Discours de La Baule

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Le discours de La Baule a été écrit par Erik Orsenna et prononcé par le Président de la République française François Mitterrand, le , dans le cadre de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France qui s'est déroulée dans la commune française de La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique).

Description[modifier | modifier le code]

Ce discours marque une date importante dans les relations entre la France et l'Afrique. 37 pays africains étaient invités à La Baule en 1990.

Selon Roland Dumas, ce discours se résume ainsi : « Le vent de liberté qui a soufflé à l'Est devra inévitablement souffler un jour en direction du Sud (...) Il n'y a pas de développement sans démocratie et il n'y a pas de démocratie sans développement »[1].

Alors que les relations avec l'Afrique s'étaient, dans un contexte de Guerre froide, fondées sur une sécurisation des approvisionnements sans réelle considération pour le respect des droits de l'homme et de la démocratie de la part des pays exportateurs, le Discours de La Baule représente un pas en avant vers la conditionnalité des échanges. Les pays d'Afrique sont désormais invités à accélérer leur processus de démocratisation en vue d'une pérennisation des échanges avec le Nord.

Pour la géographe Sylvie Brunel, le discours de La Baule qui explique aux Africains que l'aide de la France sera désormais conditionnée à la démocratisation et à la « bonne gouvernance » a ouvert une « décennie de chaos et la montée en puissance de la Chine »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La politique africaine de la France Rapport d'information de Josselin de Rohan au Sénat le 28 février 2011
  2. « Sylvie Brunel. La géopolitique lumineuse », entretien, Conflits, hors série no3, Printemps 2016, p. 6-11

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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