Herbignac

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Herbignac
L'entrée du château de Ranrouët.
L'entrée du château de Ranrouët.
Blason de Herbignac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Pascal Noël-Racine
2014-2020
Code postal 44410
Code commune 44072
Démographie
Gentilé Herbignacais
Population
municipale
6 307 hab. (2013)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 59″ Nord, 2° 18′ 58″ Ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 55 m
Superficie 71,43 km2
Localisation

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Herbignac
Liens
Site web herbignac.com

Herbignac est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation

Herbignac (7 194 ha) est situé au nord-ouest du département, à proximité des marais de la Brière, à 16 km au nord de Guérande et 9 km au sud de La Roche-Bernard. La commune est limitrophe du département voisin du Morbihan, en région Bretagne.

Rose des vents Camoël Férel La Roche-Bernard, Nivillac Rose des vents
Assérac N Missillac
La Chapelle-des-Marais
O    Herbignac    E
S
Saint-Molf Saint-Lyphard Saint-Joachim
Herbignac et ses communes limitrophes.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Herbignac est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Deux lieux-dits, Marlais et Arbourg, sont limitrophes de Saint-Lyphard ; Pompas, autre hameau d’Herbignac, se situe sur l'axe routier Guérande-Herbignac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Herbignac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Èrbinyac (écriture ELG)[1]. Herbignac se traduit en breton par Erbigneg.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur la commune est attestée dès le Néolithique (dolmen du Riholo).

Peu de renseignements subsistent de la période gallo-romaine (ancienne voie romaine, tessons de poterie).

Vers le Xe siècle, la juridiction seigneuriale d'Herbignac est l'une des plus importantes de la région. Dès lors, l'histoire d'Herbignac se confond avec celle des familles seigneuriales qui possèdent le château du lieu : Ranrouët. Vers 1125, les seigneurs d'Assérac, descendants de Vikings fixés dans la région depuis le Xe siècle, érigent une motte féodale où ils s'installent après avoir quitté leur domaine d'Assérac. Fédor, fils de Richard premier seigneur d'Assérac connu, pourrait être le bâtisseur de Ranrouët. Une charte de l'abbaye de Blanche-Couronne (1210) mentionne Wilhem comme propriétaire de Ranrouët. Cette construction initiale sera remplacée par un château en pierre dans la seconde moitié du XIIIe siècle sous l'impulsion d'Alain d'Assérac, seigneur des lieux[2].

Thibaud de Rochefort, baron d'Ancenis et vicomte de Donges, prend possession de Ranrouët par alliance en 1275. Mort en 1295, il ne laisse pas d'héritier direct. Sa nièce, Jeanne de Rochefort, mariée en 1374 (ou 1378) à Jean II de Rieux (compagnon de Jeanne d'Arc et maréchal de France), transmet alors Ranrouët à son fils Pierre de Rieux, troisième du nom.

Jean IV de Rieux (1447-1518), né à Ranrouët, devient maréchal de Bretagne en 1470 puis est nommé tuteur de la duchesse Anne de Bretagne. Celle-ci lui fournit 100 000 écus d'or pour qu'il reconstruise Ranrouët après la destruction de 1488. Il combat aussi en Italie aux côtés du roi Charles VIII.

En 1574, sous le règne de Henri III, les châtellenies de Ranrouët et de Faugaret sont réunies et érigées en marquisat en faveur de Jean de Rieux. Le marquis a « en sa ville d'Herbignac » un marché tous les lundis et quatre foires par an : le lundi de la mi-carême et aux fêtes de Saint-Jean-portes Latine (6 mai), saint Cyr et sainte Julitte patrons de la paroisse (16 juin) et sainte Catherine (25 novembre), anniversaire de la dédicace de l'église d'Herbignac.

Durant les guerres de religion, Jean VIII de Rieux rejoint la Ligue et est pendu en 1593. Le château de Ranrouët devient ensuite un refuge pour des soldats qui subsistent en se livrant aux pillages dans les environs. En 1618-1620, le démantèlement partiel de Ranrouët est ordonné par Louis XIII. Cependant, Jean IX de Rieux (ou Jean-Emmanuel de Rieux), frère de Jean VIII, décide de reconstruire son château. Les travaux s'achèvent vers 1639 ; les tours sont réaménagées. Criblé de dettes, Pierre-Emmanuel de Rieux doit, avant de mourir, vendre une partie de ses terres dont le marquisat d'Assérac au surintendant des finances Nicolas Fouquet en 1656 qui en fait l'année suivante hommage au roi. La veuve du défunt marquis, Jeanne-Pélagie de Rieux, parvient à reprendre possession d'Assérac et en fait à son tour hommage au roi dès 1658. Dès 1679, son fils Jean-Gustave de Rieux (1649-1713) est à son tour contraint de céder son marquisat à René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc. Félicité de Lopriac, épouse du marquis de Kerhoent, est la dernière marquise d'Assérac : elle est guillotinée à Paris en 1794.

En 1793, lors des chouanneries, une armée républicaine envoyée dans la presqu'île guérandaise pour éliminer les contre-révolutionnaires, incendie et détruit le château. Bien que réduit à l'état de ruines, celui-ci servira pendant la tourmente révolutionnaire à l'abbé Durand de local pour les messes clandestines. Laissé à l'abandon, le site sert de carrière de pierres[2].

Alors que la Loire-Inférieure est libérée au cours du mois d'août 1944 (Nantes le 12, le sud Loire le 30), Herbignac est une des communes de la poche de Saint-Nazaire, qui reste occupée par les Allemands jusqu'au .

L'après-guerre est marqué par la présence à la tête de la municipalité de Jacques Chombart de Lauwe, commandant des FFI de Loire-Inférieure en 1944-45, député de 1945 à 1951, directeur du journal nantais L'Avenir de l'Ouest de 1945 à 1948.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople au château d'or donjonné de trois tours, crénelé, maçonné et ouvert de sable ; à la bordure gironnée d'or et d'azur de huit pièces.
Commentaires : Le château est celui de Ranrouet ; le champ de sinople représente la Brière ; le blason est borduré du gironné du marquisat d'Assérac (gironné d'or et d'azur de huit pièces). Délibération municipale du .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1963 Jacques Chombart de Lauwe RGRIF  
1963 1970 Marc Lefèvre d'Argencé   général
1970 1989 Pierre Siret   pharmacien
1989 2008 Charles Moreau PS arboriculteur - conseiller général
2008 en cours Pascal Noël-Racine[Note 1] PS puis DVG retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 6 307 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 755 2 086 1 999 2 920 3 175 3 110 3 176 3 327 3 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 478 3 672 3 784 3 895 3 964 4 152 4 153 4 219 4 199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 172 4 150 4 110 3 540 3 443 3 416 3 325 3 122 3 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 037 3 078 3 239 3 778 4 175 4 350 5 117 5 345 6 054
2013 - - - - - - - -
6 307 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[6],[7],[8]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[6],[7],[8].

Pyramide des âges à Herbignac en 2013 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,1 
4,7 
75 à 89 ans
7,9 
14,1 
60 à 74 ans
14,4 
19,8 
45 à 59 ans
19,1 
22,6 
30 à 44 ans
21,2 
15,4 
15 à 29 ans
15,1 
23,4 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Herbignac compte deux écoles publiques et une privée, et deux collèges, un public et un privé.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, Herbignac fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue bretonne était parlée dans cette commune jusqu'au début du XIXe siècle. Le gallo est encore connu de nos jours, il a d'ailleurs gardé plusieurs mots bretons comme une añnouyère pour une génisse, du breton annoar.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le dolmen du Riholo, lieu-dit le sapin vert.

Personnalités notables liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Chombart de Lauwe (1905-1975), dit « Colonel Félix » dans la Résistance, député et conseiller général de la Loire-Atlantique, mort à Herbignac ;
  • Jules Paressant (1917-2001), peintre et sculpteur natif d'Herbignac ;
  • René Leroux, né à Herbignac en 1952, homme politique français, député de la Loire-Atlantique de 1997 à 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. a et b Loire-Atlantique, le magazine du département, juin 2009, p. 20-21
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  5. « Herbignac 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 10 janvier 2013).
  6. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Herbignac - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  7. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  8. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  9. « jardins de Kermoureau », Comité des parcs et jardins de France (consulté le 23 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Guériff, Les potiers d'Herbignac : l'art du feu dans un coin de Bretagne, monographie historique, La Baule, Éditions des Paludiers, coll. « Folklore guérandais », , 100 p. (notice BnF no FRBNF35317701)
  • J. de Kersauzon, Herbignac. Histoire civile, histoire ecclésiastique., Paris, Le Livre d'histoire, (ISBN 2-84373-807-5, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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