Brière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brière (homonymie).
Marais de Grande Brière
Image illustrative de l'article Brière
Marais de la Grande Brière.
Emplacement Département de Loire-Atlantique
Ville proche Saint-Nazaire, Guérande
Coordonnées 47° 22′ 19″ Nord 2° 12′ 49″ Ouest / 47.372082, -2.213598
Superficie 10582 ha

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Marais de Grande Brière

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Marais de Grande Brière

Géolocalisation sur la carte : Pays de Guérande

(Voir situation sur carte : Pays de Guérande)
Marais de Grande Brière

La Brière ou Grande Brière est un marais situé géographiquement au nord de l'estuaire de la Loire débouchant sur l'océan Atlantique, à l'ouest du département de la Loire-Atlantique.

Autrefois, on y récoltait la tourbe et on y navigue encore grâce à une barque appelée « chaland ». Ses habitants s'appellent les Brièrons.

Les marais de Brière sont protégés à plusieurs titres. Le Parc naturel régional de Brière a été mis en place en 1970.

Chaumière en Brière.
Habitat traditionnel du Pays métais, chaumière briéronne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Brière, ou Grande Brière est drainée par le dernier affluent de la Loire, le Brivet, qui se jette dans l'estuaire à la limite des communes de Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne.

Son territoire s'étend sur 490 km2, dont 170 km2 de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul 70 km2, qui compte 21 communes.

La Brière constitue une des limites naturelles de la presqu'île guérandaise[1].

Son territoire se caractérise aussi par son architecture avec près de 3 000 toits de chaume, appelés chaumières.

Communes de la Brière[modifier | modifier le code]

Les marais de la Grande Brière motière s'étendent principalement sur la commune de Saint-Joachim qui comprend le territoire indivis du marais.

Extraction de la tourbe à Saint-Joachim au début du XXe siècle, le coupage.

Plusieurs communes ont une part plus ou moins importante de leur territoire sur le marais de Brière et ses annexes, ce sont :

Toutes ces communes interviennent dans la gestion du marais et du Parc naturel régional de Brière.

Par extension, vingt communes sont considérées comme faisant partie de la Brière : aux dix-sept communes précédentes s'ajoutent les communes de Besné, La Chapelle-Launay et Pontchâteau en raison de leurs liens avec le réseau hydrographique du Brivet (dernier affluent de la Loire), à travers les marais de Grande Brière et de Donges. Ces trois communes ne sont pas membres adhérents directs du parc naturel, mais membres du syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin du Brivet.

Dans la gestion du Parc naturel régional de Brière, incluant les marais de Grande Brière et ses annexes, ainsi que les Marais du Mès, s'ajoutent d'autres intervenants, dont :

Environnement[modifier | modifier le code]

Les marais briérons s'insèrent dans un vaste ensemble de zones humides comprenant au nord le golfe du Morbihan et l'estuaire de la Vilaine, à l'ouest s'étendent les marais salants de Guérande et, au sud, l'estuaire de la Loire et le lac de Grand-Lieu. En tant que réservoir de biodiversité et comprenant de nombreux corridors biologiques, ils sont un élément très important de la trame verte et bleue, régionale, pris en compte par le SRCE. Les marais briérons et surtout de la Grande Brière mottière évoluent depuis un siècle vers une uniformisation en roselière cariçaie (alors que les prairies occupaient autrefois (1940) environ 80 % de la surface de la Grande Brière mottière (contre 15 % en 2000), au détriment de la biodiversité des milieux ouverts et de la diversité paysagère. Le pâturage remplaçait l'action des grands herbivores sauvages qui ont été peu à peu éliminés par l'Homme après la dernière glaciation.

La faune et la flore des zones humides restent riches et remarquables, mais nécessitent pour conserver une mosaïque écopaysagère gage d'une haute biodiversité des actions de gestion pour remplacer l'action de ces grands herbivores (et de la grande faune sauvage en général) ; « le broyage de cariçaies a été entrepris afin d’assurer la reconversion de vastes zones inutilisées en prairies pâturées » (3 parcelles gyrobroyées en été et en  : une parcelle de 15 ha sur Bréca, 40 ha sur La Pointe, Les Landes, 20 ha sur la Chaussée Neuve)[2].

La Grande Brière a été reconnue site Ramsar le [3].

Œuvres ayant pour thème la Brière[modifier | modifier le code]

  • La Brière, œuvre musicale de Paul Ladmirault
  • La Brière, roman de Alphonse de Châteaubriant pour lequel il reçoit en 1923 le Grand prix du roman de l'Académie française ; en dépit de son évocation remarquable des habitants de la Brière, cette œuvre n'est plus lue parce que non rééditée par les éditeurs, qui préfèrent censurer Chateaubriant en raison de son implication ultérieure dans la collaboration
  • Brière de Brumes et de rèves, livre de Fernand Guériff
  • Notre Brière, livre d'Aoustin Vince
  • Territoire de Patrick Thuillier, poèmes sur la Brière, éditions JMG Création
  • Entre Sel et Tourbe de Gérard Guillet, légendes de Lucas La Pallette, éditions Naaman, Québec (Canada)
  • Sacrée Brière ! Histoires et Légendes des Saints de Brière. de Gérard Guillet, éditions Sutton 2015
  • L'oubli des Marais (Patrick Roussel)
  • Le diable de Brière (Patrick Roussel)
  • Contes et légendes de Brière de Gérard Guillet, éditions Sutton 2013
  • Album jeunesse: Le secret du Trésor de Mandine; Gérard Guillet, Jean Claude Chiariello, éditions Exaequo 2015

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Rouzeau, Du Pays de Guérande à la Côte d’Amour, Plomelin, Palatines, coll. « Histoire et géographie contemporaine », , 223 p. (ISBN 978-2-35678-023-2, notice BnF no FRBNF42167321).
  2. Alexandre Carpentier, Jean-Marc Paillisson, Jean-Patrice Damien et Éric Feunteur (université de Rennes, PNR), Gyrobroyage de cariçaies en Grande Brière Mottière : nouvelles zones d’accueil pour la faune piscicole ?, 2000.
  3. (en) « Grande Briere », sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 18 mars 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Fleury et Michel Verret (dir.), Les « Briérons » : essai d'approche d'une communauté ouvrière et rurale (thèse de doctorat en sociologie), Nantes, université de Nantes, , 1055 p.
  • Alexandre Carpentier, Jean-Marc Paillisson, Jean-Patrice Damien et Éric Feunteun (université de Rennes, PNR), Gyrobroyage de cariçaies en Grande Brière Mottière : nouvelles zones d’accueil pour la faune piscicole ?, 2000
  • Gérard Locu (agrégé de l'Université), Nadine Froger: à la découverte de la Brière. Éditions des Paludiers. I976.

Liens externes[modifier | modifier le code]