Saint-Lyphard

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Saint-Lyphard
Saint-Lyphard
L'église Saint-Lyphard.
Blason de Saint-Lyphard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Presqu'île de Guérande Atlantique
Maire
Mandat
Claude Bodet
2020-2026
Code postal 44410
Code commune 44175
Démographie
Gentilé Lyphardais
Population
municipale
4 760 hab. (2017 en augmentation de 8,16 % par rapport à 2012)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 55″ nord, 2° 18′ 23″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 23 m
Superficie 24,63 km2
Élections
Départementales Canton de Guérande
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.saint-lyphard.com/

Saint-Lyphard est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard est située dans l'ouest du département de la Loire-Atlantique, à 14,7 km à vol d’oiseau à l'ouest de Saint-Nazaire, chef-lieu de l’arrondissement auquel appartient la localité[1] ; elle est également à 45 km à vol d’oiseau au sud-est de Vannes et à 60 km à l'ouest de Nantes[2],[3].

La commune est installée sur l'isthme étroit qui rattache la presqu'île guérandaise — dont le nord est presque entièrement cerné par des marais — au continent[Note 1]. Cet étroit passage est situé au lieu-dit Le Fauzard, au nord, à proximité de la route départementale 47, entre le bourg et Marlais, écart d'Herbignac[A 1]. Cette bande d'alluvions, ensellement de deux mètres de dénivelé[5], constitue le seul passage à sec naturel entre la côte et l'arrière-pays de l'est[A 1]. Décrivant en 1883 l’ouvrage des Gros Fossés, qui traversait l’isthme d’est en ouest, Pitre de Lisle du Dreneuc estime sa longueur à près de trois kilomètres[6].

« Le bourg est situé [au nord de la commune] sur un plateau peu élevé culminant de 5 à 13 mètres. Il redescend de chaque côté à des altitudes de 3 à 5 mètres dans la vallée du Mès à l’ouest et à des altitudes de 2 à 3 mètres sur les bords du marais de Grande Brière. »

— Direction départementale de l'Équipement de Loire-Atlantique, Étude urbaine du bourg[7].

Communes limitrophes de Saint-Lyphard
Herbignac
Saint-Lyphard Saint-Joachim
Guérande et Saint-André-des-Eaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 463 hectares[PLU 1] ; son altitude varie entre zéro et vingt-et-trois mètres[PLU 2]. Le point le plus bas se situe à l’ouest du territoire, en un point du lieu-dit Les Crolières, alors que l'altitude culmine au rocher du Rohain, au sud-est[PLU 2].

La commune est presque entièrement établie sur deux formations géologiques principales, le granite de Guérande au sud et les micaschistes d'Assérac au nord[A 2],[8].

La presqu'île guérandaise est divisée en deux entités distinctes, le pays métais et le pays paludier[9], séparées par l'abrupt du coteau de Guérande[Note 2]. Cette faille rectiligne s’étend de Saint-Nazaire — pointe de Chemoulin — à Piriac-sur-Mer[B 1] — pointe du Castelli ; elle est parallèle au Sillon de Bretagne au nord-est — et de même origine que ce dernier — et à la côte de la presqu'île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs parallèles est une réactivation d'accidents tectoniques anciens, mis en place au cours de l'orogenèse varisque, par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours des derniers millions d'années[Note 3] et consécutive à l’ouverture de l’océan Atlantique et du golfe de Gascogne[10].

Les micashistes d'Assérac, de Saint-Lyphard et de Saint-Molf, roches métamorphiques, sont contemporains de cette période, datant de près de 350 millions d'années[A 3]. Le granite de Guérande, sur lequel est bâti le village de La Madeleine, s'est formé dans la seconde partie de l'Ère primaire, il y a environ 320 millions d'années[A 3]. Granite et micashistes sont traversés par des fillons d'orientation sud-ouest nord-est : un fillon de quartz veinant le granite sert d'assise au village du Crugo[A 4], alors que des quartzites graphitiques traversent les micaschistes[A 4].

Le flanc nord du massif de Guérande, dans la direction de Saint-Lyphard, a été érodé depuis l'Ére primaire et des alluvions quaternaires (sables et argiles) se sont déposées dans plusieurs vallées d'orientation sud-ouest nord-est[A 4]. Les alluvions les plus anciennes se sont déposées avant la dernière glaciation, qui s'est achevée il y a 10 000 ans[A 4]. Durant celle-ci, la mer se situe à un niveau d'au moins 100 mètres au-dessous du niveau actuel et des rivières entaillent sévèrement les vieux massifs de vallées profondes[A 4]. Lors de la déglaciation, ces vallées sont envahies par les eaux, et de grandes quantités d'alluvions argileuses s'y déposent : 12 mètres en Brière, mais jusqu'à 35 mètres à Arzal[A 4].

La montée des eaux n'étant pas linéaire dans le temps, un arrêt se produit il y a entre 7 000 et 5 000 ans, et un cordon littoral se crée entre Saint-Nazaire, Donges et Montoir-de-Bretagne : la zone de l'actuelle Brière est isolée de la mer et forme une lagune, qui accueille des forêts de chênes, bouleaux et merisiers, et où vivent les hommes du Néolithique[A 4].

Il y a 5 000 ans, le niveau de la mer reprend sa montée, jusqu'à 15 mètres au-dessus du niveau actuel. Le cordon littoral ne résiste pas longtemps et se brise il y a 4 000 ans, provoquant l'inondation de la Brière et la fuite de ses habitants. Les arbres meurent, tués par l'eau et le sel, et forment le morta[A 4]. Un nouveau recul des eaux marines transforment la Brière en marais et la décomposition des plantes aquatiques recouvre les argiles d'une épaisseur de tourbe[A 4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique de la commune s’étend sur deux bassins versants distincts, celui de la Loire et celui de la Vilaine[PLU 3]. De nombreux petits ruisseaux, des étangs et des mares alimentent les marais qui cernent la commune, à l’ouest (Brière) comme à l’est (Mézerac). Un seul cours d’eau d’importance, le ruisseau du Mès, est noté à la limite ouest ; il relie le marais de Mézérac à celui du Mès[PLU 3].

Climat[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Guérande, particulièrement la cuvette occupée par les marais salants, jouit d'un microclimat océanique relativement sec et venté, et changeant au cours de la journée sous l'influence des marées et des brises thermiques.

La station météorologique la plus proche est, depuis 1994, celle du village de Saillé, sur le territoire de la commune de Guérande.

Le climat de Saint Lyphard est de type océanique, pluvieux et doux, engendré par la proximité de l'océan Atlantique ; l’anticyclone des Açores repousse en été vers le nord les dépressions, caractérisées par des vents froids et des fortes pluies ; l’hiver il tempère le refroidissement. La moyenne annuelle des températures relevées à Saillé depuis 1994 est de 12,8 °C, avoisinant les 7,4 °C de décembre à février — alors qu'elle est de 6 °C à Saint-Nazaire sur la même période — et les 18,5 °C de juin à août. Ces températures résultent de minima essentiellement nocturnes et de maxima principalement diurnes. L'amplitude minimale — écart entre températures minimales et maximales — a été enregistrée en janvier avec 4,5 °C alors qu'elle a été maximale en août avec 7,2 °C.

Les relevés effectués depuis 1994 dans la région de Saint Lyphard montrent que le nombre de jours avec une température sous abri excédant 30 °C est de 4,7 jours, à comparer aux 5 jours relevés à Saint-Nazaire et aux 9 jours à Nantes. De même en hiver, la station de Saillé n'a enregistré que 17,3 jours de gel contre 32 jours à Nantes. Le record absolu de température de la station a été enregistré le avec 36,6 °C.

Les vents dominants s'inscrivent dans le quartier ouest - nord-est, avec une nette prédominance des vents d'ouest moyens — de 16 à 29 km/h — associés à de fortes perturbations et, l'été, à des brises de mer ; provoquées par les fortes variations thermiques estivales, elles peuvent atteindre près de 60 km/h. Les vents de nord-est s'accompagnent, quant à eux, de période de temps stable.

La pluviométrie relevée révèle un niveau annuel de 642,4 mm, très inférieur aux 896 mm d'Herbignac, localité située à moins de 25 km et même aux de 838 mm de Nantes. La faible pluviométrie estivale justifie l'implantation salicole dans la région. En effet, le nombre de jours de pluie — caractérisant les jours recevant plus d'un millimètre de pluie — est de 108 par an. Statistiquement, il ne pleut que 4,7 fois au mois de juin. La fréquence mensuelle augmente faiblement jusqu'au mois de septembre. Les records journaliers varient de moins de 20 mm : de 20,6 mm le à 40 mm le .

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le pont de Gras est un ouvrage qui relie les villages de Gras et de Kerbourg ; il a été restauré en 2014[11]

Transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quelques toponymes bretons
(lieux-dits et villages)[A 5] :

  • Le Gosquet (Kozh kêr : vieux village)[A 1].
  • Kerado
  • Keralio
  • Kerampion
  • Kerbenet
  • Kerbourg
  • Kerbriant
  • Kercabus
  • Kercradet
  • Kerdanaitre
  • Kerdoguet
  • Kergéant
  • Kergonan
  • Kerhas
  • Kerhinet
  • Kerhouguet
  • Kerjacob
  • Kerjano
  • Kerlo
  • Kerloumet
  • Kermouraud
  • Kermousseau
  • Kernas
  • Kerolivier
  • Kerrobert
  • Kerroux
  • Kertrait
  • Kerveloche
  • Kervernet
  • Kervinche
  • Kervy

Pas moins de 82 lieux-dits ou villages sont répertoriés par l'ouvrage Saint-Lyphard dans l'histoire[A 5]. Outre le bourg proprement dit, situé au nord, et La Madeleine, village qui se situe à cheval sur les communes de Guérande et de Saint-Lyphard, le long de la D 51, on peut citer Kerbourg, Kerhinet et les ports de Bréca, de La Pierre fendue et de La Belle fontaine, qui rassemblent habitations et activités économiques et touristiques[A 5].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sanctus Lyphardus en 1287[12].

Saint-Lyphard vient du saint éponyme (saint Liphard ou Lyphard), abbé de Meung, au VIe siècle.

En breton, son nom est Sant-Lefer[12]. La langue bretonne fut parlée dans cette commune jusqu'à la fin du XVIIe siècle, la plupart des noms de lieux en garde la trace avec les nombreux villages en Ker (Kerhinet, Kerrio, Kerbourg, Kercradet, Kerado…).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des pointes de flèches en silex du Mésolithique — de 8 000 à 5 000 ans avant notre ère — retrouvés près du village de Kerlo, à proximité des marais du Mès, montrent que les chasseurs-cueilleurs sont passés ou se sont établis sur la localité[A 6]. Les mégalithes connus sur le territoire de la commune — entre autres, le dolmen-allée couverte de Kerbourg et le menhir de Mézerac — attestent du peuplement humain au Néolithique, c’est-à-dire entre 5 000 et 2 000 ans avant notre ère[A 6].

De ces deux périodes, Mésolithique et Néolithique, date également l’atelier de silex du lieu-dit l’Île de l’Angle, signalé par Henri Quilgars en 1900[13]. Une deuxième station de surface est signalée au lieu-dit du Clos d’Orange[A 7]. La présence de silex sur le territoire de la commune démontre l’existence d’échanges commerciaux actifs, puisque ce minéral est absent du sous-sol de la localité ; le gisement le plus proche est celui de la pointe de Kerpenhir, sur la commune de Locmariaquer (Morbihan)[A 7].

Des vestiges de l’âge du fer — datés de 800 à 30 ans avant J.C. — ont également été identifiés. Il s’agit d’une sépulture près du lieu-dit La Guérandaise, de mobiliers au nord-est du village de Keroux et d’une stèle en granit, sans doute vénète, dans le village de Kerbourg[A 8]. Des enclos de cette même fin de la Préhistoire ont été signalés en 2013, en amont de Kercabus, à La Guérandaise et à Kerverné, ainsi que des vestiges datant de La Tène jusqu'au Haut-Empire romain aux Quatre Routes[14].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine qui reliait la Vilaine à Guérande et Méan[15] a désenclavé la presqu’île guérandaise. En effet, pour les contemporains de Jules César, la Grande Brière subissait l’influence des marées d'une manière très sensible[16], et la géographie primitive du vallon de Pont d'Arm devait être un vaste estuaire avec la marée pénétrant beaucoup plus loin qu'aujourd'hui, des rivières débordant à marée montante[14],[Note 4]. Cette voie romaine passe au nord-ouest du bourg, par le lieu-dit de Pigeon Blanc[18].

Le site des Gros Fossés semble attester la présence des Romains sur le territoire de la localité. Il s’agit d'une structure orientée d’est en ouest, qui, avant d’être nivelée au XIXe siècle, devait mesurer de 4 à 8 mètres de haut et autant de large suivant les auteurs[Note 5],[Note 6] ; ce rempart coupait d'un bout à l'autre l’isthme séparant le traict de Mesquer et les étangs de Pompas de la Grande Brière, isolant ainsi complètement la presqu’île guérandaise[20]. Une des explications fournies pour ce site est d’avoir constitué un retranchement défensif durant la guerre des Vénètes en 56 av. J.-C.[A 9]. Une autre thèse, développée par Gabriel Bellancourt, après des fouilles menées de 1964 à 1969, conclut à une construction médiévale d’un canal d’écoulement des eaux de la Brière vers l’étier de Pompas, qui se jette dans la baie de Mesquer[21].

Des débris de tuiles et briques gallo-romaines (tegulae et lateres) jonchent encore le sol à la fin du XIXe siècle aux alentours du menhir de Kerbourg et servent de cale à son assise[22]. De même, Pitre de Lisle du Dreneuc signale en 1883 de nombreux débris romains à proximité du bourg de la Madeleine[23].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard appartient très tôt, au moins depuis le VIe siècle, à une communauté monastique de Meung-sur-Loire (Loiret), paroisse d’où est issu Liphard d'Orléans — qui meurt vers 570[24]. Propriétaire de marais salants sur le territoire de Guérande, la communauté édifie une église, qu’elle dédie au patron de l’abbaye originelle, sur l’isthme qui rattache la presqu’île guérandaise au continent et à proximité de la voie romaine qui relie la Vilaine à la Loire[A 10]. Implanté en ce point intéressant du point de vue militaire, économique et religieux[A 1], le domaine est par la suite rattaché au temporel de l’évêché d’Orléans, dont dépend Meung-sur-Loire[25]. Un diplôme, datant de 990 et confirmé par Hugues Capet, qualifie le domaine de vetus mansio (« vieille étape »)[25].

Habitants d'une paroisse de la Brière, les Lyphardais du Moyen Âge n’étaient pas soumis aux droits seigneuriaux et jouissaient du privilège de chasse[26],[Note 7].

La paroisse est une possession templière à la fin du XIIe siècle, et verse à l’ordre la moitié des droits sur sa foire[28] ; la trace d’une transaction datant de 1219 confirme cette dépendance[A 11].

La localité devient une paroisse à part entière vers 1280, s’affranchissant partiellement de sa dépendance à Guérande, et outre l’isthme qu’elle contrôle, elle étend son territoire jusqu’à l’actuel village de Bréca — la construction d’une chapelle y est mentionnée vers 1169-1170[A 11] — et au lieu-dit Marley, qui dépend de la paroisse de Guérande[A 11].

Vers 1392, Saint-Lyphard compte trente-deux feux[B 2], soit entre 100 et 120 habitants, sur la base de trois à quatre personnes par feu en période de crise[B 3]. Ce nombre baisse à trente en 1395, puis à vingt-deux en 1426[B 2], signe que la paroisse n’a pas été épargnée par les épidémies — la peste frappe la région en 1356, 1362, 1430, 1438, puis encore de 1461 à 1463[A 12] ; il est possible que Saint-Lyphard ait été moins durement touchée que ses voisines, car elle est exclue des rabats accordés le , puis en 1472 et 1473, par l’évêché de Nantes aux paroisses du pays guérandais[B 4] — ou la pauvreté liée aux mauvaise récoltes, comme en 1462[B 4]. Jean Kerhervé évoque, pour les 30 années qui suivent la réformation du duché de Bretagne, vers 1426-1430, un recul de 20 % de la population[29]. Nul noble n’est recensé en 1426 dans la paroisse[A 12].

Dès 1365, Saint-Lyphard, aux côtés des paroisses de Batz, Camoël, Escoublac, Férel, Guérande, Herbignac, Mesquer, Pénestin, Saint-André, Saint-Molf et Saint-Nazaire fait partie de la sénéchaussée de Guérande nouvellement créée[30]. En 1551, l'édit de création des présidiaux rattache cette sénéchaussée de la Bretagne à l'autorité juridique de Nantes[Note 8].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard est aux XVe et XVIe siècles une paroisse du terrouer de Guérande[A 13]. Le vocable terrouer de Guérande désigne, au XVe siècle et au début du XVIe siècle, une circonscription judiciaire, militaire, religieuse et fiscale[B 5]. Le duc de Bretagne et l’évêché de Nantes se partagent, à Guérande, des pouvoirs de police et de justice hérités du passé féodal, se différenciant de l’administration municipale du Croisic marquée par son évolution économique et son affirmation politique récentes[B 5]. Le terrouer se voit doté, dès la fin de la guerre de Succession de Bretagne, d'une administration menée par un sénéchal, dont le rôle financier et militaire initial devient à partir du XVe siècle plus politique et diplomatique[B 6]. Il en résulte des corvées, telle que celle signalée par Alain Gallicé : le , ordre est donné aux paroissiens de Batz, Escoublac, Guérande, Saint-André, Saint-Lyphard, Saint-Molf, Piriac, Mesquer, de curer les douves de Guérande[B 7].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme ses voisines briéronnes de l'arrière pays nazairien, Saint-Lyphard s'est trouvée prise à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la Poche de Saint-Nazaire ce qui lui valut une prolongation de l'Occupation allemande de 9 mois de plus que le reste de la région (d' au ).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1929 mars 1978 Pierre Litoux UDR Député de la 7e circonscription de la Loire-Atlantique (1962-1968)
mars 1978 août 1988 Henri Bernard    
août 1988 mars 1989 Gilbert Coué    
mars 1989 mars 2001 Michel Bernard[Note 9]    
mars 2001 mai 2001 Jean-Noël Acremont    
mai 2001 mai 2020 Chantal Brière[Note 10] DVD Exploitante agricole
mai 2020 En cours Claude Bodet DVC Directeur adjoint de lycée[32]
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Justice[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Rennes, Saint-Lyphard relève de Saint-Nazaire pour toutes les juridictions, à l'exception du tribunal administratif, de la cour administrative d'appel et de la cour d’assises, situés tous les trois à Nantes[33].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de Saint-Nazaire et la brigade de proximité la plus proche est située à Herbignac[34],[35]. Le centre de secours et d'incendie de Saint-Lyphard est installé au centre du bourg, rue de la Côte d'Amour ; il est constitué uniquement de volontaires[36],[M 1].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de la Presqu'île de Guérande Atlantique[37]. Elle adhère également au syndicat intercommunal de la fourrière pour animaux de la presqu'île guérandaise, dont le siège est à La Baule-Escoublac[M 2], et au syndicat départemental d'énergie de la Loire-Atlantique (SYDELA) dont le siège est situé à Orvault[38].

Avec Guérande, elle anime le syndicat intercommunal de la Madeleine, dont l'objet initial était la création et l’animation de centres sociaux-culturels et la gestion des cimetières[39] ; le SIVU a été transformé en SIVOM en 2017, et ses compétences ont été élargies aux animations culturelles, sportives et aux aménagements urbains[40]. Elle appartient également au syndicat mixte du parc naturel de la Brière, à caractère environnemental[41] et au syndicat mixte pour l'aménagement du bassin du Brivet[42].

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances communales[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard n'est jumelée avec aucune autre commune[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Lyphard fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie d'Herbignac. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[44]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme peu dense : 97 % des habitants résidaient dans des zones peu denses et 3 % dans des zones très peu denses[45].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2017, la commune comptait 4 760 habitants[Note 11], en augmentation de 8,16 % par rapport à 2012 (Loire-Atlantique : +6,21 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1409791 0941 1461 3541 3011 3521 4391 471
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4971 6291 6911 6301 7991 9281 9332 0262 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0032 0671 9861 7351 6591 5541 4911 4351 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 3311 3571 5542 3642 8893 1804 0304 3884 699
2017 - - - - - - - -
4 760--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[Insee 1],[50],[51]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[Insee 1],[50],[51].

Pyramide des âges à Saint-Lyphard en 2013 en pourcentage[Insee 1]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,1 
4,5 
75 à 89 ans
6,2 
14,1 
60 à 74 ans
14,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
22,4 
30 à 44 ans
22,9 
14,1 
15 à 29 ans
13,3 
24,0 
0 à 14 ans
22,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard compte 2 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[52]. Par ailleurs, elle compte 5 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[53] et 17 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[54].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les deux monuments inventoriés à l'inventaire des monuments historiques proviennent du Néolithique ; il s'agit du dolmen-allée couverte de Kerbourg, classé par arrêté du [55] et du menhir de Mézerac, inscrit par arrêté du [56].

L'ensemble de Kerbourg — ou de l'Île de la Motte[A 14] — est constitué de deux dolmens. Le premier est un « dolmen à couloir », dit « en P[Note 12] », et mesure 7,70 mètres de long[58]. Il est constitué d'un corridor débouchant sur une chambre plus haute (près de 1,50 mètre) et plus large[58]. La structure mégalithique est bien conservée et est toujours recouverte par quatre tables de granite[58]. Le second édifice, probablement de même nature que le précédent, est très ruiné. Seuls en subsistent des éléments de la chambre sépulcrale, dont une table comportant une cupule[58]. Le site a été fouillé dès 1868 par William Collings Lukis et les objets révélés par ces fouilles sont conservés au British Museum[A 14].

Le menhir de Mézerac dans les marais du même nom, également appelé pierre, roche ou menhir du Len[A 15], est un bloc de granite de trois mètres de haut, dont seuls deux mètres s'élèvent au-dessus du sol. Il possède une assise au sol large de 2,70 mètres[A 15].

Un deuxième menhir se dresse entre Kerbourg et le lieu-dit Les Quatre-Routes, nommé la Pierre Blanche ou Pierre de Trémélu[58]. Il s'agit d'un bloc de quartz blanc haut de 2,10 m[58], situé au milieu d'un champ[A 15], qui a fait l'objet de fouilles menées en par Henri Quilgars[59]. Des débris de tuiles et briques gallo-romaines (tegulae et lateres) jonchent encore le sol à la fin du XIXe siècle et calent l'assise du menhir[22]. Selon Quilgars, le menhir […] est donc contemporain de l'époque romaine, ou même […] postérieur[60].

Deux autre sites de pierres dressées, ont disparu depuis leur signalement au XIXe siècle. Il s'agit de l'alignement de la Pierre Fendue[Note 13] au lieu-dit Clos d'Orange — au nord-ouest de la commune, à proximité du port de la Pierre Fendue —, signalé en 1836 par Jean-Marie Bachelot de La Pylaie, et du menhir du lieu-dit le Guévin, près du port de la Belle-Fontaine — au nord-ouest à nouveau — mentionné par Pitre de Lisle du Dreneuc en 1884 et toujours présent sur le cadastre de 1929[A 16]. Plusieurs dolmens ruinés subsistent par ailleurs sur la commune, comme celui de la Butte du Crupien, qui montre six grandes dalles renversées[A 14], le dolmen transepté du lieu-dit la Brousse à Boden[Note 14], le dolmen à couloir[Note 15] du lieu-dit l'Île de l'Angle dont il ne demeure qu'une énorme dalle[Note 16] ou encore le dolmen du lieu-dit Le Déhen[A 19]. Trois autres dolmens, disparus depuis leur description par Henri Quilgars en 1880, se sont dressés au sud du Clos d'Orange[A 19].

Enfin, un tumulus, la « maison Gergo » ou la « butte à Gervat », subsiste à Bréca ; il a été étudié par Pitre de Lisle du Dreneuc à la fin du XIXe siècle[A 19].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Lyphard se dresse à l'emplacement d'un édifice roman, datant de la deuxième moitié du XIIe siècle[62], dont le clocher est frappé par la foudre le , entraînant la destruction presque totale de la couverture[A 20]. La construction du nouvel édifice, de style néogothique, s'étale de 1885 à 1938[A 20]. L'église se distingue par un clocher peint en rose[63], résultant des travaux de réfection et d'embellissement réalisés de 2006 à 2008[A 21]. Culminant à près de 50 mètres — l'altitude moyenne de la commune est de 5 mètres[63] —, il est ouvert aux visites et permet d'avoir une vue globale des marais de la Brière[64].

La croix de Keralio, menhir christianisé, se dresse, au lieu-dit la Croix Longue, sur un tertre octogonal et mesure 2,90 mètres de haut[A 7]. La dalle de granite qui lui sert d'assise est ornées de cupules[A 22]. La tradition orale retient que les croix de Keralio et de Kerdanestre ont fait partie d'un ensemble mégalithique à proximité de la voie romaine, appelée localement le chemin des Saulniers[65], qui reliait la Vilaine à Guérande et Méan[15]. La pierre de Keralio semble avoir été taillée en forme de croix au VIe siècle[66] mais cette datation porte à controverse[15]. Tout comme la croix-menhir de Kerdanestre, elle est déplacée et dissumulée pendant la Révolution, puis érigée à nouveau, à quelque distance de son emplacement original[15].

La croix de Kerdanestre, autre menhir christianisé, pointe à 800 mètres de celle de Keralio[67], sur un socle quadrangulaire dissumulé sous le piédestal en pierre[A 22]. Elle porte une plaque qui indique Date 1717. Rénové le 28/11/1981 par l’Association de La Madeleined’Hier et d’Aujourdhui[67].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Saint-Lyphard détient en 2020 deux labels, celui du concours des villes et villages fleuris — avec trois fleurs — et celui, plus touristique, de la Fédération française des stations vertes de vacances et des villages de neige, en tant que station verte[43].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Litoux, né le à Saint-Lyphard et mort le dans la même ville, est un homme politique, maire de la commune de 1929 à 1977[68].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages
  • Archives et histoire (Saint-Lyphard, Loire-Atlantique), Saint-Lyphard dans l'histoire, Le Faouët, Liv'éditions, , 250 p. (ISBN 978-2-84497-287-3, EAN 9782844972873, notice BnF no FRBNF44207928). 
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique., t. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 637 p. (ISBN 2-8423-4040-X, notice BnF no FRBNF37351408), p. 105-118, La Baule. 
  • Alain Gallicé, Gildas Buron et Michel Gamain, Guide du pays guérandais : 36 balades et découvertes du pays guérandais, La Crèche, Geste éditions, , 399 p. (ISBN 978-2-84561-405-5, notice BnF no FRBNF41277832).
  • Alain Gallicé, Guérande au Moyen âge : Guérande, Le Croisic, le pays guérandais du milieu du XIVe au milieu du XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 411 p. (ISBN 2-86847-837-9, notice BnF no FRBNF39066487, lire en ligne). 
  • Fernand Guériff et Gaston Le Floc'h, Terroirs du pays de Guérande : 2e édition corrigée et augmentée d'après les notes de Fernand Guériff, Ploudalmézeau, Éditions Label LN, , 281 p. (ISBN 2-915915-14-8, notice BnF no FRBNF40954138). 
  • Joseph Morlent, Guérande et ses environs, Paris, le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (1re éd. 1819), 184 p. (ISBN 2-87760-360-1).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy, Christine Théré et al., Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut national d'études démographiques, coll. « Classiques de l'économie et de la population. Études & enquêtes historiques », , 406 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, notice BnF no FRBNF39063370). 
  • Henri Quilgars, Géographie historique du pays de Guérande du VIe au Xe siècle, Saint Brieuc, , Imp. Prud'homme, , 60 p. (notice BnF no FRBNF34117428). 
  • Pierre-Roland Giot, Jean L'Helgouac'h et Jean-Laurent Monnier, Préhistoire de la Bretagne, Rennes, éd. Ouest-France, , 588 p. (ISBN 2-7373-2186-7, notice BnF no FRBNF36996536).
  • Marie Rouzeau, Du pays de Guérande à la Côte d'Amour, Plomelin, Éd. Palatines,, coll. « Histoire et géographie contemporaine », , 226 p. (notice BnF no FRBNF42167321). 
Périodiques
  • Michel Évain, « Douceur et chaleur océaniques sur le littoral », Par les temps et les rêves, Saint-Nazaire, Histoire et culture en région nazairienne, no 5 « Paysages de notre région »,‎ (ISBN 978-2-9546-6072-1, ISSN 2115-9971). 
  • Marcel Maulini, « Vidimus sur l'archéologie préhistorique de la presqu'île guérandaise », OGAM, vol. 4-5, t. XI, nos 64-65,‎ .
  • Marcel Maulini, « Vidimus sur l'archéologie préhistorique de la presqu'île guérandaise », OGAM, vol. 1-3, t. XVI, nos 91-93,‎ .
  • « Le Parc Naturel Régional de Brière : 1re partie », Penn-ar-Bed, no 69,‎ .
  • « Le Parc Naturel Régional de Brière : 2e partie », Penn-ar-Bed, no 71,‎ .
  • « La Presqu'île guérandaise : 1re partie », Penn-ar-Bed, no 81,‎ .
  • « La Presqu'île guérandaise : 2e partie », Penn-ar-Bed, no 83,‎ .

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La presqu'île guérandaise est cernée à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de Brière, au sud par la Loire et au nord par la Vilaine[4]
  2. Appelé « sillon de Guérande » par André Vigarié, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, éditions Bonneton, Paris, 1998, page 248, mais aussi, contradictoirement, dans le même ouvrage, dans la partie rédigée par le même auteur, il est indiqué que seul le Sillon de Bretagne, ligne de reliefs allant de Nantes à Quimper est ainsi dénommé (p. 248), « sillon de Guérande » est pour l'auteur une analogie.
  3. De très rares séismes se produisent — une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de très faibles amplitudes (3 à 4 au maximum) — le long de failles aujourd'hui sous-marines allant de la baie de Bourgneuf à Belle-Île-en-Mer, parallèles au système décrit ici.
  4. Quiconque a voyagé pour la première fois, pendant l’hiver, sur nos routes de la presqu’île guérandaise a dû être frappé du spectacle grandiose qui s’offrait à lui. De Nantes à Saint-Nazaire, par Lavau, Donges et Montoir, de Pontchâteau à Guérande, par Besné et Montoir, de Pontchâteau à Herbignac par Sainte-Reine et La Chapelle-des-Marais, de La Roche-Bernard à Donges par Sainte-Reine et Crossac, partout aux abords de la Grande Brière, le long des chaussées élevées au-dessus des marais, l’eau vient battre les flancs des talus. On dirait un de ces immenses lacs du Nouveau Monde, d’où se détachent, en forme d’îlots, les points culminants.
    Restituez, par la pensée, à ce pays sa physionomie primitive ; au lieu d’une tourbière débordée par les crues, mettez un vaste estuaire sujet aux marées, enflant tous les ruisseaux qui s’y jettent des eaux de la mer poussées par le flot, et dites-moi si vous n’avez pas là, dans sa plus saisissante expression, cette Vénétie de César dont les chemins par terre étaient interceptés par les marées. Dites-moi si les Vénètes, à l’abri de ces défenses naturelles et protégés de l’autre côté par la mer, n'avaient pas raison de se fier à l'avantage des lieux
    [17].
  5. Au nord-ouest du bourg de Saint-Lyphard, sur la gauche de la route d’Herbignac, on trouve le commencement d’un gigantesque rempart qui s’étendait en droite ligne sur une étendue de près de 3 kilomètres, dans la direction de Pompas. Ces énormes talus sont assez réguliers et protégés au nord par une douve de 8 mètres de large ; leur hauteur est de 4 à 5 mètres sur une largeur de 5 à 6 mètres[6].
  6. Dans l’intérieur des terres, près du bourg de Saint-Lyphard, qui borde le marais de la Grande Brière, il existe toujours une fortification considérable à laquelle les habitants donnent le nom de Gros-Fossés, et dont la destination et l’origine ne sont pas faciles à déterminer dans l’état actuel des choses. Ce qu'il en reste forme une ligne droite de près d’un kilomètre de longueur, avec un fossé de 8 mètres de largeur et un talus de 8 mètres de hauteur, se dirigeant de l’est à l’ouest et passant au nord des villages du Glévin, du Fosart, du Pengrin, de Kerio, et au midi d’Arbourg[19].
  7. Il en demeure le dicton : Quand il y a un bon os, c’est pas pour les chiens d’au large[27].
  8. L'édit de 1565 accroît le ressort initial de la sénéchaussée de Guérande à la châtellenie d'Assérac et aux paroisses du Croisic, du Pouliguen et de Piriac[31].
  9. Réélu en 1995.
  10. Réélu en 2008 et 2014.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  12. Dolmen de type Magoër-Huen[57].
  13. Le premier menhir de l'alignement montre la fente, dont plusieurs légendes font mention. En particulier, il est fait référence à l'intervention de saint Lyphard contre un dragon qui utilisait ce rocher pour se reposer[A 15], ou à celle d'un forgeron qui aurait essayé sur le rocher une épée destinée à tuer l'être légendaire auquel sept jeunes filles étaient remises en sacrifice chaque année[61].
  14. Fouillé par William Collings Lukis en 1868[A 17].
  15. Le couloir central dessert plusieurs chambres, de part et d'autre, formant ainsi un ou deux transepts.
  16. Le dolmen de l'Île de l'Angle, précédemment l'Île du Len, a été étudié par William Collings Lukis en 1868 ; il l'indique alors fautivement sous le vocable de « l'Île du Nain »[A 18].

Références[modifier | modifier le code]

Sources institutionnelles[modifier | modifier le code]

  1. a b et c POP T3, Population par sexe et âge en 2013.
  1. « SDIS pompiers » (consulté le 27 mai 2020).
  2. « Liste des délégué aux syndicats intercommunaux » [PDF] (consulté le 28 mai 2020).
  • Plan local d’urbanisme approuvé le [PLU de la commune (page consultée le 24 mai 2020)]
  1. PLU 2013, p. 6.
  2. a et b PLU 2013, p. 69.
  3. a et b PLU 2013, p. 105.

Sources privées[modifier | modifier le code]

  • Alain Gallicé, Guérande au Moyen âge : Guérande, Le Croisic, le pays guérandais du milieu du XIVe au milieu du XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 411 p. (ISBN 2-86847-837-9, notice BnF no FRBNF39066487, lire en ligne)
  1. Gallicé 2003, p. 16.
  2. a et b Gallicé 2003, p. 213.
  3. Gallicé 2003, p. 215.
  4. a et b Gallicé 2003, p. 218.
  5. a et b Gallicé 2003, p. 85.
  6. Gallicé 2003, p. 92.
  7. Gallicé 2003, p. 76.
  • Autres références.
  1. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Saint-Lyphard et Saint-Nazaire », sur le site Lion 1906 (consulté le 6 mai 2020).
  2. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Saint-Lyphard et Vannes », sur le site Lion 1906 (consulté le 6 mai 2020).
  3. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Saint-Lyphard et Nantes », sur le site Lion 1906 (consulté le 6 mai 2020).
  4. Rouzeau 2010, p. 11.
  5. Augustin Vince, Notre Brière : origine des marais, mise en valeur, Saint-Nazaire, J. Le Fur, , 79 p. (notice BnF no FRBNF35836989).
  6. a et b de Lisle du Dreneuc, 1883, p. 89.
  7. Direction départementale de l'Équipement de Loire-Atlantique, Étude urbaine du bourg de Saint-Lyphard, .
  8. Ouvrage collectif, La Madeleine : un petit pays, une longue histoire, La Madeleine, , 171 p. (ISBN 2-9515961-0-3, notice BnF no FRBNF37209308).
  9. Philippe Jouët et Kilian Delorme, Atlas historique des pays et terroirs de Bretagne : histoire, ethnographie et linguistique, Morlaix, Skol Vreizh, , 159 p. (ISBN 978-2-915623-28-4, notice BnF no FRBNF41038922), p. 123-125.
  10. Marie Rouzeau, « Le relief de l’ouest de la Loire-Atlantique », Histoire et culture en région nazairienne, no 5,‎ , p. 6 (ISBN 978-2-9546607-2-1).
  11. « Pont de Gras : réhabilitation terminée », Bulletin municipal de Saint-Lyphard, no 19,‎ , p. 11 (lire en ligne [PDF]).
  12. a et b Office public de la langue bretonne, « KerOfis » (consulté le 5 mai 2020).
  13. Henri Quilgars, Guérande préhistorique, Vannes, imprimerie de Lafolye, , 28 p. (notice BnF no FRBNF34092966).
  14. a et b « Vestiges des âges de Fer et de l’Antiquité en France : canton d’Herbignac », sur sitegalloromain.canalblog.com (consulté le 30 mai 2020).
  15. a b c et d Saint-Lyphard dans l'histoire, p. 36.
  16. Gustave Blanchard, « César sur les côtes guérandaises », Bulletin de la Société archéologique de Nantes et Loire-Infèrieure, vol. 22,‎ , p. 122 (lire en ligne)
  17. Blanchard 1883, p. 123.
  18. Pitre de Lisle du Dreneuc, « Dictionnaire archéologique : seconde partie », Bulletin de la Société archéologique de Nantes et Loire-Inférieure, vol. 22,‎ , p. 41 (lire en ligne)
  19. Léon Maître, « De l'emplacement de Grannona et des origines de Guérande », Annales de la Société académique de Nantes et du département de la Loire-Infèrieure, vol. 10, no 6,‎ , p. 310 (lire en ligne).
  20. René Kerviler, « Note sur une villa gallo-romaine à Clis près Guérande », Bulletin de la Société archéologique de Nantes et Loire-Infèrieure, vol. 14,‎ , p. 118 (lire en ligne).
  21. Gabriel Bellancourt, « Étude des Gros Fossés à Saint Lyphard (Loire-Atlantique) », Études de la Société nantaise de Préhistoire, Nantes, Société nantaise de Préhistoire,‎ .
  22. a et b Quilgars 1898, p. 47.
  23. de Lisle du Dreneuc, 1883, p. 90.
  24. (en) « Liphard », sur catholicsaints.info (consulté le 31 mai 2020).
  25. a et b Léon Maître, Guérande et la contrée guérandaise : géographie, origines, antiquités, Nantes, E. Grimaud, , 95 p. (notice BnF no FRBNF40101536, lire en ligne), p. 78.
  26. Gilles Millot, La Brière : pays d'entre terre et mer, Saint-Joachim, Hengoun éd., , 159 p. (ISBN 2-9518533-3-5, notice BnF no FRBNF39229155), p. 49.
  27. Augustin Vince, Briérons naguère, Pontchâteau, A. Vince, , 284 p. (notice BnF no FRBNF34880785).
  28. « Maisons et Commanderies de l'ordre du Temple en France : département de la Loire-Atlantique », sur templiers.net (consulté le 31 mai 2020).
  29. Jean Kerhervé, L'État breton aux XIVe et XVe siècles : les ducs, l'argent et les hommes, vol. 1, Paris, Maloine, , 1078 p. (ISBN 2-224-01703-0, notice BnF no FRBNF34968871), p. 39.
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  40. « Le syndicat de la Madeleine élargit ses compétences », sur un site du journal Ouest-France, (consulté le 28 mai 2020).
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  43. a et b « Saint-Lyphard », sur mairiesdefrance.org (consulté le 29 mai 2020).
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  50. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
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  54. « Liste des objets de la commune de Saint-Lyphard à l'inventaire général du patrimoine culturel », sur base Palissy, ministère français de la Culture (consulté le 20 mai 2020).
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