76e division d'infanterie (Allemagne)

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76e division d'infanterie
76. Infanterie-Division
Image illustrative de l’article 76e division d'infanterie (Allemagne)
Emblème de la 76. Infanterie-Division

Création 26 août 1939
Dissolution mai 1945
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Heer
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles

La 76e division d'infanterie (allemand : 76. Infanterie-Division, abrévié 76. ID) est une division d'infanterie de l'armée de terre allemande durant la Seconde Guerre mondiale.

Créée en , la division participe à la campagne de l'Ouest en 1940 puis l'année suivante à l'invasion de l'URSS, elle prend ainsi part à la bataille de Stalingrad où elle est encerclée et détruite début 1943. Reconstituée, elle est envoyée en Italie puis sur le front de l'Est à la fin de l'année, elle y combat jusqu'à la fin de la guerre.

Historique[modifier | modifier le code]

La 76e division d'infanterie est créée le à partir de l'Infanterie-Kommandeur 23 à Brandebourg et de la 23e division d'infanterie[1]. Elle est placée en réserve de la 5e armée dans la région du Westerwald et de Siegburg, puis en octobre elle est transférée au sud de Bad Kreuznach, en réserve de la 1re armée et enfin en décembre la division gagne la région de Trèves, à la 16e armée[1]. Elle est impliquée dans le plan d'offensive à l'ouest : la division de Maximilian de Angelis, l'une des trois du XXIIIe corps d'armée (16e armée), doit passer la frontière luxembourgeoise au sud de Remich et atteindre la zone entre Mondorf et la Moselle. La division forme deux Jagdgruppen sur les six qui devront venir renforcer rapidement les forces aéroportés envoyés par la 34e division d'infanterie pour se saisir des principaux points de passages supposés de la cavalerie française pour empêcher son intervention au Luxembourg et ne pas ralentir ainsi la mise en place défensive de la 16e armée[2].

  • France : -
  • Pologne : - printemps 1941
  • Balkans
  • Front de l'Est, secteur Sud : -
    • Opération Barbarossa, elle est incorporée dans la 11. Armee et combat de Roumanie en l'Union Soviétique
    • Operation Fall Blau
    • Bataille de Stalingrad : -
      •  : la division défend l'isthme entre le Don et la Volga au nord de Stalingrad, elle constitue l'aile droite du VIII. Armeekorps à la jonction avec le XIV. Panzerkorps. Les Russes qui cherchent à briser l'encerclement de Stalingrad et à isoler le XIV. Panzerkorps, identifient la 76 ID comme un point faible et en font la cible principale des offensives de Kotluban. La division parviendra à stopper l'offensive russe mais au prix de pertes telles (elle perd 3 de ses 9 bataillons) qu'elle sera retirée du front et remplacée par la 113 ID le [3].
        La 76e ID n'a donc pas participé à l'assaut allemand dans la ville, contrairement à une erreur fréquemment reprise, qui selon David Glantz a pour origine les mémoires de Tchouïkov[4].
      •  : La division est prise dans l'encerclement de Stalingrad à la suite de l'opération Uranus.
      •  : L’unité disparaît après la capitulation des forces allemandes du Maréchal Paulus.
  • France : - (reformée par l'OB West le en France dans la région de Saint-Nazaire)
  • Italie : -
  • Front de l'Est, secteur Sud : -
    • absorbe les survivants de la Jäger-Regiment 9 (L) de la 5. Feld-Division (L) lors de sa dissolution.
    • septembre 1944 après avoir subi de lourdes pertes à Iași en Roumanie, la division est retirée du front pour son réaménagement.
  • Hongrie : -
  • Tchécoslovaquie : -

Commandant[modifier | modifier le code]

Date Grade Nom
- General der Artillerie Maximilian de Angelis
- Generalleutnant Carl Rodenburg
- General der Infanterie Erich Abraham
- Generalleutnant Otto-Hermann Brücker
- General der Infanterie Erich Abraham
- Generalleutnant Siegfried von Rekowski
- Oberst Dr. Wilhelm-Moritz Freiherr von Bissing
- Generalmajor Erhard-Heinrich Berner

Ordre de Bataille[modifier | modifier le code]

1939[1]
  • Infanterie-Regiment 178
  • Infanterie-Regiment 203
  • Infanterie-Regiment 230
  • Aufklärungs-Abteilung 176
  • Artillerie-Regiment 176
  • Pionier-Bataillon 176
  • Panzerabwehr-Abteilung 176, renommé Panzerjäger-Abteilung 176 le 1er avril 1940[5]
  • Infanterie-Divisions-Nachrichten-Abteilung 176
  • Infanterie-Divisions-Nachschubführer 176
  • Grenadier-Regiment 178
  • Grenadier-Regiment 203
  • Füsilier-Regiment 230
  • Radfahr-Abteilung 176
  • Artillerie-Regiment 176
  • Pionier-Bataillon 176
  • Panzerjäger-Abteilung 176
  • Nachrichten-Abteilung 176
  • Feldersatz-Bataillon 176
  • Versorgungseinheiten 176
  • Grenadier-Regiment 178
  • Grenadier-Regiment 203
  • Füsilier-Regiment 230
  • Füsilier-Bataillon 76
  • Artillerie-Regiment 176
  • Pionier-Bataillon 176
  • Panzerjäger-Abteilung 176
  • Nachrichten-Abteilung 176
  • Feldersatz-Bataillon 176
  • Versorgungseinheiten 176

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (de) « 76. Infanterie-Division », sur Lexikon der Wehrmacht (consulté le 31 mars 2015).
  2. Jean-Yves Mary, La bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal, , 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 154-155.
  3. David Glantz Armageddon in Stalingrad pp. 353-354
  4. David Glanz Armageddon in Stalingrad pp. 728-729
  5. (de) « Divisionseinheiten der 76. Infanterie-Division », sur Lexikon der Wehrmacht (consulté le 31 mars 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]