Baie de Bourgneuf

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Baie de Bourgneuf
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Loire-Atlantique et Vendée
Géographie physique
Type Baie
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 47° 02′ 13″ nord, 2° 07′ 48″ ouest

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Baie de Bourgneuf

La baie de Bourgneuf est une baie située sur la côte Atlantique de la France, et qui borde les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée. Au Moyen Âge, cette baie était appelée baie de Bretagne ou baye de Bretagne.

Situation[modifier | modifier le code]

La baie de Bourgneuf est un vaste arc maritime de la côte Atlantique française tiré depuis la pointe Saint-Gildas (au sud de l'estuaire de la Loire) jusqu'à Beauvoir-sur-Mer et fermé par l'île de Noirmoutier jusqu'à l'île du Pilier. Elle inclut ainsi la côte sud du pays de Retz, le littoral du marais breton et le côté est de l'île de Noirmoutier, cette dernière étant reliée au continent par le célèbre passage du Gois. Au Sud, la baie communique avec le Nord du golfe de Gascogne par le détroit de Fromentine.

Au Moyen Âge, où elle se nommait Baie de Bretagne, le fond de la baie était plus vaste. Son littoral s'étendait alors jusqu'aux portes de Machecoul et de Challans et était parsemée de plusieurs îles, dont l'île de Bouin. L'envasement du fond de la baie suivi de la création de polders et de marais salants ont contribué à la création du marais breton, réduisant d'autant la superficie de la baie.

Climat[modifier | modifier le code]

La baie est abritée par l'île de Noirmoutier, ce qui permet des conditions climatiques plus clémentes, suivant les secteurs, de 1 à 3°C par rapport au reste de la région. En été, les températures moyennes l'après-midi se situent autour des 27°C. L'ensoleillement y est assez élevé comme globalement sur le littoral sud-Loire. Aux Moutiers en Retz, juillet et août sont les mois les plus chauds avec 22°C ((Maximales+Minimales)/2) et janvier est le mois le plus froid avec 8°C. Les étés sont assez secs et les températures y dépassent en général une à trois fois par an les 35°C. En hiver, la neige est peu fréquente ainsi que le froid. Globalement, l'ensoleillement annuel est élevé pour la région (Plus de 2000h par an) y compris l'hiver. L'automne est humide à cause des tempêtes mêmes si les belles journées y sont encore fréquentes.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,1 6,1 7 9 12 15,1 17,2 17,1 14,5 11 8 6 10,7
Température moyenne (°C) 8,1 9,1 11 13,6 16,6 20,2 22,2 22,2 19,6 15,1 11,1 9,1 14,8
Température maximale moyenne (°C) 11 12,2 15 18,2 21,1 25,2 27,2 27,2 24,6 19,1 14,1 12,1 18,9
Record de froid (°C) −11,6 −9,3 −5,4 0,2 2,5 6,9 10,1 10,1 5,7 0,1 −5 −8 −11,6
Record de chaleur (°C) 20,8 25 27 31,2 35 40,2 41 45 37,5 31 25 21,2 45
Précipitations (mm) 65 60 50 40 45 30 25 35 60 70 90 70 640
Source : Le climat à Les Moutiers en Retz (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1958)[1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Le marais breton gagné sur la baie, fut le plus grand centre producteur de sel de Bretagne, de France et d'Europe du XVe siècle au XVIIIe siècle. La baie fut le témoin de cette grande activité, comme au port du Collet où venaient s'approvisionner en sel gris les navires de la Hanse.

La prospérité des villes de la baie cessa au XVIIIe siècle lors du déclin de ce commerce, dû à l'envasement qui menaçait la navigation des gros navires.

Comme de nombreuses autres baies, l'envasement de celle-ci est toujours d'actualité, provoqué par la sédimentations des alluvions provenant en grande partie de la Loire, au nord.

Bourgneuf en Retz, Machecoul, Challans, Beauvoir-sur-Mer, étaient autrefois des ports de mer au bord de la baie de Bretagne. La ligne de l'ancien rivage se devine encore par la ligne de séparation entre le bocage et le marais, comme dans le marais poitevin.

Contrebande[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, cette région fut le centre d'une contrebande importante opérée par les « coureurs de lune » qui trafiquaient faux tabac, sel, « vins de mer », eau-de-vie et indiennes, à pied, à cheval ou à bord de "chattes", essayant sans cesse d'échapper au contrôle des gabelous. Ce trafic sévit partout et toucha directement ou indirectement l'ensemble de la population.

La contrebande était principalement opérée depuis les îles : île de Bouin, île de Noirmoutier et île d'Yeu, accentué par la franchise insulaire.

Principaux ports[modifier | modifier le code]

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Selon Natura 2000, le marais breton fait partie d'un cadre géographique plus large englobant également le marais breton, la forêt des Pays de Monts et l'île de Noirmoutier[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Boutin, La baie de Bretagne et sa contrebande : sel, vin, tabac, indiennes, 1993, éditions Siloë.
  • Johan Vincent, Le Passage du Gois menacé. un grand projet d'endiguement de la bai de Bourgneuf durant la Seconde Guerre mondiale, 2011, éditions Siloë.
  • Villalobos, C. A., & Ménanteau, L. (2006). Paléoenvironnements et techniques de production du sel marin (par chauffage, salines solaires) à l'époque antique: le cas des baies de Bourgneuf et de Cadix. Le Sel de la Baie. Histoire, archéologie, ethnologie des sels atlantiques, 87-103. résumé Inist-CNRS.

Articles connexes[modifier | modifier le code]