de Lorient. Keryado constitue aujourd'hui un quartier de Lorient.

Le curé de Ploemeur vit son traitement [31] suspendu en janvier 1903 pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[32].

En 1912, Albert Lestiboudois, agent de change à Paris, achète le château du Ter et ses dépendances, le tout ayant été négligé pendant tout le XIXe siècle et se trouvant en piteux état. Il fait raser les anciennes dépendances, construire une nouvelle ferme et les communs actuels. En 1932 le domaine est vendu à Xavier de Vitton[Note 6] qui développe l'exploitation maraîchère, introduit un élevage de brebis, remportant plusieurs prix à des comices agricoles pendant la décennie 1930 et crée une scierie afin de mieux valoriser les bois de la propriété[16].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Pérello (Lomener) en 1916 (carte postale annotée par un soldat).

Le monument aux morts de Ploemeur porte les noms de 240 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[33].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Ploemeur, érigé grâce à une souscription publique, est inauguré le par Alphonse Rio, secrétaire d’état à la Marine Marchande, aux Ports et aux Pêches[34].

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Un projet de loi adopté par la Chambre des députés le et par le Sénat le divise en deux le territoire de la commune de Ploemeur, ce qui entraîne la création de la commune de Larmor-Plage[35].

Le port de Kerroch est ainsi décrit en 1934 : « Ces pêcheurs sont pour la plupart des homardiers et langoustiers qui, pendant la belle saison notamment, mouillent chaque fois des centaines et des centaines de casiers qui constituent pour eux le plus clair de leur gagne-pain. On compte environ 150 de ces pêcheurs, qui habitent principalement le grand village de Kerroch, situé dans un site merveilleux de la côte ploemeuroise, juché sur les hautes falaises granitiques face à l'île de Groix. (...) Son port est bien assis au fond d'une crique, défendue contre les assauts de l'océan par une pointe rocheuse que prolonge une digue sur laquelle viennent se briser impuissantes les lames du large<. Toutefois, quand la mer est en furie (...) toute sortie est impossible. (...) Les maisons des pêcheurs s'alignent dans le même style, ou à peu près : un rez-de-chaussée, un toit plat d'ardoise ou de chaume, parfois un mince jardinet, le plus souvent un bout de terre sur l'autre façade et (...) plus loin, des champs que labourent les pêcheurs au repos. (...) Le long des pignons du lieu que l'on pourrait appeler la place du village, des hommes vêtus de toile bleue ou orange sont réunis, fumant, chiquant, causant de temps à autre, mais bas. (...) Un peu plus loin, vers les sables, quelques villas de bois, volets clos, dressent leur solitude d'hiver (...) »[36].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Ploemeur porte les noms de 99 morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux des résistants (par exemple Gustave Le Floch[Note 7], Yves Le Garrec[Note 8]), Gilbert Quéret[37] et Albert Le Roy[38] (tous deux fusillés par les Allemands), des soldats (par exemple l'aviateur Ernest Russell Lyon). Quatre aviateurs britanniques dont l'avion, un Wellington III, touché par un obus de la défense antiaérienne allemande, s'écrasa près du village de Breuzet le sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal (un cinquième aviateur parvint à sauter en parachute et eut la vie sauve)[39].

De nombreux blockhaus et ouvrages défensifs du Mur de l'Atlantique, liés en bonne partie à la proximité de la base sous-marine de Keroman, furent construits par les Allemands, principalement le long du littoral de la commune, notamment au Courégant[40].

Un livre raconte les événements survenus à Ploemeur pendant la Seconde Guerre mondiale[41].

Les pêcheurs de Kerroc'h durent se réfugier à Doëlan pendant la guerre.

Ploemeur fit partie à la fin de la Seconde Guerre mondiale de la Poche de Lorient et subit pour cette raison de nombreuses destructions. Selon Roger Le Roux, dans son ouvrage Le Morbihan en guerre 39-45, 490 maisons auraient été totalement ou partiellement détruites ainsi que 1 063 bâtiments de ferme (293 totalement, 770 partiellement). Les bâtiments industriels auront subi le feu des bombes avec 90 destructions totales et 105 partielles. Le l'église paroissiale Saint-Pierre est bombardée. Tout l'intérieur est ravagé par le feu des bombes incendiaires. Seuls les murs, le clocher, la sacristie et le porche resteront debout. Sa reconstruction demandera près de 6 ans d'efforts et de travaux. Des clichés ont été pris lors du début de sa reconstruction[42].

De nombreux ploemeurois parvinrent à se réfugier en dehors de la zone de combat ; environ 1 800 habitants, dont les habitations furent détruites ou gravement endommagées, furent sinistrés et durent occuper des logements provisoires : 307 baraques furent construites dans le parc de Soye (destinées à des Lorientais) et 160 autres à différents endroits de la commune, notamment la cité du Patronage et la cité de Briantec[43].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la reconstruction du pays de Lorient, entre 1946 et 1985, le domaine de Soye, situé sur la commune, accueillera une importante cité provisoire composée de 286 pavillons (jusqu'à 307 référencés en 1962), destinés aux Lorientais (comptabilisés et votants dans leur commune d'origine). Avec ses propres écoles et commerces elle est surnommée « la cité dans la cité ».

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Le monument aux morts de Ploemeur porte les noms de 6 soldats morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et la Guerre de Corée et 5 pendant la Guerre d’Algérie[34].

L'exploitation du kaolin[modifier | modifier le code]

À Plœmeur, deux sociétés exploitent le kaolin. La « Société des Kaolins d'Arvor », fondée en 1919 par la fusion de deux entreprises antérieures, voit sa production croître de 2 200 tonnes en 1919 à 30 000 tonnes en 1935, celle-ci régressant ensuite pour réaugmenter après la Seconde Guerre mondiale, atteignant 40 000 tonnes en 1958 et 80 000 tonnes en 1986. La « Société nouvelle des kaolins du Morbihan » produit pour sa part environ 70 000 tonnes de kaolin et 7 500 tonnes de muscovite par an vers le milieu de la décennie 1980, ainsi que 50 000 tonnes de sable quartzeux. Cette société a commencé à exploiter un nouveau gisement au lieu-dit Kerbient[44].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , la commune de Ploemeur achète le domaine de Soye à la ville de Lorient et à Lorient Agglomération, précédents propriétaires, afin d'entamer sa réhabilitation[45].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 18 avril 2006. Les labels Ya d'ar brezhoneg de niveau 2 et 3 ont été remis à la commune le 16 juin 2016 .

À la rentrée 2017, 61 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue[46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ploemeur cède en 1901 Keryado (rattaché à Lorient en 1947) et en 1925 Larmor-Plage. Il s'agit de la quatrième ville du Morbihan.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[47],[Note 9]

En 2017, la commune comptait 17 853 habitants[Note 10], en diminution de 0,12 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 5464 5905 6365 9846 0296 7926 9937 8408 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 6559 2199 99710 03710 60010 84011 84512 41313 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 7139 37110 1669 5827 5718 0399 5477 2996 268
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6 4047 0899 56513 45517 63718 30418 45517 74717 911
2017 - - - - - - - -
17 853--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2016, on recensait 8 617 hommes et 9 294 femmes à Ploemeur. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,0 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 13,8 %, 45 à 59 ans = 23,0 %, plus de 60 ans = 35,7 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 9,4 %, 30 à 44 ans = 13,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 42,7 %).
Pyramide des âges en nombre d'individus à Ploemeur en 2016 [50].
HommesClasse d’âgeFemmes
77 
90 ou plus
293 
862 
75 à 90
1 332 
2 136 
60 à 74
2 347 
1 980 
45 à 59
2 053 
1 191 
30 à 44
1 221 
1 252 
15 à 29
875 
1 120 
0 à 14
1 172 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège privé Jean-Paul II (ancien château du Ter).

Ecoles[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[51]
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1770 Décembre 1770 Laurent Esvan[Note 11]   Laboureur.
Décembre 1790 Novembre 1791 Jérôme Le Botlan   Laboureur.
Novembre 1791 Décembre 1792 Jean Joseph Brangolo   Laboureur.
Décembre 1792 Septembre 1795 Thomas Guillerme   Laboureur.
Septembre 1795 ? Pierre Le Boulbard   Laboureur.
? ? Grégoire Montfort   Négociant.
1800 Mai 1801 François Salo   Boulanger.
Mai 1801 Juillet 1812 Thomas Le Guével Ducorrois[52]   Notaire[53].
Septembre 1812 Octobre 1815 Jean François Briote[Note 12]   Propriétaire au village de Kermelo[54].
Octobre 1815 Septembre 1830 Gabriel Lomenech[Note 13]   Cultivateur.
Octobre 1830 Mars 1839 Guillaume Marie Romieux[Note 14]   Tonnelier.
Mars 1839 Novembre 1843 Olivier Marie Kerneau[Note 15]   Cultivateur propriétaire.
1843 1852 Jacques Marie Raduguet[Note 16]   Propriétaire. Ancien presseur de sardines.
1852 1870 Louis Paul de Raime[Note 17]   Propriétaire du château de Kervergant. Conseiller général.
1870 1874 Jean Marie Luco[55]   Notaire[56].
1874 1878 Louis de Solminihac[Note 18]   Propriétaire du château de Soye.
1878 1899 Raymond de Raime[Note 19]   Fils de Louis Paul de Raime, maire entre 1852 et 1870. Conseiller général[57].
1899 1905 Eugène Le Coupanec   Propriétaire. Député entre 1893 et 1898.
1905 1907 Joseph Esvan[Note 20]   Cultivateur.
1907 1919 Eusèbe Marie Coquerel[Note 21]   Chef d'escadron.
1919 1935 Eugène Le Thiec[Note 22]   Greffier et assureur.
1935 1941 Marcel Guihot[Note 23]   Directeur des Kaolins d'Arvor.
1941 1943 Émile Morvan[Note 24]   Ancien instituteur et responsable d'œuvres mutualistes[58].
1943 1945 Jean Merlet   Délégation spéciale[59].
1 juillet 1945 5 août 1945 Jean François Le Thiec[Note 25]    
5 septembre 1945 7 octobre 1945 Joseph Montagner[Note 26]   Agriculteur.
7 octobre 1945 septembre 1955 Jean Falquerho[Note 27],[60]   Commerçant.
octobre 1955 mars 1959 Jean Le Hunsec[Note 28]   Agriculteur.
mars 1959 novembre 1967 Yves Guyonvarc'h   Notaire.
novembre 1967 mars 1983 Louis Lessart RPR Officier d'administration.
mars 1983 juin 1995 Michel Godard UDF Député
juin 1995 mars 2014 Loïc Le Meur PS[61] Économiste
mars 2014
Réélu en 2020[62]
En cours Ronan Loas[63],[64] UMP/LR[65]
(2014-2016)
DVD
(2016-2020)
DVC
Directeur financier

Décisions politiques[modifier | modifier le code]

  • L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg pour la langue bretonne a été votée par le conseil municipal le 18 avril 2006.
  • Vœux du conseil municipal de Ploemeur pour la réunification de la Bretagne[66]
  • L'adhésion à l'association Paysage de mégalithes a été votée par le conseil municipal le 20 novembre 2014 [67]

Expérimentation[modifier | modifier le code]

Ploemeur a fait l'objet en 2010 d'un travail de cartographie des lieux de vie, aussi appelés sociotopes, dans le cadre d'un travail universitaire, en lien avec l'Agence d'urbanisme du Pays de Lorient[68]. Ce travail devait alimenter le SCOT du Pays de Lorient, ainsi que le plan local d'urbanisme de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Un sanatorium héliomarin fut créé au lieu-dit Kerpape en 1920. Le sanatorium est devenu le centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnelles de Kerpape en 1965. Le centre accueille des patients adultes et enfants nécessitant des soins de rééducation et de réadaptation.
  • Un important gisement de kaolin est découvert en 1904 et exploité depuis.
  • L'aéroport de Lorient Bretagne Sud se trouve sur la commune de Ploemeur. Il comprend un aéroport civil, un aéroport militaire et un aéroclub.
  • Centre pénitentiaire de Lorient-Ploemeur
  • La clinique du Ter, à la frontière de Lorient, regroupe plus de 300 personnes qui y travaillent et possède 189 lits et postes d'hospitalisation conventionnelle et ambulatoire.
  • L'établissement de santé « Le Divit », établissement de santé privé d'intérêt collectif de 122 lits (soins de suite et de réadaptation, soins palliatifs, résidence pour personnes âgées dépendantes).
  • Loïc Féry, président du FC Lorient, a choisi d'installer le futur grand centre d'entraînement du club de foot à Kerlir. Les travaux sont estimés à 10 millions d'euros.
  • Océanis est un complexe regroupant une piscine (3 bassins, toboggan, sauna et hammam), des salles de réunions ainsi qu'une salle de spectacles et concerts.
  • Par sa situation géographique proche de Lorient et ayant une ouverture sur la mer, la commune est un lieu touristique important. On peut trouver sur la commune 7 campings, des hôtels et plusieurs restaurants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beaucoup de ces lieux et monuments sont référencés sur le site de la ville de Ploemeur[69].

Monuments historiques

La commune compte huit monuments historiques :

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle Sainte-Anne de Ploemeur et son calvaire Rue Sainte-Anne
Rue Saint-Deron
47° 44′ 13″ nord, 3° 25′ 27″ ouest « PA00091487 » Inscrit 1944
Chapelle Sainte-Anne de Ploemeur et son calvaire
Croix de chemin en schiste de Kerduellic Kerduellic (ou Kerduélic) 47° 44′ 18″ nord, 3° 26′ 37″ ouest « PA00091489 » Inscrit 1928
Croix de chemin en schiste de Kerduellic
Croix de chemin en granit de Kerduellic Kerduellic (ou Kerduélic) 47° 44′ 18″ nord, 3° 26′ 37″ ouest « PA00091488 » Inscrit 1928
Croix de chemin en granit de Kerduellic
Croix de Kervegan Kerduellic (ou Kerduélic) 47° 44′ 19″ nord, 3° 26′ 49″ ouest « PA00091490 » Inscrit 1937
Croix de Kervegan
253 cité de Soye Domaine de Soye 47° 26′ 35″ nord, 3° 14′ 37″ ouest « PA56000079 » Inscrit 16 septembre 2016
253 cité de Soye
253 bis cité de Soye Domaine de Soye 47° 26′ 35″ nord, 3° 14′ 37″ ouest « PA56000079 » Inscrit 16 septembre 2016
253 bis cité de Soye
253 ter cité de Soye Domaine de Soye 47° 26′ 35″ nord, 3° 14′ 37″ ouest « PA56000079 » Inscrit 20 mai 2019[70]

Image manquante

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Lavoir en ciment de la cité provisoire de Soye Domaine de Soye 47° 26′ 35″ nord, 3° 14′ 37″ ouest « PA56000079 » Inscrit 16 septembre 2016
Lavoir en ciment de la cité provisoire de Soye
Patrimoine mégalithique
Patrimoine religieux
  • Église Saint-Pierre-es-liens (XIIe siècle) appelée généralement église Saint-Pierre ; son site était déjà consacré au culte dès le XIe siècle ; l'église actuelle, de style roman à l'origine, mais modifiée au fil des siècles, notamment lors de l'adjonction de la tour en 1686, a été partiellement détruite lors des bombardements de février 1943. Le cimetière se trouvait juste au sud de l'église ; il a été déplacé en 1846 et remplacé par une place publique, dite "Place de l'église" entourée d'un muret qui servait d'étalge pour les fruits et légumes lors des marchés et comices agricoles. La place a été réaménagée en 2005.

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  • Ancien presbytère (XVe siècle, puis XVIIIe siècle et XIXe siècle), le nouveau presbytère se situant à moins de 100 m dans la rue de Kervam.
  • Chapelle Saint-Thual à Kerdroual (chapelle privée du XVe siècle)
  • Chapelle Saint-Simon-et-Saint-Jude (XVIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle et restaurée pendant la décennie 1980) ; à l'intérieur sa voûte en berceau lambrissée a été refaite en 1980 ; elle abrite six statues dont celles de saint Simon et de saint Jude, ainsi que celle de sainte Ninnoc (patronne de Ploemeur), laquelle date du XVe siècle.
  • Chapelle Saint-Léonard (XVIe siècle)
  • Chapelle Saint-Maudé (XVIIe siècle) construite en forme de croix latine : à noter la présence de la fontaine Saint-Maudé à environ 400 m de la chapelle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Garde à Lomener occupe les locaux d'une ancienne conserverie désaffectée ; elle fut ouverte au culte en 1920 (elle contient un vitrail représentant Notre-Dame de la Garde et deux autres représentant la campagne et la mer, ainsi qu'un Christ en bois datant du XVIIe siècle et des maquettes de bateaux, notamment la maquette de procession du trois-mâts Saint-Pierre[71], un navire de guerre à propulsion mixte[72], qui date de 1874 et est classée monument historique ; son pardon a lieu le premier dimanche d'août. Cependant une chapelle dédiée à saint Hilaire a dû exister vers le XVe siècle.

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  • De nombreux calvaires.
Autres monuments
  • Château de Soye (XVIIIe siècle, Stanislas Dupuy de Lôme y naîtra en 1816) et son parc arboré à l'architecture XVIIIe (potager, alignements remarquables, lavoirs, puits, orangerie XIXe, talus protégés), comprenant l'aérium, dit « Orangerie » (1926), construit pour les besoins d'une école de plein-air
  • Château du Ter (site actuel du collège Notre-Dame-Jean-Paul II et ancien collège du Ter)
  • Ancien fort de Keragan dit Fort-Bloqué
  • La ville compte de nombreux blockhaus et vestiges du mur de l'Atlantique, témoins de la Seconde Guerre mondiale.
Divers,
  • Depuis 2006 Ploemeur est inscrit dans la liste des 206 villes de France de l'Unicef « Villes amies des enfants[73] » grâce à ses actions tournées vers la jeunesse : service enfance et jeunesse, maison des jeunes, maison de la petite enfance...
  • Bagad de Lann-Bihoué
Le bagad Sonerien Plañvour lors du festival interceltique de Lorient.
  • Le bagad de Ploemeur « Sonerien Plañvour » a été créé en 1997 sous l'initiative de la mairie et du centre Amzer Nevez centre régional de culture bretonne et celtique localisé sur la colline de Soye.
  • Le golf de Ploemeur Océan est l'un des neuf parcours de golf du Morbihan. Construit en 1990, ce 18 trous offre une vue imprenable sur la mer et l'île de Groix. Le village de Kerham est situé en plein milieu du parcours. Le site Internet Where2Golf.com le classe en tant que parcours de référence parmi six autres parcours bretons.
  • La ville a accueilli le tournage de certaines scènes du livre VI de la série Kaamelott[74] sur ses plages.
  • La ville a également accueilli pour certaines scènes, le tournage du film 17 filles.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Tempête au Courégant à Ploemeur.
  • Les étangs du Ter sont situés sur trois communes : Ploemeur, Lorient et Larmor-Plage. Ils sont constitués de deux étangs : l'étang de Saint-Mathurin se trouvant sur la commune de Ploemeur et l'étang de Kermélo sur les communes de Lorient et Larmor-Plage. Les deux étangs sont séparés par une digue. L'ensemble, avec ses 8 kilomètres de sentiers, constitue un espace naturel préservé de 90 hectares, aménagé à la fin de la décennie 1970 et entretenu par Lorient Agglomération.

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  • La plaine Oxygène.
  • Le parc de Kerihuer accessible par la route du Mourillon ou par Saint-Maudé à pied.
  • Le chemin de la mer est un circuit de 13 km reliant le centre de Ploemeur au bord de mer.
  • Le sentier de grande randonnée 34 (GR 34) longe les 17 km de côte ploemeuroise.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Ploemeur[modifier | modifier le code]

  • Joseph Yves Limantour (1812-1885), né à Keryado, armateur de commerce français opérant en Californie et au Mexique. Une baie de San-Francisco porte son nom.
  • Stanislas Dupuy de Lôme, connu aussi sous le nom d'Henri Dupuy de Lôme, (1816-1885), né au Château de Soye. Il était ingénieur du Génie maritime et homme politique français et a construit le premier vaisseau cuirassé.
  • Augustin-Louis Frélaut, né le à Ploemeur ; engagé dans l'armée, il sert d'abord en Algérie, puis participe à la bataille de Melegnano en 1859 ; entre 1862 et 1866 il est membre de l'Expédition du Mexique (il s'illustre dans divers combats) ; pendant la guerre de 1870 il est blessé, fait prisonnier, mais parvient à s'évader ; en 1884 il est nommé général de brigade. Il prend sa retraite en 1889 comme général de division dans sa propriété de La Haie, près de Vannes et meurt le à Paris. Ses souvenirs ont été publiés en 2003 sous le titre Lettres du Mexique : Itinéraires du zouave Augustin-Louis Frélaut, 1862-1867[75].

Personnalités décédées à Ploemeur[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ploemeur (Morbihan).svg

Les armoiries de Ploemeur se blasonnent ainsi :

D’azur au navire d’or, habillé et pavillonné du même, voguant sur une mer d’argent –au chef d’argent chargé de trois mouchetures d’hermine de sable.

Principaux événements sportifs[modifier | modifier le code]

Photographies de Lomener[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom officiel dans le code officiel géographique est « Ploemeur », [lire en ligne]
  2. Jehan du Tertre est vraisemblablement le fils de Pierre du Tertre et de Marguerite de Guer, lesquels firent construire l'église de Rédené.
  3. Le vieux moulin à marée du Ter semble dater du XVe siècle ; un Moulin Neuf fut construit en 1756 et cessa son activité en 1927 ; il n'en reste que quelques pans de mur.
  4. James Sinclair, général anglais décédé en 1762.
  5. Personnes en âge de communier.
  6. Xavier de Vitton de Peyruis, né le à Laval (Mayenne), décédé le à Ploemeur.
  7. Gustave Le Floch, né le à Lomener en Ploemeur, marin, rejoignit les Forces Françaises Libres à Bizerte ; il fut arrêté par les Allemands en mars 1943 et déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, condamné à mort et exécuté le à Brandenburg-Görden.
  8. Yves Le Garrec combattit au maquis de Saint-Marcel.
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  11. Laurent Esvan, né le à Ploemeur, décédé le à Ploemeur.
  12. Jean François Briote, né le à Saint-Louis (La Réunion).
  13. Gabriel Lomenech, né le au Guermeur en Ploemeeur, décédé le à Ploemeur.
  14. Guillaume Marie Romieux, né le à Ploemeur, décécédé le à Moëlan (Finistère)
  15. Olivier Marie Kerneau, né le à Ploemeur, décédé le à Ploemeur.
  16. Jacques Marie Raduguet, né le à Port-Louis, décédé le à Ploemeur.
  17. Louis Paul de Raime, né le à Versailles, décédé le au château de Kervergant en Ploemeur.
  18. Louis Charles de Solminihac, né le à Lorient, décédé le à Lorient.
  19. Raymond Paul de Raime, né le à Lorient, décédé le à Ploemeur.
  20. Joseph Esvan, né le à Kergoat en Ploemeur, décédé le à Ploemeur.
  21. Eusèbe Marie Coquerel, né le à Bonningues-les-Ardres (Pas-de-Calais) ; en 1881 il est capitaine dans l'artillerie de marine à Lorient.
  22. Eugène Le Thiec, né le au bourg de Ploemeur, décédé en 1943 à Ploemeur.
  23. Marcel Guihot, né le à Nantes, décédé le à Lorient.
  24. Émile Morvan, né le à Lorient
  25. Jean François Le Thiec, né le à Quéven, décédé en 1948.
  26. Joseph Montagner, né le à Guidel, décédé le à Lorient.
  27. Jean Falquerho, né le à Ploemeur, décédé le
  28. Jean Le Hunsec, né le à Ploemeur, décédé le à Ploemeur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Carte des plages de Ploemeur
  3. Louis Chauris, « Les anciennes carrières de la région lorientaise (Morbihan) », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, nos 120-4,‎ , p. 21 (DOI 10.4000/abpo.2667).
  4. (en) Philippe Boulvais, Jean-Marc Vallet, Janine Estéoule-Choux, François Martineau, « Origin of kaolinization in Brittany (NW France) with emphasis on deposits over granite : stable isotopes (O, H) constraints », Chemical Geology, vol. 168, nos 3-4,‎ , p. 211-223 (DOI 10.1016/S0009-2541(00)00225-4).
  5. Paul Turrillot, « Fusion crustale et évolution tardi-orogénique du Domaine Sud Armoricain » [PDF], sur Tectonique. Université d’Orléans, , p. 217.
  6. Sur une tonne extraite, Imerys retire 27 % de kaolin principalement utilisé pour la faïence, carrelage, cosmétiques, papier, pneus, fibre de verre, 13 % de mica excellent isolant thermique, phonique et électrique et 60 % de sable utilisé dans le bâtiment.
  7. « Le site des Kaolins a au moins dix ans devant lui », sur lorient.maville.com, .
  8. Louis Chauris, « Vue d’ensemble sur les occurrences de kaolin d’origine hydrothermale en Bretagne (France) », Bull. Soc. Sc. nat. Ouest de la France, vol. 18, no 4,‎ , p. 157-188.
  9. « Maison des Kaolins, une histoire centenaire », sur ouest-france.fr, .
  10. « Carrière de kaolin. Pour s'agrandir, Imerys est prêt à de longs débats », sur ouest-france.fr, .
  11. le site de la CTRL
  12. Informations transmises le par Jean-Yves Le Lan, président du comité d'histoire du pays de Plœmeur
  13. Notice explicative se trouvant au Musée de préhistoire de Carnac
  14. http://www.sahpl.asso.fr/SITE_SAHPL/Goulpeau_Louis_le_menhir_du_talut_%C3%A0_pl%C5%93meur.htm
  15. La fontaine Sainte-Ninnoc de Lannénec à Ploemeur
  16. a b et c Panneau d'information touristique situé au château du Ter.
  17. a et b Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 3, (lire en ligne).
  18. François Jégou, "Le port de Blavet (Port-Louis) et Jérôme d'Arradon, seigneur de Quinipily : politique et religion", 1865, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5489818d/f14.image.r=Ploemeur?rk=536483;2
  19. Mercure de France, octobre 1746, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6454599n/f193.image.r=Plomeur
  20. a et b « Forts du Talud, Ploemeur », sur Blog.com, Association "1846", (consulté le 1er juillet 2020).
  21. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
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  23. Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ?, Brest, éditions Dialogues, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  24. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, (lire en ligne).
  25. Alfred et Auguste Fouquet, "Compte-rendu des épidémies, des épizooties et des travaux des conseils d'hygiène du Morbihan", 1870, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6485479p/f15.image.r=Guidel
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  28. D'après un panneau d'information touristique situé sur place.
  29. Chronologie lorientaise
  30. Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Sénat : compte rendu in-extenso, n° du 28 mars 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6513156b/f4.image.r=Ploemeur?rk=300430;4
  31. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État.
  32. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6398455/f3.image.r=Gourin?rk=17661032;2
  33. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=56162&pays=France&dpt=56&idsource=29554&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  34. a et b « Le monument aux morts de Ploemeur », sur histoire-genealogie.com et journal L'Ouest-Éclair, n° du 1er août 1921, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k646623h/f4.image.r=Ploemeur?rk=64378;0.
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  36. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 31 décembre 1934, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6598749/f9.image.r=Larmor-Plage?rk=2188852;0
  37. https://fusilles-40-44.maitron.fr/?article196164
  38. https://fusilles-40-44.maitron.fr/?article195809
  39. https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploemeur-56270/inauguration-dune-stele-en-memoire-du-crash-dun-avion-allie-3465463 et http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=993586
  40. « Mur de l’Atlantique Courégant- Ville de Ploemeur », sur Ville de Ploemeur (consulté le 1er juillet 2020).
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  44. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014, (ISBN 978-2-917198-22-3)
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  52. Thomas Le Guével-Ducorrois, né le à Lorient, décédé le au bourg de Ploemeur.
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  55. Jean Marie Luco, né le à Auray, décédé le à Lorient.
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  60. « De 1919 à 1965, neuf maires se succéderont », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
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  62. Nadine Boursier, « Municipales à Plœmeur. « Ce qui nous réunit c’est d’aimer Plœmeur » », sur Ouest-France, (consulté le 28 mai 2020)
  63. Ronan Loas, né le 15 avril 1982, homme politique breton, maire de Ploemeur depuis 2014 et vice-président du département du Morbihan depuis avril 2015.
  64. CD56, « Canton de Ploemeur », sur www.morbihan.fr (consulté le 20 juillet 2015)
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  66. Christophe Hoyet, « Vœux de la ville de Ploemeur pour la réunification de la Bretagne * Trigone Production 2014 », sur Dailymotion (consulté le 20 juillet 2015)
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  68. « Cartograhie les lieux de vie - Journal Le Télégramme »
  69. Carte du patrimoine de Ploemeur
  70. DRAC Bretagne, « Arrêté portant inscription au titre des monuments historiques de la baraque de type canadien implantée dans la cité de l'habitat provisoire de Soye à Ploemeur (p.84) », sur Les services de l'État en région,
  71. https://www.ex-voto-marins.net/images/photos56/56Ploemeur-Lomener-ND-de-laGarde36.jpg
  72. https://www.ex-voto-marins.net/pages/lieupage56Ploemeur.htm
  73. Ploemeur, ville amie des enfants
  74. Tournage de scènes de Kaamelott sur les plages de Ploemeur (la légende de l'image constitue l'article)
  75. Manuel Charpy et Claire Fredj, Lettres du Mexique : Itinéraires du zouave Augustin-Louis Frélaut, 1862-1867, édition Nicolas Philippe, 2003, (ISBN 978-2-74880-038-8)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les cahiers du pays de Plœmeur, revue annuelle du comité d'histoire du pays de Plœmeur, depuis 1990.
  • Patrick Huchet, Yann Lukas et Maryvonne Moy, Histoire du pays de Ploemeur, Quimper et Ploemeur, Palantines et Ville de Ploemeur, , 140 p. (ISBN 2-911434-10-2)
  • Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, Le canton de Ploemeur, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0267-5)
  • Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, Le canton de Plœmeur, d'hier à aujourd'hui, Saint-Avertin, Éditions Alan Sutton, 2012, 126 p. (ISBN 978-2-8138-0604-8).
  • Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, Historique des activités maritimes du Kernével au Fort Bloqué, Plœmeur, Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, 2009, 208 p. (ISBN 978-2-9503779-0-6)
  • Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, Plœmeur de mémoire de peintres - 1840-1980, Le Faouët, Liv'Editions, 2015, 124 p. (ISBN 978-2-84497-338-2)
  • Mickaël Sendra (préf. Roland Delalee, anc. habitant de la baraque 204, président du PLL), Mémoires de Soye : de château en baraques, Plœmeur, Éd. Mémoire de Soye, juillet 2009, 2e éd. (1re éd. 2004) (ISBN 2-9525071-0-4)
  • Comité d'histoire du Pays de Plœmeur, (Sous la direction de Jean-Yves Le Lan et d'Emmanuelle Yhuel-Bertin), Plœmeur et la seconde guerre mondiale, Le Faouët, Liv'Editions, 2017 (ISBN 9-782844-974334)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]