Assérac

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Assérac
Mairie.
Mairie.
Blason de Assérac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Guy Le Gal
2014-2020
Code postal 44410
Code commune 44006
Démographie
Gentilé Asseracais
Population
municipale
1 799 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 48″ nord, 2° 23′ 21″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 49 m
Superficie 32,91 km2
Localisation

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Assérac
Liens
Site web http://www.asserac.fr/

Assérac est une commune de l'ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. On y a parlé le breton jusqu'au début du XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Assérac dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Assérac est situé au nord de la presqu'île de Guérande, à 7 km au nord de cette ville, au nord-ouest du parc naturel régional de Brière.

Les communes limitrophes sont Herbignac, Saint-Molf et Mesquer en Loire-Atlantique, Pénestin, Camoël et Férel dans le Morbihan.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Assérac est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Littoral[modifier | modifier le code]

Assérac présente une importante façade littorale, formée par :

  • le traict de Pen Bé, un bras de mer dans lequel se trouve exploitations ostréicoles et mytilicoles, ainsi que plusieurs plages ;
  • la grande baie de Pont-Mahé (qu'elle partage avec la commune de Pénestin) appréciée par les pratiquants des sports de glisse et des sports équestres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme Azarac en 1160. Il serait issu du patronyme latin Aceraeus, auquel est associé le suffixe -acum[1].

En breton, le nom de la commune est Azereg. Elle possède aussi un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit Aserac selon l'écriture ELG ou Asséra selon l'écriture MOGA. En gallo, le nom de la commune se prononce [ɑ̈.se.rɑ̈][2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des seigneurs d'Assérac.

Le territoire de la commune fait partie de la zone de peuplement des Celtes ; les Namnètes y étaient installés[4].

Au VIe siècle, les Bretons s'installent à l'est de la Vilaine et dominent dès lors la presqu'île guérandaise.

Deux compagnons du chef normand Bernard (fondateur de La Roche-Bernard, selon la tradition) créent, au XIe siècle un oratoire à Pen-Bé. Ils s'établissent à Faugaret. Jusqu'au XIIe siècle, c'est là que les seigneurs d'Assérac résident. Ensuite, le siège de la seigneur se situe à Herbignac. Le territoire fait partie des possessions des familles de Rochefort et de Rieux. En 1574, Jean de Rieux est fait marquis d'Assérac[4]. Le marquisat passe aux mains de Nicolas Fouquet de 1656 à 1658[4], avant de revenir à la maison de Rieux. En 1679, Jean-Gustave de Rieux vend son marquisat à la famille Lopriac. La dernière marquise de la lignée, Félicité de Lopriac, est guillotinée en 1794, et le dernier seigneur d'Assérac, Louis Charles Marie de Rieux d'Assérac, est fusillé en 1795.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Pénestin faisait partie d'Assérac[5].

Jusqu'alors rurale, la commune est progressivement transformée à partir de l'ouverture, en 1907, de la ligne de chemin de fer reliant Guérande à Herbignac. Alors que seules quelques villas avaient été construites, elles sont dès lors une vingtaine. La ligne de chemin de fer est fermée en 1939[5].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'occupation allemande se prolonge à Assérac, comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire de la Loire, durant les 9 mois de l'épisode de la poche de Saint-Nazaire. Alors que la région est libérée en , la reddition effective de la poche intervient le , trois jours après la capitulation de l'Allemagne.

Le développement balnéaire est tardif : la période 1960-1970 voit l'apparition d'une zone pavillonnaire stéréotypée, notamment à Pont-Mahé. À la fin du XXe siècle, ce sont les attraits des activités liés à l'utilisation du vent qui font la renommé de la commune, urbanisée principalement le long du littoral[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
9 février 1896 1912 Athanase Marie Anne de Couëssin    
1912   Alain Marie Joseph Le Beschu de Champsavin (1873-1932)    
1995 2008 Alain Turk[6] UMP  
2008 2014 Marcel Bourigault Divers gauche  
2014 en cours Guy Le Gal Divers gauche ostréiculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 799 habitants, en augmentation de 1,47 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 349 1 346 1 424 1 416 1 742 1 708 1 655 1 709 1 786
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 757 1 678 1 809 1 828 1 851 1 845 1 866 1 817 1 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 678 1 717 1 755 1 533 1 440 1 336 1 314 1 213 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 179 1 151 1 079 1 128 1 239 1 361 1 568 1 789 1 799
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,3 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[12],[13],[14]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[12],[13],[14].

Pyramide des âges à Assérac en 2013 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
6,0 
75 à 89 ans
8,7 
18,4 
60 à 74 ans
16,7 
21,6 
45 à 59 ans
21,6 
20,1 
30 à 44 ans
19,4 
13,2 
15 à 29 ans
12,1 
20,5 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, les principales activités économiques de la communes sont la polyculture, l'ostréiculture, l'exploitation des salines et les activités liées au tourisme[4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
Monument aux morts des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

La baie de Pont-Mahé, située sur le territoire de la commune, représente un site naturel notable et draine depuis le milieu des années 2000 une intense activité touristique et de loisirs. La conjonction d'une étendue d'eau protégée et de vents soutenus fait de la baie un spot de planche à voile et de kitesurf renommé.

L'église Saint-Hilaire, consacrée le , est de style néo-gothique. Elle remplace un ancien édifice de type roman[15].

Le monument aux morts est situé dans le cimetière communal[16]. La liste des soldats morts lors des deux guerres mondiales y figurant se trouve sur le relevé no 35513 du site MémorialWebGen.org[17].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Gironné d'or et d'azur de huit pièces.
Commentaires : ces armoiries (toute comme la devise de la ville) sont celles de l'ancienne famille d'Assérac (écartelé d'or et d'azur), sortie de Tournemine et connue dès le XIe siècle. Assérac est devenu marquisat en 1574 au profit de Jean de Rieux. Blason (délibération municipale du ) enregistré le [4],[18].

Devise[modifier | modifier le code]

La devise d'Assérac : Franc à tout venant[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Louis Philippe et Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 455-458.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 1990, p. 485, entrée no 7530, 708 pages, (ISBN 9782600028837).
  2. « ChubEndret — Motier d non d'endret », Chubri (consulté en 9 décember 2016)
  3. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013).
  4. a, b, c, d et e Pierre-Louis Philippe et Jean-Luc Flohic 1999, p. 455.
  5. a, b et c « Présentation de la commune d'Assérac », conseil régional des Pays de la Loire,‎ (consulté le 7 novembre 2016).
  6. « Municipales : le maire d'Assérac ne se représente pas », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Assérac 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  12. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Assérac - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  14. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  15. Pierre-Louis Philippe et Jean-Luc Flohic 1999, p. 458.
  16. Coordonnées du monument aux morts : 47° 25′ 51″ N, 2° 23′ 23″ O.
  17. Liste des noms figurant sur le monument aux morts d'Assérac, sur MémorialWebGen.
  18. a et b « Un peu d'histoire », mairie d'Assérac (consulté le 18 novembre 2016).